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3ème dimanche – Année B – 21 janvier 2018
Évangile de Marc 1, 14-20

PREMIERE PAGE DE « LA JOIE DE L’EVANGILE » du PAPE FRANCOIS
(24 nov. 2013 – grand livre à relire et méditer)

1. La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. Dans cette Exhortation je désire m’adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par cette joie et indiquer des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années.

2. Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus. Même les croyants courent ce risque, certain et permanent. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie. Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine, ce n’est pas le désir de Dieu pour nous, ce n’est pas la vie dans l’Esprit qui jaillit du cœur du Christ ressuscité.

3. J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse. Il n’y a pas de motif pour lequel quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui, parce que « personne n’est exclus de la joie que nous apporte le Seigneur ». Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas, et quand quelqu’un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts.

R.D.

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Proclamer la Bonne Nouvelle

Lorsque quelques jours auparavant, dans l’aube fraîche, le charpentier de Nazareth avait quitté sa maman et son établi, se doutait-il que ce voyage allait bouleverser sa vie et celle du monde ? Descendant par la route de la vallée, il s’était joint aux pèlerins qui, sur les bords du Jourdain, écoutaient Jean, le nouveau prophète. Acceptant son baptême, tout à coup il avait perçu une Voix mystérieuse : « Tu es mon fils…je t’ai élu…Aujourd’hui je te sacre… » et Jean l’avait désigné à la foule stupéfaite : « C’est lui ! ». Sur le coup, il s’était enfoncé, seul, dans un lieu désert afin de comprendre sa vocation et réfléchir à la façon de l’accomplir.

Or peu après, la nouvelle se répand : Jean a été arrêté et jeté en prison. Franc comme tous les prophètes, il avait l’audace en effet de dénoncer les mœurs du roi et on le soupçonnait de vouloir soulever le peuple et de préparer une insurrection. Marc racontera plus tard sa fin tragique (6, 17).

Jésus alerté interprète cet événement non comme une menace qui le ferait fuir mais comme le signe pour commencer sa mission : celle de Jean est terminée, il va prendre le relais. Mais ce sera d’une manière tout-à-fait différente de celle de Jean. Marc, avec sa brièveté habituelle, note en quelques lignes le programme qui sera, jusqu’à la fin, le dessein de Jésus. Il sera ensuite celui des premiers apôtres et il demeure le programme essentiel de l’Eglise. Méditons-le avec attention.

Après que Jean ait été livré, Jésus vint en Galilée. Il proclamait l’Evangile de Dieu et disait : «  Le temps est accompli et le Règne de Dieu s’est approché : convertissez-vous et croyez à l’Evangile ».

Jésus ne peaufine pas un dessein à réaliser selon ses idées, il n’élabore pas des projets à court ou long terme, il n’est pas « carriériste ». A la suite de sa mère, il dit à Dieu : « Voici ton serviteur : que ta Parole s’accomplisse ». Les événements sont les signes où Dieu l’appelle à une décision. Il n’est pas un pantin manipulé par les circonstances : il décide chaque fois en toute liberté.

Si son précurseur est jeté en prison, il sait que sa propre mission est dangereuse et que l’ombre de la mort plane déjà sur celui qui, comme Jean, ne voudra que faire la volonté de Dieu. Marc utilise le même verbe pour les deux hommes : « il est livré ». La souffrance ne sera pas une ascèse à s’infliger mais des attaques et des coups à subir.

L’EVANGILE EN PLEIN MONDE

Si Jésus remonte en Galilée, ce n’est pas par crainte des gendarmes mais parce que sa mission, à la suite directe de celle de Jean, va se réaliser de tout autre manière. Il ne sera pas un solitaire qui attend que les pèlerins viennent vers lui : c’est lui qui va à la rencontre du peuple et il replonge dans cette Galilée verdoyante où se côtoient Juifs et Romains. L’Evangile se dit et se vit au cœur des réalités du monde.

