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8ème dimanche ordinaire – Année A – 26 février 2017
Évangile de Matthieu 6, 24-34

Là où est ton trésor, là est ton cœur

Il obture notre angoisse de manquer. Il nous permet de satisfaire nos besoins vitaux : manger, boire, se vêtir, habiter, se soigner. Il apaise notre inquiétude du lendemain.
L’argent est donc un instrument très utile, nécessaire, indispensable. L’argent liquide est comme le sang qui circule pour apporter la vie à tout l’organisme humain. S’il circule !!
Mais en avoir plus, toujours plus, offre tellement d’avantages ! Il ouvre des possibilités de jouissances nouvelles, offre notoriété, réputation. Le riche oublie le devoir de le partager – or tout homme doit vivre.
L’argent rend sourd aux cris des affamés : des fortunes gigantesques s’édifient tandis que des multitudes s’enlisent dans la misère.
L’argent rend aveugle au désastre écologique et à la destruction insensée de la planète.
La convoitise brûle : on gaspille, on se consume à consommer de façon effrénée.
Quel monde laisserons-nous à nos enfants ?

Ecoutons aujourd’hui le grave avertissement du Seigneur. Le tout premier danger qui torpille la vie dans le Royaume de Dieu, c’est la déification de l’argent. L’outil devient maître.
La cupidité donne la confiance. La fortune éteint l’espérance. L’avarice tue la charité.

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Contre l’Obsession de l’Argent et la Pression des Soucis

Nous poursuivons l’écoute du grand enseignement de Jésus appelé « sermon sur la Montagne ». Après avoir montré comment l’Evangile accomplit la Loi, Jésus recommande les trois pratiques traditionnelles de l’aumône, de la prière et du jeûne mais cette partie centrale du « Sermon » (6, 1-18) est reportée au Mercredi des Cendres, à l’entrée du carême. Si bien qu’aujourd’hui nous abordons la partie suivante : le Seigneur nous met en garde contre les principaux dangers qui empêchent la vie selon l’Evangile.

1er OBSTACLE : L’ATTACHEMENT A L’ARGENT

(commencer la lecture par les versets précédents)

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur (…).
Nul ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent…. »

Il est tout à fait remarquable que d’emblée Jésus pointe le péril n°1 : ni la sexualité, ni la débauche, ni l’alcool, ni la drogue… mais l’argent. La 1ère Béatitude proclamait « Heureux les pauvres de cœur » et la 2ème en corrigeait la fausse interprétation spiritualiste en ajoutant « Heureux les doux » c.à.d. ceux qui refrènent leur cupidité de vouloir posséder toujours davantage.

Evidemment l’argent est un instrument indispensable : il faut avoir des revenus pour entretenir sa famille, veiller à sa maison, instruire ses enfants et entreprendre. Mais il est tellement avantageux d’en posséder beaucoup ! Surtout dans une société qui propose sans arrêt de nouveaux produits et nous allèche par des slogans publicitaires. La tentation s’insinue non plus de se servir de l’argent mais de servir sa puissance. L’argent n’est plus un outil mais un dieu que peu à peu, sans s’en rendre compte, on adore : c’est pourquoi Jésus l’appelle Mammôn – un mot de la même famille que AMEN qui signifie « je mets ma confiance ».
Combien de baptisés répondent « amen » à la liturgie, mais en fait ils se fient surtout à leur trésor qui leur permet un train de vie très cossu, le confort, les voyages et un flot de divertissements.
Pour Jésus, il n’y a que deux maîtres : Dieu ou l’Argent, et on ne peut pas jouer sur les deux tableaux. Qui sert l’un se sert de l’autre. Qui adore l’un rejette l’autre.

