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6ème dimanche de Pâques – Année A – 21 mai 2017
Évangile de Jean 14, 15-21

« La grande vague » : l’estampe la plus célèbre de maître HOKUSAÏ (1760-1849)
La barque si fragile, proie facile pour une vague énorme,
monstrueuse, avec griffes, comme pour tout engloutir.
Ainsi l’Eglise menacée, sans défense.
Tant ont prédit sa disparition prochaine, inéluctable.
Son Seigneur semble dormir, ou même être absent
mais il nous dit : JE VOUS DONNE MA PAIX

Le chapitre 14 de Jean, dont nous avons écouté le début dimanche passé et que nous allons poursuivre ce jour, est le grand enseignement qui nous réconforte : « Ne soyez pas bouleversés ».
En effet nous sommes bien souvent dans la tempête.
Nous rêvons d’un Dieu tout-puissant et nous découvrons Jésus qui, tel un esclave, s’agenouille devant nous pour nous laver les pieds.
Nous voulons une Eglise triomphante, fière, sûre d’elle, impeccable, et nous la découvrons minable.
Nous cherchons à convertir les autres et c’est nous qui, les premiers, sommes appelés à changer.
Nous souhaitons des grands maîtres, des prélats modèles et nous apprenons que certains se souillent, trahissent.
Nous prétendons, comme Pierre, être prêts à donner notre vie pour le Christ et, à la moindre menace, nous renions.
Nous sommes rongés de doute, nous ne voyons rien et Dieu semble absent, disparu.

Un seul remède : écouter Sa Parole : « Ne soyez pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi ».

Jean n’emploie jamais le mot de « foi » de peur sans doute que nous en fassions un sentiment, une impression, quelque chose que l’on « a », que l’on « perd », que l’on retrouve. Il emploie toujours le verbe : « croire » est un acte, une décision, toujours à faire et reprendre. Tu crois quand tu fais ce qu’il te dit.

Jésus, lui, croit en ses disciples : oui ils sont infiniment pauvres, fragiles. Certains peuvent le trahir, le quitter. Tous peuvent l’abandonner sans le défendre. Mais il les relave d’avance, il les instruit, il leur partage son pain, il ne les traite pas de menteurs et de lâches. Il est sûr que la croix qu’il va accepter pour eux et que l’Esprit qui les habitera les transformeront et les rendront capables de l’aimer.

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Jésus nous aime : Aimons-Le

Le chapitre 14 de Jean, dont nous avons écouté le début dimanche passé et que nous allons poursuivre ce jour, est le grand enseignement qui nous réconforte : « Ne soyez pas bouleversés ».
En effet nous le sommes bien souvent. Nous rêvons d’un Dieu tout-puissant et nous découvrons Jésus qui, tel un esclave, s’agenouille devant nous pour nous laver les pieds. Nous voulons une Eglise triomphante, fière, sûre d’elle, impeccable, et nous la voyons si minable. Nous cherchons à convertir les autres et c’est nous qui, les premiers, avons besoin de changer. Nous souhaitons des maîtres, des prélats modèles et nous apprenons que certains se souillent, trahissent. Nous nous déclarons, comme Pierre, prêts à donner notre vie pour le Christ et, à la moindre menace, nous flanchons et nous renions. Nous sommes rongés de doute, nous ne voyons rien et Dieu semble absent, disparu.

Un seul remède : « Ne soyez pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi ».
Jean n’emploie jamais le mot de « foi » de peur sans doute que nous en fassions un sentiment, une impression, quelque chose que l’on « a », que l’on « perd », que l’on « retrouve ». Il emploie toujours le verbe : « croire » est un acte, une décision, toujours à faire et reprendre. Tu crois quand tu fais ce qu’Il te dit.

Jésus, lui, – quelle merveille ! –  croit en ses disciples : oui ils sont infiniment fragiles, certains peuvent le trahir, le quitter. Tous peuvent l’abandonner sans le défendre. Mais il les relave d’avance, il les instruit, il leur partage son pain, il ne les traite pas de menteurs et de lâches. Il est sûr que la croix qu’il va accepter pour eux et que l’Esprit qui les habitera les transformeront et les rendront capables de l’aimer.
Après « croire », le verbe « aimer » va être expliqué et répété

« Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements ».

