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1er dimanche de l’Avent – Année B – 3 décembre 2017
Évangile de Marc 13, 33-37

MARC LE PREMIER EVANGELISTE

Alors qu’à Rome, dans les années 60, le César Néron vient de faire périr dans d’atroces souffrances saint Pierre et plusieurs membres de la communauté chrétienne, un certain MARC, qui a servi Pierre après avoir naguère accompagné Paul dans ses missions, se procure un parchemin et rédige un récit.
C’est la première fois dans l’histoire du monde qu’un auteur écrit un livre intitulé « EVANGILE ».

« COMMENCEMENT DE L’EVANGILE DE JESUS, CHRIST FILS DE DIEU ».

Un après l’autre, les douze apôtres disparaissent mais, après Marc, MATTHIEU, LUC puis JEAN vont à leur tour allumer un phare, relancer la BONNE NOUVELLE pour éclairer l’humanité dans sa route vers Dieu.

Marc « a réussi à maintenir vivante, ineffaçable, la vision d’une existence mouvementée, difficile à comprendre. Qui donc est cet homme ? A cette question, Marc apporte la réponse des premiers croyants qui furent les premiers témoins.
Mais pour celui qui se contenterait de répéter cette réponse, il rouvre la question et rappelle que la foi s’éprouve dans l’engagement sans compromis à la suite de Jésus, toujours à l’œuvre, par l’Evangile, au milieu des hommes » (Introduction à Marc dans Nouveau Testament – trad.TOB)

Dans notre monde menacé des pires catastrophes et où l’on ne cesse de persécuter, de torturer et de tuer les chrétiens, sommes-nous d’accord de nous retrouver chaque dimanche dans une assemblée afin de confesser et d’approfondir notre foi ? Nous engageons-nous, en ce premier jour, à vivre la Bonne Nouvelle ? Le LIVRE de Marc doit devenir notre VIVRE.
R.D.

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EN AVENT POUR ETRE D’AVANT-GARDE

Que la foi chrétienne nous fasse entrer aujourd’hui, un mois avant la société civile, dans une nouvelle année pendant laquelle nous serons guidés par l’Evangile de Marc, n’est pas un acte banal, une fantaisie liturgique sans importance et il importe beaucoup d’en faire reprendre conscience aux fidèles.
Car en dépit des apparences, la messe n’est pas une cérémonie figée dans le même rituel, une ritournelle identique chaque dimanche : si la dynamique n’est pas perçue, on s’y ennuie et on la quitte.

Le cycle liturgique annuel est depuis les origines le grand lieu de formation du peuple chrétien, bien avant les livres, les conférences et les retraites. En parcourant ce cycle, l’Eglise refait l’expérience de toute l’histoire, de la création à l’attente du Messie, de sa venue à sa victoire pascale, du don de l’Esprit à la fin et au jugement. Ainsi la foi chrétienne n’est pas un code de lois, une morale, une mystique de fuite dans les nuages mais la manière la plus authentique, la plus réelle de s’insérer dans l’histoire afin, si possible, de l’orienter dans le sens de Dieu.
Entrer dans cette nouvelle étape de ma vie signifie que :

  • je vais venir écouter chaque dimanche la Bonne Nouvelle de Jésus mon Seigneur qui sera ma lumière pour me guider dans les ténèbres de l’actualité ;
  • je reprendrai des énergies en mangeant le Pain de Vie et en devenant un seul Corps en Christ
  • ainsi je réaliserai chaque dimanche, avec les autres, l’assemblée fraternelle, projet même du Christ.

Que l’Eglise commence dès aujourd’hui la nouvelle année 2018 signifie qu’elle accepte la mission d’être le « commando », l’avant-garde qui s’élance avant la troupe afin de débusquer les périls mortels qui la guettent et défricher le chemin qui peut conduire l’humanité à la justice, à la paix et au bonheur. Partir « en avent / en avant » oblige au dépouillement du superflu, à la réduction au nécessaire, à l’acuité du regard, à la finesse de l’ouïe pour percevoir les appels des petits et les signes de Dieu.

SUR LA LIGNE DE DEPART : LE PREMIER MESSAGE DU CHRIST.

La soudure avec l’année précédente est parfaite : Marc, après Matthieu, nous répète la grande consigne ultime et fondamentale que Jésus a donnée à ses disciples juste avant d’être arrêté :

« PRENEZ GARDE : RESTEZ EVEILLES ».

Oui nous ne ferons jamais suffisamment attention ! Les attraits du monde, nos envies quasi irrésistibles qui nous pressent de jouir du temps présent et de ne manquer de rien, nos déceptions et nos échecs qui corrodent notre certitude, notre écrasement devant les dimensions colossales des problèmes qui menacent, la terrible pression d’une société tournant ouvertement la foi en dérision : tout est fait pour nous étourdir, nous décourager, nous faire oublier l’essentiel.
Rester éveillé ne signifie pas baigner dans l’inquiétude, s’angoisser dans des insomnies, paniquer devant la succession des catastrophes, guetter les signes de la fin du monde. C’est assumer sa vie avec lucidité, ne pas se laisser matraquer par les médias si souvent débiles, ne pas être dupe des faux succès, des fantoches au pouvoir, ne pas être désespéré par ses propres limites et ses échecs. Etre conscient, savoir faire le point. Et surtout faire appel à l’Esprit de Vérité, suivre Jésus qui a dit : « Celui me suit ne marchera pas dans les ténèbres ».
Pour expliquer notre situation, Jésus propose à nouveau une parabole.

