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Pape François : La lutte contre le blanchiment d’argent

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Le 8 octobre 2020, le pape François a adressé un discours aux experts du Comité du Conseil de l’Europe (Moneyval) – en mission depuis la fin du mois de septembre au Vatican afin d’évaluer les mécanismes contre le blanchiment d’argent -, soulignant que leur travail lui tenait « particulièrement à cœur ». Travail qu’il estime « étroitement lié à la protection de la vie, à la coexistence pacifique du genre humain sur la terre et à une finance qui n’opprime pas les plus faibles… ».

Dans la suite de son discours, s’appuyant sur l’exhortation Evangelii gaudium et la toute récente encyclique Fratelli tutti, le pape François a considéré nécessaire de « repenser notre relation à l’argent ».

Affirmant notamment que, dans certains cas, « il semble que l’on ait accepté la prédominance de l’argent sur l’homme ». Ainsi, afin d’accumuler des richesses, « on ne contrôle pas sa provenance » ou « les activités plus ou moins licites qui sont à son origine et les logiques d’exploitation qui peuvent lui être sous-jacentes » a-t-il estimé. De ce fait, « il arrive que dans certains milieux l’on touche de l’argent et que l’on se salisse les mains de sang, du sang de nos frères ».

Après avoir rappelé que « Jésus a chassé les marchands du temple » et qu’il a enseigné que l’« on ne peut pas servir Dieu et la richesse », le pape François a constaté que lorsque « l’économie perd son visage humain, on ne se sert pas de l’argent, mais on sert l’argent ».

« Il s’agit de l’une forme d’idolâtrie contre laquelle nous sommes appelés à réagir, a-t-il poursuivi, en reproposant l’ordre rationnel des choses qui reconduit au bien commun ».

« L’argent doit servir et non gouverner ! », a-t-il insisté.