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4ème dimanche de Pâques – Année A – 7 mai 2017
Évangile de Jean 10, 1-10

JE SUIS LE BON BERGER – JE SUIS LA PORTE

La représentation de Jésus berger est très fréquente déjà dans les catacombes romaines. A Ravenne, dans la merveilleuse suite de mosaïques, on admire celle de l’image ci-dessus (5ème siècle).

Jésus est jeune, sans barbe, assis sur des rochers qui évoquent la solidité, la montagne de Dieu ; son nimbe doré resplendit de sa Gloire divine.

Sa houlette a la forme d’une croix : l’instrument de son supplice est sa Gloire. C’est par elle, par le don total de son amour, qu’il rassemble et garde ses brebis. Une source coule, signe de l’Eau Vive de l’Esprit.

Les brebis -ses disciples- sont paisibles, réconfortées, libérées de la crainte : elles trouvent un pâturage abondant. Toutes les six ont les yeux tournés vers leur Bon Pasteur qui est au centre: l’une d’elle se laisse caresser par Celui qui les chérit. 

A l’affirmation de Jésus : « Je suis venu pour que les hommes aient la Vie et en abondance », l’assemblée répondait en chantant dans la joie le magnifique psaume de la confiance (Psaume 23) :

« Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien.
Sur des pâturages d’herbe verte, il me fait coucher ;
Près des eaux du repos, il me mène ; il me ranime.

Il me conduit par les sentiers de justice, pour l’honneur de son Nom.
Même si je marche dans un ravin d’ombre et de mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ;
Ton sceptre et ton bâton, voilà qui me rassure.

Devant moi tu dresses une table, face à mes adversaires.
Tu parfumes d’huile ma tête, ma coupe est enivrante.

Oui, bonheur et félicité me poursuivent tous les jours de ma vie.
Et je reviendrai dans la Maison du Seigneur pour de longs jours ».

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LE CHRETIEN N’EST PAS UN MOUTON DE PANURGE

Paradoxe de l’être humain : il ne désire rien tant que sa liberté, il renâcle contre toute dépendance…et il ne rejette un joug que pour se soumettre à un autre. « Qui es-tu ? » c’est « Qui suis-tu ? ». Le révolté n’a rien de plus pressé que de suivre les modes, d’adopter les coutumes régnantes, de courir derrière la foule. Un roulement de tambour et une sonnerie de clairons le prennent aux tripes. Ah la griserie des défilés devant le « Führer » (le guide) à Nuremberg, devant le « Duce » (le chef) à Rome, devant le « Petit Père des peuples » sur la place Rouge, devant le « Grand Timonier » à Pékin, devant Pol Pot au Cambodge ! Ces millions de jeunes, beaux, fiers, courageux ne se doutaient pas que leur berger les menait vers la boucherie.
Aujourd’hui les publicitaires mijotent dans l’ombre les slogans percutants et les images affriolantes – armes d’une guerre sournoise, d’un affrontement des multinationales toutes-puissantes. As-tu le dernier modèle de smartphone ? Es-tu vêtue à la mode ? « Génial »…A l’école, les plus petits s’exercent aux combats de l’envie et de la jalousie où le riche affiche sa puissance et couvre le plus pauvre de sarcasmes et de honte. Ainsi les vaincus de la croissance sont marginalisés dans les ornières du chômage. Moutons de Panurge !

OSER CHANTER «  LE SEIGNEUR EST MON BERGER » ?

Sous cette dictature au gant de velours, un jeune oserait-il encore se glisser dans une église ? « Comment ? Tu vas à la messe ? ». Rien de plus ringard. Très peu ont le courage de résister à la dérision crachée par ceux qui se proclament libérés de l’aliénation religieuse et de la tutelle de cette Eglise infâme qui, dit-on, depuis des siècles, opprime les consciences. C’est pourquoi rien de plus urgent que de témoigner de la joie d’être disciples de Jésus et de le suivre, seul authentique Berger qui libère de toutes chaînes.
L’image du Berger est très moderne. Et d’un enjeu vital.

Nous comparer à des moutons n’est pas une marque de mépris mais de vérité. Nous sommes bien « des animaux sociaux », comme Aristote le disait déjà, et nous avons besoin les uns des autres. Que voulons-nous ?  Vivre en paix. Nous cherchons la nourriture, de l’eau pure et nous voulons être protégés des dangers car nous sommes très fragiles. Comme les brebis. Elles sont des bêtes très vulnérables, démunies de crocs, de griffes, de carapace et lentes à la course : proies faciles donc pour les prédateurs qui rôdent, avides de viande fraîche. Dans ce Proche-Orient à la terre rocailleuse et aux longs mois sans pluie, les brebis doivent absolument rester ensemble et suivre un berger qui connaît les pâturages et les points d’eau et dont le bâton fera peur à tout ennemi. Fière d’aller seule, la brebis va à la mort certaine.

