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Fête de Sainte Marie Mère de Dieu – Année A – 1er janvier 2017
Évangile de Luc 2, 16-21

…7…6…5…4…3…2…1… : BONNE ANNÉE !!!!!

« Bonne année…Et surtout une Bonne Santé… »
Par milliards, les vœux s’échangent, les tempêtes de mails s’entrecroisent sur les ondes, les mains claquent dans le dos, les bisous pépient, les fusées pétaradent, les verres de vin se cognent…

Mais nous le savons bien : sincères et chaleureux, nos vœux n’expriment que des souhaits.

Fragiles comme des bulles. Beaux comme des mirages.
On voudrait tant : la santé, le bonheur, le travail, la paix….
Nous sommes animés de tant de bonne volonté.
Mais sous les éclats de rire, tant d’appréhensions rôdent. Nous sommes tellement vulnérables.
La météo politique n’annonce pas le beau temps.
Nous savons que des monstres rôdent, capables de déclencher l’horreur.

En ce 1er jour de l’année civile, je vous transmets non un souhait mais la Bénédiction de Dieu.
Celle-là même qu’il a voulu que les prêtres prononcent sur le peuple.
Ces mots humains, prononcés en vérité, portent la puissance même de Dieu.
Vous pouvez les répéter entre époux, sur vos enfants.
C’est la première lecture de l’année.

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Fête de Sainte Marie Mère de Dieu

C’est la première fête qui a été consacrée à Marie dans le calendrier : à Rome, dès le 4ème siècle, le 8ème jour après Noël, les communautés célébraient « MARIE MÈRE DE DIEU ».
Et comme Noël vient de tomber un dimanche, c’est donc aussi avec un dimanche que nous avons la joie de nous rassembler en ce premier jour de l’an et nous nous réjouissons avec celle qui, étant Mère de Dieu, est également notre mère.

« Mère de Dieu » : quelle stupéfiante appellation. Elle n’apparaît pas dans le Nouveau Testament : il fallut des siècles de réflexions, de débats souvent houleux pour qu’enfin le concile d’Éphèse ……

MAIS QUI DONC EST JÉSUS ?

Le problème fondamental, c’était l’identité de Jésus : qui donc était-il ? La question s’est posée dès son apparition sur la scène publique : certes il était un homme semblable aux autres, un prédicateur ambulant, un guérisseur, un homme juste et saint, pour certains un envoyé de Dieu, un prophète. Mais son enseignement, ses exigences, son comportement ne permettaient pas de l’enfermer dans ces catégories. Il était plus. Qui donc était-il ? Même ses disciples les plus proches n’arrivaient pas à le cerner. Quant aux juges suprêmes de Jérusalem, très convaincus, ils n’hésitèrent pas à supprimer ce perturbateur dangereux qui, à leurs yeux, renversaient certaines lois et blasphémait.

Mais voilà que cet homme, qu’on avait enseveli, réapparaît vivant. Non réanimé suite à un coma mais ressuscité, le même et tout autre et s’affirmant Seigneur. Le titre de « Fils de Dieu » qui désignait un simple roi d’Israël tout à coup prend un sens tout à fait nouveau. La foi purement monothéiste des apôtres est écartelée.

Paul, le jeune pharisien qui d’abord fulminait de rage contre ces idiots qui répandaient une telle supercherie contraire à la Loi sacrée, est retourné par une rencontre mystérieuse et il devient à son tour apôtre de Jésus. Combattu par ses anciens confrères qui luttent pour détruire la foi qu’il annonce, il écrit sa conviction aux chrétiens de Galatie (en l’année 57 selon les spécialistes).
Un extrait de cette lettre constitue la 2ème lecture de ce jour et il contient la toute première mention écrite de la mère de Jésus – sans même dire son nom.

Mais lorsqu’est venue la plénitude des temps, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme et soumis à la loi de Moïse, afin de racheter ceux qui étaient soumis à la Loi et pour que nous soyons adoptés comme fils.
Et voici la preuve que vous êtes des fils : Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, et cet Esprit crie « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils, et puisque tu es fils, tu es aussi héritier : c’est l’œuvre de Dieu.

