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Fêtes et solennités

Fête de la Toussaint – Année A – 1er novembre 2017 – Évangile de Matthieu 5, 1-12

«  Je ne meurs pas : j’entre dans la Vie »
(Sainte Thérèse de Lisieux – au seuil de la mort – 1897)

Il semble qu’il n’y a rien à faire : le mot Toussaint évoque la mort, le souvenir des défunts, les visites au cimetière, le crissement des feuilles mortes sous les pas de gens tristes portant un bouquet de fleurs sous un ciel gris.
« Un temps de Toussaint » dit-on. Grisaille et tristesse. Nos « trépassés »

Pourtant le mot TOUS-SAINTS évoque tout le contraire.
Vers la fin du cycle de l’année liturgique, l’Eglise nous invite à célébrer le bonheur éternel de tous-les-saints, la multitude innombrable d’hommes et de femmes c.à.d. de tous les vivants en Dieu. Ceux qui sont « passés en Dieu ».
Et c’est le lendemain que nous prions pour nos défunts.

Les deux jours sont liés en effet et ils nous replacent devant l’énigme de la mort.
Nécessité fatale.
Fin de la brève aventure terrestre ou métamorphose comme la chrysalide devient papillon.
Retour au néant ou nouvelle naissance.

Voici une toute récente catéchèse de notre Pape sur l’espérance devant la mort.

R.D.

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Fête de l’Assomption de Marie – Année A – 15 août 2017 – Évangile de Luc 1, 39, 56

DORMITION – ASSOMPTION

Une antique légende rapporte que chacun des apôtres, qui s’étaient dispersés dans plusieurs pays afin d’annoncer l’Evangile, fut mystérieusement prévenu de revenir d’urgence à Jérusalem.
C’est ainsi que les Douze se retrouvèrent ensemble au chevet de Marie sur le point de mourir : son âme, représentée sous la forme d’un nouveau-né enveloppé de langes, est accueillie par son Fils. Belle image de Marie au cœur de l’Eglise.
Ce jour devint la fête de la DORMITION – car la mort chrétienne n’est qu’un sommeil dans l’attente de la résurrection générale et le lieu de sépulture est un « cimetière »- d’un mot grec qui signifie « dortoir ».

L’Eglise occidentale parle de l’ASSOMPTION : Marie qui a assumé le Fils de Dieu sur terre est assumée par lui dans le ciel. La fête est instaurée le 15 août dès le 6ème siècle.

Le pape Pie XII définit le 1er novembre 1950 : « L’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la Gloire céleste ».

R.D.

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Fête de la Transfiguration – Année A – Dimanche 6 août 2017 – Évangile de Matthieu 17, 1-9

PAPE FRANCOIS – HOMELIE 9 JANVIER 2017 : JESUS AU CENTRE

Il y a trois devoirs «pour s’assurer que Jésus est au centre de notre vie» :

1)  «Est-ce que ça m’intéresse de connaître Jésus ? Ou est-ce que je m’intéresse plus aux séries TV., aux bavardages, aux ambitions, à la vie des autres ?»……….. «Pour connaître Jésus,  il y a la prière, l’Esprit Saint», mais il y a aussi l’Évangile : « C’est l’unique moyen de connaître Jésus». Ensuite «c’est l’Esprit Saint qui fait germer et croître le semis.»

2) Le deuxième devoir est d’adorer Jésus. Ne pas seulement lui demander des choses.
Deux façons d’adorer Jésus : « la prière d’adoration en silence», et ensuite «retirer de notre cœur les autres choses que nous adorons, qui nous intéressent plus ».

3) Le troisième devoir est de suivre Jésus… mettre Jésus au centre de notre vie : «La vie chrétienne est simple, très simple, mais nous avons besoin de la grâce de l’Esprit Saint pour qu’il réveille en nous cette volonté de connaître Jésus, d’adorer Jésus, et de suivre Jésus». 

