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5ème dimanche de Pâques – Année A – 14 mai 2017
Évangile de Jean 14, 1-12

UN ADIEU QUI EST UNE NOUVELLE PRESENCE

A la veille de la Pâque, en l’année 30, Jésus de Nazareth a été arrêté et exécuté sur une croix à Jérusalem. Chaque fois qu’un soi-disant prophète du même genre était arrêté et mis à mort, son mouvement disparaissait sans lendemain. Or ici un événement inouï s’est passé : les disciples de ce Jésus, qui cependant ne l’avaient pas défendu, ont réapparu au grand jour, complètement changés : ils proclament que Jésus a été ressuscité par Dieu, qu’il est bien le Messie et même davantage le Fils même de Dieu.
En dépit de l’incrédulité presque générale, des petites communautés se sont constituées non seulement en Israël mais très vite en Syrie, en Egypte, en Grèce, jusqu’à la capitale du monde, Rome. Pourtant l’hostilité contre elles était très forte : on a tué Etienne, Jacques, Pierre, Paul et beaucoup d’autres mais sans qu’on puisse arrêter l’expansion du mouvement. Des manuscrits circulent, relatant la vie de Jésus : écrits entre les années 70 et 85, on les attribue à Marc, Matthieu et Luc.

Mais vers la fin du 1er siècle de notre ère, un certain Jean (est-ce l’apôtre, fils de Zébédée, ou un autre, on ne sait), avec sa communauté d’Ephèse en Asie Mineure, rédige un nouvel Evangile. Il retrace la même ligne de la vie de Jésus mais cependant il le fait de manière très différente des autres.

La lumière de l’Esprit, que Jésus avait promis d’envoyer à ses disciples, a continué d’inspirer les croyants, a approfondi leur connaissance de Jésus, a certifié cette découverte a priori incroyable que Jésus est bien Seigneur, qu’il est la Parole, le Verbe de Dieu qui s’est fait chair et qui demeure dans ses communautés.
Et d’autre part, l’expérience de plusieurs dizaines d’années avec la mission dans tous les peuples et les persécutions qui s’acharnent contre les chrétiens a également permis à Jean de mieux comprendre à quelle profondeur il fallait vivre l’Evangile dans les circonstances de l’histoire du monde.

Voilà pourquoi, notamment, Jean a pu rédiger les chapitres 13 à 17 de son livre où il livre comme le testament de Jésus à ses disciples au dernier soir de sa vie terrestre et que l’on appelle LE DISCOURS D’ADIEU. Commencé par la fameuse scène du lavement des pieds et se clôturant par la grande prière finale, ce Discours nous révèle les grandes lignes du Projet de Dieu accompli par Jésus et en voie d’achèvement par nous, animés par l’Esprit. Nous méditons aujourd’hui son début (suite dimanche prochain)

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CROIRE AU MILIEU DES TEMPÊTES

L’ultime soirée de Jésus avec ses disciples les projetait dans un tsunami : 7 vagues énormes.

  • D’abord cet acte sidérant : comme un esclave, Jésus leur lave les pieds
  • Puis il leur donne l’ordre de l’imiter et de se laver aussi les pieds les uns aux autres.
  • Ensuite il annonce que l’un d’eux va le livrer à ses ennemis : qui ?
  • Il rompt le pain, en offre un morceau à chacun : Judas le mange et brusquement se lève et sort en hâte.
  • Jésus leur annonce qu’il n’est plus avec eux que pour quelques heures.
  • Il leur donne son commandement : « Aimez-vous les uns les autres ».
  • Enfin à Pierre qui l’assure être capable de mourir pour lui, Jésus lui souffle qu’il le reniera dès cette nuit.

Ces hommes sont sidérés, écrasés : Jésus leur rend confiance.

« Que votre cœur ne soit pas bouleversé. Vous croyez en Dieu : croyez aussi en moi ».

