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5ème dimanche – Année B – 4 février 2018
Évangile de Marc 1, 29-39

Bègue, vieillard, très jeune, de petite taille… Jésus t’aime comme tu es

Ce 21 janvier 2018, à Lima, capitale du Pérou, depuis une fenêtre de l’archevêché, le pape s’est adressé spécialement aux milliers de jeunes enthousiastes. « Chers amis, leur a-t-il assuré, le Seigneur vous regarde avec espérance, il ne désespère jamais de nous. »

« Nous ne pouvons pas faire le “photoshop” aux autres, à la réalité ni à nous-mêmes, a-t-il fait observer…. Il y a des photos qui sont très belles, mais elles sont complètement truquées; et laissez-moi vous dire que le cœur ne peut pas se “photoshoper”, parce que c’est là que se joue l’amour véritable, c’est là que se joue le bonheur. »

« Jésus ne veut pas que tu te “maquilles” le cœur ; il t’aime comme tu es et il a un rêve à réaliser avec chacun de vous », a ajouté le pape François.

« Si vous désespérez, je vous invite à prendre la Bible et à vous rappeler les amis que Dieu s’est choisis. Moïse était bègue; Abraham, un vieillard; Jérémie, très jeune; Zachée, de petite taille; les disciples, quand Jésus leur demandait de prier, s’endormaient; Madeleine était une pécheresse… Paul, un persécuteur des chrétiens; Pierre, il l’a renié… »

« Quand Jésus nous regarde, il ne considère pas combien nous sommes parfaits, mais tout l’amour que nous avons dans le cœur à offrir et pour servir les autres … Pour lui, c’est cela qui est important, et il va toujours insister sur la même chose – il ne regarde pas ta taille, si tu parles bien ou mal, si tu dors en priant, si tu es trop jeune ou vieux…….

La seule question, c’est: « Veux-tu me suivre et être mon disciple ? »

R.D.

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DE LA SYNAGOGUE A L’EGLISE …
… DU SAMEDI AU DIMANCHE

L’autre jour, avec un vieil ami, nous évoquions avec nostalgie l’Eglise de notre jeunesse : églises bien remplies, processions, quantité de prêtres, ribambelle de religieuses, prière familiale… Il a suffi d’une cinquantaine d’années pour que ce bel édifice s’effondre et certains se demandent si l’Eglise, emportée par cette crise, n’est pas en train de disparaître. Il faudrait tout recommencer. Oui mais comment ? Pour chasser les ténèbres de notre découragement, méditons ce magnifique début de l’évangile de Marc dont nous écoutons la suite aujourd’hui et qui trace « le commencement de l’Evangile de Jésus, Messie et Fils de Dieu ». Voilà comment tout a commencé jadis…comment tout peut recommencer aujourd’hui.

LE CHANGEMENT DU TEMPS

En ce temps-là : la paix règne sur toute la Méditerranée, les affaires prospèrent, les théâtres et les stades font le plein, la civilisation païenne triomphe ; les Romains occupent Israël depuis plus de 90 ans ; les jeunes qui appellent à la révolte sont capturés et crucifiés.
En Galilée, à Nazareth, petit village inconnu de beaucoup, un jeune charpentier célibataire, appelé Iéshouah (Jésus), baptisé par Jean, dit adieu à sa mère, ferme son établi et commence à circuler à travers la région. Comme un héraut, il proclame : « Le temps est venu : Dieu vient régner ; changez et croyez à cette Bonne Nouvelle ». Pauvre, sans titre ni diplôme, il n’a d’autre arme que sa parole.
Descendu à Capharnaüm, au bord du lac, il appelle 4 jeunes pêcheurs qu’il avait rencontrés près de Jean-Baptiste, le prophète maintenant jeté en prison : « Venez à ma suite : je vous ferai pêcheurs d’hommes ».
L’aube d’un nouveau monde apparaît et personne ne s’en aperçoit.
Déclencher le mouvement essentiel exige moins que le lancement d’une fusée. Il suffit de peu….Oser !

