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4ème dimanche de l’Avent – Année B – 17 décembre 2017
Évangile de JEAN 1, 6-8 et 19-28

L’Ange porte des ailes, signe qu’il vient du ciel. Mais il a rejoint Marie dans son espace à elle.
Une colonne montre la séparation entre eux : cependant l’ange s’incline, se fait plus petit qu’elle.

Elle est si belle, toute recueillie, surprise et paisible.
Elle n’écoute pas : elle est écoute. Déjà elle accueille en son sein.

Luc ne décrit pas l’Ange : il dit son nom : GABRIEL. Pourquoi ?
Parce que Gabriel signifie « la Force, la Puissance de Dieu ».
Et parce que, dans la tradition juive, il est un des Archanges que Dieu avait postés, munis d’une épée de feu, pour interdire l’entrée dans le Jardin d’Eden dont l’humanité avait été exclue par son péché.

Gabriel vient du Jardin. Sans épée mais avec la douceur de la Parole.
Comme pour dire à la fille d’Eve : Sois dans la Joie. Par toi, Jésus va venir pour permettre aux hommes de retrouver leur Père et d’entrer dans le Jardin de son Amour.

Car rien n’est impossible à Dieu. Quand une femme lui dit OUI.

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L’ECRITURE DEVIENT PAROLE et LE LECTEUR ACTEUR

Cette année, 4ème dimanche de l’Avent et célébration de Noël se succèdent immédiatement. Après avoir entendu les deux grands témoins, Isaïe et Jean-Baptiste, quoi de mieux, en ces dernières heures, que de contempler celle qui a été choisie pour que la Nativité soit possible et de méditer à nouveau la page célèbre de l’Annonciation, ce chef-d’œuvre par lequel Luc ouvre son Evangile et qui nous révèle comment aujourd’hui nous aussi nous pouvons accueillir la Parole et la laisser devenir chair de notre existence.

PAS SEULEMENT LIRE ET ENTENDRE

Souvent nous demeurons des lecteurs ou des auditeurs des Ecritures saintes : plus ou moins intéressés et distraits, nous reconnaissons tel épisode, telle parabole. Nous « sommes au courant » de l’histoire de Jean-Baptiste, de celle du fils prodigue, de Zachée et des autres.

Mais la Bible n’est pas un cours à connaître. Le texte doit devenir Parole. De quelqu’un à quelqu’un. Une invitation, une interpellation. Le Livre est saint parce qu’il conduit son lecteur sur le chemin de sa propre sainteté.
Le lecteur doit accomplir les Ecritures sinon il reste un érudit, un exégète, un historien. Dieu ne nous demandera pas de réciter son Livre : il nous demandera ce que son Livre nous a fait vivre.

Le texte doit devenir ANNONCIATION et il nous place devant une DECISION. Alors, la Parole se fait notre chair, notre vie. Et Noël se poursuit.

C’est pour cela que Luc n’est ni un journaliste ni un écrivain ni un historien : il est EVANGELISTE. Il ne raconte pas un fait passé « pour que nous soyons au courant » : il proclame une histoire au sein de laquelle la foi nous introduit et qui devient notre propre histoire.
Alors retentit la BONNE NOUVELLE. Et nous naissons à la JOIE et à la VIE.

L’ANNONCE FAITE A MARIE

Selon la coutume du temps, Marie, jeune fille de 14-15 ans, vivait ses derniers jours chez ses parents avant de mener vie commune avec Joseph, le charpentier qu’elle avait épousé. Depuis son jeune âge, elle apprenait et connaissait l’histoire de son peuple que le rabbin lisait et expliquait chaque shabbat à la petite synagogue de Nazareth et elle priait Dieu de tout son cœur pour qu’il sauve son peuple et lui envoie un jour le Messie qu’il avait tant de fois promis par les Prophètes.

