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4ème dimanche – Année B – 21 janvier 2018
Évangile de Marc 1, 21-28

L’ENSEIGNEMENT NOUVEAU ET EFFICACE DE JESUS

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm.
Aussitôt, le jour du sabbat, Jésus se rendit à la synagogue, et là, il enseignait.
On était frappé par son enseignement,
car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes.

Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. »
Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. »
L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui.

Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » 

Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.

R.D.

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QUE NOUS VEUX-TU, JESUS ? — TE PARLER.

« Savez-vous ce que dit l’Eglise catholique ? ». Si l’on posait cette question, notamment aux jeunes, je crains fort qu’ils ne puissent répondre que par : « Euh…je ne sais pas…Rien ». Tous connaissent les plus récents portables, les nouveaux produits lancés à grand renfort de publicité, les nouveaux modèles de voitures, tous les « tubes » tonitrués dans les médias, les dates et les lieux des prochains concerts des vedettes…..Tout cela est dit, redit, affiché, hurlé et des moyens gigantesques sont utilisés précisément pour que nul n’ignore ce qui est « neuf ». Pour qu’on achète.
Mais l’Eglise ? Elle est vieillotte, dit-on, elle répète ce qu’elle a toujours dit, son langage est suranné, incompréhensible pour beaucoup ; et puis elle semble mettre des barrières, poser partout des interdits. Un spécialiste de cette question disait naguère : « L’Eglise ? Communication déplorable !…Une grande exception : le pape François ».
Il faut dire que les médias – laïcité oblige – ne répercutent que les scandales et les « affaires ».

Or que fait Jésus lorsqu’il a reçu sa vocation ? Il ne s’enfonce pas dans le silence, ne fonde pas une œuvre humanitaire, n’institue pas des cours de méditation et de maîtrise de soi. Il communique. Il parle au peuple. Il a l’unique mission de transmettre à tous le message de Dieu. D’une double manière. D’abord IL PROCLAME (évangile de dimanche passé). Ensuite IL ENSEIGNE (évangile de ce jour).
C’est pour parler aux hommes que Dieu l’a choisi ; c’est à cause de sa parole qu’il mourra. Jean l’appellera « le Verbe », la Parole de Dieu.

1. PROCLAMER LA BONNE NOUVELLE

Marc avait résumé l’action première et essentielle de Jésus : « Il proclamait l’Evangile de Dieu : Le temps est accompli, le Règne de Dieu est proche : convertissez-vous et croyez à l’Evangile ». (1, 14)
Le mot « évangile » signifie « bonne nouvelle » et cette annonce est toujours neuve. Tous les produits affichés « nouveaux » sont très vite automatiquement dépassés car le commerce fonctionne sur le principe du renouvellement perpétuel – ce qui nous conduit d’ailleurs au gaspillage, à la pollution, à l’exploitation des plus pauvres, au réchauffement climatique….et à la catastrophe finale (?).

A l’inverse, la Bonne Nouvelle demeure toujours insurpassable. On ne pourra jamais annoncer un fait qui la rendra obsolète car elle n’est pas un événement du passé mais un éternel présent. La rencontre de Dieu et l’homme par la foi en Jésus renouvelle l’homme d’un renouveau qui ne s’use pas.
L’âme du disciple est aujourd’hui aussi neuve qu’au jour de son baptême. Le journal d’hier est déjà vieux : l’Evangile est éternellement jeune. Et l’Evangile est la « bonne » nouvelle puisqu’il donne le vrai bonheur. Non un plaisir passager mais la joie profonde de l’homme qui se sent porté au sommet de lui-même tout en étant enveloppé par une miséricorde infinie.
Jésus ne dit pas d’abord : « Soyez gentils, faites le bien ». Il ne lance pas des impératifs (comme les prophètes anciens) : il révèle un indicatif : Dieu vient, Dieu s’approche des hommes.
C’est ce que Dieu fait, c’est son initiative gratuite, imméritée, qu’il importe de « proclamer ». En transposant le mot grec, on parlera de « kérygme ». Si elle l’omet, l’Eglise, comme répète le pape, devient une O.N.G (Organisation humanitaire non gouvernementale) et elle fait la morale.

Et pourtant Jésus ne disposait d’aucun moyen, ne se présentait pas avec le prestige d’une célébrité. C’est parce qu’il était dépourvu de tout qu’il représentait (« rendait présent ») son message.

2. ENSEIGNER

Cette proclamation de l’Evangile secoue, surprend, étonne, choque, intrigue : qu’est donc cet événement extraordinaire (Dieu vient régner), qui sonne le tournant de l’histoire (les temps sont accomplis), qui exige un profond changement de vie (convertissez-vous) et appelle à une confiance totale (croyez) ? …
C’est pourquoi la proclamation initiale doit être suivie et détaillée par un autre genre de discours : l’ENSEIGNEMENT- qu’il ne faut évidemment pas confondre avec un cours scolaire. Marc en donne tout de suite un exemple dans le texte de ce jour et qui fait suite à celui de dimanche passé : la mission de Jésus s’enracine bien dans l’histoire d’Israël. Plus tard les paraboles « enseigneront » en images ce qu’est ce Royaume déconcertant que Jésus inaugure.

