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3ème dimanche de Carême – Année A – 19 mars 2017
Évangile de Jean 4, 5-42

SEIGNEUR, DONNE-MOI CETTE EAU VIVE

Lors de ces trois dimanches, nous écoutons des pages célèbres de l’évangile de Jean qui nous conduiront à pénétrer dans la Grande Semaine puis dans le Mystère pascal :

  • La rencontre de Jésus avec une femme de Samarie
  • La guérison puis le procès d’un aveugle-né à Jérusalem
  • La réanimation de Lazare, à Béthanie.

On reconnaît tout de suite le style de Jean si différent des évangiles précédents. Pendant quelques dizaines d’années après ceux-ci, l’école de Jean, à Ephèse sans doute, a médité, approfondi le mystère de Jésus.
Rappelons la conclusion de son évangile qui en dit le but : « Ces signes ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu – et pour que, en croyant, vous ayez la Vie en son Nom » (20, 31)
Rien n’est plus important sur terre que de le connaître et de lui faire confiance, c.à.d. de croire en lui.

Il faut bien voir la différence. Un historien enquête soigneusement pour reconstituer le passé aussi parfaitement que possible : il donne à ses lecteurs la joie de faire un saut en arrière et de se plonger dans l’histoire à jamais révolue. Jean est un génie spirituel et théologique mais d’abord un évangéliste : il sait que Jésus a été naguère un personnage de l’histoire mais il est le Seigneur, la Parole incarnée de Dieu, celui qui demeure vivant dans l’histoire et qui peut donner à tout homme l’Esprit.
La rencontre avec la Samaritaine montre comment Jésus Seigneur nous rejoint dans notre aujourd’hui, nous propose l’Esprit qui, comme une eau vive, irriguera notre cœur desséché, lavera nos souillures et nous fera vivre de la Vie de Dieu.

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SEIGNEUR, DONNE-MOI CETTE EAU VIVE

Deux itinéraires se rencontrent près d’un puits (il existe toujours). Un homme et une femme. Deux pauvres, assoiffés, en plein midi, sous le soleil torride.


Lui, Jésus, est allé recevoir le baptême en Judée mais peu après, Jean-Baptiste, ayant été arrêté et jeté en prison, il fuit vers la Galilée avec ses premiers disciples. Il les a envoyés au village acheter quelques provisions ; fourbu après la longue marche, il meurt de soif mais il n’a pas d’ustensile à accrocher à la corde. Il entend dans le fond le bruit de l’eau qui coule – c’est donc une eau vive.
Elle, une femme de Sychar , sur le flanc de la colline, descend du village, une cruche sur la tête. Heure  insolite : elle préfère sans doute être seule et ne pas rencontrer les autres villageoises qui viennent tôt matin.
Surprise de voir cet inconnu qui semble l’attendre, elle descend son voile sur le visage, en silence elle accroche sa cruche qui descend dans le fond. La cruche remonte, fraîche, ruisselante.
Tout à coup l’homme parle : « Donne-moi à boire ». Shocking ! Un homme n’accoste pas une femme ; un Juif ne s’adresse pas à une hérétique de Samarie ; le Messie ne se compromet pas avec une pécheresse. Et surtout il ne s’abaisse pas jusqu’à lui faire une demande.
Eh bien si, justement. L’Eglise doit demander au monde et ne pas toujours vouloir donner.
Les gens religieux rêvent de sacré, d’extases, de phénomènes mystiques, de forêts profondes, de cathédrales majestueuses : or l’Evangile survient parfois quand vous allez faire vos courses, quand un inconnu vous demande un service. Vous cherchez de quoi boire ou manger et subitement un inconnu, un étranger vous dit : « Moi aussi j’ai soif, j’ai faim ». Vous pouvez, avec votre cruche ou votre sac, vous taire et rentrer à la maison pour vous occuper des choses importantes, les vôtres. Ou bien accepter le dialogue avec l’inconnu. La vie spirituelle commence avec la rencontre de l’autre, l’étonnement, la surprise.

– Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive.
– Tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où as-tu cette eau vive ?
– Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif. L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle.

L’eau désaltère pour quelques heures puis le besoin renaît et tenaille. Nous sommes esclaves de nos besoins naturels, comme les animaux. Et les assouvir au mieux ne nous empêchera jamais de mourir. Mais, plus profond que nos besoins, n’y a-t-il pas un désir ? Admirable pédagogue, Jésus, à partir de l’eau, va conduire la femme aux profondeurs de son cœur.

Si tu savais 1) ce que Dieu veut te donner – c.à.d. son Esprit que le prophète comparait à l’eau : « Mon serviteur Jacob, ne crains pas : je répandrai des eaux sur l’assoiffé, des ruissellements sur la desséchée ; je répandrai mon Esprit sur ta descendance, ma bénédiction sur tes rejetons… » (Isaïe 44, 3).
Et si tu savais 2) qui est celui qui te parle – moi, Jésus, pauvre homme assoiffé mais qui est celui que tu n’imaginais jamais rencontrer : le seul capable de t’offrir une « eau » pour ton cœur. Cette eau peut purifier ton cœur souillé, désaltérer ta soif d’amour. Tu ne peux la trouver par tes seules ressources : tu dois la lui demander. Il te la donnera et, au fond de toi, elle fera jaillir une source de Vie divine, éternelle.

Quelle aubaine, pense tout de suite la Samaritaine qui n’a pas saisi le double sens. Donne-moi vite cette eau magique: ainsi je n’aurai plus besoin de faire ma corvée. Elle n’a pas compris que l’Esprit n’est pas donné pour résoudre nos problèmes, mener une vie tranquille, réussir ses examens. Au contraire il est offert pour assumer notre existence, porter nos responsabilités, sortir de notre indifférence aux autres, comprendre les enjeux du monde. Bref pour aimer. C’est pourquoi le dialogue monte d’un palier :

– Va, appelle ton mari, et reviens.
– Je n’ai pas de mari.
– Tu as raison : tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ; là, tu dis vrai.

Tu cherches de l’eau mais aussi tu cherches un homme, des hommes. Quelle soif impétueuse t’habite ? Comme tout le monde tu désires aimer et âtre aimée. Et tu n’y parviens pas. Car l’amour vrai n’est pas un besoin, une envie à assouvir sur le champ, pour soi. Boire ou embrasser, prendre un objet ou étreindre une personne sont des événements totalement différents. Beaucoup se brûlent de les confondre.
Il faut admirer l’honnêteté de la femme. Elle aurait pu se détourner de cet inconnu qui s’occupait de sa vie privée et repartir au village. Elle avoue et Jésus ne moralise pas, il ne l’accable pas de reproches. « Tu as dit vrai » : il la félicite d’exprimer sa vérité, de reconnaître ses échecs. Jésus n’est pas un juge d’instruction qui nous presse d’avouer nos crimes : il attend que nous confessions nos limites.
C’est parce qu’il s’est perdu que le fils prodigue est revenu au Père ; c’est parce que la 100ème brebis était égarée que le bon Berger l’a recherchée.
Qui donc est cet individu qui perce mes secrets ? Un envoyé de Dieu,  un prophète ? Posons-lui une question. Le dialogue va monter au sommet.

– Je vois que tu es un prophète !…Eh bien ! Nous, Samaritains, nous adorons Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem.
– Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est Esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en Esprit et Vérité qu’ils doivent l’adorer.

