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30ème dimanche – Année A – 22 octobre 2017
Évangile de Matthieu 22, 34 – 40

PSAUME 119 : LE GRAND ELOGE DE LA LOI (extraits)

Heureux ceux dont la conduite est intègre
et qui suivent la Loi du Seigneur.

Heureux ceux qui se conforment à ses exigences :
de tout cœur, ils le cherchent.

Combien j’aime ta Loi : tous les jours, je la médite…

Ta Parole est une lampe pour mes pas, une lumière pour mon sentier.

Au constant péril de ma vie, je n’ai pas oublié ta Loi…

Aussi j’aime tes commandements plus que l’or, même l’or le plus fin..

Tes exigences sont des merveilles, aussi je m’y conforme…

La découverte de tes paroles illumine, elle donne du discernement aux simples…

Vois ma misère et délivre-moi car je n’ai pas oublié ta Loi…

Seigneur, tes miséricordes sont nombreuses : selon tes décisions, fais-moi revivre… »

R.D.

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TOUT EST LÀ : AIMER

Depuis 5 dimanches, la scène de l’évangile n’a pas changé : dans un coin de l’esplanade du temple où se pressent les pèlerins de la Pâque, Jésus sans arrêt enseigne. Les autorités qui lui sont hostiles le harcèlent de questions pour le discréditer mais ces controverses permettent à Jésus d’exposer les traits fondamentaux de sa mission messianique : rapport au temple et son culte (fruit des vignerons), rapport à la politique (César), et, aujourd’hui, rapport à la Loi. Quel est l’essentiel de la moralité ?

GRANDEUR DE LA TORAH : QUEL EN EST LE CŒUR ?

« Combien j’aime ta Torah : tous les jours je la médite » : le grand psaume 119 (cf. extraits ci-dessus) exprime l’amour du Juif pour les Ecritures saintes où lui est révélé que le Dieu unique a fait Alliance avec Israël. L’essentiel est donc de lire, relire, méditer, comprendre cette histoire où Dieu lui dit comment il veut que les hommes vivent. Découvrir la splendeur du Décalogue mais aussi des moindres prescriptions de Dieu, les appliquer avec précision et ténacité, les transmettre aux enfants, les expliquer au peuple : telle était la grande passion des pharisiens et des scribes. Obéir à Dieu dans les moindres détails de la vie, n’est-ce pas le premier devoir du croyant ?
Mais pour que la Torah ne soit pas un code juridique, une liste de préceptes à observer aveuglément, il importe de déceler son cœur, son principe fondamental qui ordonne tout dans l’harmonie et empêche de tomber dans la casuistique. Certes il y a les 10 commandements, mais il y a aussi beaucoup d’autres préceptes : la circoncision, la nourriture casher, les 3 pèlerinages obligatoires à Jérusalem et une foule d’autres. (On établira plus tard une liste devenue classique de 613 commandements). Quelques pharisiens décident de tester Jésus sur cette question : il va leur donner une réponse magistrale.

Les pharisiens se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? ».
Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit ». Voilà le grand, le premier commandement.

1. LE GRAND COMMANDEMENT : AIMER DIEU DE TOUT SON ETRE.

L’appel essentiel que Dieu adresse à l’homme, c’est de l’aimer et de l’aimer de tout son être. Nous réagissons : peut-on commander l’amour, peut-on aimer quelqu’un que l’on ne voit pas ? Dans tout son début, la Torah demande d’abord de « craindre Dieu ». Cela ne signifie pas qu’il faut avoir peur de lui, trembler d’angoisse devant une puissance qui guette nos fautes pour nous condamner. La crainte de Dieu, c’est une foi qui ne se limite pas à une vague croyance qui n’engage à rien (Il y a Quelqu’un là-haut), c’est la confiance d’une personne qui « craint » de manquer à l’autre et qui s’efforce d’accomplir sa volonté.

Mais pour la première fois, dans un des derniers discours attribués à Moïse, survient cette phrase qui va devenir la confession de foi fondamentale d’Israël :

« ECOUTE, ISRAËL, LE SEIGNEUR NOTRE DIEU EST LE SEIGNEUR UN. TU AIMERAS LE SEIGNEUR TON DIEU DE TOUT TON CŒUR, DE TOUT TON ETRE, DE TOUTE TA FORCE…. »

C’est la première prière que l’on apprend à l’enfant, qu’il devra réciter chaque jour à son lever et à son coucher, et qu’il devra murmurer, s’il le peut, au dernier moment de son existence terrestre. D’après son premier mot, on l’appelle le « SHEMA », verbe hébreu qui veut dire « Ecoute ». Cette profession de foi et cet amour ne viennent donc pas d’une réflexion personnelle : le croyant doit au préalable écouter ce que lui raconte la Torah. Il y apprend à découvrir que la divinité s’est révélée à Israël comme le Dieu unique qui a libéré les esclaves hébreux, qui leur a livré son vrai nom YHWH (« JE SUIS ») et s’est affirmé unique créateur du monde.
Dieu est, Dieu est UN, Dieu aime en créant, Dieu aime en libérant les pauvres : si tu écoutes cela et que tu le crois, alors tu entendras l’appel à l’aimer non comme un ordre impossible mais comme une réponse normale à lui donner.
Cet amour ne sera pas superficiel, ne se réduira pas à des mots, à la pratique de rites sacrés, à quelques habitudes religieuses : de toi-même tu seras porté à l’aimer de tout ton être.