1. ETRE AIME POUR AIMER JESUS

C’est la première fois que le maître sollicite l’amour des siens car, depuis le début, en sens inverse, c’est lui qui leur montre qu’il les aime. Il les a appelés, les a adoptés comme disciples, les a emmenés à sa suite, les a instruits, leur a fait partager son existence pèlerine, a supporté leurs jalousies, leur incapacité à le comprendre. Il vient, tel un esclave, de s’agenouiller et de leur laver les pieds et à la fin de cette soirée, il ira à la mort qu’il offrira pour leur pardonner leur abandon.
Trop souvent peut-être, l’enseignement chrétien fait la morale, insiste sur nos devoirs, nous reproche nos manques d’amour : il ne faut jamais oublier qu’avant tout, et pour toujours, à l’origine il y a que Jésus aime ses disciples. Son amour pour nous est initial, source du nôtre, total et miséricordieux.
Cet amour auquel il les appelle n’est pas une injonction, un ordre mais est une réponse et il demeure absolument libre : « SI vous m’aimez… ». Chacun écoute et décide de façon personnelle.

Cet amour ne doit pas se confondre avec une sensation pieuse, une pratique de sacrifices ou de rites sacrés, un sentiment vaguement mystique. Jésus précise en quoi il consiste :

« Si vous m’aimez, vous resterez fidèles à mes commandements ».

Aimer Jésus, c’est écouter ce qu’il dit et décider d’obéir à sa parole, quoi qu’il en soit de nos impressions et de nos envies. L’aimer, c’est vouloir pratiquer ses commandements qui, il l’a dit après le lavement des pieds, se résument en un seul, qui est son commandement nouveau: « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (13,34). Pas de théologie sans amour, pas de belles idées sans actes.

2. LA PROMESSE DE L’ESPRIT

Le disciple aimé et aimant va obéir, donc suivre Jésus jusqu’au bout, jusqu’à la croix. Là où les hommes vont voir un condamné livré à la mort par ses ennemis, le disciple est amené à croire que le Fils de l’homme s’est livré pour lui, pauvre pécheur. Les clous maintiennent les bras de Jésus étendus dans l’attitude de la supplication. Le supplice devient prière : Jésus ne demande pas à son Père d’échapper à la mort mais d’envoyer l’Esprit à ses disciples. Jean notera sa mort de façon subtile : « Et il rendit l’Esprit ». (19, 30)

Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous : l’Esprit de vérité, lui que le monde ne peut recevoir, car il ne le voit pas et ne le connaît pas ; vous, vous le connaissez, car il demeure auprès de vous, et il sera en vous.

Le mot grec est « para-klètos », qui se traduit en latin « ad-vocatus » : celui qui est appelé pour défendre un accusé. Jésus, parti vers son Père, enverra l’Esprit qui sera « l’avocat », le « défenseur », « le protecteur » des disciples puisqu’il est l’Esprit de Jésus qui est « la Vérité » (14, 6).
Le jeu des prépositions marque l’intériorisation, l’appropriation progressive : « Il sera pour toujours AVEC VOUS…Il demeure PRES DE VOUS …Il sera EN VOUS ».
Jésus était avec eux, près d’eux, devant eux donc il demeurait extérieur aux disciples : l’Esprit, lui, sera une présence intérieure et permanente. Les disciples qui suivaient et écoutaient un Maître deviendront des temples de son Esprit qui les convaincra de la Vérité, un avocat qui les défendra contre les accusations des adversaires.
Quant au monde (souvent pris de façon péjorative chez Jean) qui se braque dans l’opposition, qui s’obstine dans l’hostilité, qui ne veut même pas discuter et chercher de bonne foi, ce monde ignore ce qu’est l’Esprit de Dieu. Il ne connaît que l’esprit de l’homme, les raisonnements enclos dans l’immanence, il se moque de l’ « Esprit-Saint » qui reste pour lui une fabulation d’esprits crédules.

3. LE RETOUR DE JESUS

Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous. D’ici peu de temps, le monde ne me verra plus, mais vous, vous me verrez vivant, et vous vivrez aussi. En ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi, et moi en vous.

Cadavre descendu de la croix et glissé dans le tombeau, Jésus va disparaître à tout jamais aux yeux du monde. On pourra bien se souvenir un temps de lui et garder mémoire de ses enseignements : pour tous l’affaire est réglée,  le monde  est persuadé de ne plus jamais le revoir.
Or Jésus assure les siens qu’ils le reverront vivant. Le 3ème jour en effet, au lendemain du shabbat, Marie-Madeleine, les femmes puis les apôtres le verront ressuscité et le scepticisme de Thomas montrera combien cette reconnaissance du crucifié vivant sera difficile, jugée impossible.
Mais en reconnaissant qu’il n’est pas un réanimé comme Lazare mais « Seigneur Dieu », leur foi fera un bond immense : ils percevront que le Fils est dans le Père  et que eux-mêmes vivent en Lui et Lui en eux.
La croix aura accompli son but, ce dont elle est l’image : réunir ciel et terre, unir Dieu et les hommes et donc, par effet, unir les croyants entre eux.

