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Fête de la Pentecôte – Année A – Dimanche 4 juin 2017

UNE EGLISE QUI RIT ET SURPREND

Quand le jour de la Pentecôte arriva, les disciples se trouvaient réunis tous ensemble.
Tout à coup comme un violent coup de vent ! …Alors leur apparurent comme des langues de feu et il s’en posa une sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis d’Esprit.

La rumeur se fit, la foule se rassembla et fut en plein désarroi : chacun les entendait parler sa propre langue. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Nous les entendons annoncer les merveilles de Dieu dans nos langues ».
Tous étaient déconcertés. Dans leur perplexité, ils se disaient : « Qu’est-ce que cela signifie ? »
D’autres s’esclaffaient : « Ils sont pleins de vin doux »

( Actes de Apôtres 2)

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L’ESPRIT : DON DE L’AMOUR, DE LA JOIE, DU TEMOIGNAGE

Le cœur de la foi, le centre de l’année liturgique, c’est le cri : le Christ crucifié est ressuscité.

Pour atteindre ce centre, le carême (le mot signifie 40ème). 40 jours pour « faire » : faire des sacrifices et des jeûnes, faire pénitence et faire des collectes. Au bout, notre salut n’est pas le fruit de nos actions mais un don gratuit : Jésus s’offre librement pour nous offrir le pardon de nos fautes.

Après Pâques, nouvelle période de 40 jours : temps des apparitions. Le Ressuscité est-il une hallucination, un mythe ou une réalité ? Temps du voir qui s’efface devant le croire. « Heureux ceux qui croient sans savoir vu ». Au bout l’Ascension : Jésus est bien Seigneur du ciel et de la terre, Fils près de son Père, il reviendra pour juger. Donc il ne faut pas rester le nez en l’air : la vie a un sens, l’histoire a pris son tournant : elle est l’espace où doit se répandre la Bonne Nouvelle, où l’Evangile doit être vécu, seul et en communauté, et annoncé à tous les peuples du monde. La lutte finale est gagnée, nous n’attendons plus « le grand soir » mais le rayonnement de la gloire de Dieu sur toute l’humanité.
Tâche surhumaine qui dépasse toutes nos capacités. Elle ne peut être accomplie que par la Force de Dieu, par son Esprit. C’est pourquoi le temps pascal se prolonge encore pendant 9 jours : temps d’attente, de frein à notre précipitation, de prière communautaire, d’accueil.

PENTECOTE DON DE L’ESPRIT DE DIEU

Et ainsi nous parvenons aujourd’hui au 50ème jour (sens du mot Pentecôte) où s’accomplit en plénitude le Mystère pascal : l’Esprit de Dieu, l’Esprit-Saint descend sur les croyants et les investit de son dynamisme, de sa joie, de son amour. Aujourd’hui s’actualise à nouveau la grande promesse de la Nouvelle Alliance.

L’Esprit ne se voit ni ne se sent, ni ne s’entend : sa prodigieuse énergie se manifeste par les changements qu’il provoque chez ceux et celles qui se prêtent à son action.
Ainsi les contemporains n’ont plus vu Jésus après sa mort mais quelle transformation ils ont pu observer chez ses disciples. Ces pauvres hommes et femmes qui n’avaient pas su le défendre, qui l’avaient trahi, renié, abandonné, qui se terraient on ne sait où comme des lâches, voilà qu’ils réapparaissaient au grand jour. Et la première image que Luc donne d’eux est magnifique :

« Les gens étaient en plein désarroi, déconcertés, émerveillés…Nous les entendons annoncer dans nos langues les merveilles de Dieu…Dans leur perplexité, ils se disaient : « Qu’est-ce que cela signifie ? ». D’autres s’esclaffaient : « Ils sont pleins de vin doux ».

UNE EGLISE HEUREUSE ET QUI ETONNE

Comment donc apparaît, pour la première fois, ce qu’on appellera l’Eglise ? Fondamentalement elle est heureuse, elle étonne, surprend, elle pose question par son comportement.

Transformés par l’Esprit qui a fait intrusion au cénacle, les disciples sortent de leur cachette. Il faudra toujours opérer des retraits, se replier dans la prière mais il faudra toujours en sortir, ouvrir la porte derrière laquelle nous préférons rester au calme entre nous. Nous n’invitons pas à des exercices de méditation en haut des montagnes, nous ne nous cachons pas dans des lieux secrets, nous ne sommes pas une secte qui cultive son ésotérisme. « Sortez, sortez, sortez » répète sans arrêt notre cher pape.

