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1er dimanche de Carême – Année B – 18 février 2018
Évangile de Marc 1, 12-15


MARC 1, 12-15

En ces jours-là, Jésus vint de Nazareth, ville de Galilée,
et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.

Et aussitôt, en remontant de l’eau, il vit les cieux se déchirer
et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.

Il y eut une voix venant des cieux :
« Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »

Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert
et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan.
Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.

Après l’arrestation de Jean,
Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche.
Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

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CARÊME : Vous reprendrez bien du désert ?…

Quand les Européens nantis, enfermés dans leurs privilèges, refusent l’entrée aux plus misérables des hommes, quand des fous brandissent l’arme nucléaire, quand gonfle le nombre de millionnaires et que baisse celui des travailleurs sociaux, quand des milliards d’euros se planquent dans des paradis fiscaux, quand le réchauffement climatique menace la planète de destruction, il serait risible que nous, chrétiens, n’envisagions rien d’autre pour le carême que nous priver d’un apéritif ou d’un dessert et manger du poisson le vendredi. Ou, pire encore, que nous nous en fichions comme d’une guigne.
Non seulement ce serait risible mais ce serait tragique.
Car ce qui est nécessaire aujourd’hui, ce sont des décisions qui bâtissent l’avenir du monde.

LE CAREME DE JESUS

Au fond qu’est-ce que le carême ? Le mot ne signifie pas privation, pénitence, tristesse mais vient du latin « quadragesima » : 40. Dans la Bible, c’est la durée typique d’un laps de préparation et, en médecine, le temps de surveillance devant un risque (« placer en quarantaine »).
Donc un temps de travail sur soi, de lucidité, d’incubation, où l’on débusque ses propres errements, où l’on analyse sa situation présente car il y a une grande décision à prendre.

D’après les évangiles, Jésus n’a fait qu’un carême : tout au début lorsqu’il a dû choisir son option radicale, opérer le grand tournant de sa vie.

Simple artisan d’un petit village perdu, pèlerin venu de sa Galilée pour écouter Jean-Baptiste, le prophète véhément qui haranguait et baptisait les foules sur la rive orientale du fleuve Jourdain, voilà que subitement, au sortir de l’eau, Jésus avait été comme foudroyé. Une immense douceur l’avait envahi tandis qu’une voix venue d’ailleurs lui disait : « Tu es mon Fils bien-aimé : en toi je me suis complu » – ce qui était la formule d’intronisation du nouveau roi (2 Sam 7, 14 ; Ps 2, 7).

Jadis Moïse avait fait passer la mer aux Hébreux libérés de l’esclavage puis lui-même s’était élancé seul sur la montagne du Sinaï pour s’y préparer, pendant 40 jours, à recevoir la Loi de Dieu.
Ensuite le peuple avait cheminé péniblement, 40 ans, à travers le désert avant de pénétrer dans la terre promise par son Dieu sous la guidance de son nouveau chef, Josué (même nom que Jésus).

Aujourd’hui, après le passage d’eau, Jésus lui aussi s’enfonce dans une terre de pierraille, sous le feu ardent du soleil, et il peut respirer l’air pur de l’Esprit, débarrassé de tout miasme.

La création tout entière, avec ses 4 éléments -eau, terre, feu, air- est réconciliée : même les prédateurs du désert s’écartent de cet homme de paix. Père, Fils et Esprit sont unis dans l’amour.
Tout n’est que silence, pureté, sous la lente marche des étoiles qui scintillent de la Gloire de Dieu.

COMMENT DOIS-JE AGIR ?

Jésus reste absolument seul, libre de toute distraction et de toute influence. Dans le silence, sans aucun contact, sans interlocuteur, loin de l’animation des villes, il ne peut qu’écouter ce que Dieu son Père veut lui révéler. « Parle, Père : je ne veux que te servir et accomplir ta volonté ».

Il ne peut survivre qu’avec la rare subsistance offerte dans cet espace inhospitalier. Il fait l’expérience que « l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute Parole sortant de la bouche de Dieu ».

Il n’est pas là pour faire des sacrifices, pour apprendre à faire le vide dans sa tête, pour prendre des postures et goûter des expériences mystiques. Il est là pour réfléchir et mûrir une décision essentielle. Que dois-je faire ?…Car la Voix qui l’a désigné et lui a conféré mission n’a rien précisé sur la manière dont il devait la réaliser.

Il est le roi messie : donc il doit accomplir les Ecritures, ces pages de feu qu’il connaît par cœur.
Il doit être le nouveau Moïse qui donnera la Loi nouvelle de l’Esprit ; il doit être le nouveau Josué qui établit un royaume, mais sans guerre et sans territoire ; il doit être le nouveau David qui, dans la nouvelle Jérusalem, chante les psaumes ; il doit être le nouveau Salomon qui bâtit le nouveau Temple fait non de pierres et de marbre mais d’hommes et de femmes ajustés les uns aux autres par le ciment de l’amour.