Cette fascination du « fric » apparaît presque chaque jour à la une de l’actualité où se succèdent les scandales de la corruption : des politiciens magouillent, touchent des « jetons d’absence », des grands patrons s’octroient des traitements obscènes, des multinationales s’évadent dans des paradis fiscaux, des dictateurs détournent à leur profit des fortunes colossales tandis que leur peuple croupit dans la misère…

Quel scandale intolérable lorsque le commerce de luxe affiche des bénéfices plantureux et que le nombre de sans-logis, de familles sous le seuil de pauvreté, de morts de froid dans la rue augmente sans arrêt. Quelle horreur quand les gaspillages sans vergogne détruisent les ressources et conduisent la planète à la ruine.

L’héritage que nous devons laisser à nos enfants, ce n’est pas un million d’euros en plus mais « un trésor » constitué par une certaine façon de vivre, un respect des créatures, un sens du partage, un bonheur qui vient des Béatitudes. Jésus était très heureux.

2e OBSTACLE : TROP DE SOUCIS A PROPOS DE LA NOURRITURE ET DU VÊTEMENT

Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? ….
Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”. Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.

De même que Jésus n’a pas dit de se débarrasser de tout argent et de devenir mendiant ou clochard, de même il ne nous demande pas d’être des cigales insouciantes, de jouer du pipeau en étant sûrs que tout va s’arranger. Oui nous avons des responsabilités, des préoccupations légitimes : il nous faut travailler durement pour entretenir la famille. Et tant mieux si nous pouvons nous nourrir sainement et même nous réjouir parfois dans la joie d’un banquet de fête. Mais faut-il nous laisser prendre par l’obsession des apparences, du « look » à la dernière mode ?…Tout cela est « paganisme », affirme Jésus.

SE FOCALISER SUR LE SOUCI ESSENTIEL

Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin.
Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît.
Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.

Jésus propose la guérison : la foi. Croire davantage, mettre sa confiance en Dieu. Subordonner les besoins matériels au désir de Dieu. Chercher « d’abord » à entrer et à demeurer dans le Royaume de Dieu : nous appliquer à lui obéir, à correspondre, à « s’ajuster » à ses volontés. Etre des fils « justes » qui répondent à l’amour de leur Père. Car le Royaume n’est pas un domaine sacré à part du domaine profane où nous vivons, où nous cherchons normalement nourriture et vêtements mais il est la Réalité fondamentale qui convertit, qui transforme la manière de vivre, qui donne sens à toutes nos demandes et tous nos besoins.

Dieu n’est pas une puissance lointaine mais « Votre Père » précise Jésus qui vient, juste avant, de révéler à ses disciples leur nouvelle grande prière, « le NOTRE PÈRE » qui brille, tel un joyau en plein milieu du « Sermon sur la montagne ».
Si vous osez lui dire « Notre Père », vous êtes donc son enfant, rempli de confiance et vous acceptez les autres comme « des frères et sœurs » avec lesquels il est bon de partager les biens de la création. « Que ton Nom soit sanctifié » : vous comprenez que vous avez mission de témoigner de sa Gloire, et pas d’abord de la vôtre. « Que ton Règne vienne…Que ta volonté soit faite » » : votre existence se donne à cette mission de déboulonner les idoles – d’abord le règne de l’argent – pour qu’advienne un monde de partage et de solidarité.
« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » : guéris de l’obsession des réserves à accroître, de la peur de l’inconnu, vous donnez pleine valeur à l’aujourd’hui. Pèlerin de l’existence, vous acceptez « la manne » quotidienne comme l’enfant qui ne doute pas de la sollicitude de son père. « Pardonne-nous comme… » : le souci à avoir, c’est celui du péché que vous avez commis, du pardon que vous devez quémander et que vous recevez afin de le partager avec les autres. « Et ne nous soumets pas.. » : vous acceptez votre faiblesse, votre fragilité, vous ne cherchez plus votre assurance dans la satisfaction avide de vos besoins matériels mais vous remettez votre avenir dans les mains du Père. « Demain aura souci de lui-même ».