« Bouleversé » : le verbe désigne une agitation excessive (on l’emploie pour une mer agitée). Et Jésus lui-même a ressenti ce chavirement extrême en annonçant la trahison de Judas. Nous aussi nous vivons des secousses du même ordre: un Dieu abaissé, l’ordre de servir l’autre, des croyants qui trahissent, l’absence de Dieu, les lâchetés, les questions sans réponse…Un seul remède: croire en Jésus de la même manière que l’on croit en Dieu. Jésus explique les raisons de garder la paix à travers les ouragans.

1. JESUS PART CHEZ SON PÈRE – CROIRE C’EST ESPERER.

Les autorités du temple n’ont pas reconnu en Jésus le Fils qui venait chez son Père et ils vont le mettre à mort mais ainsi ils vont lui permettre d’entrer, Vivant, dans la Maison éternelle. Il ne laissera pas les siens tout seuls: il reviendra, il les prendra avec lui (verbe « assumer » qui a donné « assomption »), il les conduira chez le Père où il y a beaucoup de places. Jésus n’est pas un janséniste qui limite au maximum le nombre des élus et instille l’angoisse d’être damné. Il révèle le sens de sa mort proche et il donne aux siens une espérance indéfectible. La croix est passage en Dieu et l’histoire est la succession indéfinie des passages des croyants, conduits par Jésus dans la Demeure sans limites de l’amour éternel.

2. JESUS EST LE CHEMIN POUR ACCEDER A DIEU

A Thomas le sceptique qui interroge sur ce chemin mystérieux à prendre, Jésus répond par une de ses grandes formules en JE SUIS, si caractéristiques de l’évangile de Jean :

« JE SUIS LE CHEMIN, LA VERITE ET LA VIE ».

Et tout de suite il explique brièvement ces trois termes :

LE CHEMIN : « Personne ne va vers le Père sans passer par moi ».
Inutile de prendre des méthodes compliquées, de chercher des expériences mystérieuses. Dans les autres évangiles, Jésus a expliqué comment le suivre : par le chemin des Béatitudes et de la croix. Jean approfondit : le chemin de Jésus n’est pas un code, une morale, une liste de choses à faire pour réussir sa vie. Le chemin n’est pas un enseignement : il est quelqu’un. Le chrétien n’obéit pas à des prescriptions comme un automobiliste suit un code : il vit avec quelqu’un. Il n’obéit pas à des ordres : aimé par son Berger, il cherche à l’aimer et il le suit. Car si l’Evangile n’était qu’un manuel de conduite, il ne serait pas une Bonne Nouvelle.

ET LA VERITE : « Puisque vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père ».
Jésus n’est pas un sage, un porte-parole qui transmet les oracles de Dieu à sa manière : il est la révélation intègre, parfaite de Dieu. Ne pas seulement se déclarer baptisé, catholique, pratiquant ou autre mais voir en cet homme l’épiphanie de Dieu, entrer dans son intimité par sa connaissance amoureuse permet de pénétrer dans la Lumière, l’Authenticité, la Clarté de la Gloire du Père.

ET LA VIE : « Dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu ».
Jadis à Moïse qui lui demandait la grâce de le voir, Dieu avait répondu que l’homme ne peut le voir sans mourir. Aujourd’hui Jésus dit que celui qui le voit mourir pour lui connaît déjà Dieu. Phrase énigmatique qui va faire rebondir le dialogue.

3. VOIR JESUS C’EST VOIR LE PÈRE.

Devant l’homme Jésus, on ne peut d’abord que s’arrêter à l’évidence : nous l’admirons, il est certainement un envoyé de Dieu, supérieur même à Jean-Baptiste, comme celui-ci lui-même l’a reconnu ; nous avons été témoins de faits sensationnels qu’il a accomplis ; nous le tenons probablement pour le Messie promis par les Ecritures. Oui il est fils de Dieu, comme le roi Salomon l’était : un chef qui a été sacré, oint par Dieu pour accomplir son projet, pour établir un royaume tel que Dieu le demande. Il semble tout à fait impensable d’aller plus loin. Mais alors où est Dieu ? Philippe pose la question qui finalement est celle de l’humanité : « Montre-nous le Père : ça nous suffit ». A quoi Jésus répond :

« Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas ?…Celui qui m’a vu a vu le Père.
Tu ne crois pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? »

Qui donc est Jésus ? Les disciples sont acculés à traverser le mur de l’impossible, à faire un bond immense : croire ce que Jésus affirme avec simplicité : il est Fils dans son être même. Il ne se confond évidemment pas avec Dieu mais il y a entre eux une communion intime, profonde, essentielle. Dans l’amour, Père et Fils sont l’un dans l’autre, vivent l’un par l’autre. Jésus est la Vérité de Dieu, son image sans faille, son apparition humaine. Seul il peut affirmer : « Celui qui me voit voit le Père ». Celui qui désire voir Dieu n’a qu’à croire à cette affirmation.

4. LES PAROLES ET LES ŒUVRES

Le dialogue reflète le cheminement extrêmement difficile que les premiers disciples ont dû parcourir car il semblait parfois porter atteinte au monothéisme farouche de tout Israélite. Comment  la foi peut-elle, encore aujourd’hui, s’enfoncer aussi loin dans ce mystère tellement lumineux qu’il en paraît opaque ? Jésus aide ses disciples à avancer :

« Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même : c’est le Père qui demeure en moi qui accomplit ses propres œuvres. Croyez ce que je vous dis : je suis dans le Père et le Père est en moi. Si vous ne croyez pas ma parole, croyez au moins à cause des œuvres ».

Si nous achoppons devant les affirmations de Jésus, un recours nous est offert : voir les œuvres qu’il a réalisées. Jean en a relaté 7 dans son livre : le vin de Cana, la guérison du fils de l’officier, celle du paralytique, le partage des pains, la marche sur les eaux, la vue rendue à l’aveugle, la réanimation de Lazare. Il ne faut pas les voir comme des miracles, des prodiges, de simples actes philanthropiques : ce sont des « signes », des indices qui permettent à ceux qui les voient – ou qui en lisent le récit dans l’évangile – de  percevoir à travers leur matérialité quelle est l’identité de celui qui en était l’auteur. Option libre.
Jean terminera son livre en expliquant pourquoi il l’a écrit : « Ces signes ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et pour que, en croyant, vous ayez la vie en son Nom » (20, 31)
L’évangile de Jean, en alignant les signes d’écriture, est la plus profonde tentative de conduire le lecteur à méditer paroles et actions de Jésus en tant que significatives de sa personnalité. Il n’y a pas de preuves mais des signes qui donnent à penser et sollicitent une décision personnelle totalement libre.

5. PAROLES ET ŒUVRES DES CROYANTS.

Il y a si longtemps que tout cela s’est déroulé et que Jean a écrit son livre : peut-on le croire encore aujourd’hui ? Ne sont-ce pas des vieilles légendes ? Il faudra actualiser le témoignage des signes :

« Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi accomplira les mêmes œuvres que moi.
Il en accomplira même de plus grandes puisque je pars vers le Père ».

Le double amen souligne la certitude de l’affirmation : les croyants en Jésus accompliront des œuvres similaires parce que, dans l’histoire, il continuera d’agir au cœur des siens. Croire en lui conduira certains à faire des actions étonnantes : et en effet toujours, et bien plus que Jésus lui-même, des croyants ont guéri des malades, des lépreux, des handicapés. Ce ne sont pas des œuvres sociales mais des « signes » : par-delà leurs auteurs, elles signifient que le Seigneur est toujours actif. C’est dire que l’Eglise est absolument tenue à ne pas se confiner dans des discours et des rites : il est indispensable que des actes montrent l’actualité et la présence secrète de Jésus Seigneur. Nous ne pouvons forcer personne à croire : nous devons accomplir des œuvres qui surprennent, posent question, suscitent l’intérêt. Ne les voyant pas, nos contemporains restent sceptiques.

CONCLUSION

Nous sommes encore bouleversés comme les disciples. Ce texte nous conforte, nous ancre dans la certitude, nous révèle jusqu’où doit aller notre foi, qui est Jésus, ce qu’est l’Evangile, l’importance des paroles et des actes. Axe central : CROIRE EN JESUS COMME EN DIEU.