Comme ses ancêtres dont il connaît bien toute l’histoire, il est harcelé de tentations diverses que Marc ne détaille pas mais que Luc et Matthieu évoqueront : instaurer une société de consommation, de spectacle, de violence. Mais contrairement à son peuple, Jésus ne succombe pas : « Arrière, satan ». Le Fils ne veut pas établir un royaume d’esclaves mais de personnes libres.

Un jour, un voyageur passant par là d’aventure, apprend à Jésus la nouvelle : « Jean a été arrêté et jeté en prison ». Le précurseur a achevé sa tâche : l’heure est venue de commencer l’œuvre de Dieu. Pauvre mais certain de la ligne de conduite qu’il a décidée, Jésus se met en route : le temps de la solitude et de la réflexion est terminé.

Une seul chose compte : travailler à sauver les hommes et les inviter à entrer dans le nouveau Royaume ;

Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Le charpentier ne construira plus des maisons : il va bâtir l’homme nouveau. Le petit villageois juif va devenir l’Homme universel. Le célibataire va chercher une épouse : la communauté croyante qui s’attachera à lui et pour laquelle, par amour, il sera capable de donner sa vie. Le pauvre va prodiguer les richesses de la parole de Dieu ; le sans diplôme dispenser un enseignement extraordinaire…
Dix paroles de Dieu avait créé l’univers : la Parole de Jésus – le Logos – vient recréer l’homme.

QUE FAIRE EN CAREME ?

On a abattu le vieux père Hamel qui célébrait la messe ; on a égorgé 21 jeunes coptes sur les rives de la Méditerranée ; on a assassiné Mgr Romero qui défendait les pauvres ; on a tué Mgr Claverie, l’évêque d’Oran, et les moines de Tibhérine ; et tant …et tant…..Jamais eu autant de martyrs !

L’heure est donc venue d’un carême authentique à l’image et à la suite de celui de Jésus. Dans ce monde bouleversé par son progrès et menacé de terribles dangers, que dois-je faire ? Quelle est la tâche première de l’Eglise ? Quelles sont les urgences ?

On ne peut se résigner, laisser aller les choses telles qu’elles vont. La fidélité au message exige des changements, appelle à des engagements sérieux. Notre anesthésie par la société de consommation est totale.

SILENCE. Comme Jésus, prendre des temps de solitude et de silence. Couper les liens des médias. Eteindre l’écran (qui montre autant qu’il dissimule). Eteindre le portable (qui communique avec les lointains et isole des proches).

JEÛNE. Comme lui, m’astreindre à une vie plus sobre, freiner la frénésie des achats, décider un nouveau style de vie.

CHARITE. Dépasser les oboles obscènes, se dépouiller déjà du superflu, partager, répondre aux cris des malheureux. (cf. ci-dessous le message de carême du pape François)

CONSCIENCE DE SOI. Reprendre conscience de ma dignité chrétienne. Je suis baptisé, enfant de Dieu, membre de l’Eglise, peuple de prêtres, peuple de rois, participant à l’Eucharistie, devenant Corps du Christ.

CONSCIENCE DE MA MISSION. Ma responsabilité. Qu’est-ce que mon Père du ciel me demande ?

ACCOMPLIR LES ECRITURES. Méditer l’Evangile : comment le vivre aujourd’hui ? Comment le faire connaître ? Savoir que la tâche sera ardue, que des oppositions naîtront à l’intérieur même de l’Eglise.

DANS LA TEMPÊTE DES TENTATIONS. Adorer le taureau d’or (débauche et cupidité), consommer à volonté, disposer de tout, goûter à tous les plaisirs, refuser toute contrainte, ignorer les faibles, se hisser au-dessus des autres, diriger par la violence, s’enrichir sans scrupule, rejeter celui qui est différent, mentir, jouir, vouloir une liberté sans loi, une jouissance sans limites…

Une quarantaine de lucidité, d’approfondissement de sa foi, d’écoute de la Parole de Dieu, dans la certitude de l’espérance. Et dans une joie rayonnante. Sans étaler « une face de carême »
Le carême veut préparer les acteurs de demain.
Car au bout il y a P A Q U E S.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Message de Carême du pape François

«À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira» (Mt 24, 12)

 

Chers Frères et Sœurs,

La Pâque du Seigneur vient une fois encore jusqu’à nous! Chaque année, pour nous y préparer, la Providence de Dieu nous offre le temps du Carême. Il est le «signe sacramentel de notre conversion»[1], qui annonce et nous offre la possibilité de revenir au Seigneur de tout notre cœur et par toute notre vie.