FIN DU SERMON SUR LA MONTAGNE ET DEBUT DU CARÊME

Ce mercredi, nous entrons dans le Carême avec ses évangiles particuliers donc nous n’entendrons pas la fin du Sermon sur la montagne. Dans sa dernière partie (7, 13-29), en bon pédagogue, Jésus insiste sur la pratique : il ne suffit pas de lire, de comprendre, d’admirer son enseignement mais il faut le réaliser, l’actualiser, le rendre actuel. L’Evangile n’est pas une utopie : il est toujours à faire. Tout de suite.

Le temps du carême sera une période propice: d’abord pour relire l’entièreté du texte, ensuite pour descendre dans ses profondeurs, discerner comment le mettre en pratique, rectifier nos comportements contaminés par le paganisme ambiant, et passer à l’acte – si petit soit-il au début.

Nous décider pour une « sobriété heureuse » (Pierre Rahbi)[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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« Si nous avons nourriture et vêtement, nous nous en contenterons. Quant à ceux qui veulent s’enrichir, ils tombent dans le piège de la tentation, dans de multiples désirs insensés et pernicieux, qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. En effet la racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent. Pour s’y être livrés, certains se sont égarés loin de la foi »

2e lettre à Timothée 6, 10

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« Les biens de la création doivent équitablement affluer entre les mains de tous…On doit toujours tenir compte de cette destination universelle des biens…L’homme ne doit jamais tenir les choses qu’il possède comme n’appartenant qu’à lui, mais les regarder aussi comme communes….On est tenu d’aider les pauvres, et pas seulement au moyen de son superflu… »

Concile Vatican II : « L’Eglise dans le monde » § 69
(Doctrine sociale de l’Eglise…si méconnue !)

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Oui à une « économie de communion » qui fait vivre

Les 11-12 février 2017, le pape François a reçu 1.100 acteurs de « l’Économie de Communion », rassemblés par le mouvement des Focolari et venant de 54 pays (dont quatre de Belgique), qui ont choisi la communion comme style de vie personnel et pour leur entreprise. Il leur a fait 3 recommandations (ci-dessous extraits)

Chers frères et sœurs, Je suis heureux de vous accueillir en tant que représentants d’un projet auquel je m’intéresse sincèrement depuis longtemps.…. En mettant dans l’économie le bon germe de la communion, vous avez introduit un profond changement dans la manière de voir et de vivre l’entreprise. Je voudrais vous dire trois choses.

1. L’ARGENT.

Il est très important qu’au centre de l’économie de communion il y ait la communion de vos bénéfices. J’ai souvent parlé de l’argent en tant qu’idole. Ce n’est pas par hasard que la première action publique de Jésus, dans l’Évangile de Jean, concerne les marchands chassés du temple (Cf. 2, 13-21). On ne peut pas comprendre le Royaume nouveau apporté par Jésus si l’on ne se libère pas des idoles, dont une des plus importantes est l’argent. Par conséquent, comment être des marchands que Jésus ne chasse pas ?

L’argent est important, surtout s’il n’y en a pas et que de lui dépend la nourriture, l’école, l’avenir des enfants. Mais il devient une idole quand il devient la fin. L’avarice volontaire devient un vice capital, c’est un péché d’idolâtrie parce que l’accumulation de l’argent pour lui même devient la finalité de l’action. « Personne ne peut servir deux maîtres, deux patrons ». Ils sont deux : Dieu et l’argent, l’anti-Dieu, l’idole. C’est ce qu’a dit Jésus.

Quand le capitalisme fait de la recherche des profits son unique objectif, il risque de devenir une structure idolâtre, une forme de culte. La « déesse fortune » est la nouvelle divinité d’une certaine finance …qui est en train de détruire des milliers de familles du monde…Ce culte de l’idolâtrie est un substitut de la vie éternelle. Les produits courants (les voitures, les téléphones…) vieillissent et se consomment, mais si j’ai de l’argent ou un crédit je puis en acheter immédiatement d’autres, me donnant l’illusion de vaincre la mort…….

