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Fêtes et solennités

Fête de l’Assomption de Marie – Année A – 15 août 2017 – Évangile de Luc 1, 39, 56

DORMITION – ASSOMPTION

Une antique légende rapporte que chacun des apôtres, qui s’étaient dispersés dans plusieurs pays afin d’annoncer l’Evangile, fut mystérieusement prévenu de revenir d’urgence à Jérusalem.
C’est ainsi que les Douze se retrouvèrent ensemble au chevet de Marie sur le point de mourir : son âme, représentée sous la forme d’un nouveau-né enveloppé de langes, est accueillie par son Fils. Belle image de Marie au cœur de l’Eglise.
Ce jour devint la fête de la DORMITION – car la mort chrétienne n’est qu’un sommeil dans l’attente de la résurrection générale et le lieu de sépulture est un « cimetière »- d’un mot grec qui signifie « dortoir ».

L’Eglise occidentale parle de l’ASSOMPTION : Marie qui a assumé le Fils de Dieu sur terre est assumée par lui dans le ciel. La fête est instaurée le 15 août dès le 6ème siècle.

Le pape Pie XII définit le 1er novembre 1950 : « L’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et en âme à la Gloire céleste ».

R.D.

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MARIE ASSUME SUR TERRE et EST ASSUMEE AU CIEL

Dans sa fusée, le cosmonaute s’éloigne à des centaines de km de la terre mais lorsque Marie, emportée par l’amour, rejoint son Fils dans le ciel de Dieu, elle se rapproche comme jamais des hommes de la terre.

Le concile Vatican II consacrait ces lignes à l’Assomption de Marie :

«  Après son Assomption au ciel, son rôle dans le salut ne s’interrompt pas : par son intercession répétée, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel. Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n’est pas achevé, ou qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu’à ce qu’ils parviennent à la Patrie bienheureuse » (De l’Eglise § 62).

Et encore :

« Dans le ciel, où elle est déjà glorifiée corps et âme, la mère de Jésus représente et inaugure l’Eglise en son achèvement : de même sur cette terre, en attendant la venue du Jour du Seigneur, elle brille déjà comme un signe d’espérance assurée et de consolation devant le peuple de Dieu en pèlerinage » (idem § 68)

Le corps humain n’est pas la tombe de l’âme, comme disait Platon. Il n’est ni à idolâtrer ni à mépriser. Il ne faut ni l’adorer ni le maltraiter. Le projet de Dieu n’est-il pas de « prendre corps » ?

Jésus n’a jamais considéré le corps comme le lieu du péché, un réceptacle de forces à mâter, un volcan dangereux ; il ne propose pas un programme d’ascèse ; il se méfie des pharisiens qui imposent des jeûnes ; « Quand l’Epoux est là, dit-il, les invités à la noce peuvent-ils jeûner ? ».
Il apprécie les bonnes choses de la terre, cadeaux de Dieu son Père. Au contraire de son maître Jean-Baptiste le pénitent, il se fait traiter « d’ivrogne et de glouton ».
Il souffre de voir tant de corps fiévreux, malades et handicapés : il écoute leurs appels à l’aide et il les guérit. Il remarque les corps affamés et il les nourrit.
Et si ses ennemis tuent son corps, son Père le réveille, le relève, le ressuscite dans un état de lumière.

Marie, sa mère, a elle aussi, comme lui, connu la mort mais l’Esprit lui a rendu son corps de gloire. Elle avait tellement bien assumé sur terre son rôle de mère, d’épouse, de croyante qu’elle a été assumée par l’amour qui l’habitait et qui était lumière.

L’évangile de la fête nous permet d’admirer son service de charité et sa joie de reconnaissance et de justice.

LA SERVANTE DU SEIGNEUR EST SERVANTE DE SA PARENTE

A la veille de ses noces, dans le secret, Marie a reçu une annonce bouleversante : Tu seras la mère du Messie. Elle est bouleversée, elle ne comprend pas tout mais sans prétexter de son insuffisance, sans exiger un délai de réflexion, sans demander l’autorisation de ses parents, elle acquiesce : « Me voici la servante du Seigneur : qu’il m’advienne selon ta Parole ».

D’un coup son existence devient vocation pour le salut de l’humanité. Aucun moment n’a eu cette importance : or cette fille n’a pas 15 ans et elle n’est qu’une pauvrette d’un village perdu.

Va-t-elle se calfeutrer, se protéger dans la solitude ? Non. Sur le champ, elle se met en route : elle a aussi appris que sa parente était enceinte donc son devoir est d’être près d’elle pour la soutenir. Servir Dieu devient servir l’autre dans le besoin.
La vague croyance religieuse peut s’enfermer dans l’aliénation mais la foi chrétienne fait sortir, lance dans l’aventure. Plus tard, son fils se ceindra, lui aussi, d’un tablier pour essuyer les pieds de ses frères : « Je ne suis pas venu pour être servi mais pour servir ».

Marie, notre Mère dans la foi, ne peut demeurer indifférente aux disciples puisqu’ils sont ses enfants. Mystérieusement elle continue à nous visiter, elle nous soutient dans nos luttes, elle intercède pour ceux qui tombent, elle est proche de ceux qui glissent dans la mort : « Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».

SUB TUUM PRAESIDIUM : Le texte de la plus ancienne prière à Marie a été retrouvé sur un manuscrit égyptien du 4ème siècle :

Sous l’abri de ta miséricorde, Nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve
Mais de tous les dangers délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse et bénie.

