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21ème dimanche – Année A – 20 août 2017
Évangile de Matthieu 16, 13-20

EVANGILE DE CE DIMANCHE

Jésus, arrivé dans la région de Césarée-de-Philippe, demandait à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? »
Ils répondirent : « Pour les uns, Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres encore, Jérémie ou l’un des prophètes. »

Jésus leur demanda : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
Alors Simon-Pierre prit la parole et dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Prenant la parole à son tour, Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Et moi, je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle.
Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

R.D.

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LA FONCTION DE PIERRE DANS L’EGLISE

La grosse question – encore et toujours –, ce ne sont pas les scandales au cœur du Vatican, la pénurie des vocations, le mariage des prêtres, la chute de la pratique religieuse, mais JESUS.
Qui est cet homme ? Le temps est fini où être chrétien était une tradition nationale ou une coutume familiale. La foi redevient ce qu’elle était au temps des origines : une décision personnelle, libre, réfléchie. Non plus une inscription dans la religion majoritaire mais une option pour une Personne qui entraîne sur une voie très minoritaire et contestatrice dans notre société.
Il importe donc de toujours mieux connaître cette personne, de savoir ce qu’on dit quand on confesse son identité jusqu’à accepter, comme il l’exige de tout disciple, de donner sa vie pour lui.

Comment apparaissait-il ? Un homme comme les autres. Mais qui était-il ?
Il opérait des guérisons spectaculaires sur les malades et les handicapés  mais s’il émerveillait la foule, certains s’interrogeaient sur l’origine de ses pouvoirs : n’avait-il pas conclu un pacte avec le diable ?….
Il circulait en annonçant la Bonne Nouvelle mais bien d’autres prophètes avaient lancé avant lui des promesses qui ne s’étaient jamais réalisées. N’était-il pas, lui aussi, un faux prophète ?
Quand il enfreignait les coutumes traditionnelles, il réjouissait le peuple écrasé par le joug des observances mais il suscitait la colère et l’hostilité des autorités soucieuses de préserver la Loi.
Dans un pays occupé par l’Empire romain et qui priait pour que Dieu envoie son Messie promis, était-il ce messie ou un faux prétendant ?
Alors : bienfaiteur ou sorcier ? prophète ou menteur ? libérateur ou blasphémateur ? messie ou charlatan ?

« Qui donc est-il ? » s’interrogeaient ses disciples ; « Cet homme blasphème » accusaient les pharisiens ; « Est-il celui dont j’ai annoncé la venue ? » se demandait Jean-Baptiste dans sa prison ; « C’est le fils du charpentier » disait-on à Nazareth ; angoissée, sa famille cherchait même à le récupérer à la maison.

LA CONFESSION DE SIMON PIERRE

Choqué sinon énervé par ce mur d’incrédulité, Jésus emmène le groupe de ses disciples au nord de la Galilée, près de la toute nouvelle ville de Césarée, à la frontière d’Israël et de l’immense monde païen.
Et là se passe une petite scène qui constitue la fin, la conclusion de la première moitié de l’évangile de Matthieu. Jésus interroge ses amis :

Pour les gens, qui suis-je ? Pour qui me prend-on ?
Tu es comme Jean-Baptiste, comme Elie, comme Jérémie : un prophète.
Et vous que dites-vous ? Qui suis-je ?

Ecoutons aujourd’hui la cacophonie des opinions mais ne nous contentons pas de rapporter des avis, de colporter des rumeurs : devant Jésus chaque personne doit se prononcer en « je ». Non pas : « ma mère croit… », « à l’école on a dit que… », « ma tante carmélite dit que », « Michel Onfray a écrit que…. ».
Toi, je te demande non seulement « que penses-tu ? » mais « que dis-tu de moi ? ». Ne te réfugie pas dans le mutisme d’une religion privée et n’assène pas non plus tes certitudes avec arrogance.

Alors Simon-Pierre dit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »

Matthieu n’est pas un reporter qui transcrit mot à mot ce qu’il a entendu mais un évangéliste qui, bien des années plus tard, fait exprimer à ses personnages des certitudes qu’ils ont acquises peu à peu. Ainsi Pierre exprime ici la confession de foi qui sera pleinement proclamée après la résurrection de Pâques. L’évangile n’est pas reportage car il ne peut se figer dans le passé. La foi n’est qu’actuelle : Matthieu fait annoncer la foi pascale pour ses lecteurs.