Dès la mort du roi Salomon, le pays d’Israël s’était coupé en deux : le royaume du nord – qui sera la Samarie – s’était séparé du royaume de Juda et même on y avait construit un temple rival de celui de Jérusalem. Ce sont les ruines de ce temple sur le Garizim que la femme montre à Jésus. Qui a raison ? Où faut-il donc se rendre pour être certain de prier Dieu ?
Jésus lui annonce une révolution dans l’histoire humaine. Toutes les religions ont des temples, des espaces sacrés où les croyants, quittant leurs lieux profanes,  prient et célèbrent des liturgies solennelles. Avec moi, dit Jésus, ce temps est clos. Il n’y a plus d’endroits qui seraient plus sacrés que d’autres. Le sacré est remplacé par « le saint » et seul l’homme, image de Dieu, peut devenir saint, temple de Dieu par l’Esprit que Jésus lui donne.
Le disciple de Jésus n’adore plus Dieu mais son Père. L’eau vive de l’Esprit l’emporte comme fils vers son Père, lui permet d’exercer l’adoration authentique : il prie « en Esprit » (c.à.d. par l’élan du Souffle de Dieu), et « en Vérité » c.à.d. par et comme Jésus qui a déclaré « Je suis la Vérité », je suis la véritable révélation de Dieu, le Logos sans erreur, le Sens, la Lumière, la splendeur de Dieu.
La femme, dépassée par cette déclaration déconcertante, murmure : « Oh un jour le Messie viendra et nous expliquera tout ». Là-dessus Jésus la fixe : « Je le suis, moi qui te parle ». Simple et foudroyant !

LA FEMME MISSIONNAIRE

La Samaritaine laisse là sa cruche et court au village – car la découverte du Sauveur est l’événement n°1. Il est urgentissime de le dire, de communiquer la Bonne Nouvelle. Et  comme les apôtres abandonnant barque et filets, se désencombrer, laisser là le superflu. Dans une société d’accumulation et de gaspillage, le témoin est crédible lorsqu’on le voit centré sur l’unique essentiel en menant une vie sobre.
Quel est son message aux voisins ? « Il m’a dit tout ce que j’ai fait ». Il m’a placée devant ma vérité : sans nier ma faute mais sans m’écraser de honte. Devant cet homme, je n’étais plus un objet que l’on convoite, une femme inférieure, une hérétique dédaignée. Je pouvais être moi.
Et des villageois croient la femme et viennent voir. Intrigués, ils invitent Jésus et ses disciples à demeurer un peu chez eux. Et ils disent à la femme : « D’abord nous t’avons crue : maintenant nous croyons parce que nous l’avons entendu nous-mêmes ». Nous commençons par faire crédit à quelqu’un qui nous parle de Jésus mais toujours il importe de l’écouter soi-même. Le missionnaire amorce l’œuvre et ensuite s’efface humblement sans se vanter de « faire des conversions » : la conversion reste une démarche personnelle.
A partir d’une corvée banale, réfléchir au passage du besoin au désir, de l’eau naturelle à l’Eau Vive de l’Esprit, de la soif du corps au désir de l’amour, de l’amour à la recherche de Dieu.
Passer de l’extériorité (le puits lointain) au puits du cœur où coule l’Eau de la Vie de Dieu. Passer de Jésus (inconnu rencontré par hasard) à un prophète puis au Messie Seigneur. Passer des échecs de la vie amoureuse à la joie du pardon, de l’enfermement à la mission,  des lieux de culte à l’adoration intérieure.

Plus tard, en pleine fête des tentes à Jérusalem où l’on fêtait l’eau, Jésus s’écriera dans le temple :

«  Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et que boive celui qui croit en moi » (7, 37).

Et pendu sur la croix, au moment de glisser dans le puits insondable de la mort, Jésus murmurera :

« J’ai soif ».

De sa petite cruche (tiens donc !), un soldat lui donnera deux gouttes de piquette et Jésus « remit l’esprit » (19, 28). Il avait soif du salut des hommes, soif de rencontrer des cœurs souillés mais assoiffés de pureté, de vie, d’amour. Nous savons désormais où est « le véritable puits » de la Vie.

