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2ème dimanche de Pâques – Année A – 23 avril 2017
Évangile de Jean 20, 19-31

Le local est clos, sans fenêtre. Les apôtres et Jésus vivant sont bien ensemble mais la colonne centrale marque une séparation entre Lui, qui tout à coup est là, et eux. C’est dire que le Christ ressuscité n’est pas leur propre hallucination, imaginée ou inventée pour se consoler. « IL VIENT » dit Jean.

Sa robe dorée, sa taille plus grande et son auréole manifestent son état glorieux. Mais le nimbe avec la croix et ses plaies assurent qu’il est bien le crucifié : sa croix n’est pas une péripétie dépassée, un échec à oublier mais sa victoire. Il s’est donné par amour et il revient, sans colère, par amour, vers ceux qui l’ont lâché.

Le jeune Thomas, absent le jour de Pâques, a refusé de prêter foi au témoignage de ses amis et a exigé d’avoir des preuves : il sort du groupe pour toucher la plaie de la poitrine que Jésus lui montre. Contrairement à l’évangile qui ne le précise pas, Thomas touche la plaie du côté.

Mais Jésus, de la main droite, le renvoie à la communauté et en même temps il donne à tous le signal de mission : « LA PAIX AVEC VOUS…Heureux celui qui croira sans voir ». Ce n’est pas un renvoi à la crédulité naïve mais un appel à la vraie foi.

Car, en confessant : « Mon Seigneur et mon Dieu », le croyant rejoint une communauté qui n’est plus verrouillée dans ses peurs mais qui, en plein monde, s’épanouit dans l’espace et le temps, habitée par son Seigneur. Le Verbe continue à « se faire chair ». « Je suis venu pour qu’ils aient la VIE »

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LA RESURRECTION, C’EST L’ASSEMBLEE DU DIMANCHE

Au temps de Jésus, les Romains occupaient la terre d’Israël depuis plus de 90 ans. Des païens souillaient la terre sainte : situation exécrable ! Dans l’ombre, la résistance s’organisait autour de chefs prétendant être le Messie, le Sauveur promis par Dieu. Mais la répression était implacable et chaque fois, ces leaders étaient capturés, torturés, crucifiés tandis que leurs troupes s’éparpillaient.
A la veille de Pâque de l’année 30, trois hommes avaient ainsi été exécutés au Golgotha dont l’un, un Galiléen nommé Iéshouah, était présenté comme « Roi des Juifs ». Ses disciples qui l’avaient suivi s’étaient enfuis dans la nuit sans même le défendre. A nouveau l’espoir de la libération était éteint et, à la fin du pèlerinage pascal, Jérusalem se vidait peu à peu de la  foule des pèlerins venus pour la fête.
Or, peu après, une rumeur se mit à courir : on rapportait que les disciples de ce Jésus annonçaient que leur Maître n’avait pas échoué comme on le disait mais qu’au contraire il était vivant, ressuscité. C’était lui le Messie promis par les Ecritures ! Nouvelle incroyable. Quand ils l’apprirent, Caïphe et Pilate, les auteurs de l’exécution, ne purent que ricaner devant pareille extravagance. Même au sein de leurs familles, ces disciples furent tenus pour des illuminés.

