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LA PRIERE DE SAINTE THERESE DE LISIEUX

En juin 1897, sur ordre de la Mère Prieure, Thérèse reprend la rédaction de ses souvenirs. Par beau temps, on installe dans le jardin la malade rongée par la tuberculose et dont on sait que la fin est proche. En début juillet, le crayon lui tombe de la main et elle n’a plus la force d’écrire. Transportée à l’infirmerie, elle décèdera le 30 septembre.

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“ C’est la prière, c’est le sacrifice qui font toute ma force: ce sont les armes invincibles que Jésus m’a données, elle peuvent, bien plus que les paroles, toucher les âmes, j’en ai fait bien souvent l’expérience …

Qu’elle est donc grande la puissance de la Prière …

Il n’est point nécessaire pour être exaucée de lire dans un livre une belle formule composée pour la circonstance … Je fais comme les enfants qui ne savent pas lire: je dis simplement au Bon Dieu ce que je veux lui dire, sans faire de belles phrases, et toujours il me comprend.

Pour moi la prière, c’est un élan du coeur, c’est un simple regard jeté vers le ciel, c’est un cri de reconnaissance et d’amour, au sein de l’épreuve comme au sein de la joie.

Enfin c’est quelque chose de grand, de surnaturel qui me dilate l’âme et m’unit à Jésus……

J’aime beaucoup les prières communes car Jésus a promis de se trouver au milieu de ceux qui s’assemblent en son Nom; je sens alors que la ferveur de mes soeurs supplée à la mienne.

Mais toute seule (j’ai honte de l’avouer) la récitation du chapelet me coûte plus que de mettre un instrument de pénitence …Je sens que je le dis si mal, j’ai beau m’efforcer de méditer les mystères du rosaire, je n’arrive pas à fixer mon esprit….

Quelquefois, lorsque mon esprit est dans une si grande sécheresse qu’il m’est impossible d’en tirer une pensée pour m’unir au Bon Dieu, je récite très lentement un “Notre Père” et puis la salutation angélique; alors ces prières me ravissent, elles nourrissent mon âme bien plus que si je les avais récitées précipitamment une centaine de fois …”