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Dimanches Fêtes et solennités

Fête de la Sainte Famille – Année B – 31 décembre 2017
Évangile de Luc 2, 27-40

GLOIRE D’ISRAEL
ET LUMIERE POUR TOUTES LES NATIONS

Après le récit de la naissance de Jésus, notre curiosité souhaiterait avoir des détails concrets sur la vie quotidienne du nouveau-né, la description de la demeure, l’éducation par les parents, le dévouement de la maman, le travail du père, les rapports avec les voisins, bref « la vie de la sainte Famille ».

Mais Luc n’est pas un journaliste et il ne s’intéresse pas à ces détails qui remplissent les médias d’aujourd’hui. Il nous a dit comment une dictature traitait ses citoyens : ce qui importe pour César, c’est de dénombrer ses sujets – quelque soit la souffrance des déplacements imposés -, de goûter l’ivresse du pouvoir, de prévoir ainsi le montant des impôts et l’accumulation de son trésor. Pour lui Jésus est un numéro, un petit Juif inconnu, membre d’un peuple méprisé, sur lequel il a tout pouvoir.

En contraste, Luc va montrer qu’en Israël, chaque enfant n’est pas un numéro mais une personne avec un nom, un don de Dieu, un membre du peuple élu dont il faut prendre soin, qu’il faut éduquer avec le sens de sa grandeur et de sa mission.

( A SUIVRE )

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GLOIRE D’ISRAEL ET LUMIERE POUR TOUTES LES NATIONS

Après le récit de la naissance de Jésus, notre curiosité souhaiterait avoir des détails concrets sur la vie quotidienne du nouveau-né, la description de la demeure, l’éducation par les parents, le dévouement de la maman, le travail du père, les rapports avec les voisins, bref « la vie de la sainte Famille ».

Mais Luc n’est pas un journaliste et il ne s’intéresse pas à ces détails qui remplissent les médias d’aujourd’hui. Il nous a dit comment une dictature traitait ses citoyens : ce qui importe pour César, c’est de dénombrer ses sujets – quelque soit la souffrance des déplacements imposés -, de goûter l’ivresse du pouvoir, de prévoir ainsi le montant des impôts et l’accumulation de son trésor. Pour lui Jésus est un numéro, un petit Juif inconnu, membre d’un peuple méprisé, sur lequel il a tout pouvoir.

En contraste, Luc va montrer qu’en Israël, chaque enfant n’est pas un numéro mais une personne avec un nom, un don de Dieu, un membre du peuple élu dont il faut prendre soin, qu’il faut éduquer avec le sens de sa grandeur et de sa mission. Trois épisodes le montrent :
À 8 jours, dans sa demeure, Jésus est circoncis et reçoit son nom IESHOUAH qui signifie Sauveur. A 40 jours, il est accueilli dans le Temple de son Dieu. A 12 ans, il fait ce qu’on appelle aujourd’hui sa « bar-mitsvah » : désormais il est membre actif de la communauté, il peut lire, expliquer, prier la Torah avec son peuple.

LA PRESENTATION DE JESUS AU TEMPLE

L’évangile de ce dimanche s’appelle « la Présentation de Jésus au Temple ». Luc emploie bien ce mot : pourtant il ne s’agissait là que d’une dévotion privée qui était devenue populaire. Quelle joie pour toute nouvelle maman de venir rendre grâce au Seigneur qui lui a fait ce cadeau immense d’un nouveau-né et de le supplier de le combler de bénédictions tout au long de sa vie.
Pourquoi nos paroisses n’aimeraient-elles pas accueillir et fêter toutes celles qui viennent d’avoir la joie de donner à Dieu un nouvel enfant ?

« PURIFICATION DE LA MERE »

Après la circoncision qui avait lieu à domicile le 8ème jour, la mère devait venir au temple, le 40ème jour, afin d’accomplir le rite de sa propre purification, un mot qu’il faut bien comprendre. Avoir un enfant n’était évidemment pas un péché pour lequel il fallait demander pardon mais tout au contraire une immense bénédiction divine. Cependant, comme il y avait eu écoulement de sang, la mère devait, à l’entrée du temple, offrir un agneau d’un an et un pigeon en sacrifice. Si elle n’en avait pas les moyens, elle offrait seulement un couple de tourterelles : ce que fit Marie, la pauvre. Le prêtre présentait les animaux devant le Seigneur, faisait sur la mère le rite d’absolution et elle était purifiée. (Lévitique 12).