Ils se tenaient à l’étage : ils descendent et rejoignent la rue. Ne nous haussons pas au-dessus des autres dans des idéologies supérieures, ne promettons pas des expériences de fausse mystique, ne parlons jamais de fuir le monde, de le dédaigner. Au contraire l’Esprit chasse les disciples au cœur de la cité, en plein monde.
Ils n’ont pas revêtu des habits d’apparat, n’essaient pas d’impressionner par le déploiement des pompes et leur air sérieux. Vêtus comme tout le monde – et plutôt plus mal -, toisés comme des trouillards de Galiléens par les gens bien de la capitale, ils rient et dansent. Pierre n’est pas « sérieux comme un pape ». L’Eglise est comblée de joie donc elle chante et elle danse au point que certains soupçonnent ces fous d’avoir un peu trop bu. L’Esprit donnerait-il la joie que l’alcool ne donne pas ? Les spiritueux seraient-ils un substitut du vrai spirituel ? Il y a une raison pour que Jésus d’abord offre du vin à Cana.

La communauté ne chante pas ses réalisations, ses réussites, ses mérites. Les disciples savent qu’on les connaît comme des lâches, qu’ils sont de grands pécheurs. Ils ne proclament pas leurs vertus mais la miséricorde qui leur a été faite : nous ne sommes pas des gens parfaits mais des hommes pardonnés. Et nous ne vous demandons pas de devenir parfaits mais vous aussi, de bien vouloir accepter la grâce gratuite du Seigneur. Pour cela comprenez que la crucifixion du Golgotha a été acte d’amour de Jésus, que la fournaise horrible de la souffrance a été le foyer de l’amour divin, que là s’est jouée la profonde révolution que l’humanité attend.
Non la révolution armée ni la révolution culturelle. Mais la révolution qui consiste à reconnaître que Dieu est Notre Père, que nous sommes, par la foi, ses enfants. Que nous ne vivons plus sous le régime des lois et des préceptes où il s’agit de se mettre en règle.
Il n’y pas de scrupules pour scruter les moindres avanies, il n’y a plus de désespoir lors des plus grosses chutes, il n’y a plus de nuit qui n’attende d’aurore pascale.

« Il n’y a plus maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. La Loi de l’Esprit qui donne la vie en Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort » (Paul aux Romains 8, 1)

L’Eglise chante non ses performances mais les Merveilles de Dieu : elle s’ouvre à la découverte de tout ce que Dieu fait pour elle, elle est rayonnement de gratitude et de reconnaissance.

Et chacun la comprend. N’imaginons pas des phénomènes extatiques. Quand l’Eglise parle le langage de l’amour, tout le monde la comprend, jeunes et vieux, savants et ignares, dans toutes les conditions, toutes les langues, les nations. Il n’y a pas une liturgie, une théologie, une architecture, une philosophie qui seraient à imposer à tous et partout : l’amour de l’Evangile et de la croix se dit et s’exprime de façons infinies.

L’ESPRIT PARACLET AVOCAT TEMOIN

L’Esprit-Saint est le Paraclet, c.à.d. l’avocat. Il rétablit la vérité du procès de Jésus, il réhabilite le condamné, il convainc les disciples de leur bon droit, de la nécessité de parler haut et fort. De l’autre côté, le « satan » c.à.d. l’accusateur poursuit son œuvre de destruction : il souffle toutes les critiques, il anime la haine de certains contre l’Évangile, il tente de décourager les disciples, de les persuader de leurs erreurs, de la laideur de leurs crimes. Esprit, réponds au satan, fais prévaloir la vérité, défends-nous contre les calomnies, garde-nous dans la certitude du pardon.

L’Esprit-Saint est force de témoignage :

« Lorsque viendra le Paraclet, l’esprit de Vérité, il rendra témoignage de moi, dit Jésus ; et à votre tour, vous me rendrez témoignage » ( Jean 15, 26)

La foi n’est pas opinion privée, croyance cachée au fond du cœur. Elle n’est pas non plus prosélytisme intempestif, manifestations spectaculaires. Mais elle doit s’exprimer, inspirer vie et parole. L’Eglise ne se réduit pas à un club de braves gens bien élevés, qui font de temps en temps des collectes pour les pauvres et qui célèbrent des cérémonies.
Les milliers de chrétiens martyrs chaque année, leur persécution au Moyen-Orient, l’économie au service de l’argent, le chômage des jeunes, le réchauffement climatique, l’extension de la pauvreté, les famines de certains pays ne doivent pas nous écraser sous le poids de notre faiblesse : ce sont autant d’interpellations. Que signifie la foi en Jésus mort et ressuscité ? Ne mettons-nous pas un stop à l’action de l’Esprit ? Car l’Esprit ne nous force pas : il n’entre que là où on lui ouvre.

