Catégories
Dimanches

24ème dimanche – Année A – 17 septembre 2017
Évangile de Matthieu 18, 21-35

Celui qui se venge éprouvera la vengeance du Seigneur ;
celui-ci tiendra un compte rigoureux de ses péchés.
Pardonne à ton prochain le tort qu’il t’a fait ; alors, à ta prière, tes péchés seront remis.
Si un homme nourrit de la colère contre un autre homme, comment peut-il demander à Dieu la guérison ? S’il n’a pas de pitié pour un homme, son semblable, comment peut-il supplier pour ses péchés à lui ?
Lui qui est un pauvre mortel, il garde rancune : qui donc lui pardonnera ses péchés ?
Pense à ton sort final et renonce à toute haine, pense à ton déclin et à ta mort, et demeure fidèle aux commandements.
Pense aux commandements et ne garde pas de rancune envers le prochain,
pense à l’Alliance du Très-Haut et sois indulgent pour qui ne sait pas.

DU LIVRE DE BEN SIRAC ( LE SIRACIDE ) – Chapitre 28
2ème LECTURE DE CE DIMANCHE

R.D.

Imprimer
[one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]


PARDONNE PUISQUE TU ES PARDONNÉ

Aujourd’hui suite et fin du 4ème discours de Jésus dans Matthieu qui donne un enseignement sur la vie en Eglise. Dimanche passé on envisageait le cas d’un frère dont on découvre qu’il a une conduite incompatible avec l’Evangile et qui peut, de ce fait, scandaliser l’entourage, faire perdre la foi de certains et empêcher d’autres de croire. On expliquait la procédure à suivre afin de corriger ce frère car c’est tous ensemble, en communauté, que nous devons porter un témoignage fiable à l’Evangile.

Aujourd’hui on considère le cas de heurts et de blessures entre deux membres. A nouveau le problème est soulevé par Pierre : cela signifie que ce problème est général, il se pose jusqu’au sommet et la leçon devra être appliquée à tous les échelons. Le pardon est d’absolue nécessité, indiscutable.

Alors Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois 7 fois. »

Autant il peut être normal et assez facile de pardonner une faute commise en passant, par énervement, sans trop de conscience et pour laquelle son auteur demande tout de suite le pardon (« Oh pardon, excuse-moi »), autant la démarche semble difficile, sinon impossible, lorsque l’autre répète sa faute.
Débordant de bonnes dispositions, Pierre entend se montrer bien généreux et il se dit prêt à faire l’effort de pardonner 7 fois. Quel courage ! Quelle patience !…..
Mais le Seigneur renverse toute limite : il faut aller jusqu’à 70 fois 7 fois, c.à.d. pardonner sans arrêt, recommencer sans cesse, sans se lasser. L’expression prend l’exact contraire du cri de haine de Lamek, le descendant de Caïn, qui menaçait de se venger 70 fois 7 fois si on le blessait (Gen 4, 24).
Jésus renverse la spirale de la violence qui tend toujours à rendre le mal au centuple et il exige de ses disciples de ne pas mettre de barrière à leur pardon et de déborder sans fin de pitié et de miséricorde.

N’y a-t-il pas là une obligation qui dépasse nos forces humaines ? Peut-on exiger de nous un héroïsme pareil ?…Jésus répond qu’il ne s’agit pas d’héroïsme, d’efforts humains : par une parabole, il explique la raison de cette miséricorde illimitée parce qu’elle est transmission d’un don divin.

LA PARABOLE DU SERVITEUR INSOLVABLE.

