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33ème dimanche – Année A – 19 novembre 2017
Évangile de Matthieu 25, 14-30

Le cinquième et grand enseignement confié par Jésus, en privé, à ses disciples seuls, revêt une importance capitale puisqu’il nous révèle le sens caché de l’histoire et nous apprend comment la vivre.

Deux paraboles complémentaires dont la simplicité ne doit pas nous cacher l’enjeu vital, nous disent l’essentiel.

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Un talent à faire fructifier

Le cinquième et grand enseignement confié par Jésus, en privé, à ses disciples seuls, revêt une importance capitale puisqu’il nous révèle le sens caché de l’histoire et nous apprend comment la vivre.

Deux paraboles complémentaires dont la simplicité ne doit pas nous cacher l’enjeu vital, nous disent l’essentiel.

1. Garder la lumière de la foi

Les tempêtes des catastrophes et des guerres, les persécutions parfois atroces contre les chrétiens, les discours séducteurs des idéologues mensongers étendront la nuit sur le monde. Il faudra annoncer le Royaume sans peur et maintenir la flamme de la foi.

L’histoire récente montre, hélas, avec quelle puissance des idolâtries (communisme, nazisme, société de gaspillage, racisme, oubli des pauvres … ) sont capables de détourner de la foi des multitudes de chrétiens et même de hauts responsables. « Soyez vigilants, tenez-vous prêts car tout à coup l’Époux viendra ». Toujours, l’oubli nous menace.

Quel que soit le déchaînement du mal, la fin est certaine : le Fils de l’homme apparaîtra dans la gloire divine ; il rassemblera ses fidèles et jugera.

2. Faire fructifier les dons de la grâce

Le Créateur a équipé l’être humain de façon merveilleuse afin qu’il accomplisse sa vocation si bien qu’aujourd’hui nous sommes stupéfaits devant les prodigieuses réalisations de l’humanité. Notre intelligence, notre imagination, nos membres, nos sens ont étendu notre maîtrise et bouleversé la face du monde.

Mais comme le mal nous entraîne toujours vers l’abîme, Jésus, le Fils, est venu nous sauver de l’auto-destruction et il a pourvu ceux qui croient en lui d’extraordinaires moyens d’étendre ce salut jusqu’à la fin de l’histoire.

La foi, en effet, ne se réduit pas à des cérémonies, à l’inscription dans un registre, à des titres, à une vague morale, à une piété douceâtre. Elle peut être, si nous la déployons, une puissance inimaginable puisque l’Esprit de Dieu a pu rendre la vie au cadavre de Jésus.

Jésus est ce maître de la parabole qui confie des talents à ses serviteurs. En son temps, le mot « talent » ne désigne pas une qualité, une vertu artistique mais une somme considérable : 26 kg de pur argent.

Les dons de Jésus : sa mort pour nous pardonner, sa résurrection pour nous ressusciter, son Esprit-Saint, son Évangile, son Eucharistie, le don de sa Mère … sont des dons gratuits et d’une valeur incommensurables. Si nous les utilisons. Si nous cessons de nous résigner. Si nous ne rabaissons pas l’Esprit à un « coup de main » de Dieu.

Les dons sont variés ; chacun en reçoit selon ses capacités mais personne ne peut se plaindre de n’en avoir pas reçu. Aucun serviteur n’a zéro, aucun n’est abandonné à lui-même. Chacun doit travailler en proportion de ce qu’il a reçu. A un élève qui pleurait de ne pas atteindre l’envergure d’Abraham, de Moïse ou de David, le rabbin répondit : « Le Seigneur ne te demandera pas si tu t’es hissé à la hauteur de ces géants, mais si tu es devenu ce qu’il voulait de toi ».

Si chacun de nous, petits paroissiens « à un talent », avait le courage de miser tout et la confiance en un Dieu qui ne laisse jamais perdre un serviteur, nos communautés seraient transformées. Or souvent, nous avons peur de croire en acte, nous nous camouflons derrière des excuses : « il ne faut rien me demander, je ne suis pas capable … ». Or il s’agit des capacités de Dieu : il ne nous a pas confié des talents comme des titres mais comme des instruments pour travailler. L’Esprit de Dieu et l’esprit de l’homme œuvrent de concert.

Et quelle récompense nous est promise ! « Viens, serviteur bon et fidèle : entre dans la joie de ton maître ». Saint Paul qui s’était donné tout entier à sa mission reçue et qui avait tant souffert écrivait « les souffrances du temps présent sont sans proportion avec la gloire qui doit petre révélée en nous » (Rom 8 ; 18).

Une si longue attente

Très vite, dans la première Église, les sifflotements moqueurs ont éteint la flamme de la vigilance ; le constat d’une société qui ne changeait pas faisait conclure au non-retour du Christ.

Aujourd’hui la terrible cupidité et le désir de jouir du monde tout de suite entraînent les mêmes ravages.

Or tant d’âmes cherchent une lueur dans un monde esclave de l’argent.

Jésus avait prévenu dans la parabole : « longtemps après, le maître arriva » (25 ; 19).

Restons éveillés, conscients des enjeux. Gardons la flamme à l’abri des tempêtes, lisons l’Évangile qui nous détaille les dons reçus, utilisons ces dons pour travailler au salut des hommes, discernons à l’horizon de notre existence les premiers rayons de l’aurore du Fils de l’homme.

Rejoignons-nous, chrétiens d’un talent, à l’Eucharistie d’un jour de la semaine. Et chantons, comme nos premiers frères : « Maranatha. Viens, Seigneur Jésus » (Apoc 22 ; 20). Écoutons-le nous répondre dans le silence : « Oui, je viens bientôt » (Apoc 22, 20).

Chaque assemblée du dimanche n’est pas fuite du monde mais promesse d’un avenir de fraternité, de joie chantante, de paix universelle.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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