La prédication de ce Nazaréen inconnu qui se présente comme un envoyé de Dieu, a tellement impressionné que le rabbin, responsable de la synagogue de Capharnaüm, invite Jésus à prêcher au grand office du matin du shabbat. Il déroule le rouleau des Ecritures, en lit l’extrait prévu puis il « enseigne » sans que Marc ne précise ce qu’il dit. Certainement Jésus commente le texte liturgique, en développe la profondeur, le rapproche d’autres passages….et tente de montrer comment l’histoire d’Israël aboutit à l’événement qu’il proclame : « Les temps sont accomplis…Le Règne de Dieu s’approche ».
La personne et la mission de Jésus s’enracinent bien au cœur de l’histoire de son peuple : il veut montrer que, dans son originalité, il est bien le Messie annoncé par les Ecritures. C’est pourquoi nous devons lire et étudier celles-ci. L’ignorance sur ce point de la majorité des catholiques est dramatique. Pour connaître vraiment Jésus, il faut connaître la Torah puisque loin de l’abolir, il l’accomplit. Qui tient bien la tige peut présenter la beauté de la fleur.

Les assistants sont frappés par la « nouveauté » de cette prédication. Non que Jésus fasse un commentaire inédit mais parce qu’il « parle avec autorité ». Non qu’il crie, qu’il gesticule, qu’il tape sur le pupitre, en cherchant à impressionner. Mais il ne recourt pas à des citations d’anciens maîtres comme procédaient toujours les scribes : « Rabbi X….a dit ceci….D’ailleurs rabbi Y…avait dit dans le même sens… ». Jésus ne s’appuie sur aucune autre autorité que la sienne : « Moi je dis… ».

Cette « autorité », cette force est telle qu’elle atteint un homme qui « a un esprit impur » c.à.d. qui s’est laissé habiter par une pression diabolique, c’est lui qui est frappé par la parole neuve de Jésus. Et il est le premier à le reconnaître : « Toi, l’homme de Nazareth, tu es le Saint, le Messie de Dieu ».
Les autres assistants sont de braves gens, avec des petits défauts certes : peu atteints par la maladie du mal, ils ne reconnaissent pas le médecin.

Immédiatement Jésus réagit : il interdit que l’on proclame son identité – qu’il ne nie pas mais il sait que l’appellation messianique, dans un pays occupé, soulève des envies d’insurrection armée. Et d’un mot il exorcise l’homme de son mal : « Sors ». Jésus, d’un mot, est maître des puissances du mal.

Stupeur générale des assistants. La Parole de ce nouveau prédicateur n’est pas une enfilade de citations savantes, ni un beau morceau d’éloquence, ni une exhortation pieuse pour expliquer comment il faudrait agir pour que le monde aille mieux, ni une menace de châtiments pour faire trembler de peur.

Jésus n’est pas éloquent : il est efficace. Il ne cite pas, il ne récite pas. Il combat. Quand « il cause », il ne bavarde pas : il « cause », il provoque des effets, il recrée l’homme aliéné par le péché.

CONCLUSION

Rappelons-nous le titre que Marc a donné à son livret : « Commencement de l’Evangile de Jésus, Messie, Fils de Dieu ». En reprenant le premier mot de la Genèse « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre…Dieu dit… », Marc suggère que maintenant, aujourd’hui, le Fils re-crée l’humanité par cette même Parole dont il est l’incarnation.

Et il nous embauche, comme disciples, afin de parler aux hommes noyés dans le mal, afin d’exorciser les cœurs ligotés par le péché et donner avec certitude son pardon : « sors de cet homme ». Si tu crois à la Bonne Nouvelle, tu peux être certain : l’Evangile te libère et te réinsère dans la communauté.

En cette année où nous commémorons Martin Luther, nous reconnaissons qu’il avait raison de refuser une Eglise où la splendeur des bâtiments, le faste des rites et les envolées en latin ne permettaient plus au peuple d’écouter la pauvre Parole que l’on n’entendait plus.

Comme l’homme de Capharnaüm, nous crions : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? ». Il nous répond : Te parler. Pour faire sortir de toi le mal et te rendre libre, recréé par mon amour. Donc écoute.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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LE PAPE AU CHILI – 17 JANVIER 2018

Il confie aux jeunes un mot de passe pour rester « connectés » :
« Qu’est-ce que Jésus ferait à ma place? »

Rencontre Avec Les Jeunes À Maipu (Santiago, Chili) © Vatican Media

Le pape revenait en avion de Temuco, à 600km au sud de Santiago, où il a célébré la messe notamment avec la communauté des autochtones mapuche.

