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Fêtes et solennités

Fête de l’Ascension – Année A – Jeudi 25 mai 2017

Le Mont des Oliviers n’est pas le Cap Canaveral et Jésus ne s’est pas envolé dans le ciel comme une fusée. Gagarine et tous ses successeurs peuvent effectuer toutes les cabrioles à travers les milliards de galaxies, ils n’y verront évidemment jamais ni Dieu ni Jésus.

Quand Luc dit que Jésus est monté au ciel, quand nous prions « Notre Père qui est aux cieux », nous savons bien qu’il s’agit d’une métaphore : L’immensité du ciel au-dessus de nos têtes évoque – un peu et très mal – un Infini sans espace qui est celui que nous appelons Dieu.

« Il est monté au ciel et il est assis à la droite de Dieu ».
La fête de l’Ascension nous ouvre à toutes les richesses de cette révélation.
Elle nous offre ce qui manque le plus dans un monde en crise : nous avons un peu de foi, un brin de charité, mais nous manquons d’espérance.
On nous comble de moyens de vivre: on ne nous apprend pas le but.

Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance.
Et je n’en reviens pas.
Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle.

Charles PEGUY

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MONTER AU CIEL

Le Mont des Oliviers n’est pas le Cap Canaveral et Jésus ne s’est pas envolé dans le ciel comme une fusée. Gagarine et tous ses successeurs peuvent effectuer toutes les cabrioles à travers les milliards de galaxies, ils n’y verront évidemment jamais ni Dieu ni Jésus.
Quand Luc dit que Jésus est monté au ciel, quand nous prions « Notre Père qui est aux cieux », nous savons bien qu’il s’agit d’une métaphore : l’immensité du ciel au-dessus de nos têtes évoque – un peu et très mal – un Infini sans espace qui est celui que nous appelons Dieu. « Il est monté au ciel et il est assis à la droite de Dieu ».
La fête de l’Ascension nous ouvre aux immenses richesses de cette révélation, nous offre ce qui manque le plus dans un monde en crise : nous avons un peu de foi, un brin de charité, mais nous manquons d’espérance. On nous comble de moyens de vivre: on ne nous apprend pas le but.

PROCES EN CASSATION

Le grand tribunal de Jérusalem, le Sanhédrin, dans un procès bâclé, avait condamné Jésus pour blasphème et l’avait livré aux Romains. La mort de Jésus sur la croix ignominieuse était le signe probant de sa culpabilité puisque Dieu n’était pas intervenu pour empêcher son exécution.
Mais si les hommes sont libres d’accomplir leurs desseins, même les plus ignobles et les plus pervers, Dieu, lui, accomplit son projet : il réhabilite et couronne le condamné. Les apparitions du Ressuscité convainquent les disciples : le procès était inique et Dieu casse la sentence. Le crucifié est Seigneur, le juste. Dieu l’institue Juge « à sa droite ». Nous serons jugés par sa Miséricorde.

DANS LA MAISON DE SON PÈRE

Tout petit, Jésus avait appris que Joseph n’était que son père adoptif : aussi toute sa vie allait être une recherche de son vrai père. Adolescent, à 12 ans, il avait montré à ses parents qu’il lui « fallait être chez son Père » c.à.d. dans le temple de Jérusalem puisque là était la Maison de Dieu. Devenu homme, il laissa éclater sa colère contre ceux qui avaient la garde de ce temple et qui le souillaient par leur hypocrisie, leur goût du lucre et leur dureté de cœur: « Enlevez tout cela d’ici : ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic ». Le culte n’est pas un commerce ; on n’achète pas la grâce.
Insupportable prétention de la part de ce paysan de Galilée : il fallait éliminer cet imposteur. En le chassant du temple de pierres, ils ignoraient qu’en le dressant ensuite sur la croix, ils allaient l’envoyer, enfin et après quelles tortures, chez son Père du ciel.

Tous nos édifices terrestres ne sont que des résidences « secondaires », de pâles images de la réalité ultime. Leur réussite n’est pas le chef d’œuvre architectural, la splendeur de la décoration, le hiératisme des cérémonies, le sens païen du sacré mais « l’Eglise » c.à.d. l’assemblée, la manifestation visible d’hommes et de femmes de toutes conditions, de toutes origines et qui chantent leur joie d’être ensemble « fils et filles de Dieu ».