Quand tout à coup se produisit l’imprévisible.
Une voix lui parlait. Un ange, un envoyé de Dieu, dit Luc qui a bien soin de ne pas décrire ce personnage et qui d’ailleurs ne précise pas que Marie l’a vu. Ses premiers mots : non un banal bonjour mais une invitation : « Réjouis-toi, le Seigneur est avec toi ».
Que faisait-elle alors ? A quoi était-elle occupée ? A quel moment ?
L’essentiel : elle écoute, elle prête l’oreille. Et elle est chamboulée, bouleversée. Seule, elle fait une expérience inédite. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive.

La voix poursuit : « Tu connais la prophétie d’Isaïe : La jeune femme enfanteras un fils qui sera fils de David. Il régnera pour toujours……. Eh bien cette femme, c’est toi ! ».

Marie connaît très bien cette prophétie célèbre : alors que Jérusalem allait être attaquée par deux armées et que le jeune roi, angoissé, faisait préparer des fortifications dérisoires, Isaïe avait osé lui dire de ne pas craindre : le salut viendrait par un enfant.
Au sein de son peuple, Marie vit d’une espérance indéfectible en un Messie qui libérera son peuple. Elle a écouté souvent la proclamation de ce texte, elle priait pour que Dieu hâte sa promesse.

Mais voilà qu’elle apprend que cette promesse divine imprécise se réalise aujourd’hui, tout de suite, maintenant. Que l’annonce écrite devient « annonce à elle ». Que cette « reine », c’est elle, petite paysanne sans titre.

COMMENT CELA SE FERA-T-IL ?…

Nouvelle réaction de Marie qui a compris que la proposition de Dieu doit s’accomplir sur le champ  et qui n’ignore pas comment naissent les enfants : «  Comment est-ce possible puisque je ne connais pas d’homme ? ».

Et nouvelle révélation de l’Ange : « Ton fils sera l’œuvre de l’Esprit de Dieu : c’est pourquoi il sera appelé Fils de Dieu ».
Non par dédain de relations conjugales « impures » mais parce que l’homme ne doit pas croire qu’il est assez puissant pour opérer le salut du monde. L’histoire l’a toujours prouvé à suffisance : l’homme invente, construit, guérit, progresse, promet, jure, signe des traités….et toujours, hélas, la discorde apparaît, le traité est déchiré, la haine emporte tout, la mort triomphe.
Même un philosophe athée comme Heidegger laissait échapper : « Seul un Dieu peut nous sauver »

Mettre au monde le Fils de Dieu : jamais personne ne s’est trouvé devant pareille proposition divine.
Certes on le disait à la Reine d’Egypte, mais elle savait que son « Fils de Dieu » finirait sous les tonnes de pierres des pyramides.

Et cependant la jeune adolescente ne s’enfuit pas, elle ne demande pas un délai de réflexion, elle ne court pas demander la permission à ses parents ou à Joseph, elle ne prétexte pas de son indignité, elle n’exige pas des preuves de cette révélation inouïe. Elle est éminemment adulte.

Et parce qu’elle ne l’a pas demandé, un signe lui est donné : « Ta parente, stérile après plusieurs années de mariage, est enfin enceinte. Rappelle-toi ce que Dieu disait au vieil Abraham en lui annonçant un fils dans sa vieillesse : « Rien n’est impossible à Dieu ».

Suspense : l’événement le plus extraordinaire de l’histoire de l’humanité est proposé à une gamine. Et Marie a cette réponse sublime :
« Je suis la servante du Seigneur : que tout se passe pour moi comme tu l’as dit ».
Ce n’est pas un aveu d’humilité (je ne suis qu’une pauvre) mais un engagement actif, total. Pas un oui des lèvres. Pas un amen à un credo. Je m’engage à me mettre au service de cette Parole. Entièrement, de tout mon être comme une femme dans la maternité. Non comme un pantin qui se laisse manipuler par son idole mais de façon consciente, réfléchie, intégrale.
Et Marie ne demande aucun renseignement sur l’avenir : « Que va-t-il se passer ? ». Seul importe le don aujourd’hui. Si Dieu invite, il réalisera.

