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4ème dimanche de Carême – Année A – 26 mars 2017
Évangile de Jean 9, 1-41

« JE SAIS UNE CHOSE :
J’ETAIS AVEUGLE ET MAINTENANT JE VOIS »

Marc, Matthieu et Luc racontent que Jésus a opéré des guérisons et que notamment il a rendu la vue à certains aveugles. Lorsque Jean écrit son évangile, plusieurs années se sont passées et avec sa communauté d’Ephèse, il a beaucoup médité la portée de ces événements.
Si Jésus est Seigneur vivant, Verbe de Dieu, ses paroles et ses actions ne peuvent demeurer fixées dans un passé dont il suffirait d’évoquer le souvenir.
D’ailleurs la cécité se réduit-elle à une infirmité corporelle ? Si oui, pourquoi Jésus n’a-t-il pas rendu la vue à tous les aveugles qu’il rencontrait ?
Suffit-il d’être guéri d’un handicap pour entrer dans le Royaume tel que Jésus l’a précisé ?…Quel est donc le sens profond de ces guérisons ?

D’autre part 75 ans après sa mort et sa disparition, beaucoup de Juifs ne reconnaissent toujours pas Jésus, « ils ne voient pas » qui il est en réalité et l’hostilité des autorités religieuses est telle qu’on a décidé de chasser des synagogues ceux qui se convertissent à la foi nouvelle.

Voilà pourquoi Jean ne raconte pas la guérison d’un aveugle comme un « miracle » (mot qu’il n’utilise jamais) mais comme l’histoire qui arrive à celui qui commence à voir, qui reconnaît Jésus comme son Seigneur en se laissant baptiser.
L’Evangile n’est pas une histoire ancienne mais rejoint l’actualité même du lecteur croyant.

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« JE SAIS UNE CHOSE : MAINTENANT JE VOIS »

Marc, Matthieu et Luc racontent que Jésus a opéré des guérisons et que notamment il a rendu la vue à certains aveugles. Lorsque Jean écrit son évangile, plusieurs années se sont passées et avec sa communauté d’Ephèse, il a beaucoup médité la portée de ces événements. Si Jésus est Seigneur vivant, Verbe de Dieu, ses paroles et ses actions ne peuvent demeurer fixées dans un passé dont il suffirait d’évoquer le souvenir. D’ailleurs la cécité se réduit-elle à une infirmité corporelle ? Si oui, pourquoi Jésus n’a-t-il pas rendu la vue  à tous les aveugles qu’il rencontrait ? Suffit-il d’être guéri d’un handicap pour entrer dans le Royaume tel que Jésus l’a précisé ?…Quel est donc le sens profond de ces guérisons ?

D’autre part 75 ans après sa mort et sa disparition, beaucoup de Juifs ne reconnaissent toujours pas Jésus, « ils ne voient pas » qui il est en réalité et l’hostilité des autorités religieuses est telle qu’on a décidé de chasser des synagogues ceux qui se convertissent à la foi nouvelle.

Voilà pourquoi Jean ne raconte pas la guérison d’un aveugle comme un « miracle » (mot qu’il n’utilise jamais) mais comme l’histoire qui arrive à celui qui « voit » que Jésus est son Seigneur et se laisse baptiser. L’Evangile n’est pas une histoire ancienne mais rejoint l’actualité même du lecteur croyant.

LE HANDICAP N’EST PAS UNE PUNITION

A Jérusalem, à l’entrée du temple, Jésus et ses disciples tombent sur un aveugle-né qui mendie. « Pourquoi est-il comme ça ? demandent les disciples. Qui a péché ? ». Comme si un handicap était un châtiment, comme s’il fallait désigner un coupable. « Qu’ai-je fait de mal ? » se lamentait Job dans la détresse. Qu’ai-je fait au bon Dieu ? demande-t-on encore.

La réponse de Jésus revêt une importance capitale et il ne faudra jamais l’oublier. Jésus écarte violemment cette suggestion perverse. Il n’y a pas de responsable, le malheur n’est pas une punition, il faut cesser de discuter du « problème du mal ». Il n’y a pas une énigme à résoudre : il y a là un homme qui souffre. Il ne faut pas chercher une explication : il faut passer à l’action. « Ni lui ni ses parents n’ont péché : l’action de Dieu doit se manifester en lui. Il nous faut réaliser l’action de Celui qui m’a envoyé». La vraie réponse est la responsabilité de celui qui rencontre un homme qui souffre. Et remarquons qu’en disant « Il nous faut… », Jésus entraîne ses disciples dans l’élan de son œuvre : après lui et comme lui et par lui, il leur faudra réagir, œuvrer pour soigner, guérir, consoler les malheureux qu’ils rencontreront.

