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Fêtes et solennités

Fête de Noël – année A – 25 décembre 2016
Évangile de Luc 2, 1-20

«  JE VOUS ANNONCE LA BONNE NOUVELLE,
GRANDE JOIE POUR TOUT LE PEUPLE :
UN ENFANT VOUS EST NÉ »

Tous les jours, je suis proche du peuple d’Alep » a déclaré le pape François, place Saint-Pierre, ce 11 décembre 2016 :
il appelle à un « choix de civilisation » pour la paix, pour le peuple d’Alep et de toute la Syrie.

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Dans les ruines de l’église maronite d’ALEP en Syrie, les chrétiens ont installé ce qui reste de la crèche.
Jésus est toujours le petit pauvre menacé. PRIONS POUR / AVEC NOS FRÈRES EN SOUFFRANCE.
A côté de cela, oh, combien sont dérisoires et obscènes nos « Villages de Noël » pantagruéliques.

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L’homme se divinise par la puissance
Dieu s’humanise par amour

En ces jours-là, parut un édit de l’empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre – ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. – Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine. Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth, vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem. Il était en effet de la maison et de la lignée de David. Il venait se faire recenser avec Marie, qui lui avait été accordée en mariage et qui était enceinte.
Or, pendant qu’ils étaient là, le temps où elle devait enfanter fut accompli. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire (crèche), car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.

Quelle jouissance : « Je suis à la tête du plus grand Empire qui soit apparu dans l’histoire, je suis vénéré comme un dieu –Auguste- dans la Rome éternelle et je vais savoir combien j’ai de « sujets ». Or Dieu interdit les recensements (2 Samuel 24), car l’homme n’est pas un n° d’une série, il n’entre pas dans une totalité. On ne peut « avoir des hommes » car chacun est « une image de Dieu ».
Tout là-bas, dans un coin perdu, un pauvre petit couple, éperdu, obéit et retourne au lieu de ses origines. Les puissants dominent, dirigent, manipulent les faibles. Mais le dessein de Dieu s’accomplit :

« Et toi Bethléem, si petite, de toi sortira celui qui doit gouverner Israël…au temps où enfantera celle qui doit enfanter…Il fera paître son troupeau, il sera grand jusqu’aux extrémités de la terre. Il sera la Paix »

( Michée 5, 1 – 8ème siècle avant notre ère )

Le colossal Empire romain, gangrené par la débauche, le lucre et le crime, s’effondrera et ne laissera que des notations dans les livres d’histoire, des statues, des ruines. Tandis que Jésus a ouvert un royaume éternel, ouvert à tous les peuples, et qui ne disparaîtra jamais.

LES BERGERS

(Il importe de prolonger un peu la lecture prévue pour la messe de la nuit.)

Dans la région, il y avait des bergers qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L’ange du Seigneur se présenta devant eux, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Alors l’ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »
Les bergers se disaient entre eux : « Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d’y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers.

Tandis que les grands personnages de l’État s’empiffraient au banquet organisé dans les salons de marbre de l’Auguste, quelques freluquets grelottant dans la nuit entendent une autre invitation : « La prophétie de Michée s’est réalisée ». Laissant là leurs moutons, ils se hâtent et dans une grange proche, ils découvrent un couple de pauvres avec leur nouveau-né endormi sur la paille d’une mangeoire.
Moins de 50 ans après la mort d’Auguste (août 14), d’autres pauvres, à Rome, recevront la même invitation et se hâteront d’aller voir ce que jamais ils n’auraient imaginé : dans une maison, des hommes et des femmes de toutes origines, de tous milieux, se rassemblaient, l’annonce de la Bonne Nouvelle les comblaient d’une allégresse inouïe puis, de leur main, comme faisant une petite crèche, ils mangeaient le petit morceau de pain. Et ils chantaient : « Aujourd’hui dans notre monde, le Verbe est né…C’est toujours Noël et nous sommes à Beth-lehem, « la maison du pain ».
Bethléem la misérable a vaincu la Rome orgueilleuse et opulente ; le repas eucharistique l’emporte sur le banquet impérial ; dans le Royaume de la liberté où Jésus nous invite, il n’y a plus de maîtres et d’esclaves, de femmes objets des hommes, de classes supérieures aux autres.
Pour tous et chacun Jésus est « la Paix ».

ET MARIE

« Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ».

Quelle aventure !
Elle préparait (à 14 ans ?) son mariage avec Joseph quand une révélation inattendue la bouleversa : « Tu auras un fils : Dieu lui donnera le trône de David et son règne n’aura pas de fin » (Luc 1, 30).
Puis elle apprit que sa cousine attendait un enfant et elle s’encourut pour l’aider.
Puis un édit impérial la jeta sur les routes et la voici accouchant dans une grange et accueillant des petits bergers admiratifs devant son nouveau-né endormi  sur la paille.
La foi bouscule, déjoue les plans : l’existence devient service. Et la monotonie devient joie, plénitude.
Tous les rêves de la nation à propos d’un Messie éclatant de gloire s’évanouissent. Tout se passe dans l’ombre, dans la nuit, dans la solitude. L’Empereur de Rome, les Grands Prêtres de Jérusalem, les sages et les puissants ignorent tout de cette histoire. C’est dans les marges de l’histoire que se produit l’essentiel.