4. AIMÉS DU PÈRE ET DU FILS

Celui qui reçoit mes commandements et les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; moi aussi, je l’aimerai, et je me manifesterai à lui.

En inclusion, la dernière phrase reprend la première et écarte tout essai humain de tenter des expériences de fusion avec l’Absolu, de descendre dans les profondeurs du sacré, de s’élever dans des extases. Celui qui veut monter au ciel par ses propres moyens se brûle les ailes et s’abîme, disait aussi le mythe d’Icare.
L’accomplissement de l’homme est bien non pas de devenir maître tout-puissant (son rêve narcissique) mais « fils ». Et il ne peut le devenir qu’en pratiquant ce que « le vrai Fils » dit : l’Evangile.
Garder ses commandements se résume dans la pratique de son commandement nouveau : « aimer ses frères ». Ainsi et ainsi seulement le disciple est aimé du Père et du Fils. Habité par l’Esprit, il peut voir Jésus qui se manifeste à lui. Quelle est donc cette « manifestation » ? La suite du texte expliquera: « Si quelqu’un m’aime, il observera ma parole et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure ».
Pour le croyant fidèle, il sera « manifeste » que cette révélation est vraie quoi que disent ses contradicteurs. C’est en conséquent par son vécu, que le disciple manifeste au-dehors la vérité de l’Evangile.

CONCLUSION : LA PAIX DANS LE BOULEVERSEMENT

Le discours d’adieu sera rythmé par 5 promesses de l’Esprit et elles expliciteront sa fonction : notamment celle de conduire les disciples dans la plénitude de la Vérité (14, 26 ; 16, 13). C’est pourquoi, en finale, Jésus peut dire à ses disciples bouleversés :

« Je vous donne ma paix … mais pas à la manière du monde » (14, 27).

En ces semaines où nous marchons vers la Pentecôte et où nous voyons l’Eglise secouée de toutes parts (scandales, persécutions, incroyance répandue, manque de prêtres, etc.), nous méditons ce magnifique chapitre 14 de Jean : il nous apaise, nous remplit de confiance, écarte nos peurs.
Mais à une unique condition : croire et aimer Jésus.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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PAPE FRANCOIS AUX JEUNES : LA PARALYSIE DU DIVAN

Aux J.M.J. de CRACOVIE – 2016

 

« ……… Dans la vie, il y a une autre paralysie encore plus dangereuse et souvent difficile à identifier, et qu’il nous coûte beaucoup de reconnaître. J’aime l’appeler la paralysie qui naît lorsqu’on confond le BONHEUR avec un DIVAN !

Oui, croire que pour être heureux, nous avons besoin d’un bon divan. Un divan qui nous aide à nous sentir à l’aise, tranquilles, bien en sécurité. Un divan – comme il y en a maintenant, modernes, avec des massages y compris pour dormir – qui nous garantissent des heures de tranquillité pour nous transférer dans le monde des jeux vidéo et passer des heures devant le computer. Un divan contre toute espèce de douleur et de crainte. Un divan qui nous maintiendra enfermés à la maison sans nous fatiguer ni sans nous préoccuper.

Le divan-bonheur est probablement la paralysie silencieuse qui peut nous nuire davantage ;  peu à peu, sans nous en rendre compte, nous nous endormons, nous nous retrouvons étourdis et abrutis tandis que d’autres – peut-être plus éveillés, mais pas les meilleurs – décident de l’avenir pour nous. Sûrement, pour beaucoup il est plus facile et avantageux d’avoir des jeunes étourdis et abrutis qui confondent le bonheur avec un divan ; pour beaucoup, cela est plus convenable que d’avoir des jeunes éveillés, désireux de répondre au rêve de Dieu et à toutes les aspirations du cœur.

JESUS LE SEIGNEUR DU RISQUE

Mais la vérité est autre. Chers jeunes, nous ne sommes pas venus au monde pour ‘‘végéter’’, pour vivre dans la facilité… ; au contraire, nous sommes venus pour laisser une empreinte…Mais quand nous choisissons le confort, en confondant bonheur et consumérisme, alors le prix que nous payons est très, très élevé : nous perdons la liberté. Justement ici, il y a une grande paralysie, lorsque nous commençons à penser que le bonheur est synonyme de confort, qu’être heureux, c’est marcher dans la vie, endormi ou drogué, que l’unique manière d’être heureux est d’être comme un abruti. Il est certain que la drogue fait du mal, mais il y a beaucoup d’autres drogues socialement acceptées qui finissent par nous rendre plus esclaves. Les unes et les autres nous dépouillent de notre plus grand bien : la liberté.