LA PARABOLE DU MAÎTRE ATTENDU

Jésus, en son bref séjour sur terre, a créé une maison : l’Eglise. Ce n’est pas une organisation fondée par les hommes. Il en est et en reste, seul, le Maître et nous, ses disciples, nous ne sommes que ses serviteurs. Avant de disparaître à nos yeux, il nous a laissé tout pouvoir d’organiser cette Maison, a fixé à chacun une tâche et notamment au portier, c.à.d. au responsable principal, celle de demeurer vigilant.
Sans les accepter, et même en en étant profondément scandalisés, nous pouvons constater que cette responsabilité a été, à maintes reprises, très mal exercée : usage de la violence et de la guerre dite « sainte » ( ??), curie gangrenée par le goût du faste et l’amour de l’argent, mépris et oubli des pauvres qui ont été obligés de recourir à d’autres sauveurs, surdité aux appels pour de justes réformes.
Et cependant, cette pauvre Eglise que nous défigurons si souvent et qui est tellement vilipendée aujourd’hui, a été et reste dans l’histoire le lieu de merveilles surprenantes : écoles, universités, hôpitaux, dispensaires, léproseries….sans compter les cloîtres romans, les cathédrales gothiques, Monteverdi et Jean-Sébastien Bach….jusqu’à Soljenitsyne, Popeliusko, Damien, Teresa et des multitudes enfouies aux pieds des pauvres sans que jamais les médias n’en disent mot.

Et les siècles passent, le torrent de l’histoire poursuit sa course….Longue infiniment est l’attente et le Maître ne revient pas tandis que les idoles poursuivent leurs œuvres criminelles.

LES 4 VEILLES : DANS LA NUIT LE SAUVEUR VIENT

Mais je reviendrai, assure Jésus – et il cite, à la manière romaine, les 4 veilles de la nuit où tout pourrait basculer. Et curieusement Marc va poursuivre par le récit de Passion de Jésus où ces 4 moments vont réapparaître :

Le soir : deux jours plus tard, connaissant la trahison de Judas et la décision du Sanhédrin de le mettre à mort, « le soir venu » (14, 17), Jésus se donne à ses disciples : « Prenez, mangez…Ceci est le sang de l’Alliance ». Quand les ténèbres s’étendent sur la terre, le partage de l’Eucharistie nous révèle que le Maître vient, revient sans cesse pour nous offrir son pardon et nous unir en peuple.
A minuit : au mont des Oliviers, Jésus est tordu dans une terrifiante agonie, « c’est l’heure des ténèbres ». Jésus appelle ses disciples endormis à se réveiller, à se lever (14, 21). Judas s’approche, embrasse le maître pour le désigner à ses bourreaux. Quand la traîtrise nous poignarde et déchire l’Eglise, sachons deviner le Seigneur qui vient en pleine nuit pour se livrer à notre place.
Au chant du coq : tandis que le grand Tribunal interroge Jésus et le condamne à mort, Pierre, anxieux, se chauffe au brasero. On semble le reconnaître comme un disciple mais il nie farouchement : « Je ne connais pas cet homme ». Le coq chante une fois, deux fois (15, 12)…et le pauvre Pierre, enfermé dans sa peur, s’enfuit et « il pleurait ». Nous aussi nous sommes esclaves de notre lâcheté, incapables d’affirmer un brin de notre foi, prêts à tout renier….mais le coq annonce le lever du jour : la lumière du pardon va jaillir et nos larmes éteignent le feu où nous aurions dû périr.
Le matin : On emmène Jésus chez Ponce Pilate qui ne comprend rien à cette affaire mais qui, sans preuves, par lassitude, signe la condamnation à mort (15, 1). La voie du Golgotha est ouverte : au bout la mort atroce. A midi Jésus meurt puis est enseveli. La fin. Triomphe de la mort. Nous sommes comme anéantis : faut-il toujours que nos espoirs s’écroulent, que nos affections se dissolvent, que les pervers triomphent, que s’impose l’absurdité de notre existence où l’amour ne serait qu’un vain soupir ?
C’est alors que les femmes, vigilantes, nous appellent à les rejoindre, à découvrir, « de grand matin », avec elles, que la tombe est vide et à entendre l’appel : « Jésus est ressuscité, il vous précède en Galilée, c’est là que vous le verrez ».
Qu’est-ce à dire ? Lorsque le mal s’étend, lorsque la félonie embrasse à mort, lorsque nous tremblons de honte, lorsque la pierre bouche notre avenir : en silence le Maître vient à petits pas. Nous croyions glisser vers l’abîme : nous entrons dans les bras de Dieu. Comprenons-nous : « VEILLEZ » ?….

NON DES SOUHAITS : UNE CERTITUDE

En ce premier jour d’une nouvelle année, Jésus ne nous assomme pas avec de vains souhaits, des paroles creuses, des vœux pieux. «  Bonne Année ! ». Oui bien sûr, et nous sommes sincères et nous aimerions tant que…..Mais ?…
Jésus, vrai, authentique, ne nous promet pas santé, bonheur, confort, lumière. Il nous prévient qu’il y aura des moments difficiles. Que nous sommes chargés de garder sa Maison allumée par les trois flammes de la confiance, de l’espérance et de l’amour.
Ils sont si nombreux les naufragés, les égarés, les perdus. Aveuglés par les spots, assourdis par les hurlements des décibels, déçus par leur portable où « les amis » ne répondent plus, écrasés par les mauvaises nouvelles d’un monde qui se défait, ils attendent une Parole vraie, lumineuse, paisible, une fraternité. Et un Maître qui revient pour sécher leurs larmes.tha. Viens, Seigneur Jésus » (Apoc 22 ; 20). Écoutons-le nous répondre dans le silence : « Oui, je viens bientôt » (Apoc 22, 20).

Chaque assemblée du dimanche n’est pas fuite du monde mais promesse d’un avenir de fraternité, de joie chantante, de paix universelle.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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