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7ème dimanche ordinaire – Année A – 19 février 2017
Évangile de Matthieu 5, 38-48

« AIMEZ VOS ENNEMIS » : LA RÉVOLUTION CHRÉTIENNE
(Pape Benoît XVI)

« L’Évangile de ce dimanche contient l’une des paroles les plus typiques et fortes de la prédication de Jésus: « Aimez vos ennemis »… Pourquoi Jésus demande-t-il d’aimer ses ennemis, un amour qui dépasse les capacités humaines ? En réalité, la proposition du Christ est réaliste, car elle tient compte du fait que dans le monde il règne trop de violence, trop d’injustice, et que par conséquent, on ne peut surmonter cette situation qu’en lui opposant un supplément d’amour, un supplément de bonté. Ce « supplément » vient de Dieu, c’est sa miséricorde qui s’est faite chair en Jésus et qui seule peut « faire basculer » le monde du mal vers le bien, à partir de ce « monde » petit et décisif qu’est le cœur de l’homme.

Cette page de l’Évangile est considérée, à juste titre, comme la « grande charte » de la non-violence chrétienne, qui ne consiste pas à se résigner au mal mais à répondre au mal par le bien (Rom 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l’injustice.

On comprend alors que pour les chrétiens, la non-violence n’est pas un simple comportement tactique, mais bien une manière d’être de la personne, l’attitude de celui qui est tellement convaincu de l’amour de Dieu et de sa puissance, qu’il n’a pas peur d’affronter le mal avec les seules armes de l’amour et de la vérité.

L’amour  pour  l’ennemi constitue le noyau de la « révolution chrétienne », une révolution qui n’est pas fondée sur des stratégies de pouvoir économique, politique ou médiatique.

Un amour qui ne s’appuie pas, en définitive, sur les ressources humaines, mais qui est un don de Dieu que l’on obtient uniquement en faisant confiance sans réserves à sa bonté miséricordieuse.

Voilà la nouveauté de l’Évangile, qui change le monde sans faire de bruit.

Voilà l’héroïsme des « petits », qui croient dans l’amour de Dieu et le diffusent même au prix de leur vie ».

Pape Benoit XVI (Angelus du 18.02.2007)
Ce texte est cité par le pape François dans son Message pour la Journée de la Paix 2017 (cf. ci-dessous) 

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La Non-Violence

Après avoir ouvert son grand enseignement moral par le portique des 8 béatitudes, Jésus dissipe un malentendu : il ne vient pas abolir ni édulcorer la Loi ancienne mais au contraire l’accomplir. Il explique cela en prenant 5 exemples dont nous avons entendu les 3 premiers dimanche passé. Voici donc les 2 derniers.
Tout doit nous conduire à la « perfection » (dernier mot)

4. LA LOI DU TALION DEVIENT NON-VIOLENCE

Vous avez appris qu’il a été dit : « Œil pour œil, et dent pour dent ».
Eh bien ! moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant :
– mais si quelqu’un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l’autre.
– Et si quelqu’un veut te poursuivre en justice et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
– Et si quelqu’un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
– À qui te demande, donne ;
– à qui veut t’emprunter, ne tourne pas le dos !

Ce qu’on appelle « la loi du talion » n’était pas un appel à la vengeance impitoyable: au contraire elle avait pour but d’arrêter le cycle infernal de la vendetta, la rage de vouloir faire payer chaque méfait au centuple. Et d’ailleurs les rabbins avaient déjà bien compris qu’il ne fallait pas prendre le dicton à la lettre mais que la punition devait s’infliger à la hauteur du préjudice subi. C’est encore la loi que le droit moderne cherche à appliquer et la responsabilité du juge est d’apprécier la proportionnalité de la sentence au méfait.

