Catégories
Dimanches Fêtes et solennités

Fête de Noël – 25 décembre 2017
Évangile de Luc 2, 1-14

Noël est-il devenu la fête d’Amazon avant d’être celle de la venue du Christ ?

La une de l’hebdomadaire allemand Der Spiegel (Tirage 1 million expl.) de cette semaine a de quoi interroger : on y voit le petit Jésus livré par Amazon à ses parents, Marie et Joseph, qui semblent manifestement déçus du cadeau.

La fête de Noël telle qu’elle est vécue aujourd’hui a fait du consommateur un nouveau Dieu sur terre.

Marie et Joseph apparaissent comme des consommateurs typiques d’aujourd’hui : capricieux et se voulant tout-puissants. On les voit refuser le cadeau qui leur a été fait et se demander s’ils peuvent l’échanger. Le commerce en ligne et la transformation de Noël en fête de la consommation semblent avoir sonné le glas de l’esprit de Noël. C’est ainsi qu’il faut comprendre le jeu de mot dans le titre « Das gelieferte Fest, « Noël, la fête de la livraison ». Mais en même temps, le mot « geliefert » veut dire « cassé » ou « fichu ».

Donnant l’habitude au consommateur de tout avoir tout de suite, d’acheter quand il le souhaite et de pouvoir revendre ses cadeaux le lendemain de la fête, le commerce en ligne a ainsi accentué le caractère de « roi » du client. Or, visiblement, ce n’est pas un consommateur avide de satisfaire son plaisir et de céder à ses caprices qui serait le mieux disposé à accueillir sur Terre le Fils du Dieu vivant.

Noël est plus que jamais l’occasion de réfléchir à notre rapport à la consommation et à notre attitude de client qui « veut tout tout de suite » pour comprendre que la Nativité est d’abord l’expérience du don, de la pauvreté et de l’accueil.

(Extrait d’un article de ALETEIA 15 12 2017)

Imprimer
[one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]


N’ALLEZ PAS A BETHLEEM : ALLEZ A L’EUCHARISTIE

Habitués à exiger des reconstitutions très précises du passé, nous nous étonnons de remarquer certaines différences entre les récits de la naissance de Jésus dans les évangiles de Matthieu et de Luc : nous estimons qu’ils seraient plus crédibles s’ils racontaient l’événement de façon identique. Les exégètes cherchent, en vain, leur hypothétique accord.
Or l’Antiquité avait une tout autre conception de l’histoire que nous : l’essentiel, pour l’écrivain, n’était pas de retrouver tous les témoins, d’enquêter avec minutie afin de reconstituer le fait dans ses moindres détails mais d’en faire comprendre le sens pour le lecteur. Un historien moderne nous replonge dans un passé révolu pour que nous soyons convaincus de l’authenticité de tous les détails : un évangéliste reconduit le passé dans le présent de son lecteur pour qu’il croit, pour qu’il expérimente l’actualité de ces événements dans sa propre existence.

Que veut nous dire encore aujourd’hui saint Luc à travers son récit ?

LE MESSIE SURVIENT EN PLEIN MONDE

D’abord que Jésus, né d’une femme juive, a été tout de suite un sujet de l’Empire romain, un « numéro » sur les listes de recensement établies par un Empereur fou d’orgueil de savoir le nombre de « sujets » sur lesquels il régnait avec pouvoir de vie et de mort.

Mais la naissance de cet enfant totalement inconnu avait été saluée par l’hymne des Anges. C’était lui, et non Auguste, qui était le seul Sauveur de l’humanité, le seul qui pouvait apporter une paix universelle parce qu’il était la Gloire de Dieu.

Ainsi nous, chrétiens, sommes sujets d’un Etat, assujettis à des princes parfois d’une moralité douteuse et soumis à leurs lois. Nous n’ambitionnons pas de prendre le pouvoir, de diriger le monde. Mais, citoyens ordinaires, nous avons reçu par grâce une citoyenneté céleste : notre vrai Seigneur est Jésus, notre unique Sauveur est Jésus. Nous sommes heureux aujourd’hui de l’accueillir dans une humanité qu’il assume afin de nous faire partager sa divinité.

