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Société

LA JUSTICE SOCIALE

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LE SHABBAT : le 7ème jour, repos complet. Non parce que le travail est une punition. Non pour récupérer ses forces. Mais pour permettre du repos aux ouvriers et au bétail, et ne pas devenir esclaves de la course au rendement. Les relations humaines priment sur l’exploitation du monde.

MOISSONS : Tu ne moissonneras jamais toute la surface de tes champs. Tu laisseras un coin où les pauvres pourront venir faucher.

ANNEE SHABBATIQUE : Chaque 50ème année, on remettra les dettes pour que chaque famille ne soit pas enlisée à jamais dans la misère.

CRIS DES PROPHETES : cette législation n’est hélas pas observée si bien que le fossé s’élargit entre riches et pauvres. Au nom de Dieu, les prophètes hurlent.

AMOS (-8ème siècle – 1ère lecture de ce dimanche) : « Ecoutez vous qui écrasez le pauvre, qui faussez vos balances, augmentez vos prix. Le Seigneur le jure : « Jamais je n’oublierai aucun de vos méfaits !…Je méprise vos pèlerinages, rien ne me plaît dans vos offrandes. Fais taire le brouhaha de tes cantiques. Mais que le droit jaillisse comme les eaux, et la justice comme un torrent intarissable »

ISAÎE : « Que me fait la multitude de vos sacrifices ? dit le Seigneur. Je déteste vos solennités. Vous avez beau multiplier les prières, je n’écoute pas car vos mains sont pleines de sang. Cessez de faire le mal, apprenez à faire le bien, recherchez la justice, faites droit aux pauvres ! J’attendais la justice et j’entends le cri des malheureux ! »

2ème LETTRE A TIMOTHEE : Nous n’avons rien apporté dans le monde et nous n’en pouvons rien emporter. Si donc nous avons nourriture et vêtement, nous nous en contenterons. Quant à ceux qui veulent s’enrichir, ils tombent dans le piège de la tentation, dans de multiples désirs pernicieux…La racine de tous les maux, en effet, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi. »

1ère LETTRE DE JEAN : « Jésus a donné sa vie pour nous : donc nous devons nous aussi donner notre vie pour nos frères. Si quelqu’un possède les biens de ce monde et voit son frère dans le besoin et qu’il se ferme à toute compassion, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? Mes petits enfants, n’aimons pas en paroles mais en actes et dans la vérité »

PAPE FRANCOIS (La joie de l’Evangile) : … Une des causes de cette situation se trouve dans la relation que nous avons établie avec l’argent, puisque nous acceptons paisiblement sa prédominance sur nous et sur nos sociétés.

Nous avons créé de nouvelles idoles. L’adoration de l’antique veau d’or (cf. Ex 32, 1-35) a trouvé une nouvelle et impitoyable version dans le fétichisme de l’argent et dans la dictature de l’économie sans visage …

S’ajoutent à tout cela une corruption ramifiée et une évasion fiscale égoïste qui ont atteint des dimensions mondiales. L’appétit du pouvoir et de l’avoir ne connaît pas de limites. Non à l’argent qui gouverne au lieu de servir

J’exhorte les experts financiers et les gouvernants des différents pays à considérer les paroles d’un sage de l’antiquité : « Ne pas faire participer les pauvres à ses propres biens, c’est les voler et leur enlever la vie. Ce ne sont pas nos biens que nous détenons, mais les leurs ».

L’argent doit servir et non pas gouverner ! Le Pape aime tout le monde, riches et pauvres, mais il a le devoir, au nom du Christ, de rappeler que les riches doivent aider les pauvres, les respecter et les promouvoir. Je vous exhorte à la solidarité désintéressée et à un retour de l’économie et de la finance à une éthique en faveur de l’être humain. »