Après ce préliminaire, Marc commence un récit dont il précise avec soin les étapes et les lieux.

SHABBAT (samedi) MATIN

A l’office de la synagogue, Jésus, invité à prêcher, commente les Ecritures : sans faire de citations d’aucun maître, il enseigne de lui-même, « avec autorité ». Si bien que sa parole n’est plus un discours dont on admire l’érudition : elle fore les cœurs des auditeurs et c’est le plus grand pécheur de l’assemblée qui se sent percé. Le mal reconnaît l’adversaire venu pour le vaincre et la parole le guérit, l’exorcise. Jésus n’est pas venu pour discourir de piété ou de théologie mais pour agir. Il est capable d’extirper le mal en l’homme qui l’avoue.

Les braves gens de l’assemblée qui veulent un culte paisible, qui ne dérange pas, s’étonnent parce qu’ « un autre » s’est converti. Et eux ?…Une liturgie qui laisse indemne reste une banale cérémonie. Quand Dieu parle, c’est pour créer ; quand Jésus parle c’est pour nous recréer.

SHABBAT APRES MIDI

Sauf l’individu qui a désigné Jésus comme Messie, la synagogue n’a pas reconnu  Jésus et elle le laisse partir. Jésus et ses disciples sont invités chez Simon. On change donc de lieu : de la synagogue à « la maison de Pierre ». D’un lieu de culte à une demeure ordinaire. Et quand Marc écrit, tous les chrétiens savent que « la maison de Pierre » désigne l’Eglise qui, pour eux, n’est pas un bâtiment sacré mais l’assemblée fraternelle de tous ceux qui se sont mis à croire en Jésus.
Dans cette Eglise (comme à la synagogue), il y a aussi des malades (moins graves), ici la belle-mère de Simon, mais la communauté les prend en charge, en parle à Jésus, intercède. Et ici il n’a même pas besoin de parler : il s’approche, touche la femme couchée et la relève, guérie, prête à les servir pour le repas.

Déjà s’esquisse un signe de ce qui sera plus tard le sommet final de l’évangile : Jésus sera couché dans la tombe mais son Père, dans la nuit de Pâques, le touchera et le remettra debout, vivant afin qu’à son tour, il puisse se rendre proche de tous les hommes, les toucher et les faire vivre les re-susciter. Alors ils peuvent « se mettre au service » de Jésus et le laisser demeurer dans leurs maisons.

SOIR (= 1er JOUR DE LA SEMAINE POUR LES JUIFS)

En Israël, le jour commence à la 1ère étoile du soir. Comme, en shabbat, on ne peut ni travailler ni porter des charges, dès le coucher du soleil, les témoins de la synagogue du matin se précipitent vers la maison où un grand exorciste est présent et demandent la guérison des malades et handicapés. Les gens « n’entrent pas » car ils ne sont pas « d’église », ils n’écoutent pas l’appel à « se convertir », ils ne voient pas en Jésus le Messie mais un thaumaturge qui peut soigner.
Appel normal d’ailleurs, que Jésus comprend et auquel il répond : il compatit à la souffrance de tous ces pauvres gens, il ne les rabroue pas.
Et, comme il l‘avait commandé le matin à l’homme de la synagogue, il intime aux démons le silence sur son identité : une publicité enthousiaste à propos d’un Messie à miracles risquerait de soulever immédiatement dans le peuple l’envie de se révolter et tout se terminerait par un bain de sang.

LENDEMAIN DU SHABBAT : NUIT DU SAMEDI AU DIMANCHE

Les derniers patients sont partis, la nuit est venue. Chez Pierre, tous vont se coucher. Mais bientôt une ombre glisse dans la maison endormie : sur la pointe des pieds, sans faire grincer la porte, Jésus sort et gagne un endroit désert.

Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait.

