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HOSANNA SANS FIN

En soins intensifs à La Salpêtrière à Paris, Jean d’Ormesson a pu terminer sa dernière œuvre huit jours avant sa mort ce 5 décembre. « HOSANNA SANS FIN » commence par ces mots : « Grâce à Dieu, je vais mourir » et s’achève par « Christ Jésus ».

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En soins intensifs à La Salpêtrière à Paris, Jean d’Ormesson a pu terminer sa dernière œuvre huit jours avant sa mort ce 5 décembre.
« HOSANNA SANS FIN » commence par ces mots : « Grâce à Dieu, je vais mourir » et s’achève par « Christ Jésus ».

Depuis « C’est une chose étrange à la fin que le monde », d’Ormesson poursuivait éperdument le sens de la vie, se posant la question qui le hantait : Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

Dans « Comme un chant d’espérance », il s’émerveillait sur les plus récentes découvertes de l’astrophysique : le monde est-il l’effet du hasard ?

A la fin de « Je dirai malgré tout que cette vie fut belle », il reprend ce questionnement :

« Vous le savez, mon Dieu, j’ai aimé les baies, votre mer toujours recommencée, votre soleil qui était devenu le mien, plusieurs de vos créatures, les mots, les livres, les ânes …J’ai aimé tout ce qui passe…Mais ce que j’ai aimé surtout, c’est vous qui ne passez pas ».

« Un hosanna sans fin » est son testament métaphysique…Rappelant qu’il n’est pas athée mais agnostique, il s’écrie :

« Un monde sans Dieu serait trop injuste, trop triste, trop inutile…Notre seule chance : que Dieu existe ».

Ce petit livre est un cri d’espérance et se termine étonnamment par un nom qu’il n’évoquait jamais : le Christ.

« Lui au moins, il est permis de l’admirer, de l’aimer sans se poser trop de questions sur sa réalité. Si quelqu’un a laissé une trace éclatante dans l’esprit des hommes, c’est bien le Christ Jésus ».

Article inspiré par celui du journal LA CROIX du 22 11 18