«Pour chaque jour, pour être chrétien, les choses difficiles, étranges, superflues, ne sont pas nécessaires», a précisé le Pape. « Que le Seigneur nous donne la grâce de connaître Jésus, d’adorer Jésus et de suivre Jésus, dans la simplicité de chaque jour»

R.D.

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Fête de l’Eucharistie – Année A – Dimanche 18 juin 2017

Dans les années 50-52, saint Paul est venu fonder une communauté à Corinthe – ville neuve, avec deux ports, 500.OOO habitants environ, célèbre pour ses mœurs dissolues et le nombre de ses prostituées.
La lettre qu’il adresse plus tard à cette communauté doit dater de 54 ou 56 : Paul leur rappelle la pratique qu’il leur avait enseignée. C’est, avant les évangiles, le premier récit écrit de l’Eucharistie.

« La coupe que nous bénissons n’est-elle pas une communion au sang du Christ ?
Le pain que nous rompons n’est-il pas une communion au corps du Christ ?
Puisqu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps
car tous nous participons à cet unique pain…. (10, 16-17)

« Voici ce que j’ai reçu du Seigneur et que je vous ai transmis (lors de mon séjour) :
le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain
et après avoir rendu grâce, le rompit et dit :
«  Ceci est mon corps qui est pour vous ; faites cela en mémoire de moi ».
Il fit de même pour la coupe, après le repas, en disant :
« Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang ;
faites cela toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi ».
En effet toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe,
vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne…. » (11, 23-26)

« FAITES » : la messe n’est pas un précepte de l’Eglise mais l’ordre dernier du Christ : c’est ainsi que ses disciples font mémoire de lui et annoncent sa mort libératrice. L’effet de la croix est l’assemblée des hommes.

Comme Jésus à la dernière cène, on célèbre avec un seul pain qui est rompu et chacun reçoit un morceau. Symboliquement le corps de Jésus se brise – par amour – et se reconstitue en corps de la communauté avec ceux qui le mangent. L’unité et la réconciliation se reçoivent. Manger et boire, c’est accepter d’entrer en communion avec tous les participants.

La société de consommation est un champ de rivalité et de cupidité ; la messe est la communion de l’amour entre pauvres, elle est le premier témoignage.

R.D.

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Fête de Dieu Trinité – Année A – Dimanche 11 juin 2017

La plus célèbre des icônes, un sommet de la peinture de tous les temps :
L’icône dite de la TRINITE par Andreï ROUBLEV, moine et iconographe (1360-1428)

La Bible raconte qu’Abraham invita un jour trois mystérieux voyageurs à partager un repas dans sa tente (Genèse 18). La tradition chrétienne vit plus tard dans ces trois Anges un symbole de Dieu en Trois Personnes. Les Trois sont absolument semblables : la position des têtes et des corps forme comme un cercle où le flux d’amour se donne et se reçoit.
Au centre, en-dessous de l’arbre qui évoque l’arbre de Vie du Golgotha, le Fils Prêtre bénit la coupe dans laquelle la tache rouge évoque un petit agneau pascal.
L’Eucharistie est au cœur de Dieu : y participer permet au croyant de plonger en Dieu.
Derrière le Père, à gauche, la maison où nous sommes invités pour l’éternité.

La longue contemplation de cette icône permet d’entrer dans la profondeur de la prière et de la Messe.

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Fête de la Pentecôte – Année A – Dimanche 4 juin 2017

UNE EGLISE QUI RIT ET SURPREND

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les disciples se trouvaient réunis tous ensemble.
Tout à coup comme un violent coup de vent ! …Alors leur apparurent comme des langues de feu et il s’en posa une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit.

