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2ème dimanche de Pâques – Dimanche de la Miséricorde – Année B – 8 avril 2018
Évangile de Jean 20, 19-31

En 2002, le pape Jean-Paul II a institué ce 2e dimanche de Pâques comme DIMANCHE DE LA MISERICORDE.
Il mourra au soir de ce même dimanche en 2005. Le pape François avait proclamé une Année de la Miséricorde en 2016. Son texte d’ouverture est magnifique et à méditer (« Le Visage de la Miséricorde » 11 avril 2015). Extraits :

« ….Nous sommes invités à vivre de miséricorde parce qu’il nous a d’abord été fait miséricorde. Le pardon des offenses devient l’expression la plus manifeste de l’amour miséricordieux, et pour nous chrétiens, c’est un impératif auquel nous ne pouvons pas nous soustraire….

La Miséricorde est, dans l’Ecriture, le mot-clef pour indiquer l’agir de Dieu envers nous……La crédibilité de l’Eglise passe par le chemin de l’amour miséricordieux et de la compassion…
Le temps est venu pour l’Eglise de retrouver la joyeuse annonce du pardon. Il est temps de revenir à l’essentiel pour se charger des faiblesses et des difficultés de croire de nos frères.

Le pardon est une force qui ressuscite en vie nouvelle et donne le courage pour regarder l’avenir avec espérance…

L’Eglise a pour mission d’annoncer la miséricorde de Dieu, cœur battant de l’Evangile, qu’elle doit faire parvenir au cœur et à l’esprit de tous.
L’Epouse du Christ adopte l’attitude du Fils de Dieu qui va à la rencontre de tous, sans exclure personne…

De nos jours, le thème de la miséricorde doit être proposé avec un enthousiasme nouveau et à travers une pastorale renouvelée…
Là où il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde…… »

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Dimanche de la Miséricorde

Pâques est un sommet à 2 versants. Nous nous y préparons par un carême de 40 jours où il nous est demandé de « faire » : faire pénitence, faire des jeûnes, des aumônes, des prières… Essais utiles mais qui paraissent bien dérisoires devant leur aboutissement : nos bonnes actions ne nous ont pas guéris de notre lâcheté. Comme les apôtres, nos belles déclarations fondent devant l’approche de la croix.

Au terme de cette montée, le samedi saint – le plus terrible des sabbats -, nous nous retrouvons devant une pierre derrière laquelle notre Dieu est mort ainsi que nos espérances. Les candidats héros se désolent d’être des zéros. Découragés, beaucoup s’écartent d’une Eglise décevante et s’éparpillent cherchant le bonheur dans les croix du loto.
La Transfiguration
Pourtant c’est alors, au sommet, qu’il faut tenir pendant 7 semaines. Ne plus faire mais se laisser faire. Ne plus chercher mais recevoir. Ne plus vouloir mais accueillir. Et surtout rester ensemble. Nous célébrons le TEMPS PASCAL, les 50 jours qui constituent comme un unique grand dimanche, temps de joie dans le bain de la Miséricorde.

Le premier jour de la nouvelle semaine, comme les apôtres l’ont fait, nous nous réunissons. Enfermés avec nos déceptions, nos échecs, notre constat de demeurer des chrétiens assez médiocres. Verrouillés avec nos peurs parce que nous sommes fragiles, et avec nos craintes d’être objets de dérision.
Si nos ancêtres l’étaient, nous ne sommes pas fiers de faire partie d’une Eglise que certains disent en déliquescence, rongée par la crise. Nous n’allons pas à la messe avec fierté mais comme des pécheurs. « Seigneur, prends pitié ».
Et c’est tant mieux. Car c’est alors que nous sommes prêts à accueillir notre Sauveur.

« Le soir du 1er jour de la semaine, les disciples avaient peur…Et Jésus vint. Il était là au milieu d’eux. Il leur dit : « La Paix soit avec vous » et il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur »

Tout à coup, il est là, présent, au milieu de notre assemblée et nous l’écoutons nous dire : « Ceci est mon corps livré pour vous…Ceci est mon sang de la Nouvelle Alliance ». Tout peut recommencer par un nouveau regard sur les plaies de la croix. Les signes de mort deviennent sources de Vie nouvelle.