Le prêtre de service ce jour-là observa pieusement tous les rites qui étaient prescrits, il félicita les parents pour leur bel enfant puis les renvoya et passa au couple suivant. Sans doute s’il s’était agi d’un couple riche, issu d’une famille célèbre et cossue, le brave prêtre aurait agi avec plus d’onction, aurait pris le temps d’une conversation, se serait perdu en compliments, avant de se vanter près de ses confrères d’avoir eu tel privilège… Mais pour ces deux pauvres Galiléens inconnus, fallait-il autre chose que les gestes routiniers ? Cet enfant de pauvres n’avait rien d’extraordinaire, il ressemblait à tous les autres, il ne fallait pas perdre du temps car la file s’allongeait derrière eux.
Rappelons-nous : tout au début de l’évangile, le prêtre Zacharie est resté sceptique devant un Ange qui lui annonçait la naissance d’un fils qui pourtant serait le grand prophète Jean-Baptiste. Plus tard les prêtres partageront la suspicion des pharisiens devant Jésus, ce « laïc » qui accomplissait de mystérieuses guérisons. Et à la fin ce seront les grands Prêtres du Sanhédrin qui décideront de la mort de ce blasphémateur.
Il est dangereux de se fier aux apparences, de juger sur la mine, de s’incliner devant des grosses fortunes et d’expédier en hâte ceux qui ne nous impressionnent pas.

LE RACHAT DES PREMIERS NES

Lorsque la Bible raconte l’événement fondateur d’Israël, quand Dieu a libéré les esclaves hébreux d’Egypte, elle ajoute aussitôt que, en conséquence de cette merveille, les premiers-nés d’Israël appartiennent à Dieu et il faut donc les lui consacrer, c.à.d. les racheter. Cette loi sera éternelle et tous les pères devront expliquer cela à leur garçon. De cette manière, chaque fils apprendra et retiendra que la libération biologique, la sortie du sein maternel est l’image d’une libération historique. Son existence est « pascale », il bénéficie du « rachat », de la libération, de la sortie que Dieu a effectuée par grâce en faveur d’Israël. Et s’il l’a fait pour lui en premier lieu, comme si c’était « son premier-né », c’est pour qu’il n’oublie jamais qu’il est un homme libre, d’une liberté qui est un don de Dieu et qu’il doit donc exercer en faveur des autres.
Comme tous les pères d’Israël, Joseph sait que Jésus est d’abord l’enfant de Dieu, un enfant que Dieu lui accorde pour qu’il soit membre d’un peuple libre et donc acteur de la libération.
La Loi apprend au père qu’il n’est pas le maître du nouveau-né, qu’il ne peut pas en faire n’importe quoi et que quelque soit sa misère, cet enfant revêt une dignité royale.
La conduite de Joseph à l’égard de son petit était infiniment supérieure à celle de César qui se croyait propriétaire d’hommes à sa merci.
Mais on remarque un point essentiel : Luc ne dit pas que les parents rachètent leur fils à Dieu. Jésus appartient à son Père et c’est lui qui va racheter, libérer Israël de l’esclavage du péché.

JESUS RECONNU PAR LES PROPHETES

Les rites accomplis, les parents retraversent l’immense esplanade lorsque tout à coup un vieillard s’approche d’eux. L’Esprit de Dieu entretenait en lui une vive espérance : il avait la certitude qu’il ne mourrait pas sans avoir vu le Messie. Et voilà que cet Esprit le pousse à la rencontre de ce jeune couple inconnu, il prie Marie de lui confier son bébé et laisse éclater sa joie :

« Maintenant, Maître, c’est en paix comme tu l’as dit que tu renvoies ton serviteur. Car mes yeux ont vu ton salut que tu as préparé face à tous les peuples : lumière pour la révélation aux nations et gloire d’Israël ton peuple ».

Ce que le prêtre officiant n’avait pas vu, le vieil homme le reconnaît : désormais il peut mourir en paix, le Messie est là dans ce nouveau-né que rien ne distingue. Et il ajoute : tout en étant la Gloire unique d’Israël –Jésus est juif-, le Messie apportera la Lumière à tous les peuples.
Les parents sont très surpris d’apprendre de ce vieil homme, une révélation que l’ange Gabriel n’avait pas dite à Marie et celle-ci est encore plus étonnée quand Syméon ajoute :

« Il est là pour la chute et le relèvement des hommes, un signe contesté. Et toi, un glaive te transpercera l’âme. Ainsi seront dévoilés les débats des cœurs ».

