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28ème dimanche – Année A – 15 octobre 2017
Évangile de Matthieu 22,1-14

VENEZ AU REPAS DES NOCES
Qu’eût-il fallu pour que vous fussiez parmi les invités du prestigieux mariage du Prince William et de Kate le 29 avril 2011 ?
Etre membre de la famille royale ou de haute noblesse. Ou dirigeant politique de haut rang. Ou savant de renommée internationale. Ou prélat à moumoute. Ou officier bardé de médailles tintinnabulantes. Ou artiste de renom, chanteur à cinq tubes, sportif de haut niveau.
Vous auriez dû, Monsieur, vous attifer comme un milord. Et vous, Madame, passer chez le coiffeur high class, vous badigeonner de crème anti-âge, resserrer votre gaine pour vous glisser dans une toilette de luxe, vous parer de vos plus beaux bijoux.
Vous auriez pu savourer des plats succulents, déguster des grands crus, prendre 100 photos pour immortaliser la scène et faire crever d’envie vos chères amies. Un très grand souvenir.
….Mais n’oubliez pas que la mort rôde partout même dans les couloirs des plus grands châteaux.

Je vous rappelle que, chaque dimanche, le Seigneur vous appelle à son banquet. Sa maison n’est pas toujours bien chauffée mais vous pouvez venir dans vos habits les plus simples, sans bijoux, sans manteau de fourrure. Vous y rencontrerez toutes sortes de gens : des ouvriers et des patrons, des vieux et des jeunes, des compatriotes et des étrangers.
On ne vous offrira qu’une nourriture très frugale, presque insignifiante. Mais chacun recevra un même morceau. Vous n’écouterez pas un orchestre mais ensemble vous chanterez votre allégresse d’être là tous ensemble.
Le Maître ne vous donnera pas des cadeaux : il s’offrira lui-même. Vous pourrez vous dire : Il est mort pour que je vive. Il est ressuscité pour que nous devenions comme son Corps Vivant.
Quel honneur, quel bonheur, quelle stupeur d’être invité aux Noces de l’Agneau !
Cela est tellement simple que beaucoup déclinent l’invitation. Ils ratent leur avenir.

R.D.

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VENEZ AUX NOCES DE L’AGNEAU

A l’approche de la Pâque, parmi la foule immense des pèlerins qui affluent, Jésus enseigne sur l’esplanade du temple. Il ne disserte pas : il sait qu’il joue sa vie car il affronte l’hostilité des plus hautes autorités religieuses dont il dénonce le culte hypocrite, sans efficacité sociale. Après deux paraboles sur la vigne où il a accusé ces hommes de n’avoir pas produit les œuvres de Dieu, il poursuit par une 3ème parabole.

Jésus se mit de nouveau à leur parler et leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent.

Depuis le prophète Osée, Israël savait que l’alliance que Dieu avait conclue avec lui n’était pas seulement un contrat assorti de préceptes mais une histoire d’amour, vraiment comme un mariage. Isaïe avait dit à Sion: « Celui qui t’a faite, c’est ton époux ; son nom est le Seigneur de l’univers…Avec tendresse, je vais te rassembler (Is 54, 5-8).
Jésus – avec quelle audace ! – s’approprie le titre : je suis le Fils de condition royale donc divine qui s’est uni à la condition humaine. En effet Jésus n’est pas resté célibataire par mépris de la sexualité jugée impure mais parce qu’il réalisait en lui l’union amoureuse fondamentale, celle de Dieu et de l’homme – base et source du mariage entre hommes et femmes. Il avait déjà émis cette prétention exorbitante chez Matthieu, le publicain qu’il venait d’appeler comme apôtre et chez qui il partageait un joyeux festin avec ses collègues. Comme les Pharisiens lui reprochaient vertement de ne pas observer le jeûne de ce jour, il leur avait lancé : « Les invités à la noce peuvent-ils être en deuil tant que l’Epoux est avec eux ? » (Matt 9, 15).

Dieu a toujours appelé à venir à ce banquet, à célébrer dans l’allégresse la communion accomplie par le Fils qui fait miséricorde infinie en pardonnant à tous les pécheurs. Mais hélas les hommes refusent de répondre aux invitations les plus pressantes : « Tout est prêt : venez à la noce ».

Certains ne veulent pas venir : ils ne croient pas à cette histoire qui leur paraît une fable.
Beaucoup se satisfont de remplir leurs occupations : travaux, commerces, voyages…..
Et même, excédés et hors d’eux, certains frappent et tuent les prophètes, messagers de la bonne nouvelle.