La rumeur se fit, la foule se rassembla et fut en plein désarroi : chacun les entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Nous les entendons annoncer les merveilles de Dieu dans nos langues ».
Tous étaient déconcertés. Dans leur perplexité, ils se disaient : « Qu’est-ce que cela signifie ? »
D’autres s’esclaffaient : « Ils sont pleins de vin doux »

( Actes de Apôtres 2)

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Fête de l’Ascension – Année A – Jeudi 25 mai 2017

Le Mont des Oliviers n’est pas le Cap Canaveral et Jésus ne s’est pas envolé dans le ciel comme une fusée. Gagarine et tous ses successeurs peuvent effectuer toutes les cabrioles à travers les milliards de galaxies, ils n’y verront évidemment jamais ni Dieu ni Jésus.

Quand Luc dit que Jésus est monté au ciel, quand nous prions « Notre Père qui est aux cieux », nous savons bien qu’il s’agit d’une métaphore : L’immensité du ciel au-dessus de nos têtes évoque – un peu et très mal – un Infini sans espace qui est celui que nous appelons Dieu.

« Il est monté au ciel et il est assis à la droite de Dieu ».
La fête de l’Ascension nous ouvre à toutes les richesses de cette révélation.
Elle nous offre ce qui manque le plus dans un monde en crise : nous avons un peu de foi, un brin de charité, mais nous manquons d’espérance.
On nous comble de moyens de vivre: on ne nous apprend pas le but.

Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance.
Et je n’en reviens pas.
Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle.

Charles PEGUY

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Fête de Pâques – Année A – 16 avril 2017

FÊTE DE PÂQUES 2017

A l’ancienne église du Saint-Sauveur-in-Chora – transformée en musée – à Istanbul, cette fresque, dont l’image ici est incomplète, est considérée comme un des plus grands chefs-d’œuvre de l’art byzantin.
Dans un élan dynamique perceptible, le Christ ressuscité, dans la gloire d’une mandorle blanche, jaillit du tombeau et empoigne Adam et Eve- symboles de l’humanité- pour les faire sortir de la mort.

«  Si l’on proclame que Christ est ressuscité des morts,
comment certains d’entre vous disent-ils qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?…
S’il n’y a pas de résurrection des morts, Christ non plus n’est pas ressuscité.
Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est vide
et vide est votre foi »
Cor 15, 12…)

« Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ :
Dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître
par la résurrection de Jésus-Christ d’entre les morts
en vue d’un héritage qui ne peut ni se corrompre, ni se souiller ni se flétrir :
Cet héritage vous est réservé dans les cieux
à vous que la puissance de Dieu garde par la foi.
Aussi tressaillez-vous d’allégresse
même s’il faut que, pour un peu de temps, vous soyez affligés par diverses épreuves »
(1re lettre de Pierre 1, 3…)

R.D.

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Dimanche des Rameaux et de la Passion – Année A – 9 avril 2017
Évangile de Matthieu 21, 1-11

LA PARABOLE DE L’ÂNE

On n’imagine pas Alexandre le Grand, Jules César, Napoléon et autres prédateurs montés sur un âne pour faire leur Joyeuse entrée dans leur capitale. Jésus, lui, l’a fait. Non pour jouer à l’excentrique, au faux humble. Mais parce que c’était la volonté de son Père nettement mentionnée dans les Ecritures.

« Tressaille d’allégresse, fille de Sion…Voici que ton Roi s’avance vers toi : il est juste et victorieux, humble, monté sur un âne…Il supprimera le char de guerre ; il brisera les arcs et il proclamera la paix pour les nations. Sa domination s’étendra d’une mer à l’autre… »
( Zacharie 9, 9)

« Crie de joie, fille de Sion, pousse des acclamations, Israël, réjouis-toi de tout ton cœur…Le Seigneur a levé les sentences qui pesaient sur toi, il a détourné ton ennemi. Le Roi d’Israël, le Seigneur lui-même, est au milieu de toi…il est tout joyeux à cause de toi ; dans son amour, il te renouvelle…Je sauverai les brebis boiteuses, je rassemblerai les égarées…Je vous ramènerai…je changerai votre destinée »
(Sophonie 3, 14).