Cette année encore, à travers ce message, je souhaite inviter l’Eglise entière à vivre ce temps de grâce dans la joie et en vérité; et je le fais en me laissant inspirer par une expression de Jésus dans l’Évangile de Matthieu:

«À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira» (24, 12).

Cette phrase fait partie du discours sur la fin des temps prononcé à Jérusalem, au Mont des Oliviers, précisément là où commencera la Passion du Seigneur. Jésus, dans sa réponse à l’un de ses disciples, annonce une grande tribulation et il décrit la situation dans laquelle la communauté des croyants pourrait se retrouver: face à des évènements douloureux, certains faux prophètes tromperont beaucoup de personnes, presqu’au point d’éteindre dans les cœurs la charité qui est le centre de tout l’Évangile.

Les faux prophètes

Ils sont comme des «charmeurs de serpents», c’est-à-dire qu’ils utilisent les émotions humaines pour réduire les personnes en esclavage et les mener à leur gré. Que d’enfants de Dieu se laissent séduire par l’attraction des plaisirs fugaces confondus avec le bonheur! Combien d’hommes et de femmes vivent comme charmés par l’illusion de l’argent, qui en réalité les rend esclaves du profit ou d’intérêts mesquins! Que de personnes vivent en pensant se suffire à elles-mêmes et tombent en proie à la solitude!

D’autres faux prophètes sont ces «charlatans» qui offrent des solutions simples et immédiates aux souffrances, des remèdes qui se révèlent cependant totalement inefficaces. A combien de jeunes a-t-on proposé le faux remède de la drogue, des relations« use et jette», des gains faciles mais malhonnêtes! Combien d’autres encore se sont immergés dans une vie complètement virtuelle où les relations semblent plus faciles et plus rapides pour se révéler ensuite tragiquement privées de sens !

Ces escrocs, qui offrent des choses sans valeur, privent par contre de ce qui est le plus précieux: la dignité, la liberté et la capacité d’aimer. C’est la duperie de la vanité, qui nous conduit à faire le paon… pour finir dans le ridicule; et du ridicule, on ne se relève pas. Ce n’est pas étonnant: depuis toujours le démon, qui est «menteur et père du mensonge» (Jn 8, 44), présente le mal comme bien, et le faux comme vrai, afin de troubler le cœur de l’homme.

C’est pourquoi chacun de nous est appelé à discerner en son cœur et à examiner s’il est menacé par les mensonges de ces faux prophètes………..

Un cœur froid

Dans sa description de l’enfer, Dante Alighieri imagine le diable assis sur un trône de glace[2]; il habite dans la froidure de l’amour étouffé. Demandons-nous donc: comment la charité se refroidit-elle en nous? Quels sont les signes qui nous avertissent que l’amour risque de s’éteindre en nous?

Ce qui éteint la charité, c’est avant tout l’avidité de l’argent, « la racine de tous les maux» (1Tm 6, 10); elle est suivie du refus de Dieu, et donc du refus de trouver en lui notre consolation, préférant notre désolation au réconfort de sa Parole et de ses Sacrements.[3]

Tout cela se transforme en violence à l’encontre de ceux qui sont considérés comme une menace à nos propres «certitudes»: l’enfant à naître, la personne âgée malade, l’hôte de passage, l’étranger, mais aussi le prochain qui ne correspond pas à nos attentes.

La création, elle aussi, devient un témoin silencieux de ce refroidissement de la charité: la terre est empoisonnée par les déchets jetés par négligence et par intérêt; les mers, elles aussi polluées, doivent malheureusement engloutir les restes de nombreux naufragés des migrations forcées ; les cieux – qui dans le dessein de Dieu chantent sa gloire – sont sillonnés par des machines qui font pleuvoir des instruments de mort.

L’amour se refroidit également dans nos communautés. Dans l’Exhortation Apostolique Evangelii Gaudium, j’ai tenté de donner une description des signes les plus évidents de ce manque d’amour. Les voici: l’acédie égoïste, le pessimisme stérile, la tentation de l’isolement et de l’engagement dans des guerres fratricides sans fin, la mentalité mondaine qui conduit à ne rechercher que les apparences, réduisant ainsi l’ardeur missionnaire.[4]

Que faire?

Si nous constatons en nous-mêmes ou autour de nous les signes que nous venons de décrire, c’est que l’Eglise, notre mère et notre éducatrice, nous offre pendant ce temps du Carême, avec le remède parfois amer de la vérité, le doux remède de la prière, de l’aumône et du jeûne.

En consacrant plus de temps à la prière, nous permettons à notre cœur de découvrir les mensonges secrets par lesquels nous nous trompons nous-mêmes[5], afin de rechercher enfin la consolation en Dieu. Il est notre Père et il veut nous donner la vie.