La parabole nous montre donc notre immense faiblesse et nous met d’abord en garde : partout et toujours, des meneurs se présentent, sous des dehors très avenants, affichant une mine sympathique, tenant des discours flatteurs, promettant des bonheurs paradisiaques. Attention, nous dit Jésus, prenez bien garde à ces fauves : ces hommes n’ont pas souci de votre vie et sont prêts à vous envoyer à toute bataille car ils sont très cupides, ils veulent trônes, apparat, fortune. Gardez-vous des idoles dont les belles apparences cachent les ambitions démesurées et, au fond, le mépris des hommes.

LE VRAI BERGER

En contraste total avec les Empereurs romains et même les anciens rois d’Israël, Jésus se présente comme le véritable guide. Pauvre, libre de toute cupidité, il n’hypnotise pas les foules par des airs bravaches, une éloquence creuse, des prodiges sidérants. S’il  réalise quelques guérisons, ce n’est pas pour devenir une vedette qui séduit la foule : c’est sa miséricorde pour les hommes blessés qui l’inspire et il insiste pour qu’on n’en fasse pas la réclame. Il ne fait pas de fausses promesses : au contraire il annonce à ses disciples qu’ils souffriront et seront rejetés. Bref Jésus n’emploie nulle méthode fallacieuse et son Père lui donne accès à l’humanité parce que ce sont « ses brebis ».

Sa seule arme : sa parole. Elle n’impose pas une loi,  ne hurle pas des ordres, n’oblige pas à marcher au pas. Elle parle de bonheur des petits, des simples, des miséricordieux, des pacifiques : « Heureux les pauvres… ». Elle ne pousse pas sur les chemins de la fausse mystique mais elle révèle un Dieu Père proche de nous
Jésus n’impose pas une seule ligne de conduite, il n’enrégimente pas, il ne veut pas une armée qui marche au pas. Il appelle chacun et chacune par son nom. Pierre et Paul, François et Dominique, Damien chez les lépreux et la petite Thérèse dans son carmel : il y a des manières infinies de suivre Jésus. Les parents et les célibataires, à l’usine et aux sièges du gouvernement, dans la fougue de la jeunesse et dans la faiblesse du grand âge, chaque disciple invente sa voie. Pas de clones, pas de copies à l’identique. Le disciple entend son propre appel, s’engage de telle manière. Le disciple de Jésus est une personne à la dignité inaliénable. La foi n’est pas héritage des parents, application d’une mode, peur du châtiment : elle fonde l’homme dans une totale liberté.

IL LES FAIT SORTIR

Il faut remarquer que la parabole s’adresse à des pharisiens, des hommes très zélés, pieux, généreux mais qui, de bonne foi, pour résister à l’assimilation étrangère, multipliaient les observances, durcissaient la religion en un légalisme implacable et tentaient de réaliser eux-mêmes leur salut par des observances méticuleuses. Jésus « fait sortir » ses disciples de ce dilemme : être en règle ou désespérer. Son disciple n’est plus sous le régime de la Loi mais de la grâce, dira Paul, l’ancien pharisien. C’est le Berger qui, par son amour jusqu’à la mort, sauve ses disciples. C’est pourquoi leur existence est une sortie permanente : du remords au repentir, de la peur à la confiance, de l’orgueil à la simplicité, du nationalisme à l’universalisme.
L’Eglise n’est pas une secte où l’on s’espionne mutuellement ; le prêtre n’est pas un gendarme qui comptabilise les fautes. Le pardon du Berger fait sortir de la prison du passé. La voix du Berger est Evangile, Bonne Nouvelle. Rien n’est irrémédiable, nulle chute n’est définitive.

DISCERNER VOIX D’EVANGILE ET VOIX DES INCONNUS

« Les brebis suivent leur vrai berger car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un inconnu, elles s’enfuiront loin de lui car elles ne reconnaissent pas la voix des inconnus »

Terrible est la tentation omniprésente de se laisser ébranler par la puissance des dictateurs, par les mirages des séducteurs. Honneur national, victoire sur les ennemis, jouissance immédiate  de la consommation : nous flanchons très vite. Un seul remède : connaître la voix de Jésus, connaître l’Evangile, ne pas réduire la foi à des petites pratiques. Le temps passé à gober la pub’ et à suivre des « séries » est infiniment supérieur, hélas, à celui consacré à méditer et apprendre l’Evangile.
Notre pape le répète sans cesse : la foi nous oblige aujourd’hui à un changement de style de vie, à des options totalement différentes de celles de la foule. Seule la confiance dans la Parole de Jésus  nous rendra sourds aux sollicitations perverses.