Terrifiante puissance en nous du refus de Dieu. Nous nous écrasons, esclaves, devant des forces qui nous manipulent ; nous entrons en transes, comme des fanatiques, devant des idoles qui gigotent ; nous sommes hypnotisés par les mystères ésotériques, les prodiges, les miracles ; nous restons fondamentalement idolâtres. Qu’un Dieu nous révèle qu’il nous aime : cela nous laisse de glace !…Même les plus hauts responsables religieux – les interlocuteurs de Jésus – peuvent ne pas comprendre. La religion elle-même peut être obstacle à la foi.

LE REFUS CONDUIT DANS LA MORT

Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville.

La réaction du Roi semble complètement disproportionnée : quel désastre simplement pour avoir décliné l’invitation ! Mais il s’agit d’une parabole qui veut mettre en garde le lecteur : lorsque l’humanité reste sourde aux appels de Dieu, lorsqu’elle entend faire son salut par elle-même, lorsqu’elle ne veut pas croire que Jésus est l’unique Bonne Nouvelle, elle a beau maîtriser l’univers, édifier des temples, célébrer des cérémonies, offrir des sacrifices : elle s’égare et glisse sur les chemins de la violence.
Matthieu écrit son évangile dans les années 80 et comme beaucoup de chrétiens de l’époque, il interprète la défaite de la guerre de 70, la ruine de Jérusalem et l’incendie du temple comme un châtiment divin après la crucifixion de Jésus. En fait ce n‘est pas Dieu qui a déclenché la catastrophe : c’est la résistance zélote qui a provoqué l’insurrection et l’implacable répression. « Qui se sert de l’épée périra par l’épée »

L’INVITATION RETENTIT JUSQU’AU BOUT DU MONDE

Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives.

Le projet de Dieu peut être moqué, refusé, contrecarré, combattu mais il se réalise toujours – et de mieux en mieux – à travers ce qui paraît ses échecs. On va éliminer Jésus mais sa croix sera la porte d’entrée définitive dans le mariage de Dieu et de l’humanité universelle; son sang ne coulera pas dans un flot de vengeance mais dans un océan de pardon ; il enverra des messagers qui franchiront toutes les frontières – de nations, de cultures, de classes – et qui feront se lever des multitudes innombrables de croyants.
Matthieu terminera son livre par le grand envoi du Ressuscité :
« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! Dans toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du fils et du saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et je suis avec vous jusqu’à la fin des temps » (28, 18).

Par sa communion à l’humanité jusque dans l’horreur de la mort, Jésus est le Fils qui désormais et jusqu’à la fin des temps offre sa communion eucharistique à tous les croyants. Venez, tout est prêt. L’histoire ne s’achèvera que lorsque la salle sera remplie : Dieu veut le salut de tous.

PAS DE SMOCKING NI DE BIJOUX MAIS DES REPONSES

Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

L’Evangile est proposé à quiconque, sans requérir passeport, titres de noblesse, certificat de bonne vie et mœurs, panoplie de vertus, bonnes manières, absence de défauts. Chacun peut demander le baptême, fréquenter l’église, suivre des rites, s’estimer chrétien, catholique….Mais attention ! répondre à l’appel c’est assumer le devoir de répondre par des actes et Matthieu y insiste d’un bout à l’autre de son livre. « Il ne suffit pas de me dire « Seigneur ! » pour entrer dans le Royaume : il faut faire la volonté de mon Père » (7, 21). Les messagers doivent apprendre aux convertis « à pratiquer ce que je vous ai prescrit ».
Il ne faut pas être parfait pour recevoir l’invitation mais son acceptation entraîne sur le chemin de la sainteté. La foi n’est pas un simple ticket d’entrée, une inscription qui rassure mais une responsabilité, un engagement à donner une réponse concrète.

UN BANQUET VICTOIRE SUR LA MORT

On peut encore approfondir cette parabole du banquet en la rapprochant d’une autre grande prophétie d’Isaïe. Pour tenter d’imaginer la fin du monde, il livrait cette révélation de Dieu (Is 25, 6-9 – 1ère lecture de ce dimanche) :

Le Seigneur de l’univers préparera pour tous les peuples, sur sa montagne, un festin de viandes grasses et de vins capiteux….Sur cette montagne, il fera disparaître le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples et le linceul qui couvre toutes les nations. Il fera disparaître la mort pour toujours.
Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages, et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple….Et ce jour-là, on dira : « Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ; c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ; exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »

Qu’est-ce que « le ciel » ? Ce sera comme une immense assemblée fraternelle unie dans la joie de partager un festin. Si les nourritures terrestres ici-bas ne donnent qu’un sursis de vie, le Don de Dieu sera une VIE qui ne connaît plus la MORT. Le salut sera total, définitif, irréfragable.
C’est pourquoi la Révélation se terminera par l’extraordinaire appel de l’Apocalypse (19, 6 – 21, 4):

