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29ème dimanche ordinaire – année C – 16 octobre 2016
Évangile de Luc 18, 1-8

FRAPPEZ : ON VOUS OUVRIRA

Si elle prend des amants (force, puissance, prestige, violence, orgueil, morgue…), l’Eglise sera respectée mais adultère.

Si elle ne s’appuie que sur l’amour exclusif de son Epoux – Jésus le Christ son Sauveur -, si elle le suit fidèlement, si elle demeure, comme lui, dans la douceur, la pauvreté, la non violence, la tendresse, elle partagera son destin.
Comme lui, elle sera incomprise, moquée, couverte de sarcasmes et de crachats.
Comme lui, elle ne trouvera pas d’appui sur terre.

Alors, démunie de ressources terrestres, objet d’attaques injustifiées, sans solutions humaines, elle sera comme la veuve de l’Évangile.

Sa seule force sera de PRIER.
Non murmurer quelques « intentions de prière » pieuses ni enfiler des formules à la moulinette.
Mais crier, hurler, supplier.
Tambouriner à une porte qui semble désespérément close.
Pas un bref instant, mais des heures.
Pas une fois en passant, mais à répétition, sans se lasser.

Jusqu’à soupçonner que son Epoux l’a abandonnée. Qu’il n’est plus là.

Si elle poursuit dans la confiance, elle fera l’expérience que même la porte de la mort peut s’entrouvrir sur la Vie.
Justice lui sera rendue.

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29ème dimanche ordinaire – année C – 16 octobre 2016
Évangile de Luc 18, 1-8

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LE CRI DU PAUVRE OUVRE LE ROYAUME DE LA JUSTICE

Jésus poursuit sa route vers Jérusalem tout en enseignant ses disciples : la mise en garde contre l’argent est suivie par un petit débat sur le Royaume de Dieu et il est clôturé par la parabole lue en ce dimanche (17, 20 à 18, 8).
Depuis son baptême en effet, Jésus assure qu’ayant reçu la plénitude l’Esprit de Dieu, il est le Messie chargé d’annoncer partout la bonne Nouvelle de la venue du Règne de Dieu. Mais lorsqu’il a décidé de monter à Jérusalem et que beaucoup de ses disciples se figuraient sans doute qu’il allait vers son triomphe, il a prévenu qu’il devrait souffrir beaucoup car il serait rejeté et condamné par les autorités. Et il a assuré à ses disciples stupéfaits qu’ils doivent renoncer à eux-mêmes, porter leur croix chaque jour et le suivre (9, 21-23). Comme beaucoup ne le croyaient pas, il leur a à nouveau répété : « Celui qui ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite ne peut être mon disciple » (14, 27).

Le paradoxe est total : Jésus est absolument persuadé que Dieu vient régner, que son projet s’accomplit déjà dans son action mais cela ne se réalisera qu’à travers beaucoup de souffrances. Il ne faut pas voir là la fatalité d’un destin ni la volonté d’un Dieu qui veut châtier les pécheurs. D’un côté, le Règne de Dieu ne peut être qu’amour sans contrainte ; de l’autre, la liberté de l’homme est avide de puissance et esclave de son égoïsme. La rencontre des deux ne peut être qu’un choc. La croisée des chemins de Dieu et de l’homme est une croix mais l’amour crucifié devient pardon…et donc éclosion du Royaume.

La communauté des disciples doit suivre son Seigneur : vivre la présence de Dieu, attendre le Jour final du Fils de l’homme et, de façon inéluctable et permanente, souffrir de l’hostilité des ennemis. Voilà pourquoi la section se conclut sur l’absolue nécessité de ce qui permet de tenir bon : LA PRIÈRE – et Luc précise tout de suite le sujet de la parabole.

Jésus dit à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager :
Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa.
Puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.”

Une très pauvre femme : elle a perdu son mari, n’a pas de grands enfants ni de parents proches pour la soutenir. Sans argent, sans famille, sans relations. Elle est totalement démunie
Elle est en litige avec un homme dont on ne sait rien mais qui appartient sans doute à une classe plus aisée et qui est en bons termes avec le juge chargé de l’affaire. C’est donc un adversaire plus fort qu’elle et dont elle ne peut attendre aucune concession.
Entre ces deux adversaires, il y a un homme, chargé de rendre la justice dans ce village. Il ne croit pas en Dieu – donc ne se tient pas tenu par la Loi qui oblige à observer le droit – et il est fermé à toute compassion, il n’est absolument pas touché par les supplications émouvantes de la plaignante. Il sait qu’il n’a aucun intérêt à régler cette affaire et il préfère rester copain avec le plus fort.

Mais la femme est tout à fait convaincue de son bon droit – d’ailleurs si sa demande n’était pas fondée, le juge aurait mis fin à ses plaintes. Sans époux, sans moyens financiers, sans relations pour l’aider, la femme impuissante n’a qu’une force : la ténacité, la persévérance dans ses supplications.
Son danger serait de se résigner, de ne plus oser croire que quelque chose est encore possible, d’être tellement impressionnée par la dureté du juge qu’elle cesse ses demandes.
Mais justement elle croit à l’impossible, elle sait que justice lui sera rendue.
Et le miracle survient : le juge craque. Non par remords de conscience, non par émotion devant cette pauvre éplorée ni ébranlé par une manifestation bruyante des voisins. Mais parce qu’il en a marre de ses gémissements, de ses revendications incessantes. La toute faiblesse a eu raison de la toute-puissance.
Alors vient l’application attribuée au « Seigneur » c.à.d. à Jésus le Christ ressuscité parlant à son Eglise pour la situation à travers tous les âges :

Le Seigneur ajouta : « Écoutez ce que dit ce juge dépourvu de justice !
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Et il les fait attendre ?…Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice ».