« MOI JE VOUS DIS… » : à nouveau Jésus donne sa nouvelle interprétation et elle est stupéfiante. Il demande à ses disciples de sortir du donnant-donnant, de refuser toute vengeance et, par 5 exemples, il les invite à accepter avec patience  les injures et les demandes dérangeantes d’autrui.
Évidemment nous renâclons devant de telles exigences et nous répétons des objections ressassées mille fois depuis des siècles : devons-nous accepter d’être des « nouilles », des chiffes molles sans caractère qui se laissent gruger à tout bout de champ ? Ces prescriptions sont-elles même praticables ?
On dira qu’il ne faut pas prendre toutes ces phrases à la lettre, qu’il s’agit d’un langage exagéré, qu’il faut en prendre et en laisser…. Ah comme nous sommes habiles pour construire des digues afin de ne pas nous laisser entraîner par le torrent d’amour où Jésus veut nous jeter !
Mais, concernant les procès, rappelons-nous la stupeur douloureuse de saint Paul apprenant que des membres de sa communauté de Corinthe recouraient au tribunal : « …Un frère est en procès avec un frère, et cela devant des non-croyants !!?? … C’est une déchéance d’avoir des procès entre vous !…Pourquoi ne vous laissez-vous pas plutôt dépouiller ?… » (1 Cor 6, 1-11).

Nous avons mission d’être « des artisans de paix » (7ème béatitude), « le sel de la terre » (5, 13) c.à.d. autres, différents. Notre décision de suivre Jésus, de chercher le bonheur tel qu’il l’a énoncé, n’est pas le déshonneur d’un homme sans caractère : certes cela est parfois rude, piétine notre amour-propre, notre goût des belles apparences. Mais tout de même : ceux qui n’ont pas voulu appliquer ces perspectives de Jésus n’ont-ils pas causé beaucoup de malheurs à l’humanité ? Et d’autre part Saint François d’Assise, Gandhi, Martin Luther King, Lanza del Vasto, le père Maximilien Kolbe, Soljenitsyne…, objets de la dérision et de la haine des autres, n’ont-ils pas toujours fini, sans violence, par renverser les idoles monstrueuses ?…

Et si ce 4ème exemple nous a sidérés, qu’allons-nous dire en écoutant le 5ème et dernier ?…

5. DES GENS ORDINAIRES APPELÉS A FAIRE DE L’EXTRAORDINAIRE

Vous avez appris qu’il a été dit : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi ».
Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?
Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait.

La langue de la Bible exprime la comparaison par l’opposition « aimer-haïr ». Quand il est écrit : « Dieu a aimé Jacob et haï Esaü », cela signifie que son amour s’est porté de préférence sur le premier – Dieu évidemment ne haïssant personne. Si des textes de la communauté de Qumran appelaient à haïr les ennemis, la Loi demandait au contraire que l’on rende service à son adversaire et que l’on aime l’étranger. Il est faux d’opposer les deux Testaments comme religion de la crainte / religion de l’amour.

Mais ici, parlant d’ « accomplir » la Loi, de la radicaliser, d’en exprimer toute la richesse intérieure, Jésus ordonne à ses disciples ce qui apparaît non seulement comme difficile mais impossible, impraticable : « Aimez vos ennemis ! ».

Scrutons bien le texte pour tenter de comprendre :

  • On est d’accord qu’il n’est pas question d’un amour affectif et de manifestations de tendresse.
  • Tout de suite apparaît l’impératif « priez pour ». Donc la relation brisée avec l’ennemi se resitue immédiatement dans la relation avec Dieu. La ligne spontanée de colère, de rejet ou même de haine vis-à-vis de l’autre est complétée par la ligne vers un Dieu qui est le Dieu des 2 protagonistes et qui est un Dieu d’amour, et même « votre Père des cieux ». Pour sortir d’une opposition frontale, la réaction évangélique se resitue dans une triangulation.
  • Même si notre colère gronde et si la situation nous apparaît bloquée, nous avons à prier pour nos ennemis, à intercéder en leur faveur. Non pour qu’ils se jettent à nos pieds en nous demandant pardon mais de façon désintéressée. Dieu « mon » Père est aussi « leur » Père. Les marques d’affection sont impossibles mais les cris de la prière peuvent toujours jaillir – parfois comme au forceps.
  • Ce Dieu est le Créateur de tout, ses lois cosmiques sont universelles, s’appliquent à tous sans discrimination. Il fait soleil pour tous…il pleut sur tous…Les variations climatiques ne dépendent pas des vertus morales ou des apparences des individus. Jésus nous demande de tirer exemple sur ce Dieu-Père donc de ne pas nous enfermer dans des catégories : amour de ceux qui nous sont proches / rejet, mépris de ceux qui nous font mal.
  • Donc il nous faut dépasser les coutumes habituelles des païens et des pécheurs qui savent manifester la sympathie à l’endroit de ceux qui leur sont proches.
  • Nous sommes appelés à sortir de l’ordinaire, à faire de l’ « extra-ordinaire », à faire éclater les limites où notre affection nous enferme. Ceci rappelle le début où Jésus disait : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux » (5, 20).
  • Donc il y a combat, tempête intérieure, déchirements, échecs fréquents. Le pardon est crucifiant. Il faudra parfois du temps, beaucoup de temps…beaucoup de prières….et le Souffle de l’Esprit-Saint. Mais de la sorte nous apparaîtrons réellement « comme fils » de Dieu. Donc celui-ci apparaîtra comme « Père » : l’amour-prière pour les ennemis est révélation de l’identité de Dieu.