Que fait Jésus ? Il bouge, il reste toujours en mouvement, il est un marcheur, débarrassé de tout superflu et entièrement donné à la tâche que Dieu lui a confiée. Il ne se présente pas comme un héros mais comme un « héraut » qui remplit une tâche essentielle : PROCLAMER. Annoncer partout, le plus vite possible et de la façon la plus fidèle, le message royal : la Bonne Nouvelle c.à.d. l’Evangile.

Aujourd’hui pour nous « évangile » veut dire un livre mais au point de départ le mot désigne un appel, une parole, un cri. C’est une annonce qui frappe, qui surprend car elle est « neuve » et elle suscite le bonheur chez ceux et celles qui la reçoivent.

Notre foi chrétienne ne se présente-t-elle pas trop souvent comme un règlement de vie, un code moral, une liste de cérémonies à suivre, de défenses qui enferment comme dans un carcan ?

Certes la foi, la réponse à l’annonce entraînera des comportements, obligera à des rites, interdira des pratiques mais, comme le pape François l’a rappelé à plusieurs reprises, la discipline morale et rituelle ne doit jamais oblitérer le caractère de l’Evangile qui est et doit toujours rester une BONNE NOUVELLE.

LA JOIE DE LA BONNE NOUVELLE

Le comportement demandé par l’Evangile n’est pas une série d’interdits sous menaces de peines éternelles mais une libération des idoles qui emprisonnent dans l’égoïsme, l’obsession, l’habitude, la tristesse ; la liturgie n’est pas une obligation pesante mais un chant de joie.

Jésus clame cette Bonne Nouvelle parce qu’il sait que « le temps est accompli : Dieu vient régner ». Comme écrira Paul : « Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme et sujet de la Loi, pour payer la libération de ceux qui sont assujettis à la Loi, pour qu’il nous soit donné d’être fils adoptifs » (Gal 4, 4).

L’histoire peut bien nous apparaître comme un progrès, ou comme un éternel retour, ou comme une aventure absurde, ou comme une chute vers l’abîme ; les médias peuvent bien nous éblouir par de faux événements. Dieu, dans notre histoire, accomplit son dessein de sauver l’humanité de la perdition et de lui offrir la vie divine : à travers les aléas, ce dessein divin parvient à son point culminant par la venue de son Fils Jésus. Car la plénitude de l’homme est la rencontre du Christ ; la véritable et indépassable Bonne Nouvelle est de dire OUI à l’Evangile.

LE CHANGEMENT : CROIRE EN JESUS

Encore faut-il l’accepter, lui dire OUI. Dieu n’impose pas son règne par force et Jésus ajoute : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle ».
Quand Jésus use comme seule arme de la Parole, et une parole qui ne brandit pas la foudre, qui ne menace pas et qui propose le bonheur, c’est parce qu’elle est le moyen suprêmement libre, qui s’énonce fragile, qui accepte le questionnement, le doute, le refus, qui appelle à un consentement personnel, conscient, libre.

« La conversion » : il ne s’agit évidemment pas ici de changement de religion mais de retournement des convictions. Vous étiez fasciné par votre propre réussite, écrasé par votre médiocrité, résigné sous la force des puissants, vous aviez commis des fautes qui vous paraissaient impardonnables. Qu’importe. Jésus ne nous appelle pas d’abord à faire pénitence, à nous améliorer sur le champ.
Il nous demande de CROIRE A LA BONNE NOUVELLE DE DIEU QUI VIENT.
Rien ne semble changé, vous ne voyez qu’un villageois inconnu qui circule, vous n’entendez que son incroyable cri : « Dieu vient régner ». Osez faire confiance. N’exigez pas de preuves. Acceptez-vous pauvres. Reconnaissez votre incapacité à « sauver » votre existence.

APPEL DES PREMIERS APÔTRES

Comme Jésus passait le long du lac, il vit Simon et André en train de jeter le filet. Il leur dit : « Venez à ma suite et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes ». Laissait aussitôt leurs filets, ils le suivirent…Plus loin il vit Jacques et Jean dans la barque…. Aussitôt il les appela : laissant là leur père Zébédée avec les ouvriers, ils partirent à sa suite.

