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Fêtes et solennités

Fête de la Toussaint – année C – 1er novembre 2016
Évangile de Matthieu 5, 1-12

FÊTE DE TOUS LES SAINTS

Quel dommage que le mot « Toussaint » en soit venu à évoquer d’abord les défunts, les visites au cimetière, le chagrin, la grisaille, les feuilles mortes, le brouillard. « Un temps de Toussaint ».

Or le mot TOUS-SAINTS proclame la victoire de la vie, l’espérance, la confiance en Dieu qui, en dépit de nos errements et de nos égoïsmes, de la souffrance qui nous révolte, de la mort qui nous fauche, parvient quand même à faire aboutir l’aventure humaine.

A la fin du premier siècle, alors que la croix signifiait pour beaucoup l’échec et la disparition de Jésus, alors que des chrétiens étaient espionnés, arrêtés, torturés et parfois mis à mort, Pierre leur envoyait une lettre pleine d’espérance :

« Toujours prêts pour le service, soyez éveillés, mettez toute votre espérance dans la grâce qui doit vous être accordée lors de la Révélation de Jésus Christ.
Comme des enfants obéissants, ne vous conformez plus à vos anciennes convoitises.
De même que celui qui vous a appelés est Saint, vous aussi devenez saints dans toute votre conduite car Dieu a dit: «  Soyez saints car Je suis Saint » (1 Pierre 1, 13)

Et Jean, en prison, racontait la vision qu’il avait eue :

« Je vis comme une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, des gens de toutes nations et de toutes langues. Ils se tiennent devant le trône de Dieu et devant Jésus l’Agneau….Un Ange me dit : « Ils viennent de la grande persécution, ils ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau…Il les conduit vers les sources d’eau vive et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux » ( Apoc 7, 9…)

Etre saint, ce n’est pas faire des prodiges, être sans défaut, être prêtre ou moine.
La sainteté est l’accomplissement de notre vocation d’homme à l’image de Dieu.
TOUS, nous sommes pécheurs ; TOUS, nous sommes appelés à devenir SAINTS. C’est-à-dire VIVANTS. C’est le bonheur des 8 Béatitudes.

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Fête de la Toussaint – année C – 1er novembre 2016
Évangile de Matthieu 5, 1-12

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LA SAINTETÉ EST LA VIE ET LE BONHEUR DE L’HOMME

Un « Saint » aujourd’hui est compris comme une vedette de l’Église, quelqu’un qui a accompli des exploits, qui a réalisé des guérisons spectaculaires et dont le nom est inscrit au calendrier. Pourtant au début de l’Église, Paul s’adressait « à tous les fils bien aimés de Dieu qui sont à Rome, aux saints par l’appel de Dieu… » (Rom 1, 7). Exerçant tous les métiers, perdus au milieu de la population païenne, certes ils tombaient dans le péché (c’est pourquoi Paul leur faisait de grands reproches) mais parce qu’ils avaient répondu à l’appel de Dieu, ils étaient déjà saints et ils avaient à le devenir toujours plus en s’efforçant de vivre selon l’Évangile de Jésus leur Seigneur.
Ainsi si chaque jour nous faisons mémoire d’un Saint « canonisé », aujourd’hui nous fêtons la multitude indéfinie des saints non canonisés, la piétaille anonyme, mais dont les noms sont inscrits dans les cieux et qui partagent la Gloire et le Bonheur de leurs grands frères.

En même temps, l’exemple de tous ces ancêtres nous stimule : saints par la foi, nous avons à progresser car la sainteté n’est pas un privilège lointain, une évaporation dans les nuées de la piété, mais la réalisation plénière et progressive de notre humanité. Rares sont les génies et les surdoués mais chacun doit, par demande et par grâce de Dieu, tendre à devenir saint.

Comment ? Par le chemin que le célèbre et magnifique évangile de ce jour nous rappelle : le Portique des 8 Béatitudes ouvre l’évangile de Matthieu comme il ouvre notre chemin chrétien et il nous dit d’emblée que l’humanisme authentique est la voie du bonheur.

Voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait.

Désigné par Jean-Baptiste, prédicateur séduisant, guérisseur stupéfiant, Jésus tout de suite attire la foule naïve qui attend de lui la solution de tous les problèmes, le remède à l’angoisse, la victoire sur les ennemis, l’élimination du mal. Mais réaliste, il appelle ses auditeurs à changer de vie, à modifier leurs besoins du « tout, tout de suite, gratis » pour exciter en eux le désir de Dieu.

Tout, au fond, se ramène à quatre attitudes que les quatre couples de béatitudes énoncent dans le calme et la simplicité.

1. UN CŒUR HUMBLE

Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.

Fragiles et vulnérables, nous cherchons normalement à avoir : posséder nous rassure, nous protège, nous ouvre des possibilités toujours nouvelles, nous offre une stature sociale, nous permet d’assouvir tous nos besoins, nous enivre de puissance. Excités par la publicité, nous voulons avoir plus que l’autre, nous envions celui qui a ce que nous n’avons pas, nous voulons avoir ce qui est « nouveau » donc nous rejetons ce qui est d’hier. Le consumérisme nous entraîne dans la rivalité, la jalousie, le goût du luxe, le gaspillage, la destruction de l’environnement. On en voit même qui veulent toute la terre. Et le cœur s’endurcit, ne remarque plus la masse qui a peu, qui manque, qui n’a pas même l’essentiel.

Jésus n’appelle pas au dépouillement total, à la mendicité, au mépris des plaisirs, à l’ascèse radicale, au mépris du monde : il demande que nous soyons « pauvres de cœur » c.à.d. « doux ». Ce mot vient du psaume 37 où il désigne ceux qui se contentent de ce qu’ils ont, qui résistent à la frénésie de l’avoir.
Cette humilité profonde est la première porte qui ouvre sur le véritable bonheur : être dans le Royaume du Père.

2. LA SOIF DE DROIT ET DE JUSTICE

Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés.

Jésus ne parle pas du deuil mais de la tristesse profonde qui étreint ceux qui souffrent de voir l’état du monde. Ces émigrés qui se noient, ces innocents fauchés par un attentat subit, ces enfants écrasés sous un déluge de bombes, ces travailleurs jetés dehors comme des rebuts, ces paysans chassés de leur terre par les multinationales, ces personnes âgées qui basculent dans la maladie d’Alzheimer, ces désespérés qui se suicident…Qu’il est épouvantable le malheur des hommes ! Et quelle est violente la tristesse de Dieu qui se voit ignoré, méprisé et qui voit le malheur de ses créatures !
Heureux, dit Jésus, celui qui, comme moi, est bouleversé par les larmes d’un enfant, épouvanté par l’injustice monstrueuse…mais qui croit, comme moi, que l’humanité ne court pas à la destruction inéluctable et que la justice l’emportera. Le bonheur, c’est l’espérance indéfectible, la volonté de Jésus agonisant sur la croix mais sûr que de son cœur transpercé jaillira un nouveau monde.

3. L’AMOUR PUR

Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

Le monde dit qu’il faut se faire respecter, être sans pitié pour les concurrents, se venger pour tout mot déplacé, tout coup reçu. Non, dit Jésus, le bonheur, c’est d’avoir le courage de pardonner. Non pas 7 fois mais 70 fois 7 fois. L’année du Jubilé qui s’approche de la fin a-t-elle été le temps favorable pour devenir miséricordieux comme Dieu est miséricordieux ? Car qui donc est Dieu ? Que signifie ce mot ? Pour pénétrer dans cette lumière, il faut un cœur pur – au sens où l’on dit « de l’or pur » -c.à.d. qui ne joue pas sur deux tableaux : se dire croyant tout en servant les faux dieux du monde.

4. CONSTRUIRE LA PAIX A TRAVERS LES PERSÉCUTIONS

Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux !

Le disciple de Jésus apporte la Paix de l’Évangile comme un bon artisan qui, sans relâche et sans se lasser, pose des actes, renoue les relations rompues, ouvre un dialogue, renoue les fils. En famille, dans le quartier, son pays, le monde. Paix avec les siens, avec les adversaires, avec les animaux, avec la création. Il n’attend pour cela nulle récompense, nulle médaille. Il constate au contraire que ce travail qui devrait faire l’unanimité de tous, est au contraire contrebattu, critiqué. Cette hostilité est un puissant obstacle, une source de découragement et de tristesse : c’est pourquoi « heureux » ici est répété deux fois.
Oui, assure Jésus, comme moi, vous serez refusés, tournés en dérision et même parfois condamnés à mort. N’oubliez pas que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. Certes vous serez pris par la peur, vous serez inquiets sur votre avenir et le sort de vos proches, vous douterez de la présence de Dieu. Mais vous ferez l’étonnante et pourtant réelle expérience que le service de Dieu, l’amour des hommes, l’espérance de la paix toujours possible maintiennent le cœur dans la lumière de la vérité.
Le sourire de  saint François dans les épreuves, la sérénité du père Damien défiguré par la lèpre, la prière du père Kolbe dans le bunker d’Auschwitz proclamaient la vérité de l’Evangile mieux que toutes les prédications et toutes les œuvres.

Voilà le programme proposé par Jésus : il est à l’opposé de celui que nous tend le monde. Mais n’est-il pas manifeste que ce dernier conduit toujours et partout au mépris de l’homme, aux drogues, aux conflits et à la mort ?

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Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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PAPE FRANÇOIS – JOURNÉE MONDIALE DE LA MISSION
23 octobre 2016

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Chers frères et sœurs, bonjour !

La seconde lecture de la Liturgie de la Parole du jour nous présente l’exhortation de saint Paul à Timothée, son collaborateur, dans laquelle il repense à son existence d’apôtre totalement consacré à la mission (cf. 2 Tm 4,6-8.16-18).

Dans ce récit autobiographique de saint Paul se reflète l’Église, spécialement aujourd’hui, Journée missionnaire mondiale, dont le thème est “Église missionnaire, témoin de miséricorde”.

En Paul la communauté chrétienne trouve son modèle, dans la conviction que c’est la présence du Seigneur qui rend efficace le travail apostolique et l’œuvre d’évangélisation. L’expérience de l’Apôtre nous rappelle que nous devons nous engager dans les activités pastorales et missionnaires, d’une part comme si le résultat dépendait de nos efforts, avec l’esprit de sacrifice de l’athlète qui ne s’arrête pas face aux défaites; de l’autre, cependant, en sachant que le vrai succès de notre mission est don de la Grâce : c’est l’Esprit Saint qui rend efficace la mission de l’Église dans le monde.

Aujourd’hui c’est le temps de la mission et c’est le temps du courage !

Courage de fortifier les pas vacillants, de reprendre le goût de se dépenser pour l’Évangile, de reprendre confiance dans la force que la mission porte en elle.

C’est le temps du courage, même si avoir du courage ne signifie pas avoir la garantie du succès. Il nous est demandé du courage pour lutter, non nécessairement pour vaincre; pour annoncer, non nécessairement pour convertir.

Il nous est demandé du courage pour être des alternatives au monde, mais sans jamais faire de polémiques ou être agressifs.

Il est demandé du courage pour nous ouvrir à tous, sans jamais diminuer l’absolu et l’unicité du Christ, unique sauveur de tous.

Il nous est demandé du courage pour résister à l’incrédulité, sans devenir arrogants.

Il nous est demandé aussi le courage du publicain de l’Évangile d’aujourd’hui, qui avec humilité n’osait même pas lever les yeux au ciel, mais se frappait la poitrine en disant : “O Dieu, aie pitié de moi pécheur”.

Aujourd’hui c’est le temps du courage ! Aujourd’hui il faut du courage !

Que la Vierge Marie, modèle de l’Église “en sortie” et docile à l’Esprit Saint, nous aide à être tous, par la force de notre Baptême, disciples missionnaires pour porter le message du salut à toute la famille humaine………. »

Pape François

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