« Cela dit, Jésus crache sur le sol, et avec la salive, fait un peu de boue qu’il applique sur les yeux de l’aveugle ». L’Antiquité connaissait la valeur thérapeutique de la salive mais il y a ici davantage : Jésus semble replacer l’handicapé dans le chaos, le magma boueux d’avant la création. « Va te laver à la piscine de Siloé  – ce mot signifie Envoyé ». L’homme obéit, se lave : il voit !

Le récit révèle son sens profond. L’homme – tout homme – naît aveugle. Certes il a des yeux et une raison : il contemple les merveilles du monde,  il observe les formes, les couleurs, les mouvements des êtres,  il perçoit les dangers qui le guettent, il voit ce qu’il peut faire pour se nourrir, construire sa demeure, voyager, inventer des machines et des médicaments, et même s’envoler dans l’espace. Les savants pénètrent tous les secrets du fonctionnement de l’univers : chaque problème trouve sa solution. Mais plus les connaissances augmentent, plus le mystère s’élargit. On sait de mieux en mieux « comment cela fonctionne, comment il faut faire » mais on ignore encore et toujours  la réponse à la question plus essentielle : « pourquoi vivre ? ».

Jésus est la réponse : « Je suis la Lumière du monde » ; le baptême dans l’eau de l’ « Envoyé du Père » guérit de la cécité du cœur. La foi en lui n’élimine pas la souffrance, n’épargne pas les échecs, ne confère pas toutes les vertus, ne guérit pas des défauts mais elle ouvre l’homme à la Lumière divine. Elle le re-crée.

LE PROCES DU DISCIPLE

Relavé de sa boue, de ses péchés, le disciple a les yeux grands ouverts pour assumer ses responsabilités, apporter la Lumière du monde aux autres, manifester l’œuvre de Dieu. L’amour de son Sauveur l’illumine et l’incite à pratiquer le droit et la justice, il  a une existence dynamisée par l’espérance de la Joie éternelle, il a compris que l’histoire n’est pas « une histoire de fou racontée par un idiot et qui ne signifie rien » (Shakespeare). Tout désireux de partager cette Bonne Nouvelle avec tous, cet homme s’attend à être accueilli, écouté, félicité, remercié pour ses bienfaits….

Eh bien non ! La foule porte en triomphe les artistes et les champions sportifs mais tout au contraire l’homme recréé par Jésus va être suspecté, espionné, questionné, méprisé, condamné par ceux qui sont persuadés de voir par eux-mêmes. La suite de la guérison est dramatique.

D’abord ses voisins demeurent sceptiques : son changement est tel qu’on ne le reconnaît plus.

Ensuite les Pharisiens l’arrêtent. Au lieu de se réjouir de sa guérison, ils sont furieux car Jésus a fait de la boue un jour de shabbat alors qu’il est strictement interdit de travailler ce jour-là ! L’observance pointilleuse des règlements passe avant la santé de l’homme !

Ensuite ses parents eux-mêmes sont convoqués devant le tribunal: ils reconnaissent qu’il s’agit bien de leur fils, qu’il était né aveugle mais ils ne veulent rien dire du comment de sa guérison. Car ils ont peur. « Les Juifs s’étaient mis d’accord pour exclure de la synagogue tous ceux qui déclareraient que Jésus est le Messie ».

Seconde séance du tribunal : Les juges montrent leur aveuglement : ils ordonnent à l’ex-aveugle de dire la vérité et ils ajoutent tout de suite : « Nous, nous savons que cet homme Jésus est un pécheur ». Ils prétendent juger équitablement et d’emblée affirment leur conviction inébranlable. Mais l’homme a alors une merveilleuse réponse : « Est-ce que Jésus est un pécheur ? Je n’en sais rien.
Mais il y a une chose que je sais : j’étais aveugle et maintenant je vois ».

Le vrai disciple de Jésus n’est pas celui qui se dit parfait mais celui qui peut dire : « Si j’enlève Jésus de ma vie, alors je ne vois plus bien ni qui je suis ni comment je dois mener ma vie ».

Le pauvre n’est pas un théologien, un juriste, un orateur, il affirme simplement son expérience. L’officier Charles de Foucauld, le poète Paul Claudel et tant d’autres convertis répèteront eux aussi la même certitude. « Voir qui est Jésus » n’est pas la conclusion d’un raisonnement, une leçon apprise au catéchisme mais une expérience vécue et qui doit s’exprimer, se dire, se répéter…même si elle soulève incompréhension, moqueries,  hostilité.