La Voix s’est tue. Marie se retrouve seule. Va-t-elle, apeurée, préserver son secret dans la solitude ? Va-t-elle se targuer de son honneur ?
Non. Celle qui vient de dire à Dieu qu’elle servait son projet commence à se mettre en route – en hâte, dit Luc – pour aller servir sa cousine, loin, là-bas, au sud, dans les montagnes de Judée.

Car servir Dieu n’est pas une mystique éthérée mais l’humble service des hommes. Car on ne peut lanterner quand Dieu parle.

CONCLUSION

Il est normal que nous soyons habituellement des auditeurs, des lecteurs des Ecritures. Mais il arrive que le texte parle, qu’une voix insinue que le texte nous concerne, hic et nunc. Nous avons à faire ce qui est dit et entendu.

L’incarnation, commencée en Marie, demande à être prolongée.
Contempler une crèche, c’est bien. Ecouter la Parole, c’est mieux.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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REUNION DES CHEFS D’ETAT SUR LE CLIMAT

PARIS DECEMBRE 2017

« Tout commence maintenant…Nous sommes tous acteurs…
C’est la seule manière de gagner la bataille »

(PRESIDENT E. MACRON)

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APPEL DES DIRIGEANTS DES EGLISES CHRETIENNES

Démentant les engagements solennels de toutes les nations du monde à Paris il y a deux ans, la nouvelle réunion des chefs d’Etat à Paris en ce mois de décembre 2017 fait une terrifiante constatation : le climat de la terre se détériore plus vite que prévu.

Nous, chrétiens, ne pouvons demeurer inertes.

Comme tous les Prophètes avant eux, Jésus, Paul, Jean et les Apôtres ne lançaient pas des condamnations contre les vices du monde : ils pressaient leurs frères et sœurs des communautés chrétiennes à vivre mieux selon l’Evangile.
Le Seigneur l’avait enseigné : Si la pâte menace de pourrir, c’est d’abord au sel de ne pas s’affadir et de retrouver son âpreté indispensable pour sauver le tout.
Jésus prêchait la conversion mais en même temps il guérissait les malades et les handicapés. Le Royaume des cieux devait s’établir sur la terre.

Sur une population mondiale de 7, 5 milliards de personnes, on estime qu’il y a 2, 2 milliards de chrétiens de diverses confessions : somme considérable qui peut, qui doit, qui a l’obligation de s’engager en première ligne pour sauver le droit, la justice et d’abord la vie.
C’est pourquoi nous lançons un appel solennel à tous nos frères qui confessent l’Evangile du Christ et d’abord à tous ceux qui occupent les postes des plus hautes responsabilités : politiques, économiques, financières, bancaires ainsi qu’à tous les chercheurs et scientifiques.

Des solutions sont possibles, elles sont à prendre de façon urgente, elles nécessitent une remise en question de nos habitudes, une restriction des intérêts immédiats, des innovations radicales.

Nous, chrétiens, ne devons pas attendre : comme l’a dit le pape François, tout peut commencer par des décisions qui, démultipliées par milliards, pèseront sur la guérison de notre monde :

  • cesser tout gaspillage et tout achat de luxe
  • lutter contre les paradis fiscaux, ne pas échapper à l’impôt
  • s’engager en politique et y lutter contre le cancer de la corruption
  • peser contre la course aux armements
  • résister à « la fièvre acheteuse », à l’envie de tout avoir tout de suite
  • veiller à une conduite automobile économe
  • privilégier les transports en commun
  • ne faire que les voyages en avion indispensables …donc supprimer les pèlerinages lointains.
  • améliorer les modes de chauffage et d’isolation
  • ……..et mille autres décisions que chacun peut inventer et répandre.

La première page de la Bible dit que le monde est une création que Dieu a confiée à l’humanité pour qu’elle soumette les forces de mort et y développe la vie. Le temps presse. Déjà nos petits enfants, sans paroles, nous interrogent, nous supplient : vous devez nous transmettre ce monde qui ne vous appartient pas et que vous êtes en train de saccager et d’anéantir.

Que l’Esprit-Saint qui éclaire et renforce toute conscience nous mobilise tout de suite.

NOTA BENE : évidemment cette lettre est inauthentique.

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