JESUS EST SEIGNEUR ACTIF

Jésus n’est pas un champion parvenu le premier au but et regardant ses disciples se débattre dans les affres du monde : il est plutôt comme un chef de cordée qui reste attaché à ses frères et sœurs et fait tout pour les tirer près de lui. Il l’a promis : « Je vais vous préparer une place, je reviendrai et vous assumerai : si bien que là où je suis, vous serez vous aussi » (14, 3).

Par sa Pâque, il est devenu le Chemin, il est la Porte, il continue à être le Bon Berger qui entraîne ses brebis à sa suite, il est le Seigneur dont l’œuvre n’est pas achevée. Car sa joie, son unique désir est que, tirés par sa miséricorde, nous le rejoignions. « Père, je veux que là où je suis, ils soient aussi avec moi » (17, 24). Dieu ne pouvait faire davantage pour préserver en même temps notre liberté et notre responsabilité.

ASCENSION FÊTE DE NOTRE ESPERANCE

Les doutes peuvent bien nous tarauder, nos péchés fréquents nous décourager, les critiques et les attaques nous faire peur. Nous pouvons bien à certains jours capituler : « Je n’y arriverai jamais. Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que ça vaut la peine ? ». Tous nos échecs ont du bon car ils nous guérissent du pharisaïsme, ce cancer de toute religion : se figurer que la réussite est au bout de nos efforts, croire que nous pouvons terminer notre statue. La tentation des plus forts, des plus zélés cache souvent un grand orgueil. Il faut énormément de science, de technique et de ressources pour aller au ciel en fusée : pour aller au Père du ciel, il suffit de se fier dans le Fils. « J’arriverai au ciel les mains vides » écrivait Sœur Thérèse de Lisieux qui, toute sa vie au carmel, avait dû lutter pour faire comprendre à ses sœurs qu’elles se trompaient de voie.

UN DISCIPLE NE MARCHE PAS LE NEZ EN L’AIR

Lorsque les femmes, après le shabbat, découvrirent la tombe de Jésus ouverte et vide, deux messagers divins leur annoncèrent la résurrection : « saisies de crainte, elles baissaient le visage vers la terre » (Luc 24, 5).
Lorsque les disciples, sur le mont des Oliviers, virent Jésus disparaître, les mêmes messagers leur dirent : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? » (Ac 1, 11).
L’humanité est fascinée par les deux mystères : celui d’en-bas, de la matière, de la terre qui accueille les morts et celui d’en-haut, de l’air, du ciel qui lui suggère l’esprit, l’indéfini. D’un côté, l’Egypte fascinée par la mort édifie les pyramides pour protéger le pharaon « fils de Dieu » sous des milliers de tonnes de pierre et, de l’autre côté, Babylone dresse une tour pour que les mages pénètrent les secrets des astres et des dieux.
Au milieu, à Jérusalem, c’est une croix qui se dresse et la pierre d’une tombe roule pour ouvrir sur le vide. L’axe « tombe-croix-ciel » dresse la verticale qui nous permet de tracer des chemins équilibrés entre nous. Nous n’avons pas à « connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité » (Ac 1, 7) : il faut aller vers les hommes. Le ciel est sur leurs visages.

LA NEUVAINE AU SAINT-ESPRIT

La disparition de Jésus n’est pas la fin de l’histoire mais son rebondissement. En un sens tout est accompli : la source du pardon est ouverte, l’accès à Dieu est possible, il faut transmettre la Bonne Nouvelle à toute l’humanité. La mission ne peut s’effectuer que par le même « moteur », le même Souffle qui animait Jésus. D’où la promesse répétée du don prochain de l’Esprit de Dieu.

« C’est dans l’Esprit-Saint que vous serez baptisés dans quelques jours…Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Vous serez alors mes témoins jusqu’aux extrémités de la terre »…Ils regagnèrent Jérusalem, montèrent dans la chambre à l’étage….Tous, unanimes, persévéraient dans la prière, avec quelques femmes dont Marie, la mère de Jésus et avec les frères de Jésus » (Ac 1, 5-14)

L’ouverture au monde commence par l’enfermement ; la prédication ne peut jaillir que du silence ; la mission prend sa source dans la prière ; la dispersion se déclenche à partir du rassemblement. Sans le souffle de l’Esprit, les plus belles initiatives s’éteignent: que de réunions inutiles, de projets avortés, de discours éloquents mais inefficaces ! Sans l’Esprit, l’apôtre ne peut être que très vite « essoufflé ».