RESURRECTION : ASSEMBLEE DU PREMIER JOUR

Que firent alors ces hommes et ces femmes ? Dispersés ils se rassemblèrent, affrontant sarcasmes et menaces, parfois arrêtés et traduits devant les tribunaux, ils maintinrent leur conviction et continuèrent à proclamer, autant qu’ils le pouvaient, ce qu’ils appelaient la Bonne Nouvelle : Jésus est vivant.
Et, au lieu de célébrer ce grand événement à la date anniversaire, au printemps, le 14 nisan, ils se mirent à le fêter chaque semaine en se rassemblant dans la maison de l’un ou l’autre membre,  le lendemain du shabbat. En ce jour qui était le « premier de la semaine » (puisque le shabbat était le 7ème et dernier), il fallait, disaient-ils, se rassembler en CORPS car c’était en ce jour que le CORPS de Jésus crucifié était ressuscité.
Longtemps ils avaient été des disciples qui marchaient derrière leur Maître, qui écoutaient un rabbi debout devant eux. A présent, disaient-ils, il n’était plus devant ni à côté mais « AU MILIEU DE NOUS ». Oui, chaque fois que nous nous réunissons en son nom, le 1er jour de la semaine, il est là.
Oui il est effectivement le Messie mais tout autre que celui que nous imaginions : nous rêvions d’anéantissement des ennemis, de châtiment des impies, de la paix retrouvée par l’indépendance nationale. Et c’est à nous qu’il a donné la paix véritable. Il nous a montré les plaies de sa passion : elles étaient les signes irréfutables de son pardon et de son amour. Il avait donné sa vie pour nous faire miséricorde.

Nous avons alors compris ce qu’était « Pâque » : la libération des cœurs. Il nous a libérés de nos prisons.
D’abord de la peur de la mort car nous craignions l’attaque de nos ennemis.
Ensuite de notre chagrin car nous pleurions la fin tragique de notre Maître et sa disparition définitive.
Et enfin de nos remords car nous étions torturés par la honte de ne pas l’avoir défendu, de l’avoir laissé aller seul à la croix.
Jamais nous n’avions connu un tel état d’écrasement. Maintenant nous avons compris : c’est la Miséricorde qui sauve, c’est l’Agneau en croix qui supprime les péchés si lourds soient-ils. Aussi nous avons été envahis par une joie profonde, inouïe, comme il nous l’avait promis :

« Je vous reverrai : votre cœur se réjouira et cette joie, nul ne pourra vous la ravir » (Jn 16, 22)

LE DON DE L’ESPRIT MISSIONNAIRE

En outre, par son souffle, il nous a communiqué l’Esprit, la Force dynamique de Dieu qui l’habitait et il nous a envoyés dans le monde :

« De même que le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Recevez l’Esprit-Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis »

La Résurrection n’est pas une extase privée : la vie revenue doit se répandre, le pardon reçu doit d’offrir, la libération doit être partagée.  La Mission de Jésus est terminée : la nôtre commence. Mais c’est la même. Il n’y a qu’une mission : le Père envoie le Fils qui envoie ses disciples devenus ses frères. C’est le même flux d’amour infini, le même pardon, la même Vie. Les hommes inventent des bombes qui désintègrent : Jésus et l’Esprit sont la puissance d’intégration de l’humanité nouvelle.

ET CEUX QUI N’ONT PAS VU LE RESSUSCITE ?

Tout cela est très beau mais nous, qui vivons si longtemps après ces événements, nous sommes pris par le doute : est-ce vrai ? Nous voudrions nous aussi voir ce Jésus, toucher ses plaies, contrôler par nos sens afin d’être convaincus. « Si je ne vois pas, je ne croirai pas ».
L’évangile répond par la petite histoire de l’apôtre Thomas qui était absent lors de la première réunion pascale. Ses confrères avaient beau affirmer leur certitude, être transfigurés par l’expérience inattendue : il se  braquait dans son refus. Ne nous étonnons pas de nos échecs à transmettre le message de Pâques. Même Pierre et 9 apôtres n’y parvenaient pas auprès d’un de leurs confrères !
Et on dirait que le Ressuscité fait une concession : il revient vers Thomas. Il l’invite à le toucher mais il n’est pas écrit que Thomas fait le geste. Effondré il confesse : « MON SEIGNEUR ET MON DIEU ».
Le dernier venu, le plus incrédule, est le premier à exprimer la foi la plus haute,  celle qu’annonçait le Prologue de l’Evangile : « Au commencement était le Verbe et le Verbe était tourné vers Dieu et le Verbe était Dieu » (Jn 1,1).

« Parce que tu m’as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ».