Lors de son baptême, il avait écouté son Père qui l’instituait dans sa mission ; puis dans le désert, il lui avait demandé comment la réaliser : par la parole et dans la pauvreté. A nouveau ici, Jésus se remet à l’écoute car il ne veut qu’accomplir la volonté de son Dieu. Que faire ? Il a recruté des collaborateurs, il est hébergé chez Simon, toute la ville est déjà au courant des bienfaits qu’il réalise. Ne faudrait-il pas s’installer dans cette maison, en faire un grand centre religieux où l’on soignerait les malades ? Simon et les autres approuveraient certainement ce projet avec joie (la belle-mère tiendrait la cantine !)

Mais Jésus entend un autre appel de son Père. Tant de villages autour, tant de gens à qui il faut porter la Bonne nouvelle. Et, plus loin encore, Jérusalem, la Judée, tout Israël…et puis l’immense monde : la Grèce avec ses philosophes, Rome avec ses palais, l’Egypte….Que de souffrances, que de blessés, que de malheureux, que de conflits, que d’injustices !…L’humanité tout entière est à sauver !

Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l’Évangile ; car c’est pour cela que je suis sorti. »

Jésus refuse de se laisser enfermer dans le rôle du guérisseur. Certes il rendra encore la santé à beaucoup mais le vrai mal de l’homme est bien plus profond, au cœur de son cœur, là où rôdent les envies, les haines, l’idolâtrie de l’argent, le racisme, le mépris de l’autre, la rage de combattre et de détruire…
L’ennemi de l’humanité, ce qui tue son avenir, est en lui-même. Il faut toujours et d’urgence proclamer l’Evangile pour que l’homme croit et change. « C’est pour cela que je suis sorti » : sorti de la maison … ou, plus profondément sorti de chez son Père ???
Mais pour le trouver dans sa vérité, pour le comprendre, il faut « le chercher » dans la nuit comme Pierre.
A Pâques (lendemain du shabbat- qui deviendra notre dimanche), Jésus disparaîtra dans la nuit de la mort ; ses disciples de chercheront et le découvriront. Non pour le garder à Jérusalem mais pour s’en aller prêcher et guérir le cœur de l’homme de sa violence et de son indifférence.

Et Jésus parcourait toute la Galilée, proclamant l’Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons.

Humilité, petitesse du commencement ! L’étincelle va enflammer le monde. Mais il faut lancer une Parole percutante, « sortir » de l’assemblée assoupie – et inviter Jésus à demeurer chez soi – et à lui parler des malades – et à le chercher quand il est perdu – et à « sortir » vers les autres…avec pour horizon « la fin du monde ».

PETIT EXERCICE : dans le texte du jour, combien de « VERBES » ?… J’en compte 33  (sur 30 lignes de mon livre). Marc est pressé, il nous secoue. Il faut aller, sortir, parler, proclamer, soigner….Finis les bavardages abstraits, les réunions stériles. Il faut AGIR …FAIRE …PROCLAMER…SORTIR…GUERIR…[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Forum économique mondial de Davos (23.01.18):

PAPE FRANCOIS  : «Nous ne pouvons pas rester silencieux »

« ……..Le thème choisi pour le Forum de cette année – Créer un avenir partagé dans un monde fracturé – est très opportun. J’ai confiance que cela vous aidera à orienter vos délibérations alors que vous cherchez de meilleures bases pour édifier des sociétés inclusives, justes et solidaires, capables de redonner de la dignité à ceux qui vivent dans une grande incertitude et qui sont incapables de rêver d’un monde meilleur.

Au niveau de la gouvernance mondiale, nous sommes de plus en plus conscients de la fragmentation croissante entre les États et les institutions. De nouveaux acteurs émergent, ainsi qu’une nouvelle concurrence économique et des accords commerciaux régionaux. Même les technologies les plus récentes transforment des modèles économiques et le monde globalisé lui-même, qui, conditionné par des intérêts privés et une ambition d’un profit à tout prix, semble favoriser davantage la fragmentation et l’individualisme, plutôt que de faciliter des approches plus inclusives.