Chers amis, Jésus est le Seigneur du risque, du toujours ‘‘au-delà’’. Jésus n’est pas le Seigneur du confort, de la sécurité et de la commodité. Pour suivre Jésus, il faut avoir une dose de courage, il faut se décider à changer le divan contre une paire de chaussures qui t’aideront à marcher, sur des routes jamais rêvées et même pas imaginées, sur des routes qui peuvent ouvrir de nouveaux horizons, capables de propager la joie, cette joie qui naît de l’amour de Dieu, la joie que laissent dans ton cœur chaque geste, chaque attitude de miséricorde. Aller par les routes en suivant la ‘‘folie’’ de notre Dieu qui nous enseigne à le rencontrer en celui qui a faim, en celui qui a soif, en celui qui est nu, dans le malade, dans l’ami qui a mal tourné, dans le détenu, dans le réfugié et dans le migrant, dans le voisin qui est seul.

Aller par les routes de notre Dieu qui nous invite à être des acteurs politiques, des personnes qui pensent, des animateurs sociaux. Il nous incite à penser à une économie plus solidaire. Dans les milieux où vous vous trouvez, l’amour de Dieu nous invite à porter la Bonne Nouvelle, en faisant de notre propre vie un don fait à lui et aux autres.

L’ESPRIT DE DIEU VEUT CONSTRUIRE AVEC TOI

Vous pourrez me dire: « Cela n’est pas pour tous, seulement pour quelques élus ». Oui, et ces élus sont tous ceux qui sont disposés à partager leur vie avec les autres. De la même façon que l’Esprit Saint a transformé le cœur des disciples le jour de Pentecôte, il a fait de même avec nos amis qui ont partagé leurs témoignages. J’emprunte tes mots, Miguel : tu nous disais que le jour où dans la ‘‘Facenda’’ ils t’ont confié la responsabilité d’aider au meilleur fonctionnement de la maison, alors tu as commencé à comprendre que Dieu te demandait quelque chose. C’est ainsi qu’a commencé la transformation.

Voilà le secret, chers amis. Dieu attend quelque chose de toi, Dieu veut quelque chose de toi, Dieu t’attend. Dieu vient rompre nos fermetures, il vient ouvrir les portes de nos vies, de nos visions, de nos regards. Dieu vient ouvrir tout ce qui t’enferme. Il t’invite à rêver, il veut te faire voir qu’avec toi le monde peut être différent. C’est ainsi : si tu n’y mets pas le meilleur de toi-même, le monde ne sera pas différent.

Le temps qu’aujourd’hui nous vivons n’a pas besoin de jeunes-divan, mais de jeunes avec des chaussures, mieux encore, chaussant des crampons. Il n’accepte que des joueurs titulaires sur le terrain, il n’y a pas de place pour des réservistes…..

Le Seigneur, comme à la Pentecôte, veut réaliser un des plus grands miracles dont nous puissions faire l’expérience : faire en sorte que tes mains, mes mains, nos mains se transforment en signes de réconciliation, de communion, de création. Il veut tes mains pour continuer à construire le monde d’aujourd’hui. Il veut construire avec toi.

Tu me diras : « Père, mais moi, j’ai bien des limites, je suis pécheur, que puis-je faire ? ». Quand le Seigneur nous appelle, il ne pense pas à ce que nous sommes, à ce que nous étions, à ce que nous avons fait ou cessé de faire. Au contraire, au moment où il nous appelle, il regarde tout ce que nous pourrions faire, tout l’amour que nous sommes capables de propager. Lui parie toujours sur l’avenir, sur demain. Jésus te projette à l’horizon.

…Aujourd’hui, nous les adultes, nous avons besoin de vous, pour nous enseigner à cohabiter dans la diversité, dans le dialogue, en partageant la multi culturalité non pas comme une menace mais comme une opportunité : ayez le courage de nous enseigner qu’il est plus facile de construire des ponts que d’élever des murs ! Et tous ensemble, demandons que vous exigiez de nous de parcourir les routes de la fraternité.

Savez-vous quel est le premier pont à construire ? Un pont que nous pouvons réaliser ici et maintenant : nous serrer les mains, nous donner la main. Allez-y, faites-le maintenant et donnez-vous la main. C’est le grand pont fraternel, et puissent les grands de ce monde apprendre à le faire (Tous les jeunes se donnent la main)…Que ce pont humain soit semence de nombreux autres ; il sera une empreinte.

Aujourd’hui Jésus, qui est le chemin, t’appelle à laisser ton empreinte dans l’histoire. Lui, qui est la vie, t’invite à laisser une empreinte qui remplira de vie ton histoire et celle de tant d’autres. Lui, qui est la vérité, t’invite à abandonner les routes de la séparation, de la division, du non-sens. Es-tu d’accord ? Que répondent tes mains et tes pieds au Seigneur, qui est chemin, vérité et vie…. »

Pape François

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Resurrexit

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