Marie garde en mémoire tous les détails de ce qui lui arrive, elle les rapproche des prophéties entendues, elle tourne et retourne dans sa tête : quel est le sens de cette aventure ? Quel est le projet de Dieu ? Annonce, Visite, cantique du Magnificat, Naissance, venue des pauvres : Dieu est en train de réaliser son projet de salut des hommes. A chaque fois, Marie consent : « Voici la servante du Seigneur : que sa Parole, en moi, s’accomplisse ». Et la Parole se nourrit de sa chair : Dieu devient l’un de nous.

Ainsi faisons-nous aujourd’hui devant la crèche et lorsque nous chantons : « Il est né le divin enfant », ce ne sont pas des enfantillages, des résidus ridicules d’une vieille religion en voie de disparition. Mais parce qu’il naît en nous.

POUR UNE ÉGLISE MARIALE

Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.

Que l’Église d’aujourd’hui copie Marie : qu’elle laisse tomber son faste et sa richesse, que le vent de l’Esprit emporte surplis à dentelles, camails d’hermine et Mercédès de la curie.
Qu’elle écoute sérieusement ce que son Seigneur lui dit, qu’elle ne dise plus ce qu’elle veut mais ce que son Seigneur lui dit de dire.
Qu’elle médite et entrechoque dans son cœur Écritures et événements, Paroles de Dieu et vie du monde, Évangile et actualité, scandale des potentats qui se vautrent dans le luxe et misère des femmes émigrées accouchant sur la paille ou coulant dans la mer.
Que nos Eucharisties ne soient plus guindées et bien-pensantes mais qu’elles soient humiliées, exposées à tous vents, ouvertes aux mal fichus, aux dégingandés, aux simples, à tous ceux-là qui s’émerveillent devant un nouveau-né emmailloté de loques.
Les Puissants, eux, continueront à goûter quelque plaisir en accumulant les cadeaux du père Noël et en se consolant dans quelques verres d’alcool- tout en étant toujours prêts à foncer pour écraser l’ennemi par les armes, à frauder et à manigancer pour accroître leur fortune.
« Père Noël » : image du Dieu rêvé par notre égoïsme. Donne-moi.
Jésus : image du Dieu réel. Donne-toi.

« Marie garde et médite ». Son seul souci, avec Joseph, c’est de préserver ce petit, l’élever, le préparer à sa mission.

Devant la crèche, le chrétien médite, cherche à toujours mieux comprendre, sent monter en lui une allégresse que les soûlards du « village de Noël » et tous les Empereurs, si augustes soient-ils, ne s’imagineront jamais.
Mais nous les attendons avec impatience car l’Église, comme la crèche, reste ouverte à tous, sans exigences de pureté et sans reproches contre les fautes.
Et tous ensemble, comme les gamins de Bethléem, nous raconterons que ce que nous vivons correspond à ce que les Écritures révélaient, et nous resterons éveillés, chargés de garder l’humanité pour qu’elle marche à la rencontre de « celui qui est venu » pour devenir « celui qui vient ».[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Dans les ruines d’une église d’Alep.

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UN NOUVEAU SITE :

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etc …[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= »#ffca82″ background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »2px » border_color= »#ff9604″ border_style= »solid » padding= »24px » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »fade » animation_direction= »right » animation_speed= »0.5″ animation_offset= »top-into-view » class= » » id= » »][fusion_text]

Perles de Noël

[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= »#ffffff » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »left » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »fade » animation_direction= »right » animation_speed= »0.5″ animation_offset= »top-into-view » class= » » id= » »][fusion_text]- Un Noël sans Jésus est semblable à un faux billet.

– Jésus aurait pu naître mille fois à Noël, cela ne sert de rien s’il n’est pas né dans ton cœur (Martin Luther).

– Nul ne peut vraiment adorer le Père pour le don de l’enfant de la crèche, s’il n’a pas reconnu en Jésus le Sauveur mort pour lui sur la Croix.

– Pour donner à votre Noël son sens véritable, accordez la première place à Jésus-Christ.

– Il y a des gens à qui les arbres cachent la forêt; il y a des chrétiens à qui l’arbre de Noël cache Noël (Maurice Ray).

– Le plus beau cadeau du monde a été présenté dans une mangeoire d’étable au jour du premier Noël.

– Noël ! Comme il ferait nuit dans le monde sans cette date de lumière ! Une immense espérance a traversé la terre (Félix Pécaut).

– Dieu est venu habiter avec les hommes pour apprendre aux hommes à vivre en Dieu (Tertullien, 160-240).

– Jésus ne se lasse pas de naître dans cette étable qu’est le cœur de l’homme.

– Le Christ à Bethléem, cent fois fût-il venu, et non pas dans ton cœur, tu serais perdu. (Angelius Silesius).

(paru dans Lueur – Un éclairage sur la foi 2006)

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