La vision nous semble indispensable, condition de certitude : en fait elle sépare. Moi et l’autre. Le sujet et l’objet. L’homme et Dieu.
L’écoute semble plus floue, plus aléatoire : en fait elle unit. « Je t’aime » donc, si tu m’écoutes et que tu me crois, nous sommes unis.

LE DIMANCHE

L’apparition avait eu lieu le soir de la Pâque : pour accéder à la foi, Thomas a dû attendre une semaine, « 8 jours plus tard », lorsque le groupe est à nouveau rassemblé. Appel évident à tout incrédule : au lieu d’exiger une vision, il est invité à rejoindre la communauté et à se joindre à son expérience : « Lorsque 2 ou 3 sont réunis en mon Nom, je suis au milieu d’eux ».
Peu importent la date et l’heure de la résurrection de Jésus : cet événement est actuel dans l’assemblée des croyants en ce 1er jour de la semaine qu’ils ont appelé « Jour du Seigneur » – et le latin « domenica » a donné le français DIMANCHE.
La semaine est une invention juive : le Dimanche est une invention de la première Eglise et il se caractérise non par le repos ni le divertissement mais par l’assemblée chrétienne. Il n’est pas un rite de week-end (fin de semaine) mais au contraire le point de départ d’une semaine nouvelle.
Au 1er jour du récit symbolique de la création dans la Genèse, Dieu avait créé la lumière (« Que la lumière soit ! »), lumière mystérieuse puisqu’elle n’était pas celle des astres qui n’étaient créés que plus tard. Cette Lumière, c’est celle de Jésus, le crucifié, le Fils tué par les hommes et rendu vivant par son Père. Car à quoi bon créer un monde si l’homme meurt ? La Résurrection qui instaure l’assemblée inaugure la nouvelle création, la re-création d’une humanité qui, en Christ, devient UNE, lumière pour le monde, prémices et espérance d’une libération progressive des combats et des déchirements pour enfin et peu à peu accomplir le projet de Dieu d’une humanité réconciliée par sa miséricorde.
La Pâque du Christ n’est plus un événement du passé mais l’action festive, la liturgie qui éclaire et fait l’histoire du monde.

Mort en croix, Corps ressuscité, dimanche, assemblée des croyants, pardon des fautes, don de l’Esprit-Saint, Eucharistie : tout est lié dans un climat de joie. Tout est un. Le Messie est devenu un peuple messianique qui, animé par le souffle de l’Esprit, poursuit l’unique mission de recréer l’humanité abîmée et défigurée par le péché. Cette mission s’effectue à partir du dimanche.
Comprenons l’importance centrale et essentielle de notre messe dominicale. Elle n’est pas une pratique obligatoire où il faut vite se rendre « pour avoir sa messe » sous peine de péché, un rite religieux que l’on subit, chacun dans son petit coin, en essayant de prendre un air pieux et en guettant le moment de sortir…sans connaître personne.
Quand la cloche sonne, l’appel de Dieu retentit : il invite tous les membres de l’Eglise dispersés dans la société à se rassembler, à reconstituer une part d’humanité unie. Au milieu d’eux est le Christ invisible mais présent qui leur parle et les unit; un même Souffle les anime qui est la Puissance de Dieu capable d’ouvrir les prisons du désespoir et de la solitude. Leur expérience est la Paix, le Pardon, la Joie, la Mission, le Bonheur. Est-ce là le témoignage que nous rendons ?
En traçant le portrait des premières communautés chrétiennes, Luc notait les 4 éléments fondamentaux qui faisaient leur existence (2ème lecture):

« Ils étaient assidus à écouter l’enseignement des apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du Pain et aux prières ».

L’empire romain est un souvenir historique : la messe partout dans le monde fait l’histoire.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Asia Bibi : sa poignante prière pour Pâques …

ASIA BIBI est une ouvrière agricole pakistanaise accusée faussement de blasphème contre le Coran et condamnée à mort en 2010. En 2011, le gouverneur du Pendjab qui l’avait défendue a été assassiné ; peu après le ministre catholique des Minorités religieuses a subi le même sort.