Ses plaies ne suppurent pas en reproches, elles ne nous accusent pas pour nos lâchetés, nos péchés : en même temps qu’elles en montrent la gravité, elles les guérissent. Nos verrous sautent. Notre culpabilité, nos scrupules sont anéantis par Sa Paix.
Pour apporter le royaume de la Paix au monde, il importe d’abord de recevoir le pardon du Christ.
Pour unir tous les peuples, le Christ commence à faire miséricorde à ses disciples et à les unir dans sa communion.

Et la conséquence directe, la preuve que l’assemblée a compris ce qui lui est donné de vivre, c’est qu’elle devient une communion qui est comblée de joie. Et qui le manifeste. Finie la mine minable des pieux transis. Le plaisir vaniteux des pharisiens « en règle » devient l’allégresse des souillons purifiés par grâce.

SOUFFLÉS VERS LE MONDE

Jésus leur dit : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ».
Il souffla sur eux : « Recevez l’Esprit-Saint. Tout homme à qui vous remettrez les péchés, ils lui seront remis. Tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus ».

Surprise ! Pour Luc, l’Esprit n’était descendu qu’à la fête de la Pentecôte, 50ème jour après Pâques. Jean au contraire nous dit qu’il a été donné aux apôtres dès le soir de Pâques, le jour même de la résurrection.
Chacun dit une facette de la vérité. Le don de l’Esprit, dit Luc, correspond au don de la Loi du Sinaï : il est la Loi Nouvelle, la nouvelle Pentecôte. Mais en même temps, dit Jean, pour ne pas virer en une exaltation faussement mystique, il ne faut absolument pas le disjoindre de la croix et de la Résurrection.
Recevoir l’Esprit à travers la contemplation des plaies atroces du Christ interdit à jamais de le confondre avec n’importe quelle spiritualité.
La Paix du Christ est donnée à certains non comme un privilège mais comme un envoi en mission. Car la croix de Jésus a pour but qu’aucun homme ne soit plus jamais crucifié, torturé. La pierre a roulé pour que plus personne ne se sente enfermé, exclus, voué au néant.

L’Eglise n’est pas une organisation qui ambitionne d’accroître le nombre de ses membres ; elle est portée par le même élan qui a poussé le Père à donner son Fils ; elle est l’expansion universelle de l’amour du Père prolongé par l’amour du Fils jusqu’à la croix ; elle n’est pas imposition d’un code mais proposition du pardon infini.

Proposition car la foi reste démarche libre. Certains la refusent mais ont-ils bien entendu, ont-ils perçu l’enjeu, ne s’ouvriront-ils pas un jour à la Bonne Nouvelle du pardon ? Il nous sera toujours impossible d’en juger.

L’INCREDULE DEVIENT MODELE DU CROYANT

Ainsi en allait-il de Thomas dont l’épisode célèbre montre l’énorme difficulté de certains à accepter l’incroyable.
Pierre (le pape !) et tous les autres avaient beau raconter leur expérience, certifier sa réalité, témoigner avec exultation d’une joie inébranlable : rien n’y faisait. « Si je ne vois pas, je ne croirai pas ». Encore aujourd’hui l’Eglise a beau affirmer, expliquer, aligner les arguments : aucun effet. Sans cesse elle change ses méthodes de catéchèse : seuls les imprimeurs y gagnent.

Il faudra patienter et obtenir de Thomas qu’il consente à rejoindre le groupe « 8 jours plus tard » c.à.d. à nouveau le soir du 1er jour de la semaine suivante. Donc dimanche ! C’est alors que le Ressuscité vient, il est là au milieu. Il ne déchaîne pas sa colère contre l’incrédule. Comme s’il comprenait sa résistance, il ne le condamne pas « Regarde…Avance ta main… ».

Le Caravage a peint de façon saisissante le doigt tremblant qui s’aventure dans la plaie mais Jean ne précise pas ce geste et rapporte seulement la douce sollicitation de Jésus : « Ne sois plus incrédule mais croyant ».
Et, coup de tonnerre, dépassant d’un coup tous ses collègues et tous les personnages de l’évangile, l’incroyant vaincu émet la plus haute confession de foi chrétienne : « MON SEIGNEUR ET MON DIEU ».