« Alleluia ! Réjouissons-nous, rendons-lui gloire car voici les NOCES DE L’AGNEAU.
Son Epouse s’est préparée : elle est vêtue d’un lin pur : ce sont les œuvres justes des saints.
HEUREUX CEUX QUI SONT INVITES AU FESTIN DES NOCES DE L’AGNEAU…..
LA MORT NE SERA PLUS »

Aller à la messe du dimanche, c’est insérer, au cœur des guerres et des tempêtes du monde, l’espérance de la réussite de notre histoire : le Banquet de la Vie et de l’Amour entre Dieu et les hommes.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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PAPE FRANÇOIS : ANNONCER L’ÉVANGILE A TOUS

(Audience aux Sociétés bibliques qui diffusent la Bible à travers le monde – 5 octobre 2017)

« …Que la grâce de l’Esprit Saint soit avec vous et avec tous ceux qui accomplissent tous les efforts pour faire connaître l’Evangile, en facilitant l’accès à la Bible dans les langues les plus diverses et, aujourd’hui, à travers les formes multiples formes de communication sociale.

Nous sommes serviteurs de la Parole de salut qui ne revient pas au Seigneur vide. Se laisser donc “blesser” par la Parole est indispensable pour exprimer par la bouche ce qui surabonde du cœur.

Nous sommes serviteurs de la Parole de vie éternelle, et nous croyons que l’homme ne vit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (cf. Mt 4,4). Donc, avec l’aide de l’Esprit-Saint, nous devons nous nourrir à la table de la Parole par l’intermédiaire de la lecture, de l’écoute, de l’étude et du témoignage de vie. Nous dédions du temps à ceux que nous aimons : or ici il s’agit d’aimer Dieu, qui a voulu nous parler et nous offre des paroles de vie éternelle.

Nous sommes serviteurs de la Parole de réconciliation, y compris entre chrétiens…Il est donc juste d’attendre une nouvelle impulsion de la vie spirituelle avec la vénération accrue pour la Parole de Dieu.

Nous sommes serviteurs de la Parole qui est “sortie” de Dieu et qui « s’est fait chair » (Jn 1,14). Il est vital qu’aujourd’hui l’Eglise sorte pour annoncer l’Evangile à tous, dans tous les lieux, dans toutes les occasions, sans délai, sans répulsions et sans peur (cf. Exhortation «  La Joie de l’Evangile » – § 23)

Et nous le faisons en obéissance au mandat missionnaire du Seigneur et avec la certitude de sa présence au milieu de nous jusqu’à la fin du monde (cf. Mt 28,20).

Nous sommes serviteurs de la Parole de vérité (cf. Jn 8,32). Nous sommes convaincus que « l’unité voulue par Dieu ne peut se réaliser que dans l’adhésion commune à la totalité du contenu révélé de la foi….

Nous sommes serviteurs de la Parole du Dieu puissant qui éclaire, protège et défend, guérit et libère. « On n’enchaîne pas la parole de Dieu ! » (2 Tm 2,9). Pour elle beaucoup de nos frères et sœurs sont en prison et beaucoup d’autres ont versé leur sang comme témoignage de leur foi en Jésus Seigneur.

Marchons ensemble afin que la parole se diffuse (cf. Ac 6,7). Prions ensemble pour que « soit faite la volonté du Père » (cf. Mt 6,10). Travaillons ensemble afin que s’accomplisse en nous “ce que le Seigneur a dit“ (cf. Lc 1,38).[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Les 10 clefs du pape François pour « éduquer » à l’espérance chrétienne

Le Saint-Père a transformé mercredi sa catéchèse hebdomadaire en mémorandum pour les éducateurs et les jeunes appelés à enseigner ou apprendre l’espérance, cette grande vertu qui « fait avancer le monde ».

Vivre, aimer, rêver et croire… C’est tout ce dont un enfant, un jeune, a besoin dans la vie pour se « former à l’espérance » a déclaré le pape François en offrant aux fidèles et pèlerins, mercredi 20 septembre à l’audience générale, une nouvelle catéchèse sur l’espérance chrétienne. Une catéchèse un peu particulière qu’il a prononcée sous forme de mémorandum pour encourager tout un chacun — éducateurs, parents, jeunes – à apprendre ou enseigner cette vertu qui permet aux hommes, a-t-il rappelé, « d’ouvrir des brèches » et de « construire des ponts », autrement dit de « faire avancer le monde ». Il leur a offert un modèle : le jeune saint polonais Stanislas Kostka (1550-1568), « patron des enfants et des jeunes », qui excellait depuis tout petit en « prière continue, confession fréquente, messes quotidienne et introspection intérieure » .