C’est dans sa prison de Multan qu’Asia Bibi a pu recevoir, en ce Jeudi Saint, son mari Ashiq et Joseph Nadeem, le tuteur de sa famille, pour une célébration anticipée de Pâques. Ensemble, ils ont partagé un dîner frugal pour commémorer la Cène du Seigneur, puis Asia Bibi a prononcé une prière. En voici le texte :

« Je te prie, Seigneur Jésus, de m’accorder la liberté.
Toi qui es ressuscité d’entre les morts, toi qui es le Seigneur ressuscité, permets que ta fille Asia ressuscite aussi avec toi.
Brise mes chaînes, fais que mon cœur puisse se libérer et monte au-delà de ces barreaux, et accompagne mon âme pour qu’elle soit proche de ceux qui me sont chers, et qu’elle reste toujours près de toi.
Ne m’abandonne pas au jour de la détresse, ne me prive pas de ta présence. Toi qui as souffert la torture et la croix, soulage ma souffrance.
Garde-moi près de toi Seigneur Jésus. En ce jour de ta résurrection, Jésus, je veux te prier pour mes ennemis, pour ceux qui m’ont fait du mal. Je te prie pour eux et je te prie de leur pardonner pour le mal qu’ils m’ont fait.
Je te demande, Seigneur, de supprimer tous les obstacles afin que je puisse obtenir le bienfait de la liberté. Je te demande de me protéger et de protéger ma famille.
J’adresse un appel particulier au Saint-Père François pour qu’il se souvienne de moi dans ses prières »

AIDE A ASIA BIBI : cf le site « COMITE INTERNATIONAL ASIA BIBI »

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PAPE FRANCOIS : HOMELIE DE LA VEILLEE PASCALE

(fin)

« … Lorsque le Grand Prêtre, les chefs religieux en complicité avec les romains avaient cru pouvoir tout calculer, lorsqu’ils avaient cru que le dernier mot était dit et qu’il leur revenait de le déterminer, Dieu fait irruption pour bouleverser tous les critères et offrir ainsi une nouvelle possibilité. Dieu, encore une fois, vient à notre rencontre pour établir et consolider un temps nouveau, le temps de la miséricorde. C’est la promesse faite depuis toujours, c’est la surprise de Dieu pour son peuple fidèle : réjouis-toi, car ta vie cache un germe de résurrection, un don de vie qui attend d’être réveillé.

Et voici ce que cette nuit nous appelle à annoncer : le frémissement du Ressuscité, Christ est vivant ! Et c’est ce qui a changé le pas de Marie Madeleine et de l’autre Marie : c’est ce qui les fait repartir en hâte et les fait courir pour apporter la nouvelle (cf. Mt 28, 8) ; c’est ce qui les fait revenir sur leurs pas  et sur leurs regards ; elles retournent en ville pour rencontrer les autres.

Comme avec elles, nous sommes entrés dans le sépulcre, ainsi avec elles, je vous invite à aller, à revenir en ville, à revenir sur nos propres pas, sur nos regards. Allons avec elles annoncer la nouvelle, allons… Partout où il semble que le tombeau a eu le dernier mot et où il semble que la mort a été l’unique solution. Allons annoncer, partager, révéler que c’est vrai : le Seigneur est vivant. Il est vivant et veut ressusciter dans beaucoup de visages qui ont enseveli l’espérance, ont enseveli les rêves, ont enseveli la dignité. Et si nous ne sommes pas capables de laisser l’Esprit nous conduire par ce chemin, alors nous ne sommes pas chrétiens.

Allons ! et laissons-nous surprendre par cette aube différente, laissons-nous surprendre par la nouveauté que seul le Christ peut offrir. Laissons sa tendresse et son amour guider nos pas, laissons le battement de son cœur transformer notre faible frémissement. ».[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]