MARIE CHANTE DIEU

Loin des palais impériaux, des lieux de pouvoir, des chaires du savoir et des manifestations hurlantes, deux femmes enceintes, deux villageoises, s’enlacent pour rendre grâce au Dieu de la Vie et du Bonheur.
Et la jeune Marie chante ce cantique que nous devrions chanter à la fin de chaque jour que Dieu nous offre :

« Mon âme exalte le Seigneur…j’exulte de joie…
Dieu m’a regardée, il fait pour moi des merveilles… ».

Le oui de la foi s’est incarné dans la charité de la visite et devient louange. Marie a fait crédit total à son Dieu sans demander des détails sur l’avenir. Sans vanité ni fausse humilité, elle éclate de reconnaissance : quoi de plus extraordinaire que d’être choisie pour apporter le Sauveur du monde ?

« Père, je te rends grâce : ce qui reste caché aux yeux des grands de ce monde, tu l’as révélé à une petite pauvre ».

Au lieu d’implorer des grâces et des pardons, si nous commencions par dire merci pour tous les bienfaits que nous avons reçus ? La connaissance de Dieu grandit quand on la chante dans la reconnaissance.

« Son amour s’étend d’âge en âge…Il disperse les orgueilleux,
il renverse les charlatans de leur piédestal, il renvoie les riches les mains vides.
Et il élève les humbles, il comble les affamés….
Il se souvient de son amour et de ses promesses ».

La louange de Marie s’élargit aux dimensions du monde et de l’histoire. Certes il ne manquera jamais de brutes infâmes, de potentats imbus d’eux-mêmes, de prédateurs rapaces qui étendent leurs ravages, causent des ruines, multiplient des victimes. Et il y a les multitudes des petits, des méprisés, des sans-pain, sans-logis, sans-soins que l’on traite en déchets, que l’on piétine, que l’on extermine. Le spectacle du monde est hélas souvent d’une horreur tragique. C’est pourquoi, dans le combat pour le droit et la paix, la liste de nos échecs nous fait prendre notre pension beaucoup trop tôt.

Marie, héritière des prophètes de son peuple, ne doute aucun instant : Dieu prend toujours le parti des pauvres et il triomphe. Il a libéré les esclaves hébreux des griffes du Pharaon, il a ressuscité Jésus de la mort, il a reconstitué le peuple des rescapés d’Auschwitz.
L’espérance inébranlable dans la victoire de la justice de Dieu est le moteur le plus puissant de nos engagements.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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PAPE FRANCOIS : LETTRE « LAUDATO SI »
MARIE ET L’ECOLOGIE

241. Marie, la Mère qui a pris soin de Jésus, prend soin désormais de ce monde blessé, avec affection et douleur maternelles. Comme, le cœur transpercé, elle a pleuré la mort de Jésus, maintenant elle compatit à la souffrance des pauvres crucifiés et des créatures de ce monde saccagées par le pouvoir humain. Totalement transfigurée, elle vit avec Jésus, et toutes les créatures chantent sa beauté. Elle est la Femme « enveloppée de soleil, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête » (Ap 12, 1).

Élevée au ciel, elle est Mère et Reine de toute la création. Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint toute la plénitude de sa propre beauté. Non seulement elle garde dans son cœur toute la vie de Jésus qu’elle conservait fidèlement (cf. Lc 2, 19 ; 2, 51), mais elle comprend aussi maintenant le sens de toutes choses. C’est pourquoi, nous pouvons lui demander de nous aider à regarder ce monde avec des yeux plus avisés.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »yes » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

SAINTE THERESE DE LISIEUX CHANTE MARIE

A Pâques 1896, Thérèse ressent les premières atteintes de la tuberculose en même temps qu’elle entre dans les ténèbres de la foi. La pensée du ciel lui est un combat. Sa santé se détériore peu à peu. Elle souffre terriblement. A l’infirmerie elle rédige la fin de ses souvenirs. En mai 1897, elle parvient à composer le grand poème où elle désirait, dit-elle, exprimer tout ce qu’elle pensait de Marie : 25 strophes (ici seulement les strophes 1, 2, 6 et 25).

Elle meurt le 30 septembre après une dure agonie en murmurant : « Mon Dieu, je vous aime ». Elle avait 24 ans.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »yes » hide_on_mobile= »no » background_color= »#ffd69e » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= »25px » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

POURQUOI JE T’AIME, Ô MARIE

Oh, je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t’aime.
Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
et surpassant l’éclat de tous les bienheureux,
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux.

Il faut pour qu’un enfant puisse chérir sa mère
Qu’elle pleure avec lui, partage ses douleurs
Ô ma Mère chérie, sur la rive étrangère
Pour m’attirer à toi, que tu versas de pleurs !…
En méditant ta vie dans le saint Evangile
J’ose te regarder et m’approcher de toi
Me croire ton enfant ne m’est pas difficile
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi…

Tu me le fais sentir, ce n’est pas impossible
de marcher sur tes pas, ô Reine des élus.
L’étroit chemin du ciel, tu l’as rendu visible
en pratiquant toujours les plus humbles vertus.
Auprès de toi, Marie, j’aime à rester petite ;
Des grandeurs d’ici-bas, je vois la vanité,
Chez sainte Elisabeth, recevant ta visite,
J’apprends à pratiquer l’ardente charité.

Bientôt je l’entendrai, cette douce harmonie
Bientôt dans le beau ciel, je vais aller te voir.
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encore…Mère…voici le soir !
Je ne crains plus l’éclat de ta gloire suprême
Avec toi j’ai souffert et je veux maintenant
chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t’aime
et redire à jamais que je suis ton enfant …

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