Cette page de Jean a toujours été saluée comme un chef-d’œuvre. Texte inépuisable où chacun peut boire la Vie autant qu’il en a envie. Une histoire où chacun peut dire : « Cette femme c’est moi : avec mes envies, mes soucis, mes limites, mes échecs…. ».
L’Evangile est un puits sans fond où chacun peut se désaltérer en buvant chaque parole de Jésus son Messie.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »yes » hide_on_mobile= »no » background_color= »#81d742″ background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »2px » border_color= »#699e2d » border_style= »solid » padding= »30px » margin_top= »30px » margin_bottom= »30px » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]« J’invite chaque chrétien à renouveler aujourd’hui même sa rencontre personnelle avec Jésus-Christ, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour…Dieu ne se fatigue jamais de pardonner….C’est seulement grâce à cette rencontre avec l’Amour de Dieu, qui se convertit en heureuse amitié, que nous sommes délivrés de notre conscience isolée et de l’autoréférence….Là se trouve la source de l’action évangélisatrice. Parce que, si quelqu’un a accueilli cet amour qui lui redonne le sens de la vie, comment peut-il retenir le désir de le communiquer aux autres ?………

Pape François : « La joie de l’Évangile » – § 3 et 8

[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

VERS LA GUERRE POUR L’EAU ?

« Le droit humain à l’eau, une étude interdisciplinaire sur le rôle central des politiques publiques dans la gestion de l’eau et des services environnementaux » : tel est le thème d’un nouveau séminaire qui s’est réuni ces 23 et 24 février 2017 à l’Académie Pontificale des Sciences au Vatican. Pendant deux jours, des experts du monde entier sont venus débattre sur les nombreuses thématiques qui ont trait à ce droit fondamental.
Ils ont été salués par le Pape François :

Comme le rappelle le livre de la Genèse, l’eau est au principe de toutes les choses, a d’emblée souligné le Pape, relevant que cette question d’accès à l’eau n’était pas marginale mais bien au contraire fondamentale et très urgente. Toute personne a droit à un accès à l’eau potable et sûre, c’est un droit humain essentiel, a rappelé François, citant son Exhortation « Laudato Si ». Un problème qui regarde chacun d’entre nous, il faut donc pour cela trouver des solutions effectives, réellement capables de dépasser les égoïsmes qui empêchent la réalisation de ce droit vital. Le Pape s’est dit “choqué“ d’apprendre notamment que “1000 enfants en meurent chaque jour“, tandis que des millions de personnes sont encore condamnés à en boire, et il n’hésita pas à prendre un ton alarmiste :

« Je me demande si au milieu de cette troisième guerre mondiale par morceaux que nous vivons, nous ne sommes pas en chemin vers la grande guerre mondiale pour l’eau.»

Ce droit à l’eau est déterminant pour la survie des personnes, a poursuivi le Pape, il décide de l’avenir de l’humanité. Par conséquent, il est nécessaire d’éduquer les prochaines générations à la gravité de cette réalité. Parce que le respect de l’eau est une condition de l’exercice des autres droits humains, François appelle donc à agir, invitant tous les acteurs, qu’ils soient scientifiques, gouvernants ou entrepreneurs à faire cause commune.
Il a également exhorté les Etats à “agir concrètement“ en s’engageant en faveur des résolutions des Nations Unies adoptées en 2010 sur le droit humain à une eau potable et à l’hygiène. « Dieu Créateur ne nous abandonne pas dans ce travail pour donner à chacun un accès à l’eau » a conclu le Pape, souhaitant que ce séminaire soit une «petite contribution» pour rendre notre maison commune habitable où chacun puisse jouir des biens nécessaires.

D’après les Nations Unies, plus de 700 millions de personnes dans le monde
n’ont toujours pas accès à une eau propre et potable.