Extraordinaire affirmation. Dans la suite des envoyés de Dieu  – Moïse … Élie… Isaïe… Jean-Baptiste -, Jésus marque une plénitude, comme le tournant de l’histoire.
Oui il est né d’une femme, comme tous les humains, oui il a vécu sous le régime de la Loi comme ses compatriotes, mais il a accompli ce qu’aucun prophète, aucun sage, aucun maître n’a pu et ne pourra réaliser : d’abord « racheter » c.à.d. libérer des fautes, pardonner les péchés de toutes les infidélités à la morale. Et ensuite faire de nous des fils et des filles de Dieu.
Pardon des péchés et transfiguration des hommes : il était et reste impossible que cette œuvre soit accomplie par un homme, si saint et si génial soit-il. De Moïse à Jean-Baptiste, nul prophète n’a prétendu pouvoir faire cela. François d’Assise et Martin Luther King ont, à leur tour, tout fait pour corriger les hommes, ont donné leur vie pour leurs frères, ont opéré des guérisons, des conversions, des libérations sociales et politiques. Mais les apôtres de Jésus ont été fermement convaincus que seul Jésus avait pardonné leurs péchés par sa croix et les avait re-créés par sa Pâque.
Il était donc un homme mais « fils de Dieu ». Non par sa résurrection (S. Paul), non par son baptême (Marc) mais de par sa conception (Matthieu et Luc). Il n’était pas un homme divinisé mais « le Verbe de Dieu s’est fait chair, il a habité parmi nous et à ceux qui croient en son Nom, il a donné pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1).
C’est pourquoi Paul peut affirmer à ses frères qu’ils peuvent désormais, en toute assurance, dire à Dieu « Abba » – diminutif hébreu signifiant « papa » – ce que lui jadis, comme pharisien intègre, n’aurait jamais osé dire.

VIVRE SELON SA NOUVELLE IDENTITÉ

Nous sommes enfants de Dieu parce que, grâce à Jésus et sa Pâque, nous avons reçu l’Esprit, la Force, le Souffle de Dieu. Nous ne sommes pas des membres d’une organisation religieuse, enfermés dans le système légal. Nous ne sommes pas époussetés, peaufinés, améliorés, indemnes du mal. Nous ne sommes pas des Anges. Nous sommes recréés. Nous n’avons en rien collaboré à cette œuvre : tout s’est accompli par grâce, comme don.

Désormais, en accueillant ce don, en confessant que Jésus est Fils de Dieu, nous découvrons notre identité nouvelle et il nous reste à vivre comme des « enfants de Dieu », à constituer une communauté pacifiée, libérée de tout enfermement de frontière et de remords. Tu n’es plus esclave (« suis-je en règle ? »). Tu n’es pas anarchiste (« je fais ce que je veux »).
Dans ta pauvreté, sur les ruines de ton orgueil, tu es « héritier » de tout ce que ton Père partage avec ses enfants : paix, pardon, confiance, joie, amour.

MARIE NOTRE MÈRE

Mais alors, quel est notre rapport à cette « femme » d’où est né Jésus ?
Quelques années plus tard, poursuivant la méditation incessante de l’Église, saint JEAN découvre la solution et raconte la scène du calvaire :

« Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la sœur de sa mère, Marie l’épouse de Clopas et Marie-Madeleine. Voyant ainsi sa mère et le disciple qu’il aimait, Jésus dit à sa mère : « Femme voici ton fils ». Il dit ensuite au disciple : « Voici ta mère ».
Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui » (Jean 19, 25-27).

Quatre femmes et un homme (la même proportion que dans nos églises). La tradition y voit l’apôtre Jean mais la désignation anonyme permet de voir plus large. La veille, dans ses adieux aux siens, Jésus a précisé ce que signifiait « l’aimer » :

« Si quelqu’un m’aime, il observera ma parole et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous établirons en lui notre demeure » (14,23).

Aimer Jésus n’est pas une émotion pieuse, une formule creuse mais une décision de vivre selon ses enseignements, de le suivre partout jusqu’à la croix pour être purifié par le sang qui coule de son cœur transpercé (19, 34) et recevoir le Souffle (l’Esprit-Saint) qu’il rend en mourant (19, 30).
Alors le croyant devient demeure du Père et du Fils et dans sa demeure (« chez lui »), comme Jean, il reçoit celle qui dorénavant est sa mère. La mère de Jésus devient mère de l’Église.

LE TRAVAIL DE LA MÈRE

« Les bergers se hâtèrent vers Bethléem et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient … Marie  retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. »

Que fait Marie pour le disciple ? Elle lui apprendra à lire l’évangile non comme un livre à parcourir mais comme « une Annonciation », un message qui interpelle et confère une mission. A transformer sa vie en un service de Dieu et des hommes (Visitation). A chanter (Magnificat). A partir sur des routes nouvelles et à traverser des nuits obscures (Noël). A accueillir en frères des pauvres (les bergers) et des riches (les mages). Et à « ruminer », à relire sans arrêt l’évangile, à le confronter aux événements de l’actualité.
Comment ne pas l’aimer, celle qui fut le dernier don de Jésus aux hommes ? Comment douter de sa protection, de son aide, de son regard aimant ? Comme le père de la parabole, n’est-elle pas toujours prête à serrer sur son cœur le malheureux prodigue qui revient ?

JOURNÉE MONDIALE DE PRIÈRE POUR LA PAIX.