JESUS EST LA PORTE DU SALUT

Curieusement la parabole présente ensuite une nouvelle facette d’interprétation : l’homme entre dans le Royaume que Jésus a inauguré sur terre en passant non par une inscription, un examen, un déménagement, un lieu sacré mais encore une fois par une personne, par Lui. Le Berger n’est pas seulement le guide : il est le passage même. Celui qui passe par  lui sera sauvé. Qu’est-ce donc que le salut ? Deux choses :
1) « Il pourra aller et venir » : la foi ne fige pas dans une Eglise enfermée dans ses idées, sa discipline, ses liturgies. La vie dans l’éternité commencée ne bloque pas la marche du temps. Le baptême  et l’Eucharistie n’empêchent pas les chutes : celui qui s’est éloigné peut toujours revenir sans crainte, tout prodigue est attendu, toute brebis blessée est accueillie avec amour et soignée par miséricorde.
2) « Et il trouvera un pâturage ». Si la nourriture essentielle de l’homme est vérité, amour, confiance, espérance, le disciple découvre tous ces trésors et bien d’autres encore « en passant par Jésus ». Il est une mine inépuisable, une source inextinguible, un horizon toujours ouvert.

C’est pourquoi le texte peut se clore sur une des plus belles déclarations de l’Evangile :

« Je suis venu pour que les hommes aient la Vie… et en abondance »

Que ne vienne plus jamais une Eglise de la guerre sainte et de l’inquisition, des draps noirs et des mines compassées, des condamnations et des peurs, de l’obéissance aux tyrans.
Osons rompre nos liens d’allégeance aux idoles. Que la voix de l’Evangile nous interdise d’écouter les sollicitations des maîtres menteurs et cupides, de chérir les pièges de la mondanité confortable.
Que notre liberté et notre joie manifestent le salut.
« Le Seigneur est mon Berger : rien ne saurait me manquer » : les disciples de Jésus ne sont pas des moutons de Panurge. La foi est libération et humanisme.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Resurrexit

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Pape François

« Sortir là où Jésus est persécuté, pour proclamer l’Évangile »

Homélie prononcée à la messe –  chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican, ce mardi 25 avril 2017.

Le pape François a appelé à « sortir là où Jésus n’est pas connu et où Jésus est persécuté ou là où Jésus est défiguré, pour proclamer le véritable Évangile ».

« L’Évangile est toujours proclamé en chemin, jamais assis, toujours en chemin »…« Allez, sortez ! » a exhorté le pape. L’Évangile, l’annonce de Jésus-Christ, se fait en sortie, toujours ; en chemin, toujours. En chemin physique ou en chemin spirituel ou sur le chemin de la souffrance. » « Pensons à l’annonce de l’Évangile que font tant de malades qui offrent leurs souffrances pour l’Église, pour les chrétiens. Mais toujours, ils sortent d’eux-mêmes ».

« C’est dans cette sortie que va la vie, que se joue la vie du prédicateur. Il n’est pas en sécurité, il n’y a pas d’assurances sur la vie pour les prédicateurs. Et si un prédicateur cherche une assurance sur la vie, il n’est pas un vrai prédicateur de l’Évangile : il ne sort pas, il reste, en sécurité. »

Mais quel est « le style de cette annonce ? » « L’Évangile doit être annoncé dans l’humilité, parce que le Fils de Dieu s’est humilié, s’est anéanti… L’annonce de l’Évangile n’est pas un carnaval, une fête. »

« L’Évangile ne peut être annoncé avec le pouvoir humain…Cela n’est pas l’Évangile ». Tous sont appelés à se revêtir d’ « humilité les uns envers les autres », parce que « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne sa grâce aux humbles ». Cette humilité est « nécessaire » « pour que nous apportions une annonce d’humiliation, de gloire, mais à travers l’humiliation ».

L’annonce de l’Évangile «  subit la tentation : la tentation du pouvoir, la tentation de l’orgueil, la tentation de la mondanité, de toutes les mondanités qui existent et qui nous poussent à prêcher ou à réciter ; parce qu’un Évangile dilué, sans force, un Évangile sans le Christ crucifié et ressuscité, n’est pas une prédication ».

Le pape a cité les paroles de saint Pierre: « Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances. »

Si un chrétien soutient qu’il annonce l’Évangile, mais qu’il n’est « jamais tenté », a-t-il dit, cela signifie que « le diable ne se préoccupe pas » parce que « nous prêchons quelque chose qui ne sert à rien ».