Jésus sait qu’il est ce Roi et que là est son programme : mission de supprimer les armements, d’instituer la paix entre tous les peuples, de sauver les démunis – bref d’aimer pour changer la destinée.
L’âne n’était pas un désir folklorique mais le signe pour faire comprendre la mission de ce Messie : bien écouter Dieu et non ses idées personnelles, aller lentement, porter de lourdes responsabilités, s’attendre à des coups et des rebuffades. Rester un pauvre, refusant honneurs et enrichissement.
La foule n’a pas compris : elle voulait un chef, la force, la gloire, les honneurs, les tambours.
Et nous, acceptons-nous d’être des ânes qui apportent un tel Seigneur ?

R.D.

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Fête de l’Épiphanie – Année A –8 janvier 2017
Évangile de Matthieu 2, 1-12

Fête de l’Épiphanie

A plusieurs reprises déjà, des scientifiques ont tenté – en vain – de calculer en quelle année et à quel moment une étoile, ou une comète, avait pu guider les mages.

On a par ailleurs couronné « rois » les voyageurs, on a fixé leur nombre à trois, on leur a donné les beaux noms de Melchior, Gaspard et Balthasar et on leur a adjoint un majestueux cortège de chameaux chargés de colis.

On prétend même que leurs reliques sont vénérées dans la majestueuse cathédrale de Cologne.

L’épisode de l’Évangile est devenu un beau conte qui fait rêver petits et grands, qui offre l’occasion de partager un succulent gâteau et de poser une couronne de carton doré sur la tête du « Roi » qui aura trouvé la fève – ou plutôt aujourd’hui une céramique représentant un personnage de dessin animé. Certains Américains vont trouver Donald.

Comme saint Luc devant la paganisation de son récit de Noël, le pauvre saint Matthieu doit être sidéré devant les dérives folkloriques de son magnifique récit de l’Épiphanie.

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Fête de Sainte Marie Mère de Dieu – Année A – 1er janvier 2017
Évangile de Luc 2, 16-21

…7…6…5…4…3…2…1… : BONNE ANNÉE !!!!!

« Bonne année…Et surtout une Bonne Santé… »
Par milliards, les vœux s’échangent, les tempêtes de mails s’entrecroisent sur les ondes, les mains claquent dans le dos, les bisous pépient, les fusées pétaradent, les verres de vin se cognent…

Mais nous le savons bien : sincères et chaleureux, nos vœux n’expriment que des souhaits.

Fragiles comme des bulles. Beaux comme des mirages.
On voudrait tant : la santé, le bonheur, le travail, la paix….
Nous sommes animés de tant de bonne volonté.
Mais sous les éclats de rire, tant d’appréhensions rôdent. Nous sommes tellement vulnérables.
La météo politique n’annonce pas le beau temps.
Nous savons que des monstres rôdent, capables de déclencher l’horreur.

En ce 1er jour de l’année civile, je vous transmets non un souhait mais la Bénédiction de Dieu.
Celle-là même qu’il a voulu que les prêtres prononcent sur le peuple.
Ces mots humains, prononcés en vérité, portent la puissance même de Dieu.
Vous pouvez les répéter entre époux, sur vos enfants.
C’est la première lecture de l’année.

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Fête de Noël – année A – 25 décembre 2016
Évangile de Luc 2, 1-20

«  JE VOUS ANNONCE LA BONNE NOUVELLE,
GRANDE JOIE POUR TOUT LE PEUPLE :
UN ENFANT VOUS EST NÉ »

Tous les jours, je suis proche du peuple d’Alep » a déclaré le pape François, place Saint-Pierre, ce 11 décembre 2016 :
il appelle à un « choix de civilisation » pour la paix, pour le peuple d’Alep et de toute la Syrie.