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J’AI SOIF …… J’AI FAIM … : UNE AIDE SÛRE

Crédit-Sud est le programme d’action de la Fraternité Saint-Paul, ASBL pour l’aide au développement.
Crédit-Sud octroie des prêts sans intérêts à des groupes de personnes démunies situés en Afrique, Amérique Latine et Asie,
qui mettent sur pied un projet de développement.

Depuis 1964, 845 projets ont été réalisés : acquisition d’outillage, projets d’élevage et de culture, construction d’appentis agricoles, de restaurants, de bateaux, de puits, etc…ou création de caisses de micro-crédits. Les prêts octroyés sont limités au maximum à 20.000€. Nous marquons ainsi notre volonté délibérée de favoriser les petits projets à taille humaine et à échelle locale.

Les projets financés sont proposés par des groupes qui s’organisent pour promouvoir une solidarité entre les membres.
Cela contribue à dynamiser un développement plus équilibré localement.

En ce qui concerne les caisses de micro-crédits, nous conseillons vivement de n’en octroyer que pour créer des activités sources de revenus. De plus, nous favorisons une organisation dans laquelle les prêts peuvent être individualisés mais regroupés en cellules de plusieurs personnes qui se solidarisent. Tant que les emprunteurs n’ont pas tous remboursé le micro-crédit, un nouveau prêt n’est pas attribué. La pression du groupe assure ainsi un taux plus élevé de remboursements.

Nous restons toujours à l’écoute des demandes: – Bien que supervisés par nos gestionnaires, les projets sont élaborés par les groupes eux-mêmes. Nous souhaitons développer un partenariat et non de l’assistance, raison pour laquelle Crédit-Sud octroie des prêts et non des dons.
Le développement n’est pas que matériel. Il est surtout une prise de conscience d’une manière d’agir qui rende à l’individu sa grandeur d’Homme.

L’échéancier de remboursement du prêt à Crédit-Sud n’est pas imposé par nous mais convenu de commun accord, ce qui responsabilise davantage le groupe emprunteur.
Les prêts sont consentis sans intérêt, De plus, les conséquences négatives des changes monétaires sont supportées par Crédit-Sud.
La Fraternité Saint-Paul collecte des dons auprès de ses membres. Ils s’ajoutent aux sommes remboursées des projets antérieurs pour répondre à de nouvelles entreprises de développement.

Une solidarité se crée au-delà des frontières. Crédit-Sud travaille en collaboration avec d’autres ONG afin de s’entourer de collaborateurs qui encadrent le suivi sur le terrain et parfois une formation.

Géré par des bénévoles, Crédit-Sud a des frais de fonctionnement inférieurs à 1% des dons reçus.
Les dons d’au moins 40€ par an reçoivent une attestation fiscale qui permet une déduction des revenus.

Chaque trimestre, Crédit-Sud publie un bulletin qui informe de l’évolution des projets: leurs réussites, leurs difficultés, leurs besoins… Ce bulletin intègre aussi des réflexions sur l’esprit dans lequel l’aide au développement est réalisée. Ils peuvent être consultés sur notre site internet.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »yes » hide_on_mobile= »no » background_color= »#81d742″ background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0″ border_color= » » border_style= »solid » padding= »20px » margin_top= »10px » margin_bottom= »10px » animation_type= »bounce » animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Fraternité Saint-Paul pour l’aide au développement a.s.b.l.

IBAN: BE93 0000 1973 6567 – BIC: BPOTBEB1

Siège social : Rue Elise Grandprez, 8,
B-4020 Liège Belgique

www.creditsud.orgfraternite.saint.paul@belgacom.net

Entreprise n° 0410.483.907

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RETRAITE DANS LA VILLE

Des Dominicain(e)s de France et d’ailleurs vous proposent de recevoir
chaque jour du carême un message et une petite vidéo.
Le thème de cette année est : CECI EST MON CORPS.

Renseignements et inscription gratuite : careme.retraitedanslaville.org

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