« C’est pourquoi, a-t-il souligné, dans la véritable prédication, il y a toujours une forme de tentation et aussi de persécution ». Et « ce sera le Seigneur qui nous réconfortera, qui nous donnera la force d’aller de l’avant,  parce qu’il agit avec nous si nous sommes fidèles à l’annonce de l’Évangile, si nous sortons de nous-mêmes pour prêcher le Christ crucifié, scandale et folie, et si nous faisons cela avec un style d’humilité, de véritable humilité. Que le Seigneur nous donne cette grâce, en tant que baptisés, tous, de prendre la voie de l’évangélisation avec humilité, en ayant confiance en lui, en annonçant le véritable Évangile : « Le Verbe est venu dans la chair ».[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »yes » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

SALAM - PAIX : calligraphie de Hassan Massoudy
SALAM – PAIX : calligraphie de Hassan Massoudy

 

PAPE FRANCOIS EN EGYPTE

Conférence interreligieuse pour la paix : appelés à marcher ensemble
( 28 avril 2017 )

 

Le Pape s’est rendu à la conférence internationale interreligieuse organisée par Al-Azhar et le Conseil musulman des Anciens sur la paix. Il a été accueilli par le recteur de l’université, le grand imam el-Tayeb.

Le pape a remercié celui qu’il appelle « mon frère le grand imam » d’avoir organisé cette rencontre et de l’avoir invité. Il a insisté sur l’importance de l’éducation des jeunes générations: « L’éducation devient, en effet, sagesse de vie quand elle est capable de faire jaillir de l’homme, en contact avec Celui qui le transcende et avec ce qui l’entoure, le meilleur de lui-même, en modelant une identité non repliée sur elle-même….

Il n’y aura pas une éducation adéquate pour les jeunes d’aujourd’hui si la formation offerte ne correspond pas bien à la nature de l’homme, en tant qu’être ouvert et relationnel », a souligné le pape lentement, en regardant son auditoire, et en détachant les paroles.

Du mal ne jaillit que le mal et de la violence, la violence, a averti le pape François qui a invité au contraire de mettre au centre une éthique qui refuse « la peur de l’autre ».

Il a encouragé le « dialogue interreligieux » : « Nous sommes toujours appelés à marcher ensemble, convaincus que l’avenir de tous dépend aussi de la rencontre entre les religions et les cultures. » Il a recommandé de mettre en œuvre trois principes : « le devoir de l’identité, le courage de l’altérité et la sincérité des intentions ».

« Éduquer à l’ouverture respectueuse et au dialogue sincère avec l’autre, en reconnaissant ses droits et ses libertés fondamentales, spécialement la liberté religieuse, constitue la meilleure voie pour bâtir ensemble l’avenir, pour être des bâtisseurs de civilisation. Car l’unique alternative à la civilisation de la rencontre, c’est la barbarie de la confrontation …

Il a invité à une « authentique alliance », sur cette terre de civilisation et d’alliance qu’est l’Egypte. Il a souligné que les Dix Paroles du Sinaï commencent par le commandement de « ne pas tuer »: « La violence est la négation de toute religiosité authentique », a déclaré le pape sous les applaudissements de l’assemblée.

Des applaudissements ont aussi salué cette affirmation : « Nous sommes tenus de dénoncer les violations contre la dignité humaine et contre les droits humains, de porter à la lumière les tentatives de justifier toute forme de haine au nom de la religion et de les condamner comme falsification idolâtrique de Dieu : son nom est Saint, il est Dieu de paix, Dieu salam. »

Applaudissements encore quand le pape a ajouté : « Ensemble, de ce lieu de rencontre entre Ciel et terre, terre d’alliances entre les peuples et entre les croyants, redisons un ‘‘non’’ fort et clair à toute forme de violence, de vengeance et de haine commises au nom de la religion ou au nom de Dieu. »

« Notre devoir est de prier les uns pour les autres, demandant à Dieu le don de la paix, de nous rencontrer, de dialoguer et de promouvoir la concorde en esprit de collaboration et d’amitié ».

Applaudissements encore lorsqu’il a dit : « Aujourd’hui, il faut des bâtisseurs de paix, non des armes … »

« Aucune incitation à la violence ne garantira la paix, et toute action unilatérale qui n’engage pas des processus constructifs et partagés est, en réalité, un cadeau aux partisans des radicalismes et de la violence », (applaudissements). « Encore plus à la racine, il faut combattre la prolifération des armes qui, si elles sont fabriquées et vendues, tôt ou tard, seront aussi utilisées »(applaudissements)

Il a conclu en invitant encore à « développer des processus de paix pour ce peuple bien-aimé et pour la région médio-orientale tout entière. Al Salamò Alaikum: la paix soit avec vous! », sous une ovation debout.

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