Le Messie ne sera pas un roi qui s’impose par sa force : il sera un « signe » c.à.d. quelqu’un devant lequel il faudra réfléchir, qui suscitera doutes, débats et controverses. Il ne fera pas l’unanimité, certains opteront pour lui, d’autres le méconnaîtront, le rejetteront. Devant ce signe, c’est le fond du cœur humain qui se révèlera. Les belles apparences, les titres, les honneurs, les célébrités, tout s’effritera pour révéler la profondeur réelle du cœur. Devant Jésus le Messie, des méprisés apparaîtront bien plus vrais que des puissants. Marie souffrira beaucoup de la division de son peuple devant son Fils.

Luc aime valoriser la place des femmes et il évoque aussi la figure d’Anne : elle était veuve et très âgée. Elle fréquentait souvent le temple, participait au culte, se livrait à des jeûnes et priait beaucoup. En elle Luc donne le portrait des chrétiennes âgées qui ne doivent pas se laisser aller dans l’aigreur et le découragement. La foi ne dépend pas des forces physiques et de la santé : des malades, des handicapés, des personnes âgées peuvent être des acteurs très efficaces.

Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth.
L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

A 5 reprises, Luc a pris soin de noter que les parents de Jésus sont de parfaits observateurs de la Loi.
Et les années passent- comme dans toutes les familles. L’ordinaire des jours cache l’extraordinaire qui se prépare. Il faut laisser le temps au temps. Sans impatience.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Noël, pour « construire un avenir plus fraternel et solidaire » :
voeux du pape François

Voeux De Noël 2017 © Vatican Media

Que Noël « suscite désir de construire un avenir plus fraternel et solidaire » et « apporte à tous joie et espérance »: ce sont les vœux du pape François après la bénédiction solennelle de Noël sur la Ville et sur le Monde « Urbi et Orbi », ce lundi 25 décembre, depuis loggia des bénédictions de la basilique Saint-Pierre.

Le Vatican annonce qu’environ 50.000 visiteurs étaient présents sur la place. Le pape était entouré des  cardinaux Leonardo Sandri, qui a annoncé la bénédiction, et Prosper Grech, O.S.A.. C’est le 5e Noël du pape François au Vatican et le 81e anniversaire de son baptême, le 25 décembre 1936, à Buenos Aires.

« A vous, chers frères et sœurs, arrivés de toutes les parties du monde sur cette place, et à tous ceux qui, de différents pays, sont reliés par la radio, la télévision et les autres moyens de communication, j’adresse mes vœux les meilleurs », a dit le pape en italien.

Il a invité à la solidarité en disant: « Que la naissance du Christ Sauveur renouvelle nos cœurs, qu’elle suscite le désir de construire un avenir plus fraternel et solidaire, qu’elle apporte à tous joie et espérance. Joyeux Noël! »

Dans un « tweet » posté sur son compte @Pontifex _fr (le pape est suivi par plus de 40 millions de personnes sur twitter), le pape ajoute cette invitation à l’émerveillement devant la crèche: « Arrêtons-nous pour admirer la crèche : entrons dans le vrai Noël avec les bergers, portant à Jésus ce que nous sommes. »

Le message du pape François pour Noël a aussi invité à contempler l’Enfant de la crèche et à ne pas se fermer à la douleur des enfants du monde, dans une sorte de tour du monde de la douleur des enfants.

Dans la nuit, son homélie aussi invitait à s’ouvrir aux détresses du monde, à partir de la contemplation de la précarité des conditions de vie de la Sainte-Famille, contrainte de quitter sa terre (de Nazareth, en Galilée), pour le recensement de César Auguste, sans être accueillie dans la terre d’où elle est pourtant originaire, Bethléem de Judée, ville de David dont Joseph descend.

Et elle est bientôt contrainte de quitter la Judée pour l’Egypte, sous la menace d’Hérode. La Sainte-Famille survivra et ne reviendra pas en Judée, mais dans la « Galilée de Nations ». Jésus n’y reviendra que pour y mourir, à Jérusalem.

Le pape a évoqué les Hérode modernes que fuient les familles exilées:  « Survivre aux Hérode de l’heure qui, pour imposer leur pouvoir et accroître leurs richesses, n’ont aucun problème à verser du sang innocent. »[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]