CONCLUSION : IMITER DIEU

Si bien que toute l’instruction se clôture sur un appel qui fait éclater toutes les rigidités légales, tout notre bon sens, toutes nos résistances : « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait ».

Déjà la Loi ancienne formulait : «  Soyez saints car Je suis Saint, moi, le Seigneur votre Dieu » (Lév 19, 2 = 1ère lecture) et appelait à « l’imitation de Dieu », c.à.d. à adopter sa conduite. Et saint Luc, à cet endroit, écrit : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (6, 36).

Les disciples qui écoutaient ces prescriptions du Sermon sur la montagne de Galilée n’ont pu les vivre et les proclamer aux foules que parce que, plus tard, sur une autre montagne, le Golgotha de Jérusalem, ce même Jésus avait donné sa vie pour leur donner le pardon de leur vanité, de leur abandon et de leur lâcheté. « Père, pardonne-leur… ». Dorénavant la miséricorde pour l’ennemi n’était plus une règle morale jugée au-delà de nos forces mais un Amour infini à partager parce qu’on l’avait d’abord soi-même reçu.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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PAPE FRANÇOIS : Message pour la 50e Journée Mondiale de la Paix 2017

1. Je souhaite m’arrêter sur la non-violence comme style d’une politique de paix… Depuis le niveau local et quotidien jusqu’à celui de l’ordre mondial, puisse la non-violence devenir le style caractéristique de nos décisions, de nos relations, de nos actions, de la politique sous toutes ses formes !

Un monde en morceaux

2. … Aujourd’hui, malheureusement, nous sommes aux prises avec une terrible guerre mondiale par morceaux….Cette violence qui s’exerce par ‘‘morceaux’’ provoque d’énormes souffrances dont nous sommes bien conscients…La violence permet-elle d’atteindre des objectifs de valeur durable ? Tout ce qu’elle obtient n’est-ce pas plutôt de déchaîner des représailles et des spirales de conflits mortels qui ne profitent qu’à un petit nombre de ‘‘seigneurs de la guerre’’ ?
La violence n’est pas le remède pour notre monde en morceaux. Répondre à la violence par la violence conduit, dans la meilleure des hypothèses, à des migrations forcées et à d’effroyables souffrances…

La Bonne Nouvelle

Jésus aussi a vécu en des temps de violence. Il a enseigné que le vrai champ de bataille est le cœur de l’homme : « C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses » (Mc 7, 21). Mais le message du Christ, face à cette réalité, offre la réponse radicalement positive : il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne et il a enseigné à ses disciples à aimer les ennemis (cf. Mt 5, 44) et à tendre l’autre joue (cf. Mt 5, 39). Lorsqu’il a empêché ceux qui accusaient la femme adultère de la lapider (cf. Jn 8, 1-11) et lorsque, la nuit d’avant sa mort, il a dit à Pierre de remettre son épée au fourreau (cf. Mt 26, 52), Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié (cf. Ep 2, 14-16). C’est pourquoi, celui qui accueille la Bonne Nouvelle de Jésus sait reconnaître la violence qu’il porte en lui-même et se laisse guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi, à son tour, un instrument de réconciliation.

Être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de non-violence. Comme l’a affirmé Benoît XVI, « L’amour  de  l’ennemi constitue le noyau de la ‘‘révolution chrétienne’’ ».  Justement, l’évangile du « Aimez vos ennemis » (cf. Lc 6, 27) est considéré comme «la grande charte » de la non-violence chrétienne ; il ne consiste pas « à se résigner au mal […] mais à répondre au mal par le bien (cf. Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l’injustice ».