Comme l’évangile vous en avait prévenu, le monde vous fait un procès : alors que vous voulez vivre et propager la bonne Nouvelle de l’amour et de la miséricorde Dieu, vous êtes en butte à la dérision, aux sarcasmes et même parfois pire, vous êtes traînés au tribunal par des juges qui vous condamnent à la prison ou même à la mort alors que vous êtes innocents.
Sans recours possible, vous n’avez d’autres armes que votre foi en Dieu, votre confiance et votre prière. Vous souffrez parfois pendant longtemps, Dieu vous semble absent, silencieux, sourd aux cris de ses enfants malheureux : surtout n’abandonnez pas, ne baissez pas les bras, souvenez-vous de la parabole : si même un juge sans cœur cède à la demande continuelle d’une pauvre, ainsi vous de même, si vous êtes pauvres, si vous vivez selon la justice de Dieu, si vous refusez d’utiliser les moyens de force, si vous demeurez non-violents, si vous criez vers Dieu en permanence, il vous fera justice.
Mais rappelez-vous l’exemple de votre Seigneur : tout fils qu’il était, seul et lâché par ses amis, pauvre, méprisé, condamné par l’ensemble des autorités, il a été exaucé. Non avant la mort mais après.
Les « seigneurs » du monde sont demeurés prisonniers de leur mensonge mais lui il est devenu « Seigneur », capable d’écouter les cris de tous ses frères qui renoncent à eux-mêmes, portent leur croix et demeurent fixés dans une prière inébranlable.

SAURONS-NOUS PERSÉVÉRER DANS LA PRIÈRE DE CONFIANCE ?

Mais la parabole qui raconte la victoire de la pauvre femme se termine subitement par une sorte d’appréhension de la défaite, un des mots les stupéfiants de l’Évangile.

Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?

Pourquoi l’évangéliste a-t-il conservé cette interrogation pénible sinon même scandaleuse ? Lorsqu’il écrit son évangile, la première Église a déjà traversé des épreuves terribles : Jacques, Pierre, Paul et beaucoup d’autres disciples ont été traduits devant des juges et condamnés à mort. En outre le Fils de l’Homme dont on annonçait le prochain retour ne revient pas, les Juifs ne se convertissent pas, les païens adorent leurs idoles et les chrétiens restent suspects à tout le monde.
Ébranlés par ces échecs, apeurés devant les menaces policières, témoins de tant de leurs frères qui priaient et qui cependant n’ont pas échappé à la mort, des baptisés font marche arrière ; certains même, comme Judas, trahissent et dénoncent leurs frères à la police. Le mal continue à faire des ravages.
Et Jésus se demande avec angoisse si son Église tiendra, si l’injustice ne va pas grandir en puissance, si la confiance en Dieu ne va pas peu à peu s’effriter, se dissoudre, disparaître.

Luc leur répète la certitude de Jésus – et il nous rassure encore aujourd’hui :

« Dieu fera justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit »

L’Église, veuve de son époux tué au Golgotha, voit de ses enfants la quitter et elle se trouve jugée impitoyablement par les tribunaux du monde.
Mais sa force ne réside pas dans les moyens de puissance ni dans les manifestations de prestige mais dans la prière. Émue par la mort de certains de ses enfants, bouleversée par la trahison de certains autres qui ont perdu confiance, atterrée par la dureté de cœur de ceux qui la jugent, dans l’attente d’un secours qui ne vient pas et plongée dans une nuit où Dieu se tait, l’Église supplie, n’arrête pas de prier, prier, prier.
Dans sa prière grandissent l’honneur pour ses martyrs, le pardon pour ses bourreaux, l’intercession pour les renégats et son amour pour Dieu. Et ainsi, en plein milieu de la déréliction et de la tempête des doutes, vient le Royaume de Dieu qui est amour au centre de la croix.

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Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Le Pape bénit l’époux et la fille d’Asia Bibi.

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Application de l’Évangile : SUPPLIER POUR ASIA BIBI

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Chrétienne pakistanaise, mère de 2 filles, Asia Bibi a été injustement condamnée à mort en 2010 en vertu d’une loi sur le blasphème. Depuis lors, elle croupit dans le couloir de la mort où se trouvent également 16 autres personnes condamnées pour le même motif.

En 2011, le Gouverneur de la Province, qui avait défendu sa cause, a été abattu par son chauffeur.

Enfin, après le rejet de nombreux recours, la Cour suprême a fixé une audience pour cette semaine.

Que nos supplications se joignent à celles du pape François et aux innombrables groupes de prière de par le monde pour que notre sœur innocente soit libérée.

La veuve suppliait : « Rends-moi justice contre mon adversaire !! »….
Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus ?….

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