Les instabilités financières récurrentes ont apporté de nouveaux problèmes et de graves défis auxquels les gouvernements doivent faire face, tels que la croissance du chômage, l’augmentation des diverses formes de pauvreté, l’élargissement du fossé socio-économique et de nouvelles formes d’esclavage, souvent ancrées dans des situations de conflit, de migration et de divers problèmes sociaux.

À cela s’ajoutent des styles de vie un peu égoïstes, caractérisés par une opulence désormais insoutenable et souvent indifférente au monde environnant, surtout aux plus pauvres. On constate avec regret une prévalence des questions techniques et économiques au centre du débat politique, au détriment d’une authentique orientation anthropologique.

L’être humain risque d’être réduit à un simple engrenage d’un mécanisme qui le traite à la manière d’un bien de consommation à utiliser, de sorte que lorsque la vie n’est pas utile au fonctionnement de ce mécanisme elle est éliminée sans trop de scrupule » (Devant le Parlement européen, Strasbourg, 25 novembre 2014).

Dans ce contexte, il est vital de sauvegarder la dignité de la personne humaine, notamment en offrant à tous des possibilités réelles de développement humain intégral et en mettant en œuvre des politiques économiques favorables à la famille.

« La liberté économique ne doit pas prévaloir sur la liberté pratique de l’homme et sur ses droits, et le marché ne doit pas être absolu, mais respecter les exigences de la justice » (Discours à la Confédération générale de l’industrie italienne, 27 février 2016).

Des modèles économiques sont donc également nécessaires pour observer une éthique du développement durable et intégral, fondée sur des valeurs qui placent la personne humaine et ses droits au centre.

« Devant les nombreuses barrières de l’injustice, de la solitude, de la méfiance et de la suspicion qui s’élaborent encore de nos jours, le monde du travail est appelé à prendre des mesures courageuses pour que « être et travailler ensemble » ne soit pas seulement un slogan mais un programme pour le présent et le futur « (Ibid.).

Ce n’est que par une résolution ferme partagée par tous les acteurs économiques que nous pouvons espérer donner une nouvelle direction au destin de notre monde. L’intelligence artificielle, la robotique et les autres innovations technologiques doivent donc elles aussi être utilisées de façon à contribuer au service de l’humanité et à la protection de notre maison commune, plutôt que le contraire, comme le prévoient malheureusement certaines évaluations.

Nous ne pouvons pas rester silencieux face à la souffrance de millions de personnes dont la dignité est blessée, et nous ne pouvons pas continuer à avancer comme si la propagation de la pauvreté et de l’injustice n’avait pas de cause.

C’est un impératif moral, une responsabilité qui implique tout le monde, que de créer les bonnes conditions pour permettre à chaque personne de vivre dignement.

En rejetant une culture du «jetable» et une mentalité de l’indifférence, le monde entrepreneurial dispose d’un énorme potentiel pour effectuer un changement substantiel en augmentant la qualité de la productivité, en créant de nouveaux emplois, en respectant les lois du travail, en luttant contre la corruption publique et privée et en promouvant la justice sociale, en même temps que le partage juste et équitable des profits.

Il y a une responsabilité grave à exercer un sage discernement, car les décisions prises seront décisives pour façonner le monde de demain et celui des générations futures.

Ainsi, si nous voulons un avenir plus sûr, qui encourage la prospérité de tous, il est nécessaire de garder la boussole continuellement orientée vers le «vrai Nord», représenté par des valeurs authentiques.

Il est maintenant temps de prendre des mesures courageuses et audacieuses pour notre planète bien-aimée. C’est le bon moment pour mettre en œuvre notre responsabilité de contribuer au développement de l’humanité.

J’espère donc que cette rencontre 2018 du Forum économique mondial permettra un échange ouvert, libre et respectueux, et qu’elle sera surtout inspirée par le désir de faire avancer le bien commun.

En renouvelant mes meilleurs vœux pour le succès de la rencontre, j’invoque volontiers sur vous et sur tous ceux qui participent au Forum les bénédictions divines de sagesse et de force ».

PAPE FRANCOIS

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