DE TOUT TON CŒUR. Dans l’anthropologie biblique, le cœur n’est pas le siège des affections et des sentiments (toujours problématiques) mais le centre des décisions, le lieu où l’homme se comprend et décide des orientations de vie. Curieusement, le mot cœur (en hébreu : LEB) s’écrit ici avec 2 B (LEBB) : les rabbins expliquent que nous devons aimer Dieu avec nos deux penchants, le bon et le mauvais – car même cette pente au mal qui nous habite, nous pouvons l’utiliser pour la gloire de Dieu.

DE TOUTE TON ÂME c.à.d. de toute ta vie. Le Talmud raconte que le célèbre rabbi Aquiva, condamné à mort pour sa foi semblait se montrer malgré tout en confiance alors que les supplices s’acharnaient contre lui. A ses disciples qui s’en étonnaient, il répondit : Toute ma vie, je me suis demandé ce que signifiait « aimer Dieu de toute son âme ». Maintenant je comprends : c’est l’aimer même et surtout quand on vous prend votre âme. Et vous voudriez que je ne m’en réjouisse pas ?

DE TOUT TON ESPRIT. Le Deutéronome dit : « …et de tout ton pouvoir » c.à.d. avec toutes tes capacités, tout ce que tu possèdes, ta fortune, tes talents. Car comment prétendre aimer de tout son être si on n’engage pas tout son avoir ? L’évangile dit plutôt « tout ton esprit » : l’amour porte à penser à celui que l’on aime, à réfléchir, à méditer. La foi excite la raison, on peut dire qu’elle rend intelligent si intelligence veut dire interpréter, entrer dans l’intérieur. Beaucoup trop de croyants développent une culture profane et ont une culture religieuse proche de zéro. Comment prétendre aimer Dieu si on ne lit pas les Ecritures, si on ne réfléchit pas sur la foi et sur le témoignage ?

2. LE SECOND : AIMER SON PROCHAIN

—– Jésus a répondu à la question : Quel est le grand commandement ? ». Mais il enchaîne :

Et le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Le 1er commandement semblait suffisant, holistique, total : il est pourtant nécessaire de lui adjoindre un second, semblable dans l’énoncé, appelant à l’amour. Mais sans se substituer au premier.
A nouveau Jésus tire sa réponse de la Torah : cette fois du livre du Lévitique au chapitre 19 qui s’ouvre par la célèbre adjuration : « Soyez saints car je suis Saint, moi YHWH votre Dieu ».
En hébreu, le mot saint ne désigne pas un croyant auréolé par des réalisations exceptionnelles. Saint = qadosh : signifie séparé. Dieu est le Grand Saint parce qu’il est transcendant, totalement différent de ses créatures, hors de nos prises. Et il exige de son peuple d’être saint sur terre c.à.d. différent des autres peuples, distingué par des comportements qui ne sont pas habituels ailleurs et qu’il détaille : laisser une part de la moisson pour les pauvres, ne pas exploiter son prochain, ne pas le voler, porter des jugements justes,…et « n’aie aucune pensée de haine contre ton frère, ne te venge pas, ne sois pas rancunier…C’est ainsi que TU AIMERAS TON PROCHAIN COMME TOI-MEME… » (19, 18).
Et la finale prescrit de bien recevoir l’émigré qui vient s’installer chez vous : « TU L’AIMERAS COMME TOI-MEME car vous-mêmes avez été émigrés dans le pays d’Egypte. C’est Moi, le Seigneur votre Dieu ».