Plus puissante que la violence

La non-violence est parfois comprise dans le sens de capitulation, de désengagement et de passivité, mais en réalité il n’en est pas ainsi….La non-violence pratiquée avec détermination et cohérence a donné des résultats impressionnants. Les succès obtenus par le Mahatma Gandhi et Khan Abdul Ghaffar Khan dans la libération de l’Inde, et par Martin Luther King Jr contre la discrimination raciale ne seront jamais oubliés. Les femmes, en particulier, sont souvent des leaders de non-violence, comme par exemple, Leymah Gbowee et des milliers de femmes libériennes, qui ont organisé des rencontres de prière et une protestation non-violente, obtenant des négociations de haut niveau pour la fin de la deuxième grande guerre civile au Libéria.

Nous ne pouvons pas non plus oublier la décennie historique qui s’est conclue par la chute des régimes communistes en Europe…Ce parcours de transition politique vers la paix a été rendu possible en partie « par l’action non violente d’hommes qui, alors qu’ils avaient toujours refusé de céder au pouvoir de la force, ont su trouver dans chaque cas la manière efficace de rendre témoignage à la vérité ».
…Je le réaffirme avec force : « Aucune religion n’est terroriste ».  La violence est une profanation du nom de Dieu.  Ne nous lassons jamais de le répéter : « Jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte. Seule la paix est sainte, pas la guerre ! ».

La racine domestique d’une politique non-violente

Si l’origine dont émane la violence est le cœur des hommes, il est alors fondamental de parcourir le sentier de la non-violence en premier lieu à l’intérieur de la famille. Elle est le creuset indispensable dans lequel époux, parents et enfants, frères et sœurs apprennent à communiquer et à prendre soin les uns des autres de manière désintéressée, et où les frictions, voire les conflits doivent être surmontés non pas par la force, mais par le dialogue, le respect, la recherche du bien de l’autre, la miséricorde et le pardon.  De l’intérieur de la famille, la joie de l’amour se propage dans le monde et rayonne dans toute la société.
D’autre part, j’adresse un appel en faveur du désarmement, ainsi que de la prohibition et de l’abolition des armes nucléaires : la dissuasion nucléaire et la menace de la destruction réciproque assurée ne peuvent pas fonder ce genre d’éthique.  Avec la même urgence, je supplie que cessent la violence domestique et les abus envers les femmes et les enfants…………
« L’exemple de sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. »……

Mon invitation

6.     … Les huit béatitudes (cf. Mt 5, 3-10) tracent le profil de la personne que nous pouvons qualifier d’heureuse, de bonne et d’authentique. Heureux les doux – dit Jésus –, les miséricordieux, les artisans de paix, les cœurs purs, ceux qui ont faim et soif de justice.
C’est aussi un programme et un défi pour les leaders politiques et religieux, pour les responsables des institutions internationales et pour les dirigeants des entreprises et des media du monde entier : appliquer les Béatitudes dans leur manière d’exercer leurs responsabilités propres…. La non-violence active est une manière de montrer que l’unité est vraiment plus puissante et plus féconde que le conflit. Tout dans le monde est intimement lié.  Certes, il peut arriver que les différences créent des frictions : affrontons-les de manière constructive et non-violente…

En conclusion

… Je signe ce Message le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception. Marie est la Reine de la Paix. À la naissance de son Fils, les anges glorifiaient Dieu et souhaitaient paix sur la terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté  (cf. Lc 2, 14). Demandons à la Vierge d’être notre guide….
« Tous nous désirons la paix ; beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes ; nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire ».
En 2017, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence, et à construire des communautés non-violentes, qui prennent soin de la maison commune. « Rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière. Tous nous pouvons être des artisans de paix ».

Du Vatican, le 8 décembre 2016

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« La non-violence ne consiste pas à s’abstenir de tout combat réel en face de la méchanceté.
Au contraire, je vois dans la non-violence une forme de lutte plus énergique et plus authentique que la simple loi du talion…
La non-violence n’a rien de passif, elle est au contraire la force la plus active du monde.
Elle est la Loi suprême… »

GANDHI

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