Le meilleur moyen pour ne pas faire de l’argent une idole est de le partager avec d’autres, surtout avec les pauvres, ou pour faire étudier et travailler les jeunes. Quand vous partagez vos profits, vous êtes en train de faire un acte de haute spiritualité, disant à l’argent : tu n’es pas Dieu, tu n’es pas le maître, tu n’es pas le patron ! Aussi n’oubliez pas cette haute philosophie et cette haute théologie qui faisaient dire à nos grands mères : « Le diable entre par les poches ».

2. LA PAUVRETE

…. Dans la Bible les pauvres étaient aidés par la dîme ….Aujourd’hui nous avons trouvé d’autres moyens … Le moyen des impôts fait partie de cette solidarité, qui est contrée par l’évasion fiscale et l’exclusion fiscale, qui, avant d’être des actes illégaux, sont des actes qui nient la loi qui est à la base de la vie : le secours réciproque……………

…L’économie de communion ne doit pas seulement soigner les victimes, mais construire un système où les victimes soient toujours en diminution, ou si possible elles n’existent plus. Tant que l’économie produira encore une victime et qu’il y aura une seule personne écartée, la communion ne sera pas encore réalisée, la fête de la fraternité universelle ne sera pas totale.

Il faut alors viser le changement des règles du jeu du système économico-social. Imiter le bon Samaritain de l’Évangile n’est pas suffisant…Il faut agir surtout avant que l’homme se trouve face aux brigands, en combattant les structures du péché qui produisent les brigands et les victimes. Un entrepreneur qui est seulement un bon Samaritain fait la moitié de son devoir : il soigne les victimes d’aujourd’hui, mais il ne réduit pas le nombre de celles de demain.

3. L’AVENIR

… Il n’est pas besoin d’être nombreux pour changer notre vie : il suffit que le sel et le levain ne se dénaturent pas. Le grand travail à développer est de chercher à ne pas perdre le « principe actif » qui l’anime ….

Le principe vivant de l’Évangile reste actif seulement si nous le donnons : parce que c’est l’amour et l’amour est actif quand nous aimons, pas quand nous écrivons des romans ou quand nous regardons le journal télévisé. Par contre si nous le tenons jalousement entièrement pour nous, il rancit et meurt. L’économie de communion aura un futur si vous la donnez à tous et qu’elle ne reste pas seulement dans votre « maison ». Donnez-la à tous, faites fructifier le don reçu !

Pour avoir une vie en abondance, il faut apprendre à donner : pas seulement les profits de l’entreprise, mais vous-mêmes. Le premier don de l’entrepreneur est sa propre personne : votre argent, même important, c’est trop peu. L’argent ne sauve pas s’il n’est pas accompagné du don de la personne. L’économie d’aujourd’hui, les pauvres, les jeunes ont besoin avant tout de votre âme, de votre fraternité respectueuse et humble, et seulement après, de votre argent.

Le capitalisme connaît la philanthropie, pas la communion. C’est simple de donner une partie des profits, sans embrasser et toucher les personnes qui reçoivent ces « miettes »….. Dans la logique de l’Évangile, si on ne donne pas tout, on ne donne jamais assez.

….Le « non » à une économie qui tue devient un « oui » à une économie qui fait vivre, parce qu’elle partage, inclut les pauvres, utilise les profits pour créer la communion.    …Je vous souhaite de continuer à être semence, sel  et levain d’une autre économie : l’économie du Royaume, où les riches savent partager leur richesse et où les pauvres sont appelés bienheureux. Merci. »

PAPE FRANÇOIS

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« Nous avons créé de nouvelles idoles. L’adoration de l’antique veau d’or a trouvé une nouvelle et impitoyable version dans le fétichisme de l’argent et dans la dictature de l’économie sans visage et sans but véritablement humain. La crise mondiale manifeste l’absence grave d’une orientation anthropologique qui réduit l’être humain à un seul de ses besoins : la consommation »

Pape François : LA JOIE DE L’EVANGILE, § 55

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La corruption est un cancer social.