Il ne hurle pas des ordres comme un grand officier d’Empire qui envoie les hommes à la bataille et à la mort : il ne nous recense pas pour savoir combien nous sommes car nous ne sommes pas des numéros, des objets à manipuler mais des personnes uniques dont chacune a tellement de prix qu’elle mérite qu’un Dieu vienne à elle pour lui pardonner et la combler d’amour.

ALLER A LA MAISON DU PAIN

Les grands de ce monde se figurent toujours qu’ils font leurs 4 volontés et qu’ils dirigent le monde…mais quoiqu’ils fassent, la Volonté de Dieu se réalise.

Ce nouveau-né est bien le Messie attendu qui devait être un descendant du grand Roi David, donc de Bethléem :

  • Le plus jeune qui gardait les moutons : le Messie sera le Berger de tous les peuples.
  • Le fragile, sans casque ni armure ni épée, qui abattit le colosse grâce à 5 cailloux – pour que le Christ abatte le monstre de la haine et de la mort grâce aux 5 plaies de sa croix.
  • Le roi qui laissa à son très sage fils Salomon la mission de bâtir le temple – et ainsi Jésus confiera à la Sagesse de l’Esprit de construire l’Eglise de la Paix (shalôm).

En hébreu, Beth-Lehem signifie « la Maison du Pain », sans doute parce qu’il s’y trouvait des champs fertiles.
Mais inutile de prendre l’avion pour aller reconnaître l’endroit : il suffit qu’aujourd’hui, là où vous vivez, vous alliez à la Maison de l’Eglise, la Maison où l’on mange le Pain qu’est devenu cet enfant qui, déjà, reposait dans une « crèche » (il faut rappeler que la crèche n’est pas une maison ni une grotte, mais une mangeoire à claire-voie où se nourrissent les animaux de la bergerie). Pour les pauvres, elle devait souvent servir de refuge aux petits.

Tendez votre main, avec respect, comme une coupe : faites ce geste avec plus d’attention et de respect que si le Président vous présentait la Légion d’Honneur ; répondez fermement à voix haute que vous croyez, que vous dites votre AMEN c.à.d. que vous avez confiance : celui que vous emportez va vous porter avec assurance et vous guidera, avec vos frères, à chaque église, chapelle ou cathédrale jusqu’à la Maison éternelle où vous chanterez avec les Anges éternellement « Gloire à Dieu au plus haut des cieux ».

LES BERGERS.

Quelque temps avant Marie, Elisabeth avait accouché chez elle, sans manquer d’aucun soin, entourée par tous ceux qui venaient féliciter la femme du prêtre qui enfin devenait mère.
A Bethlehem, secouée par un voyage pénible, loin de chez elle, dans un endroit inconnu, Marie accouche et ne dispose que d’un berceau de paille.

Mais voilà que des hôtes imprévus se présentent. Nous les imaginons mignons petits bergers, bien propres, bien éduqués, avec des sourires ravis. Mais en ce temps, c’était des gamins pouilleux, en quête de quelques sous, méprisés par les bien-pensants qui leur reprochaient de ne pas être en règle avec les lois de Dieu.

Mais eux au moins, quand le Messie est apparu, ils étaient éveillés, gardant leurs bêtes contre prédateurs et voleurs. Garder et rester vigilants : ne sont-ce pas les qualités que le Messie recommandera en dernier lieu : « Restez éveillés…le Messie peut venir en tout temps, à l’heure que vous n’attendez pas… »

Ainsi dans nos « maisons-du-pain », tous peuvent entrer – même Johnny Halliday…et Jean d’Ormesson …et tous ceux-là qui ont vagabondé dans la nuit du monde mais qui gardaient au fond du cœur une vague espérance. Alors, après avoir hurlé toute leur vie leur malheur de n’avoir pas eu de père, ils peuvent, émerveillés, entendre leur vrai Père, Dieu, les accueillir en chantant à leur intention : « Oh que je t’aime ! Que je t’aime ».