La pratique de l’aumône libère de l’avidité et aide à découvrir que l’autre est mon frère: ce que je possède n’est jamais seulement mien. Comme je voudrais que l’aumône puisse devenir pour tous un style de vie authentique! Comme je voudrais que nous suivions comme chrétiens l’exemple des Apôtres, et reconnaissions dans la possibilité du partage de nos biens avec les autres un témoignage concret de la communion que nous vivons dans l’Eglise.

A cet égard, je fais mienne l’exhortation de Saint Paul quand il s’adressait aux Corinthiens pour la collecte en faveur de la communauté de Jérusalem: «C’est ce qui vous est utile, à vous» (2 Co 8, 10). Ceci vaut spécialement pour le temps de carême, au cours duquel de nombreux organismes font des collectes en faveur des Eglises et des populations en difficulté.

Mais comme j’aimerais que dans nos relations quotidiennes aussi, devant tout frère qui nous demande une aide, nous découvrions qu’il y a là un appel de la Providence divine: chaque aumône est une occasion pour collaborer avec la Providence de Dieu envers ses enfants ; s’il se sert de moi aujourd’hui pour venir en aide à un frère, comment demain ne pourvoirait-il pas également à mes nécessités, lui qui ne se laisse pas vaincre en générosité? [6]

Le jeûne enfin réduit la force de notre violence, il nous désarme et devient une grande occasion de croissance. D’une part, il nous permet d’expérimenter ce qu’éprouvent tous ceux qui manquent même du strict nécessaire et connaissent les affres quotidiennes de la faim; d’autre part, il représente la condition de notre âme, affamée de bonté et assoiffée de la vie de Dieu. Le jeûne nous réveille, nous rend plus attentifs à Dieu et au prochain, il réveille la volonté d’obéir à Dieu, qui seul rassasie notre faim.

Je voudrais que ma voix parvienne au-delà des confins de l’Eglise catholique, et vous rejoigne tous, hommes et femmes de bonne volonté, ouverts à l’écoute de Dieu. Si vous êtes, comme nous, affligés par la propagation de l’iniquité dans le monde, si vous êtes préoccupés par le froid qui paralyse les cœurs et les actions, si vous constatez la diminution du sens d’humanité commune, unissez-vous à nous pour qu’ensemble nous invoquions Dieu, pour qu’ensemble nous jeûnions et qu’avec nous vous donniez ce que vous pouvez pour aider nos frères!

Le feu de Pâques

J’invite tout particulièrement les membres de l’Eglise à entreprendre avec zèle ce chemin du carême, soutenus par l’aumône, le jeûne et la prière. S’il nous semble parfois que la charité s’éteint dans de nombreux cœurs, cela ne peut arriver dans le cœur de Dieu ! Il nous offre toujours de nouvelles occasions pour que nous puissions recommencer à aimer.

L’initiative des «24 heures pour le Seigneur», qui nous invite à célébrer le sacrement de Réconciliation pendant l’adoration eucharistique, sera également cette année encore une occasion propice. En 2018, elle se déroulera les vendredi 9 et samedi 10 mars, s’inspirant des paroles du Psaume 130:«Près de toi se trouve le pardon» (Ps 130, 4). Dans tous les diocèses, il y aura au moins une église ouverte pendant 24 heures qui offrira la possibilité de l’adoration eucharistique et de la confession sacramentelle.

Au cours de la nuit de Pâques, nous vivrons à nouveau le rite suggestif du cierge pascal: irradiant du «feu nouveau», la lumière chassera peu à peu les ténèbres et illuminera l’assemblée liturgique. «Que la lumière du Christ, ressuscitant dans la gloire, dissipe les ténèbres de notre cœur et de notre esprit»[7] afin que tous nous puissions revivre l’expérience des disciples d’Emmaüs: écouter la parole du Seigneur et nous nourrir du Pain eucharistique permettra à notre cœur de redevenir brûlant de foi, d’espérance et de charité.

Je vous bénis de tout cœur et je prie pour vous. N’oubliez pas de prier pour moi.

_________________________

NOTES.

[2] «C’est là que l’empereur du douloureux royaume/de la moitié du corps se dresse hors des glaces»(Enfer XXXIV,28-29)
[3] «C’est curieux, mais souvent nous avons peur de la consolation, d’être consolés. Au contraire, nous nous sentons plus en sécurité dans la tristesse et dans la désolation. Vous savez pourquoi ? Parce que dans la tristesse nous nous sentons presque protagonistes. Mais en revanche, dans la consolation, c’est l’Esprit Saint le protagoniste !» (Angelus, 7 décembre 2014)
[4] Nn. 76-109
[5] Cf Benoît XVI , Lett. Enc. Spe Salvi, n. 33
[6] Cf Pie XII, Lett. Enc. Fidei donum, III
[7] Missel romain, Veillée pascale, Lucernaire

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