Dans la symbolique biblique, 40 est le chiffre de la préparation, de l’imperfection : il importe de poursuivre l’effort 9 jours encore afin de parvenir à 50, le chiffre de la plénitude, le débordement de 7 x 7, le chiffre du Jubilé. Utile est le temps du carême mais nécessaire est la Neuvaine à l’Esprit. Plutôt que faire (des sacrifices) il faut recevoir, accueillir. Evangéliser, c’est d’abord prier, attendre, demander. Ensemble.
AVEC MARIE. Pierre est nommé le premier mais Marie est là : elle apprend à l’Eglise à l’imiter, à poursuivre l’aventure dans laquelle elle s’est engagée la première. Réjouis-toi, Eglise, comblée de grâce…Tu vas concevoir le Fils de Dieu par le don de l’Esprit. Car ce n’est pas une construction, une conception d’homme. Dis seulement comme Marie : Je veux servir mon Dieu : que sa Parole s’accomplisse.
Alors après cette Annonciation, tu pourras multiplier à l’infini les Visitations. Vous, les disciples, vous parcourrez le monde, vous rayonnerez de joie, pressés de répandre la Bonne Nouvelle, apprenant à vivre selon le programme des béatitudes, appliqués à soigner, guérir, pardonner, réconcilier, réunir.
Vous révélerez que Jésus est le seul Seigneur, le Chemin, la Vérité et la Vie. Que sa croix apporte la vie dans le creux de la tombe et ouvre une brèche dans le ciel.
L’Ascension est la victoire sur tous les désespoirs.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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SERMON POUR L’ASCENSION

par saint AUGUSTIN

Aujourd’hui notre Seigneur Jésus Christ monte au ciel : que notre cœur y monte avec lui.
Ecoutons saint Paul : « Vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Le but de votre vie est en haut et non pas sur la terre » (Colossiens 3, 1).

De même que Lui est monté, mais sans s’éloigner de nous, de même nous sommes déjà là-haut avec Lui ; et pourtant ce qu’il nous a promis ne s’est pas encore réalisé dans notre corps.
Il a été élevé au-dessus des cieux cependant il souffre sur la terre toutes les peines que nous ressentons, nous ses membres.
Nous travaillons sur la terre mais par la foi, l’espérance et la charité, nous reposons déjà maintenant avec lui dans le ciel.
Alors qu’Il est là-bas, il est aussi avec nous ; et nous, alors que nous sommes ici, nous sommes aussi avec lui.
Lui, Il a fait cela par sa divinité, sa puissance, son amour ; et nous, nous pouvons le faire par l’amour, mais en Lui.

Il ne s’est pas éloigné du ciel lorsqu’il est descendu pour venir à nous ; et il ne s’est pas éloigné de nous lorsqu’il est monté pour revenir au ciel.
Cela en raison de l’unité qui existe entre Lui et nous : il est notre tête et nous sommes son corps.
Nous sommes Lui, en tant qu’il est Fils de l’homme à cause de nous, et que nous sommes fils de Dieu à cause de Lui.
Le Christ, c’est beaucoup de membres en un seul corps.

Il est descendu du ciel par miséricorde, et Lui seul y est monté ; mais par la grâce, nous sommes aussi montés en sa personne…[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »yes » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

S.B. Ignace Joseph III Younan, patriarche syro-catholique d’Antioche et de tout l’Orient, a participé au Congrès international de mariologie organisé du 17 au 19 mai par le département des sciences humaines et religieuses de l’Université catholique San Antonio de Murcie. Il y a prononcé des paroles fortes mais justes…

« La situation des chrétiens du Moyen-Orient est insupportable. Cela n’intéresse personne de protéger les chrétiens d’Orient car ils sont peu nombreux et manquent de puissance économique du fait qu’ils n’ont pas de pétrole […]
Le monde civilisé compte sur des associations qui luttent pour défendre une espèce animale menacée d’extinction ou une plante rare, mais il ne se soucie pas de la persécution dont souffrent les chrétiens qui vivent depuis des millénaires sur leurs terres ».

(Site Christianophobie mai 2017)

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Resurrexit

DU DIMANCHE DE PÂQUES AU DIMANCHE DE LA PENTECOTE
50 JOURS POUR APPROFONDIR LE MYSTERE DU CHRIST
ET ACCUEILLIR LE DON DE L’ESPRIT DE DIEU

INSCRIVEZ-VOUS SUR LE SITE : www.resurrexit.be
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proposée par des dominicains de Belgique, laïcs, sœurs et prêtres.

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