Odieux, les juges concluent : « Tu es tout entier plongé dans le péché depuis ta naissance et tu nous fais la leçon ? ». La cécité pour eux était signe manifeste du péché. Et ils le jetèrent dehors ! Effectivement, au temps de Jean, les autorités juives avaient décidé d’excommunier ceux qui croyaient en Jésus Messie.

JESUS REMET LE MONDE EN QUESTION.

Jésus retrouve l’homme : « Crois-tu au Fils de l’homme ? C’est moi qui te parle ». L’homme dit « Je crois, Seigneur ». Il atteint le terme de son cheminement : d’abord pour lui Jésus était un homme inconnu, un passant dans la rue …puis un guérisseur qui s’est occupé de lui et l’a guéri…puis un rabbi…Puis maintenant « le Fils de l’homme » – c.à.d. le Juge de la fin des temps – puis enfin « le Seigneur » devant lequel il se prosterne pour l’adorer.

Alors  Jésus, le Fils de l’homme, explique que le véritable jugement est en train de se réaliser : « Ceux qui ne voyaient pas voient – et ceux qui voyaient ne voient plus ». Les pharisiens étaient persuadés que l’observance de la Loi leur permettait de voir le chemin pour réussir leur vie. Et pour eux les infidèles et les handicapés étaient des pécheurs aveugles, enfermés dans la nuit du péché.

Désormais c’est la foi, la confiance en Jésus, qui ouvre les yeux. En recevant la Bonne Nouvelle, celui qui était dans la nuit ne voit pas un règlement à suivre mais une personne à reconnaître, à aimer et à suivre.

On ne sauve pas sa vie par la méticulosité des pratiques, la « mise en règle » devant des règlements si saints soient-ils, l’ascèse héroïque ou la mystique éthérée. On ne construit pas sa statue.

Humblement on reconnaît que l’on était aveugle ; fou de joie on proclame que l’on est sauvé gratuitement par Jésus, Lumière du monde.

CONCLUSIONS

Le  malheur, le handicap n’est pas un châtiment mais un appel à l’action. Jésus n’a jamais cherché à « expliquer le problème du mal » ; il a travaillé à l’œuvre de Dieu : sauver l’homme.

« Je ne sais qu’une chose : maintenant je vois ». Le chrétien n’a pas toujours réponse aux objections : qu’il affirme son expérience. Et qu’il supporte les rejets qu’il subira.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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QUI ETAIT AVEUGLE : ADOLF HITLER OU LE JEUNE JOSEPH ?

Béatification du martyr Josef Mayr-Nusser :  le courage du « non » à Hitler

 

Josef Mayr-Nusser a été béatifié ce samedi 18 mars 2017 en la cathédrale de Bolzano (Italie). Ce père de famille du Tyrol du Sud (aujourd’hui en Italie, autrefois en Autriche) eut le courage de dire  un ‘non’ frontal à Hitler devant tous les SS en train de se former, souligne le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints.

Pour le préfet, qui présidera la célébration au nom du pape François, les chrétiens peuvent apprendre du futur bienheureux « le courage d’être des témoins du Christ et de son Évangile aujourd’hui », de « manifester l’amour de la vérité et le respect de notre propre conscience » et de promouvoir « l’idéal de la famille ».

Dès son jeune âge, Josef a développé une vie de prière profonde et une grande attention envers les plus pauvres. En 1934, à 24 ans, il fut élu président de l’Action catholique de Trente et en 1939 président de la nouvelle Conférence de Saint Vincent fondée à Bolzano. Sa journée était faite de la messe quotidienne, du chapelet quotidien, du service des pauvres et du travail.

Le 26 mai 1942, à 22 ans, il épousa Hildegard Straub et ils eurent un fils, Albert. En 1944, après l’entrée des armées allemandes, Josef fut incorporé de force dans l’armée et affecté à la Waffen-SS.  Il fut envoyé  à Konitz, près de Dantzig, au camp d’entraînement des SS.

Là, on lui demanda de prêter serment au Führer mais il refusa, en raison de sa foi. Il a dit un ‘non’ frontal à Hitler devant tous les SS en train de se former.

« Où a-t-il trouvé ce courage ? Dans ses lectures : quand il était jeune, il avait lu les œuvres de saint Thomas, celles de Romano Guardini, mais surtout les Lettres de prison de Thomas More qui, comme Grand Chancelier d’Angleterre, avait dit ‘non’ à son souverain pour ne pas renier son identité catholique. Et c’est donc ce ‘non’, dit pour sauver sa conscience, que Josef a porté dans son cœur jusqu’à cette expérience tragique de devoir dire ‘non’ à Hitler, signant sa condamnation à mort ».