En lançant partout son message, en appelant les gens à se convertir, Jésus ne les déracine pas, il ne fonde pas un Etat chrétien, il les laisse poursuivre leurs activités habituelles dans leurs familles et sur leurs lieux de travail. Le Royaume de Dieu ne se limite à un endroit, ne s’adresse pas à une classe sociale, n’oblige pas à des habits, des insignes, des bâtiments spéciaux.
Mais, pour accélérer et multiplier son œuvre d’évangélisation, Jésus recrute tout de suite certains collaborateurs. Ce ne sont pas des hommes de la noblesse, du culte, de la culture mais de simples pêcheurs.

Il n’exige pas d’eux un certificat de bonne vie et mœurs : il les appelle à lui faire confiance et à marcher derrière lui, comme les disciples d’un maître.
En l’écoutant, en le regardant agir, ils apprendront à « pêcher les hommes ». Car les hommes se noient dans les soucis, coulent dans le désespoir, sont submergés par les tsunamis du mal et de la souffrance. Eux qui étouffent dans l’angoisse de la mort, il faut les libérer, les faire sortir, leur donner de l’air, leur permettre de vivre au Souffle de l’Esprit de Dieu.

Comme Jésus, ces hommes rempliront la tâche fondamentale : annoncer la Bonne Nouvelle, appeler à se convertir, à croire, à vivre.

Comme lui, ils laisseront là famille, profession, outils pour se consacrer uniquement à cette mission itinérante de hérauts de Dieu. Leur pauvreté témoignera de la richesse du Royaume.

CONCLUSION : je relis le texte du pape François ci-dessus.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Communiqué

Le 10 janvier « Portes Ouvertes » a communiqué les résultats du classement 2018 où les chrétiens sont le plus persécutés dans le monde. Voici quelques-uns des résultats :

À la 1ère place du classement : la Corée du Nord

Non seulement la Corée du Nord reste en tête du classement depuis 17 ans, mais son total de points de persécution continue d’augmenter. Le tableau ne cesse de se noircir pour les 300 000 chrétiens vivant dans le plus grand secret en Corée du Nord : alors que le régime s’enfonce dans l’isolationnisme, il devient de plus en plus paranoïaque et impitoyable envers tout individu soupçonné de traîtrise envers le leader.

À la 2ème place du classement, pour la 1ère fois depuis 2012 : l’Afghanistan

Pour des raisons diamétralement opposées au totalitarisme absolu de la Corée du Nord, l’Afghanistan réserve le même destin aux chrétiens qui, s’ils sont découverts, refusent de renier leur foi : la mort. Dans une société où la vie est régie par la relation à la famille et à la tribu, lesquelles sont ancrées dans les traditions de l’islam, les convertis d’arrière-plan musulman vivent leur nouvelle foi avec une extrême prudence.

À la 3ème place du classement : la Somalie

Dans ce pays, les leaders religieux déclarent publiquement que le christianisme n’a pas sa place en Somalie. Les partis politiques soutiennent et diffusent l’idée que la Somalie n’est que pour les Somaliens et que ceux-ci sont censés être musulmans.

Les trois pays les plus violents envers les chrétiens

L’Index Mondial de Persécution des Chrétiens fait la différence entre la persécution marteau (faits dont la violence est visible tels des kidnappings, attentats, meurtres…) et la violence étau (pressions vécues dans le cadre de la vie privée, familiale, sociale, civile et ecclésiale).
Ces deux types de violence ont le même objectif : faire disparaître la foi chrétienne. Les trois premiers pays les plus violents envers les chrétiens sont : le Pakistan (5), le Nigéria (14), la Centrafrique (35).

Source : Portes Ouvertes, 10 janvier.

SEIGNEUR NOUS TE PRIONS POUR NOS FRERES ET SOEURS PERSECUTES.
DONNE-NOUS LE MÊME COURAGE DE TEMOIGNER DE TOI SUR NOS LIEUX DE VIE ICI.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]