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Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Pape Paul VI : Jésus Christ

Moi, Paul, successeur de saint Pierre, chargé de la mission pastorale pour l’Église entière, je ne serais jamais venu de Rome jusqu’à ce pays extrêmement lointain, si je n’étais fermement persuadé de deux choses fondamentales : la première : du Christ; la deuxième, de votre salut.

Du Christ !
Oui, je sens la nécessité de l’annoncer, je ne puis pas le taire : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Cor 9, 16)
Je suis envoyé par Lui, par le Christ lui-même, pour cela. Je suis apôtre, je suis témoin.

Plus le but est éloigné, plus la mission est difficile, plus est urgent l’amour qui nous pousse (2 Cor 5, 14). Je dois proclamer son nom : Jésus est le Christ, le Fils du Dieu vivant.

C’est Lui qui nous a révélé le Dieu invisible;
c’est Lui qui est le Premier Né de toute créature;
Il est le fondement de toute chose. Il est le maître de l’humanité et son rédempteur;
il est né, il est mort, Il est ressuscité pour nous;
Il est le centre de l’histoire et du monde;
Il est Celui qui nous connaît et qui nous aime ;
il est le compagnon et l’ami de notre vie, l’homme de la douleur et de l’espérance;
c’est Lui qui doit venir, qui sera finalement notre juge et aussi, nous l’espérons, la plénitude éternelle de notre existence, notre félicité.

Je n’en finirais jamais de parler de lui ;
il est la lumière, il est la vérité ;
bien plus, il est le chemin, la vérité et la vie.
Il est le pain, la source d’eau vive qui comble notre faim et notre soif.
Il est notre berger, notre chef, notre modèle, notre réconfort, notre frère.

Comme nous et plus que nous, il a été petit, pauvre, humilié, travailleur, opprimé, souffrant. C’est pour nous qu’il a parlé, accompli ses miracles, fondé un royaume nouveau
où les pauvres sont bienheureux,
où la paix est le principe de la vie commune,
où ceux qui ont le cœur pur et ceux qui pleurent sont relevés et consolés,
où les affamés de justice sont rassasiés,
où les pécheurs peuvent obtenir le pardon,
où tous découvrent qu’ils sont frères.

Jésus Christ : vous avez entendu parler de lui;
bien plus, pour la majorité d’entre vous, vous lui appartenez déjà, vous êtes chrétiens.
Eh bien, à vous chrétiens, je répète son nom, et je l’annonce à tous :

le Christ Jésus est le principe et la fin, l’alpha et l’oméga, le roi du monde nouveau;
Il est le secret de l’histoire; Il est la clef de nos destins;
Il est le médiateur et pour ainsi dire le pont entre la terre et le ciel.
Il est, de la façon la plus haute et la plus parfaite, le Fils de l’homme,
parce qu’il est le Fils de Dieu, éternel, infini ;
et il est le fils de Marie, bénie entre toutes les femmes,
sa mère selon la chair et notre mère par notre participation à l’Esprit du Corps mystique.

Jésus Christ ! Retenez-le bien: c’est notre annonce perpétuelle, c’est la voix que nous faisons retentir par toute la terre (Rom 10, 18), et pour l’éternité des siècles (Rom 9, 5).

Souvenez-vous de ceci et méditez ceci :
le pape est venu ici parmi nous, et il a crié : Jésus Christ !

—  Et ici j’exprime la deuxième idée dynamique qui m’a conduit à vous :
nous devons célébrer Jésus Christ non seulement pour ce qu’Il est en lui-même,
mais nous devons le louer et l’aimer pour ce qu’Il est pour nous,
pour chacun de nous, pour chaque peuple et pour chaque civilisation.

Christ est notre Sauveur.
Christ est notre bienfaiteur suprême.
Christ est notre libérateur.
Christ nous est nécessaire
pour être des personnes humaines dignes et vraies dans l’ordre temporel,
et des personnes sauvées et élevées à l’ordre surnaturel……….