Ainsi la finale de l’évangile de Jean fait écho au sublime poème de la première page :
« Au commencement était le Logos et le Logos était tourné vers Dieu et le Logos était Dieu…
Et le Logos devint chair et il a demeuré parmi nous » (Jean 1, 1)

Et Jésus dit à Thomas : « Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu »

Pour saint Jean, il n’y a que deux Béatitudes. La première, Jésus l’avait proclamée lors de ses adieux au dernier soir :

« Si je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur, vous devez vous aussi, vous laver les pieds les uns aux autres… Sachant cela, vous serez heureux – si du moins vous le mettez en pratique » (13, 14)

Selon Jésus, le bonheur de l’homme est d’offrir à son frère le pardon qu’il a reçu de son Seigneur et de croire en ce crucifié qui est son Dieu vivant. Tel est le but pour lequel Jean dit qu’il a écrit son évangile : l’écrit conduit à la foi qui conduit à la Vie :

Il y a encore beaucoup d’autres signes que Jésus a faits en présence de ses disciples et qui ne sont pas écrits dans ce livre-ci.
Ceux-ci ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et pour que, croyant, vous ayez la Vie en son Nom ».

CONCLUSION

Depuis ce jour, rendez-vous est lancé à tous les prisonniers du mal. Chaque dimanche -1er jour de la semaine – rejoignons le petit groupe. Ecoutons lire les signes du texte, croyons qu’au milieu de nous le Messie est là, mangeons le Pain qui vient de ses plaies. Et osons manifester notre paix et notre joie d’être aimés et pardonnés. Alors les signes écrits se transforment en signes vivants.

Certes nous buterons sur l’incroyance de beaucoup, déjà de nos enfants. Mais interrogeons-nous : voient-ils les conséquences de ce que nous affirmons ??? Où est caché notre bonheur de croire ?[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Témoignage : le courage de la conversion

« Dès qu’il a commencé à parler de Jésus mort et ressuscité pour nos péché, j’ai ressenti une grande chaleur m’envahir et j’ai entendu la voix de Jésus me dire tout l’amour qu’il a pour moi. »

Né en Kabylie près de Tizi Ouzou en 1974, Ali Cheknoun, algérien, vibre quand il témoigne de sa conversion. Musulman de naissance, il est choqué dans les années 90, par la violence du terrorisme islamiste, et prend ses distances avec la religion.

Ce 1er mai 1999 marque un basculement dans sa vie lorsque, invité par son cousin, il rentre dans une église évangélique clandestine au cœur d’un village kabyle et sent le Christ lui parler. « Je me suis senti aimé comme jamais. Pendant dix minutes, j’ai pleuré de bonheur », se souvient-il.

Converti, Ali est baptisé chez les évangéliques en Kabylie avant de devenir catholique en 2005, après sa rencontre avec un prêtre missionnaire.

Son père accepte sa conversion, ainsi que ses 6 autres frères et sœurs. « Une exception », affirme-t-il. « Cette tolérance est une grâce du Seigneur. Je connais des convertis en Algérie qui ont été chassés de leur maison. »
Cependant, des islamistes le menacent de mort, ainsi que sa famille parce qu’elle a accepté sa conversion au christianisme, à tel point qu’il décide de quitter l’Algérie pour la Belgique en 2006.

Ali s’installe alors dans la communauté des Béatitudes où il reçoit le prénom Paul-Élie.

En 2010, il intègre sa nouvelle communauté, La Fraternité Missionnaire Jean-Paul II (FMJP2), dont la vocation est l’évangélisation, spécialement des jeunes et des musulmans, et il rentre au séminaire de La Castille, dans le Var.
Son père viendra d’Algérie pour lui remettre solennellement ses habits sacerdotaux lors de son ordination le 26 juin 2016 à Fréjus. « L’amour de Jésus-Christ touche toute ma famille », s’extasie-t-il.

A la demande de l’évêque d’Alger, le jeune prêtre se rend aussi tous les deux mois sur trois en Algérie.

« Depuis ce jour béni de ma conversion, ma vie a été complètement transformée. Je ne vis plus pour moi-même mais pour faire la volonté de Dieu, l’aimer, en aimant mes prochains car Il se rend présent eneux. Comme Jésus a donné sa vie pour moi, c’est à moi maintenant de Lui consacrer ma vie.»[/fusion_text][youtube id= »yfn1Z7y6_yg » width= »600″ height= »350″ autoplay= »no » api_params= »&feature=youtu.be » class= » »][/youtube][separator style_type= »none » top_margin= »40px » bottom_margin= » » sep_color= » » border_size= » » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= »http://resurgences.be/wp-content/uploads/2018/04/Resurrexit-fond.jpg » background_repeat= »repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= »http://www.dominicains.tv/fr/meditation-du-jour » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »none » top_margin= »40px » bottom_margin= » » sep_color= » » border_size= » » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][fusion_text]

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