Voici, au fil de sa catéchèse, les dix conseils et recommandations qu’il leur a donnés, en utilisant le tutoiement pour s’adresser plus intimement à chacun d’eux, et à travers eux, à tous les chrétiens.

1. Ne pas capituler devant les ténèbres

« Souviens-toi que le premier ennemi à soumettre n’est pas en dehors de toi : il est à l’intérieur. C’est pourquoi, ne laisse pas de place aux pensées amères, obscures…Crois à l’existence des vérités les plus élevées et les plus belles. Aie confiance en Dieu Créateur, dans l’Esprit saint qui conduit toute chose vers le bien ».

2. Ne pas penser que la lutte qui conduit au ciel est une lutte inutile

« À la fin de l’existence, ce n’est pas le naufrage qui nous attend (…) Dieu ne déçoit pas : s’il a mis une espérance dans nos cœurs, il ne veut pas l’étouffer par des frustrations continuelles ».

3. Ne pas rester à terre quand on tombe

« Partout où tu es, construis ! Si tu es par terre, lève-toi ! (…) Laisse-toi aider pour te mettre debout. Si tu es assis, mets-toi en chemin ! Si l’ennuie te paralyse, chasse-le par des œuvres bonnes ! Si tu te sens vide ou démoralisé, demande que l’Esprit saint puisse à nouveau remplir ton néant ».

4. Ne pas écouter les voix qui sèment la haine

« N’écoute pas ces voix ! Les êtres humains, tout en étant différents les uns des autres, ont été créés pour vivre ensemble. Dans les conflits, aie patience : un jour tu découvriras que chacun est dépositaire d’un fragment de vérité ».

5. Ne pas avoir peur de rêver

« N’aie pas peur de rêver. Rêve ! Rêve un monde qui ne se voit pas encore mais qui arrivera certainement. (…) Les hommes capables d’imagination ont offert à l’homme des découvertes scientifiques et technologiques. Ils ont sillonné les océans, ils ont foulé des terres sur lesquelles personne n’avait jamais marché. Les hommes qui ont cultivé des espérances sont aussi ceux qui ont vaincu l’esclavage et apporté de meilleures conditions de vie sur cette terre. Pense à ces hommes ».

6. Ne pas croire que le monde s’arrête avec sa propre existence

« Sois responsable de ce monde et de la vie de tous les hommes. Pense que chaque injustice contre un pauvre est une blessure ouverte et diminue ta propre dignité (…). Dans ce monde, viendront d’autres générations qui succèderont à la nôtre et beaucoup d’autres encore (…). Et chaque jour, demande à Dieu le don du courage (…). Si un jour les difficultés de la vie devaient te faire peur, n’oublie pas que tu ne vis pas pour toi-même (…). Et si, un jour, tu étais pris par la peur, ou s’il te venait à penser que le mal est trop grand pour être défié, pense simplement que Jésus vit en toi. Et c’est lui qui, à travers toi, veut par sa douceur soumettre tous les ennemis de l’homme : le péché, la haine, le crime, la violence : tous nos ennemis ».

7. Ne pas se sentir supérieur à quiconque

« Souviens-toi de cela : tu n’es supérieur à personne ! Même si tu étais le dernier à croire en la vérité, ne te réfugie pas pour autant loin de la compagnie des hommes. Même si tu vivais dans le silence d’un ermitage, porte dans ton cœur les souffrances de toutes les créatures. Tu es chrétien ; et dans la prière, remets tout à Dieu ».

8. Ne pas renoncer aux idéaux

« Cultive des idéaux. Vis pour quelque chose qui dépasse l’homme. Et si un jour tu devais payer une note salée pour ces idéaux, porte-les toujours dans ton cœur. La fidélité obtient tout ».

 9. Ne pas se replier sur ses erreurs

« Si tu te trompes, relève-toi : rien n’est plus humain que de commettre des erreurs. Et ces mêmes erreurs ne doivent pas devenir pour toi une prison (…). Le Fils de Dieu est venu non pas pour les bien-portants mais pour les malades (…). Dieu est ton ami ».

10. Ne pas se laisser prendre par l’amertume

« Crois fermement en toutes ces personnes qui agissent encore pour le bien : dans leur humilité, il y a la semence d’un monde nouveau. Fréquente les personnes qui ont gardé leur cœur d’enfant. Apprends de l’émerveillement, cultive l’étonnement ».

 

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