Elle a été instituée par le pape Paul VI en ce jour du 1er de l’an, de Marie Mère de Dieu. L’actualité horrible des guerres et des émigrations nous jette dans une supplication intense au « Prince de la Paix ». Pitié, Seigneur, pour tes enfants suppliciés. Par ton Esprit, fais de nous, là où nous sommes, des artisans de paix.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Notre-Dame de Vladimir

[/fusion_text][fusion_text]La Mère de Dieu de Vladimir est une des icônes orthodoxes les plus vénérées de Russie. La Mère de Dieu (en grec Théotokos : Marie) est considérée comme la sainte protectrice de la Russie. L’icône est exposée dans la galerie Tretiakov de Moscou. Le patriarche de Constantinople envoya l’icône comme cadeau au grand-duc  de Kiev vers 1131 et elle s’arrêta à  Vladimir. L’image fut transportée de Vladimir à la nouvelle capitale, Moscou, pour protéger la Russie de l’invasion de Tamerlan en 1395. Vassili Ier de Moscou passa une nuit à pleurer devant l’icône et les armées de Tamerlan se retirèrent le même jour. Les Moscovites refusèrent alors de restituer l’icône à Vladimir et la placèrent dans la cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou. Selon la tradition populaire, l’intercession de la Mère de Dieu, à travers l’icône, sauva également Moscou des hordes tatares en 1451 et en 1480.   En décembre 1941, alors que les Allemands approchaient de  Moscou, Staline aurait ordonné que l’icône fût placée dans un avion qui fît le tour de la capitale assiégée. L’armée allemande commença à se retirer quelques jours après.

Une icône exceptionnelle

Plus encore que les icônes les plus célèbres, l’original a été maintes fois copié au cours des siècles. L’icône est une version du type Éléousa (Vierge de « Tendresse »), portant l’Enfant-Jésus se blottissant contre la joue maternelle. L’icône de Notre-Dame de Vladimir est parfois décrite comme exprimant le sentiment universel de l’amour maternel et l’anxiété vis-à-vis de son enfant. Au xvie siècle, la Vladimirskaïa — comme l’appellent les Russes — devint objet de légende. La tradition de l’Église affirme que la première icône de la Mère de Dieu fut peinte par saint Luc ce qui a parfois amené à penser que l’icône de Vladimir avait été peinte au ier siècle par l’évangéliste.
L’icône de Notre-Dame de Vladimir est considérée par les historiens de l’art comme l’icône la plus importante de la période comnénienne d’un point de vue artistique. Elle exprime une humanité et une émotion plus profondes que les œuvres typiques de l’art byzantin de la période précédente. David Talbot Rice affirme, dans la dernière édition de l’Encyclopédie Britannica : « elle est d’une importance considérable dans l’histoire de la peinture, car il s’agit non seulement d’un travail de très haute qualité, mais également d’une icône plus humaine d’un style nouveau qui anticipe sur la fin du style byzantin qui connut son apogée entre 1204 et 1453 » ( in Wikipedia).[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= »#ffca82″ background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »2px » border_color= »#ff9604″ border_style= »solid » padding= »24px » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »fade » animation_direction= »right » animation_speed= »0.5″ animation_offset= »top-into-view » class= » » id= » »][fusion_text]

LE PAPE FRANÇOIS PARLE DE MARIE

[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= »#ffffff » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »left » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »fade » animation_direction= »right » animation_speed= »0.5″ animation_offset= »top-into-view » class= » » id= » »][fusion_text]Que notre pensée se tourne vers la Mère de la Miséricorde.
Personne n’a connu comme Marie la profondeur du mystère de Dieu fait homme.
Sa vie entière fut modelée par la présence de la Miséricorde faire chair.
La Mère du Crucifié-ressuscité est entrée dans le sanctuaire de la Miséricorde divine
en participant intimement au mystère de son amour.

Choisie pour être la Mère du Fils de Dieu, Marie fut préparée depuis toujours
par l’amour du Père pour être l’Arche de l’Alliance entre Dieu et les hommes.
Elle a gardé dans son cœur la divine miséricorde en parfaite harmonie avec son fils Jésus.
Son chant de louange, au seuil de la maison d’Élisabeth,
fut consacré à la miséricorde qui s’étend « d’âge en âge » (Luc 1, 50).
Nous étions nous aussi présents dans ces paroles prophétiques de la Vierge Marie,

Près de la croix, Marie, avec Jean, le disciple de l’amour, est témoin
des paroles de pardon qui jaillissent des lèvres de Jésus.
Le pardon suprême offert à qui l’a crucifié
nous montre jusqu’où peut aller la miséricorde de Dieu.
Marie atteste que la miséricorde du Fils de Dieu n’a pas de limite
et rejoint chacun sans exclure personne.

Adressons-lui l’antique et toujours nouvelle prière du « Salve Regina »
puisqu’elle ne se lasse jamais de poser sur nous son regard miséricordieux,
et nous rend dignes de contempler le visage de la miséricorde : son Fils Jésus.

L’Eglise sent fortement l’urgence d’annoncer la miséricorde de Dieu.
Elle sait que sa mission première,
surtout à notre époque toute remplie de grandes espérances et de fortes contradictions,
est de faire entrer chacun dans le grand mystère de la miséricorde de Dieu,
en contemplant le visage du Christ… »

« Le Visage de la Miséricorde » : Annonce du Jubilé – 11 avril 2015

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