Chargé sur un train en direction du camp de concentration de Dachau, il mourut pendant le trajet des conséquences des mauvais traitements subis. Les témoignages racontent que, malgré ses souffrances, Josef ne se plaignit jamais, continuant jusqu’au bout de remercier ceux qui cherchaient à soulager sa douleur et partageant sa nourriture avec les autres prisonniers. Un ancien soldat allemand qui l’escorta dit qu’il avait passé 14 jours avec un « saint ».

« L’extraordinaire personnalité de Josef enrichit l’Église, mais surtout insuffle dans l’humanité contemporaine la joie de la cohérence évangélique qui désintoxique la société des germes pathogènes du mal », conclut le cardinal Amato : « Lorsque les chrétiens se montrent vraiment levain, lumière et sel de la terre, ils deviennent eux aussi, comme Jésus, objet de persécution et signe de contradiction ».[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= »#c6c0d1″ background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= »25px » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]Pourquoi des millions de baptisés ont-ils été aveugles au point de ne pas voir qu’Adolf Hitler les conduisait au désastre ? Pourquoi n’ont-ils pas osé dire NON ?………

Quels abîmes du mal devons-nous VOIR aujourd’hui ? A quoi, à qui devons-nous dire NON ?

Acceptons-nous d’être rejetés, marginalisés à cause de notre foi ?[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

PAPE FRANCOIS : LA BIBLE COMME UN TELEPHONE PORTABLE

– Angelus – place s. Pierre – dimanche 5 mars 2017 –

« Chers frères et sœurs, bonjour !  En ce premier dimanche de carême, l’Evangile nous met sur le chemin vers Pâques, en montrant Jésus qui demeure quarante jours au désert, soumis aux tentations du diable (cf. Mt 4,1-11). Satan veut détourner Jésus de la voie de l’obéissance et de l’humiliation et le porter sur le faux raccourci du succès et de la gloire.

Mais les flèches empoisonnées du diable sont “parées” par Jésus grâce au bouclier de la Parole de Dieu (vv. 4.7.10) qui exprime la volonté du Père. Jésus ne prononce aucune parole propre : il répond uniquement par la Parole de Dieu. Et ainsi le Fils, plein de la force de l’Esprit Saint, sort victorieux du désert.

Pendant les quarante jours du carême, en tant que chrétiens, nous sommes invités à suivre les traces de Jésus et à affronter le combat spirituel contre le Malin par la force de la Parole de Dieu.

Pas par notre parole : c’est inutile. La Parole de Dieu : elle, elle a la force pour vaincre Satan.

Il faut donc se familiariser avec la Bible : la lire souvent, la méditer, l’assimiler. La Bible contient la Parole de Dieu, qui est toujours actuelle et efficace.

Quelqu’un a dit : qu’est-ce qui se passerait si nous traitions la Bible comme nous traitons notre téléphone portable ? Si nous la portions toujours avec nous – ou au moins le petit Evangile de poche – : qu’est-ce qui se passerait ? Si nous revenions en arrière quand nous l’oublions. Tu oublies ton téléphone portable : « Oh je ne l’ai pas, je retourne le chercher. » Si nous l’ouvrions plusieurs fois par jour. Si nous lisions les messages de Dieu contenus dans la Bible comme nous lisons les messages du portable, qu’est-ce qui se passerait ?

La comparaison est clairement paradoxale, mais fait réfléchir.

En effet, si nous avions la Parole de Dieu toujours dans le cœur, aucune tentation ne pourrait nous éloigner de Dieu et aucun obstacle ne pourrait nous faire dévier de la route du bien. Nous saurions vaincre les suggestions quotidiennes du mal qui est en nous et en dehors de nous.

Nous nous trouverions davantage capables de vivre une vie ressuscitée selon l’Esprit, en accueillant et en aimant nos frères, spécialement les plus faibles et les plus nécessiteux, et aussi nos ennemis.

Que la Vierge Marie, icône parfaite de l’obéissance à Dieu et de la confiance inconditionnelle dans sa volonté, nous soutienne sur le chemin du carême, afin que nous nous mettions à l’écoute docile de la Parole de Dieu pour réaliser une vraie conversion du cœur ».

Pape FRANCOIS

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RETRAITE DANS LA VILLE

Des Dominicain(e)s de France et d’ailleurs vous proposent de recevoir
chaque jour du carême un message et une petite vidéo.
Le thème de cette année est : CECI EST MON CORPS.

Renseignements et inscription gratuite : careme.retraitedanslaville.org

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