Pape François

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Que le droit jaillisse comme les eaux,
et la justice comme un torrent intarissable.

Le prophète Amos 5, 24

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POUR LA JUSTICE FISCALE

Les scandales d’évasion fiscale révélés par Offshore Leaks, Lux Leaks, Panama Papers etc. ont très justement ému la population. Dans le cas de la banque HSBC, ce sont 3000 contribuables qui ont soustrait 6 milliards d’euros au fisc. Pendant que des contribuables fortunés trichent ou, plus joliment dit, pratiquent l’optimisation fiscale à grande échelle, l’austérité touche une grande partie des habitants.

Pendant qu’un enfant sur 5 est en risque de pauvreté chez nous, les profits boursiers s’envolent. Et les multinationales qui détiennent – de fait – le pouvoir réel au niveau mondial alimentent la concurrence entre Etats pour payer le moins d’impôts possible, voire 0% !

Dans les pays du sud, les flux financiers illicites et le pillage des ressources sont favorisés par le manque de transparence des comptes de ces sociétés multinationales.

Le RESEAU POUR LA JUSTICE FISCALE (les syndicats et une trentaine de mouvements et d’associations de Wallonie et de Bruxelles) RECLAME SIMPLEMENT LA JUSTICE FISCALE !

Et pour y arriver, une taxation plus grande des capitaux :
La transparence sur tous les revenus (y compris ceux des capitaux) et la suppression complète du secret bancaire.
Une contribution accrue des revenus du capital à l’impôt.
Un impôt progressif sur les fortunes supérieures à un million d’euros (habitation personnelle non comprise).
La suppression des nombreux incitants qui permettent aux multinationales de payer très peu d’impôts (elles paient 5% environ sur les bénéfices).
Mais pour mettre en application de telles mesures, nous avons besoin de services publics performants. L’administration fiscale doit être dotée de moyens bien plus importants en personnel et en outils législatifs pour lutter contre la grande fraude. Rappelons que le Ministère des Finances a perdu 20 % de son personnel entre 2006 et 2014 et que l’hémorragie continue avec les départs à la retraite non remplacés. Pourtant, par exemple, un fonctionnaire de l’ISI rapporte 2,3 millions d’euros en moyenne à l’Etat par an. Cherchez l’erreur !

La Belgique ne peut pas tout faire toute seule. Elle doit par contre être active au niveau international en défendant notamment deux choses qui sont importantes pour nous :
D’abord mettre tout en œuvre pour promouvoir la transparence fiscale et la coopération entre pays afin de mettre fin à l’évasion fiscale et à la compétition fiscale vers le bas entre Etats. Dans ce but, la création d’un organisme intergouvernemental en matière fiscale sous les auspices de l’O.N.U. est indispensable pour permettre une réelle coopération fiscale au niveau global
Ensuite, agir pour la mise en place d’une taxe sur les transactions financières qui pourrait être un outil efficace contre la spéculation.

POUQUOI CES REVENDICATIONS SONT-ELLES CRUCIALES ?

Parce que le sentiment grandissant que certains privilégiés échappent à l’impôt est de nature à miner un peu plus la confiance des citoyens dans leurs représentants.
Il n’y a pas de justice sociale sans justice fiscale. Les travailleurs paient leurs impôts. Aux entreprises multinationales et aux gros patrimoines de payer leur part !
Pour celles et ceux qui veulent s’engager pour plus de justice fiscale, il est possible de s’engager localement dans des mouvements comme ATTAC, Vivre Ensemble ou les Equipes Populaires qui mènent un travail d’éducation et de sensibilisation. On peut aussi signer les pétitions qui circulent et notamment celles qui soutiennent les lanceurs d’alerte.
Des infos peuvent être trouvées également sur le site : « lesgrossesfortunes.be »

Daniel PUISSANT
Secrétaire du Réseau pour la Justice Fiscale
et vice-président d’ATTAC-Liège

puissantd@gmail.com

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