Dans le sermon sur la montagne, Jésus étendra au maximum cet amour de l’autre : « Moi je vous dis : aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent afin d’être vraiment les fils de votre Père…Car si vous aimez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ?…Vous serez parfaits comme votre Père est parfait » (5, 43)

3. DE CES DEUX COMMANDEMENTS DEPEND TOUTE LA LOI

De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Ces deux commandements ne sont donc pas seulement les premiers sur la liste mais ils commandent la suite. Toutes les prescriptions de la Torah dépendent de cet unique et double amour qui donne sens, valeur et mobile à tout le reste. Il est donc faux d’opposer l’Ancienne Alliance qui serait « religion de crainte» et la Nouvelle qui serait « foi d’amour » puisque Jésus assume l’idéal qu’il trouve dans la Torah de son peuple. Il vivra lui-même cet idéal jusqu’au bout en tant que Fils bien aimé, qui aime son Père et lui obéit à la perfection, et qui aime son prochain universel en donnant sa vie pour l’humanité entière.
Dans S. Jean, Jésus dira à ses disciples : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (13, 34). La célèbre phrase de S. Augustin « Aime et fais ce que tu veux » n’ouvre pas au libertinage : elle conduit à la croix où se rencontrent la verticale de l’amour de Dieu avec l’horizontale d’un amour universel des hommes. Là seulement est la vraie liberté.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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AIMER JESUS SEIGNEUR JUSQU’À LA MORT

Les autorités libyennes et égyptiennes ont confirmé samedi 7 octobre que le charnier contenant les dépouilles des 21 chrétiens coptes exécutés dans la région de Syrte par Daech en 2015 avait été retrouvé…« grâce aux aveux des jihadistes de l’EI faits prisonniers » lors de la prise de Syrte. Les corps du charnier étaient mutilés, la tête séparée du corps. Les victimes – 20 coptes égyptiens et un Africain – sont considérées comme mortes en martyrs. Beaucoup d’entre eux auraient prononcé le nom de Jésus avant d’avoir la gorge tranchée. Ils figurent désormais au catalogue des saints coptes et sont vénérés le 15 février. Déjà leur icône est vénérée dans le Proche-Orient.

« Ils ont seulement dit : “Jésus, aide-moi !” Ils ont été assassinés simplement parce qu’ils sont chrétiens. (…) Qu’ils soient catholiques, orthodoxes, coptes, luthériens n’a pas d’importance : ils sont chrétiens ! Le sang de nos frères chrétiens est un témoignage qui crie », a commenté le pape François le 16 février 2015.

ICONE DES 21 MARTYRS : « UN TEMOIGNAGE QUI CRIE » (Le Pape)

NOUVEAU MASSACRE DE CHRETIENS COPTES

Alors qu’à l’occasion de la fête de l’Ascension 2017, ils se rendaient en bus au monastère Saint-Samuel, situé à 200 kilomètres au sud du Caire, des dizaines de pèlerins coptes sont tombés dans une embuscade tendue par l’État islamique. Le bilan est terrible : au moins 29 morts et 25 blessés, tombés sous les balles des terroristes. Il s’agit là du dernier attentat antichrétien d’une désormais longue série. Début avril, 45 fidèles coptes étaient morts dans des attaques suicides commises contre deux églises.

Tout semble indiquer que les coptes égyptiens assassinés, dont de nombreux enfants, sont morts en martyrs objectifs de la foi. Après avoir dépouillé les pèlerins de leur argent, de leurs bijoux et autres effets précieux, les assassins les auraient, en effet, incités à apostasier et à prononcer la profession de foi islamique : la chahada. Les captifs, agenouillés, auraient catégoriquement refusé. Ils auraient été alors immédiatement abattus d’une balle dans la nuque, la tête, la gorge ou la poitrine. Le père Pernaba Fawzi Hanine, qui dessert la paroisse de Nazlet, emploie sans hésiter le terme de « martyr » : « Nous devons être fiers de nos morts. Aucun d’entre eux n’a renié Dieu. Ils sont morts en croyants. Ce sont nos martyrs ». Le père Rashed, comme son confrère de Nazlet, souligne aussi l’héroïsme et la fidélité des victimes : « Ils leur ont demandé de renier leur foi chrétienne, un à un, mais tous ont refusé ».

Dimanche, c’est le pape François lui-même qui a utilisé le qualificatif de « martyr » :
« Les victimes, dont des enfants, sont des fidèles qui se rendaient à un sanctuaire pour prier, et ils ont été tués après avoir refusé de renier leur foi. Que le Seigneur accueille dans sa paix ces courageux témoins, ces martyrs, et qu’il convertisse les cœurs des terroristes », a souligné le souverain pontife.[/fusion_text][/one_full][one_sixth last= »no » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][/one_sixth][two_third last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= »#dd3333″ background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= »25px » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

PRIERE DE LA MESSE DES MARTYRS

Nous te prions, Seigneur notre Dieu :
Accorde-nous
de n’être jamais séparés de ton amour
mais de surmonter toutes nos épreuves
à l’exemple des saints martyrs,
en aimant Celui qui nous a aimés,
JESUS CHRIST NOTRE SEIGNEUR

[/fusion_text][/two_third][one_sixth last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][/one_sixth][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]Nous prions pour nos frères là-bas qui vivent un calvaire et qui témoignent de leur foi avec un courage admirable.

Nous-mêmes ici sommes-nous des témoins de l’Evangile dans une société de dérision et d’indifférence ?[/fusion_text][/one_full]