MARIE

Il est dommage que la lecture ne rapporte pas la dernière phrase qui note l’attitude Marie :
« Quant à Marie, elle retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur ».
Note capitale – tellement que Luc la répétera lors du recouvrement de Jésus a 12 ans (2, 51).

En hébreu, le mot « davar » signifie aussi bien chose que parole. Marie se rappelle l’Annonciation : « Tu auras un fils, il règnera à jamais ; il sera Fils de Dieu »…et la voilà dans un lieu perdu. César à Rome vivait dans un palais de marbre ; il contemplait son fils reposant dans un berceau somptueux, complimenté par tous les grands de la cour le couvrant de cadeaux d’or et de perles précieuses.

Quel contraste avec Marie ! Elle ne se révolte pas, ne se dit pas qu’elle vit un cauchemar. Elle se rappelle….elle fait mémoire…De tout : événements, paroles, visite à Elisabeth…la bousculade du voyage…la vie de David…la stupeur de Joseph le fidèle…les bavardages des petits bergers…
Et elle contemple son premier-né.
Elle médite dans son cœur (en hébreu c’est le cœur de la personne, le lieu de la réflexion, de l’intelligence). « Je suis la servante du Seigneur : que tout se passe selon sa Parole ».

Profondeur infinie de ce texte. Joie et lumière au fond du cœur. Comment se contenter des marchés de Noël et des pacotilles dérisoires ?????[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

3/4 DES VICTIMES DE PERSECUTION
POUR RAISON RELIGIEUSE SONT DES CHRETIENS

200 millions de chrétiens ne peuvent vivre leur foi librement

Auteur : AED – Aide à l’Église en Détresse

Jeudi 12 octobre 2017, la basilique du Sacré-Cœur à Paris était illuminée d’une lumière rouge, afin de rendre hommage aux martyrs de toutes les religions.

L’AED (Aide à l’Église en détresse) par ce geste, a interpellé le grand public et réveillé les consciences quant au déclin de la liberté religieuse dans le monde.

Il est rare que l’AED élève publiquement la voix mais la situation est alarmante.
À l’heure actuelle, 1 pays sur 5 ne respecte pas l’article 18 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme :

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites. »

Les chrétiens sont les principales victimes de cette discrimination ou de cette persécution : 200 millions ne peuvent pas vivre leur foi librement.

Dans 38 pays touchés par la persécution religieuse, l’extrémisme de certains groupes, qui tentent de remplacer le pluralisme par une mono-culture religieuse, a pour conséquence de tuer, détruire, déplacer des populations et entraîner l’instabilité de pays à des niveaux sans précédent.

• En Corée du Nord, des habitants sont torturés parce qu’ils sont croyants

• Au Pakistan, des centaines de personnes croupissent en prison depuis des années parce qu’ils sont accusés (souvent à tort) d’avoir blasphémé

• Au Bhoutan (le « pays du bonheur »), la messe est interdite

• En Libye, 21 Égyptiens ont été décapités, car ils étaient coptes

• En Irak, des yézidis sont réduits à l’esclavage sexuel à cause de leur croyance

• En Inde, des dalits musulmans sont traités comme des objets

• Au Nigeria, des chrétiens sont enlevés et mutilés par Boko Haram

Nous assistons à une violation manifeste des droits de l’Homme. Pour que cessent ces persécutions, mobilisons-nous : il existe un lien étroit entre la liberté religieuse et la paix.

Si nous voulons la paix dans le monde, protégeons la liberté religieuse.

SIGNEZ ICI LA PETITION DE l’AIDE A L’EGLISE EN DETRESSE

[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]