Le pape a raconté aux jeunes rassemblés ce mercredi 17 janvier 2018 au sanctuaire de Notre Dame de Maipu, à Santiago du Chili, qu’il avait un jour demandé à un jeune: « Qu’est-ce qui te met de mauvaise humeur? » Le jeune lui a répondu: « Quand je n’ai plus de batterie au téléphone ou qu’il n’y a pas de réseau, alors je me sens perdu, séparé du monde. »

Il se passe la même chose « avec la foi », a fait observer le pape: « c’est comme avec le portable, elle commence à faiblir, on commence à se sentir perdu, sans connexion, le cœur commence à être triste, sans force, sans batterie ».

Le pape a donc voulu donner aux jeunes un moyen de rester « connecter », même dans les « déserts », et d’avoir toujours du réseau ». Il leur a confié ce que faisait le saint jésuite chilien Alberto Hurtado: il se demandait ce que Jésus aurait fait à sa place.

St Alberto Hurtado avait « une règle d’or pour incendier le cœur avec le feu qui peut maintenir l’allégresse vivante », il se demandait: « Qu’est-ce que le Christ ferait à ma place? »

Demandez-vous cela à l’école, à l’université, à la maison, avec les amis, au travail. Quand vous allez danser, ou faire du sport. Vous serez protagonistes de l’histoire: faire ce que Jésus ferait à ma place! »

Et courir « des risques », a ajouté le pape: Soyez courageux! Il y aura toujours une connexion, toujours un chargeur: toujours Jésus, sa mère et une communauté, pas parfaite, mais une communauté…

Soyez des Samaritains qui n’abandonnent personne sur le chemin… Soyez des Cyrénéens qui aident Jésus à porter sa croix… Comme Zachée qui a laissé Jésus transformer son cœur matérialiste en cœur solidaire… Comme Madeleine… Comme Pierre, … pour abandonner les filets… Comme Jean, pour placer en Jésus vos affections… Et la disponibilité de Marie, notre mère… »

« Demandez-vous » a dit le pape: « qu’est-ce que Jésus ferait à ma place? », voilà le mot de passe! « Utilisez-le, comme cela vous ne l’oubliez pas! »

QU’EST-CE QUE JE PEUX APPORTER ?….

Le pape a dit sa préoccupation quand il voit des jeunes qui « pensent qu’ils n’ont rien à apporter »: « Ne pense jamais que tu n’as rien à apporter! Cela manquera a beaucoup de gens si tu ne l’apportes pas. Demandez-vous chacun: qu’est ce que je peux apporter? Vous ne savez pas? Mais vous l’avez en vous! Le monde a besoin de toi, la patrie a besoin de toi, ne perds pas la connexion! »

Le pape a aussi évoqué sous les applaudissements, la convocation d’un synode des évêques sur les jeunes, le discernement, la vocation, pour octobre 2019. Mais il a surtout parlé, en préparation au synode, de la semaine où des délégations de jeunes du monde entier seront à Rome, avant le dimanche des Rameaux: « Jeunes du monde, vous serez les protagonistes ».

« Il y aura des jeunes du monde entier: des jeunes catholiques et non catholiques, chrétiens et d’autres religions, jeunes qui ne savent pas s’ils croient ou pas, pour les écouter: c’est important que vous parliez, que vous ne vous taisiez pas! », a demandé le pape, avant d’ajouter:

« L’Eglise a besoin que les jeunes l’interpellent qui disent ce qu’ils pensent: qui donnent leurs idées, leurs inquiétudes. L’Eglise a besoin de vous! Que les jeunes nous aident à être plus proches de Jésus »

SE CONFIER A MARIE

Le pape a alors invité les jeunes à se confier à Marie pour être plus proches de Jésus: « Demandons chacun dans notre cœur à Marie qu’elle nous aide à être plus proches de Jésus: si les plans pastoraux ou cette réunion n’aident pas à être plus proche de Jésus, c’est inutile. » Puis le pape a invité les jeunes non seulement à se demander ce qu’aurait fait Jésus, mais à le « vivre ».

….« Votre téléphone, c’est un signe pour ne pas oublier le mot de passe par lequel vous vous re-connectez: « Qu’est-ce que Jésus ferait à ma place ?»….

« Merci de votre joie ! Je vous remercie et n’oubliez pas de prier pour moi », a encore dit le pape avant le Notre Père et la bénédiction finale. Le pape a ensuite offert un chapelet à la Vierge du Carmel.

IL NE SUFFIT PAS D’ECOUTER

Avant de remonter en voiture fermée pour l’Université catholique pontificale, le pape a salué, écouté, embrassé des jeunes, des malades, des jeunes handicapés. Au moment où il montait en voiture, les jeunes hurlaient « Esa es la juventud del Papa! », le mot de ralliement de la JMJ de Madrid: « Voilà les jeunes du pape! »

Au terme de la rencontre le pape a fait poster cette phrase sur son compte twitter @Pontifex_fr :

« Il ne suffit pas d’écouter un enseignement religieux ou d’apprendre une doctrine. Ce que nous voulons, c’est vivre comme Jésus a vécu. »

(Compte-rendu paru dans Zenit 18 janvier 2017)

ZENIT est un bulletin quotidien sur le net : il transmet les activités et les prédications du Pape – abonnement gratuit sur simple demande au site.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]