Mère Térésa baignait dans une marée de souffrances et elle rayonnait de joie. Sans arrêt, dans son grand âge, elle agissait autant qu’elle en était capable. Mais chaque matin, et tout au long des jours, elle se glissait dans la chapelle pour contempler le crucifix et implorer le souffle de l’Esprit.
Pape François aujourd’hui commence et termine chaque journée de la même façon.
Ils étonnent, ils sont heureux. L’Esprit est là.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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GRANDE LECTURE A MEDITER EN CES JOURS DE PENTECOTE

Paul était un pharisien, donc un jeune plein de zèle pour son Dieu, acharné à mettre en pratique, à chaque instant, toutes les prescriptions de la Loi dans leurs moindres détails. Le salut était dans l’obéissance, quoi qu’il en coûte de peines et de renoncements : prières, jeûnes, sacrifices, ablutions…
Lisez maintenant comment ce même Paul, converti par le Christ, exprime son émerveillement de ne plus vivre sous le poids des lois rigoureuses mais dans le souffle de l’Esprit-Saint. Apprendre que Dieu est Père, que Jésus a donné sa vie pour nous, expérimenter la libération extraordinaire offerte par l’Esprit… ! Que de trésors !
Ah si nos communautés vibraient de la même allégresse, témoignaient du bonheur de croire !…

LETTRE DE SAINT PAUL AUX ROMAINS (chap.8)

Ainsi, pour ceux qui sont dans le Christ Jésus, il n’y a plus de condamnation.
Car la loi de l’Esprit qui donne la vie dans le Christ Jésus t’a libéré de la loi du péché et de la mort.
En effet, quand Dieu a envoyé son propre Fils dans une condition charnelle semblable à celle des pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine : il a condamné le péché dans l’homme charnel.

En effet, ceux qui se conforment à la chair tendent vers ce qui est charnel ; ceux qui se conforment à l’Esprit tendent vers ce qui est spirituel ; et la chair tend vers la mort, mais l’Esprit tend vers la vie et la paix. Car la tendance de la chair est ennemie de Dieu, elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle n’en est même pas capable. Ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent pas plaire à Dieu.

Or, vous, vous n’êtes pas sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous.

Mais si le Christ est en vous, le corps, il est vrai, reste marqué par la mort à cause du péché, mais l’Esprit vous fait vivre, puisque vous êtes devenus des justes.
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.

Ainsi donc, frères, nous avons une dette, mais elle n’est pas envers la chair pour devoir vivre selon la chair.  Car si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si, par l’Esprit, vous tuez les agissements de l’homme pécheur, vous vivrez.

En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu.

Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père !
C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Puisque nous sommes ses enfants, nous sommes aussi ses héritiers : héritiers de Dieu, héritiers avec le Christ, si du moins nous souffrons avec lui pour être avec lui dans la gloire.

J’estime, en effet, qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire qui va être révélée pour nous. En effet, la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu.
Car la création a été soumise au pouvoir du néant, non pas de son plein gré, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation, pour connaître la liberté de la gloire donnée aux enfants de Dieu.
Nous le savons bien, la création tout entière gémit, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore.

Et elle n’est pas seule. Nous aussi, en nous-mêmes, nous gémissons ; nous avons commencé à recevoir l’Esprit Saint, mais nous attendons notre adoption et la rédemption de notre corps.

Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ? Mais nous, qui espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.

Bien plus, l’Esprit-Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables.
Et Dieu, qui scrute les cœurs, connaît les intentions de l’Esprit puisque c’est selon Dieu que l’Esprit intercède pour les fidèles.

Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, il fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour.
Ceux que, d’avance, il connaissait, il les a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères.
Ceux qu’il avait destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il en a fait des justes ; et ceux qu’il a rendus justes, il leur a donné sa gloire.

Que dire de plus ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?

Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Dieu est celui qui rend juste : alors, qui pourra condamner ? Le Christ Jésus est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, il intercède pour nous.
Alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? : la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ?
En effet, il est écrit : « C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, qu’on nous traite en brebis d’abattoir ». Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés.

J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.

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