Pape PAUL VI

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Face à la violence  et à la cruauté,
le pape appelle les jeunes à ne pas se résigner

 

Face à la « violence » et à la « cruauté », jamais de « résignation », a recommandé le pape François à 7000 étudiants participant à une rencontre promue par la Coordination nationale des organismes locaux pour la paix et les droits humains, qu’il a reçus ce 6 mai 2017. Après l’arrivée du pape sous les acclamations enthousiastes des jeunes, quatre d’entre eux ont formulé des questions pétries de leurs inquiétudes face au monde.

Non à la résignation

« J’aime que vous les jeunes, vous compreniez qu’il y a quelque chose qui ne va pas, qui n’est pas normal… »,  François a dénoncé « une culture de la destruction » : « On détruit tant…Il y a tant de cruauté, nous la voyons tous les jours à la télévision… Des enfants affamés, maigres… ». « Le monde est en guerre », a poursuivi le pape. « Dieu nous a créés pour construire, pour donner la vie, pour faire communauté, pour vivre en paix ». Il a aussi invité à regarder « les nombreuses personnes qui donnent leur vie pour les autres », qui « cherchent à faire du bien aux autres ». « Cela ne se voit pas…Nous sommes tous un peu fous, oui, mais il y a beaucoup de bonnes choses dans le monde ». D’où un encouragement à ne pas se résigner : « ‘Résignation’ est un mot interdit, jamais !… Il faut avancer avec créativité ! »

Réapprendre la douceur

Le pape a mis en garde contre « la violence de la langue, les insultes, les médisances, les calomnies… le terrorisme des médisances ». « Si tu as envie de médire, mords-toi la langue », a-t-il conseillé aux jeunes : « C’est une bonne affaire, tu souffriras un peu… mais tu gagneras de ne pas être terroriste ». Et d’insister : « L’homme ou la femme qui maîtrisent leur langue sont parfaits… c’est si difficile ». Au contraire, il a encouragé à « être doux, avoir une attitude de douceur ». Cela ne signifie pas « être stupides », mais « dire les choses en paix, tranquillement, sans blesser, chercher une façon de parler qui ne blesse pas ». Il s’agit notamment d’écouter les autres en les laissant terminer leurs phrases et de discuter paisiblement si l’on n’est pas d’accord, avec ces deux mots-clés : « écoute » et « dialogue ».

Le pape a fustigé à ce propos un récent débat pré-électoral – sans citer le pays voisin !!– où les candidats « se jetaient des pierres » : « Mais où était le dialogue ? »

« La douceur est l’une des vertus que nous devons ré-apprendre ». S’inquiétant de la « baisse de niveau » de l’éducation actuelle, qui « n’éduque pas à la vertu de la douceur, de la paix », il a défendu les enseignants contre les parents qui prennent le parti de leur enfant puni ou réprimandé.

L’exploitation, péché mortel

Evoquant la crise environnementale, le pape s’est inquiété de la quantité de plastique polluant la mer Méditerranée, ainsi que des pesticides présents dans les aliments et des nombreuses pollutions à tous niveaux : « Nous sommes en train de détruire le cadeau le plus précieux que Dieu nous a donné : la Création ». Il a souhaité que la communauté internationale n’en reste pas aux seules paroles mais qu’elle agisse face au changement climatique.

Le pape François s’est aussi insurgé contre l’exploitation au travail, les emplois précaires : pas seulement dans les pays lointains : « Ici ! Ici, en Europe !…On exploite les personnes lorsqu’elles sont payées au noir, quand on fait un contrat de travail de septembre à mai, puis deux mois sans –  et ainsi il n’y a pas de continuité, et tu recommences en septembre ! »

« Cela s’appelle destruction…– nous catholiques nous l’appelons péché mortel, l’exploitation ». Devant les jeunes qui avaient accroché sur un pan de mur une immense bannière proclamant « Merci François », le pape a aussi critiqué les trafiquants d’armes et les trafiquants de drogue.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]