1er ACTE

Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs…………

Un empereur convoque ses gouverneurs de province afin qu’ils lui remettent les contributions qu’ils ont dû percevoir sur leur territoire. Le premier lui doit une somme tout à fait exorbitante : 10.000 talents, équivalent de 60 millions de pièces d’argent (des siècles de salaire d’un ouvrier de l’époque !). L’homme n’a même pas le début de cette somme : terrifié et écrasé de honte devant son maître, il implore patience et il promet de rembourser plus tard. Promesse insoutenable : cet homme est insolvable pour toujours.
Alors, chose inouïe, devant le spectacle de ce malheureux qui se tord et sanglote, le maître non seulement lui offre le délai demandé mais il l’acquitte de sa dette et le renvoie car il est « saisi de compassion ». Il faut souligner l’importance capitale de ce verbe qui, en hébreu, vient de la racine qui désigne la matrice. Le Roi ne ressent pas de « la pitié » : comme une mère devant son enfant écrasé, il est retourné dans toute la profondeur de son être.

2ème ACTE

Sautant de bonheur devant cette libération inespérée, cet homme devrait partager sa joie folle avec tous : hélas non. Tombant sur un compagnon qui lui devait 100 pièces (3 mois de salaire d’un ouvrier), il éclate de rage, il le saisit par le cou comme pour l’étrangler et il exige remboursement immédiat. Et comme l’autre n’en a pas les moyens et qu’il supplie pour obtenir un délai, le premier refuse et le fait emprisonner.

3ème ACTE :

Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” …Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

Lumineuse parabole qui devrait pour toujours brider nos instincts de vengeance et nous entraîner sur la route du pardon illimité.
Devant Dieu, nous sommes des débiteurs insolvables car il nous a donné la vie, trésor incomparable, et il nous a comblés de bienfaits. Or nous avons tous commis des péchés, nous avons désobéi à ses ordres et nous sommes radicalement incapables de nous rendre intègres par nous-mêmes. Chacun a eu des réactions mauvaises, a émis des paroles blessantes, et surtout n’a pas fait tout le bien qu’il aurait pu rendre, chacun a vécu sans Dieu, ne lui a pas rendu grâce pour ses bienfaits, etc.
Comment oser se prétendre « en règle » devant Dieu ? L’amour a des exigences infinies et nous ne pouvons que rester en manque.
Que faire sinon reconnaître notre culpabilité et demander à Dieu pardon. Et la merveille est qu’il est toujours donné ! Et de quelle façon ! En s’offrant pour nous sur la croix, Jésus a anéanti les images d’un Dieu juge impitoyable. Ses bras sont étendus pour nous accueillir, ils sont cloués pour que jamais il ne les referme ; son cœur, transpercé par la lance de notre méchanceté, est ouvert et devient source de l’eau de la grâce qui relave tous nos crimes.
Devant tout pécheur, Dieu est comme une mère « retournée aux entrailles » et pour qui notre péché n’est pas une faute contre un règlement mais une maladie qui défigure et entraîne à la mort. Pour lui une seule chose compte : nous sauver par sa miséricorde. La croix est notre pardon.

« Va en paix » : Marie-Madeleine n’est plus une femme souillée.
« Mon enfant qui était mort est vivant » : le fils prodigue peut toujours venir se blottir dans les bras du père qu’il avait trahi et participer à la fête du pardon.
« Aujourd’hui tu seras avec moi dans la paradis » : le bon larron peut mourir en paix, Jésus a payé son entrée.
Dans son « Apocalypse », Jean raconte sa vision du paradis : il n’y voit pas des héros impeccables mais d’anciens pécheurs souillés « qui ont lavé leur robe blanche dans le sang de l’Agneau » (Apo 7, 14).

L’Evangile, c’est recevoir un pardon gratuit et illimité, c’est être libéré du poids intolérable que nous sommes à nous-mêmes, c’est s’accepter comme un membre gracié du Christ.
7000 fois 7000 fois…indéfiniment – si nombreuses soient nos chutes, si infâmes soient nos crimes.

…ET LE PARDON EST ENSUITE A DONNER

Comment rendre à Dieu ce bienfait immense ? C’est impossible. Un torrent de cantiques et de prières n’y suffirait jamais. Il ne nous reste qu’à l’imiter, à faire comme lui : à pardonner à notre frère.
Celui qui nous a fait du mal a une dette envers nous mais, ainsi que le suggérait la différence abyssale entre les sommes dues dans la parabole, elle est petite à côté de celle que nous avions envers Dieu.
Il faut toutefois remarquer que le second serviteur a reconnu sa dette envers le premier et l’a supplié.

Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” …Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait.

Et Jésus conclut la parabole comme la fin de son discours par le mot « cœur ».

C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera,
si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur.

L’ordre est formel : le pardonné doit pardonner non seulement du bout des lèvres mais « du fond du cœur » – sinon il perd son propre pardon et se retrouve écrasé par sa propre dette.
C’est d’être follement aimé par Dieu qui nous permet de devenir miséricordieux envers autrui.
Le pardon n’est pas le fruit d’un effort mais d’un souvenir.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= »#ff9604″ background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= »25px » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

LETTRE AUX EPHÉSIENS – CHAPITRE 5

Aucune parole mauvaise ne doit sortir de votre bouche ;
mais, s’il en est besoin, que ce soit une parole bonne et constructive,
profitable à ceux qui vous écoutent.
N’attristez pas le Saint Esprit de Dieu …Amertume, irritation, colère, éclats de voix ou insultes, tout cela doit être éliminé de votre vie, ainsi que toute espèce de méchanceté.
Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse.
Pardonnez-vous les uns aux autres, COMME Dieu vous a pardonné dans le Christ.
Oui, cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.
Vivez dans l’amour, COMME le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, s’offrant en sacrifice à Dieu, comme un parfum d’agréable odeur.[/fusion_text][/one_full][two_fifth last= »no » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »none » top_margin= »40px » bottom_margin= » » sep_color= » » border_size= » » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][fusion_text][/fusion_text][/two_fifth][three_fifth last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

INSTRUCTION de
SAINT DOROTHEE DE GAZA

Grand moine spirituel du 6ème siècle,
père (abba) de sa communauté à Gaza,
grand centre intellectuel et spirituel à l’époque.
Peu connu en Orient,
mais considéré en Orient comme un Père de l’Eglise.
A écrit des INSTRUCTIONS (nouv. éd. française en 2014)

Nos réactions devant les remarques des autres ont-elles changé ?
Voici, dit Dorothée, la seule façon de réagir.

[/fusion_text][/three_fifth][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]Comment se fait-il, mes frères, que parfois on entende une parole désagréable et qu’on la laisse passer sans se troubler tandis que d’autres fois on est troublé aussitôt qu’on l’a entendue ? Quelle est la raison de telle différence ?…Pour moi j’en vois beaucoup mais il y en a une seule qui engendre toutes les autres. Je m’explique.

Voici d’abord un frère qui vient de prier, il se trouve bien disposé, il supporte donc son frère et poursuit son chemin sans se troubler.

En voici un autre qui a un vif attachement pour le frère : à cause de cela, il endure tranquillement toutes ses attaques.

Il arrive aussi que tel autre méprise celui qui peut lui faire de la peine : il regarde ce qui vient de lui comme sans importance, il ne fait pas attention, comme si ce n’était pas un homme…Ce mépris est évidemment désastreux.

Quant au trouble qu’on ressent parce qu’un frère nous fait de la peine, il peut venir de ce qu’on est mal disposé à ce moment, ou de ce qu’on a de l’aversion pour lui…

Mais la cause de n’importe quel trouble,
c’est que nous ne nous accusons pas nous-mêmes.

C’est cela qui nous donne tout cet abattement, c’est cela qui nous empêche d’avoir du repos.

Il ne faut pas nous étonner si nous entendons dire par tous les Saints qu’il n’existe pas d’autre chemin pour trouver le repos. Nous voyons bien que personne, en suivant un autre chemin, n’a pu le trouver. Et nous, nous prétendons le trouver et suivre un chemin parfaitement droit, sans jamais accepter de nous accuser nous-mêmes ?

Aurait-on accompli des milliers d’actions vertueuses, si l’on ne suit pas ce chemin, on ne cessera jamais de faire souffrir les autres et de souffrir soi-même…

Ce texte se trouve dans « Le Livre des Jours », p. 685

[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]