Jésus lui dit : « Heureux es-tu, Simon fils de Yonas : ce n’est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est aux cieux.
Je te le déclare : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église ; et la puissance de la Mort ne l’emportera pas sur elle. Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

La réponse de Jésus est une déclaration célèbre d’une extrême importance.
D’abord il adresse à Simon une béatitude. Sois heureux, tu es un béni de Dieu puisqu’il t’a offert une révélation extraordinaire. En effet ce n’est pas « la chair et le sang » c.à.d. ce n’est pas par la subtilité de ton intelligence, par la force de ton caractère, par ta qualité morale que tu as pu affirmer cette foi : c’est mon Père qui t’a donné cette grâce.
Ne t’enorgueillis pas, ne te juge pas supérieur et plus malin : tu t’es laissé porter par une lumière divine. La joie de la foi est d’autant plus grande qu’elle est perçue comme un cadeau gratuit.

Et puisque tu as dit mon vrai Nom qui est mon identité devant Dieu, je te révèle en retour ta nouvelle identité : tu t’appelleras « Pierre » – képhas -, pierre de fondation de « mon Eglise ».
Ce mot « EGLISE » dont nous faisons un si grand usage (abusif ?) n’apparaît qu’ici et en 18, 17 dans les 4 évangiles : il ne désigne pas un bâtiment mais la communauté de ceux et celles qui ont écouté un appel (kaleo = appeler) et qui, par leur réponse, sont sortis (ek-).
Jésus qui jusqu’ici proclamait la venue du Royaume de Dieu annonce maintenant que, pour réaliser ce projet, il va constituer une assemblée faite de toux ceux qui, librement, proclameront leur foi et diront « Jésus est le Messie, le Fils de Dieu vivant ». Cette communauté vivante sera comparable à un édifice dont tous les membres seront « les pierres », l’apôtre Simon-Pierre en étant la première.

Cette communauté est bien celle de Jésus, c’est lui qui l’édifie : nous ne faisons pas l’Eglise puisque nous en sommes les éléments, « les pierres ». Saint Paul et les autres apôtres iront partout annoncer l’Evangile et dans chaque ville naîtra « une Eglise » constituée des croyants. Paul écrira des lettres « à l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe »…..Ce n’est que des siècles plus tard, lorsque l’Eglise sera devenue une multitude innombrable qu’il faudra bien édifier des bâtiments qui porteront le nom d’ « églises ». Mais pour les premières générations, « aller à l’Eglise » signifiait bien « je sors pour me joindre à l’assemblée de ceux qui confessent que Jésus est le Messie Fils de Dieu ».

« Mon Eglise », assure Jésus, ne sera jamais anéantie par la mort puisque ses membres seront animés d’une Vie divine. Les persécuteurs pourront bien incendier les églises-bâtiments, anéantir les Eglises-communautés : les croyants demeureront éternellement dans « l’Eglise » du ciel, dans le Corps du Christ ressuscité, dans le Royaume du Père. En exterminant les chrétiens, les persécuteurs développent la puissance spirituelle qui, plus que les bombes ennemies, fracassera leur régime.

PARDON DU CIEL ET SUR TERRE

« Je te donnerai les clés du royaume des Cieux : tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les cieux. »

L’Eglise de Jésus est donc une réalité en même temps terrestre et céleste, humaine et divine, matérielle et spirituelle, temporelle et éternelle. La fonction de Pierre s’éclaire :

  • Pierre ne dispose pas d’un pouvoir discrétionnaire pour décider par lui-même les conditions pour entrer ou non dans le Royaume de Dieu
  • Ce n’est pas lui qui en invente les clefs : c’est Jésus qui en est propriétaire et qui les lui confiera. Ce don est au futur : « je te donnerai ». Quand ? Quand Jésus sera ressuscité et que son brave ami qui l’avait renié par trois fois sera revenu vers Lui pour obtenir le pardon. Ne peut avoir les clefs de l’accueil que celui qui a été accueilli par grâce.
  • Simon aura ainsi compris qu’il n’est pas « de béton » mais une pauvre pierre friable, fragile dont la seule force est la miséricorde reçue : alors Pierre pourra dispenser généreusement ce pardon, ouvrir les portes aux désespérés et permettre à tout pécheur de se jeter dans les bras de Dieu. Seuls n’entreront pas ceux qui refuseront de se laisser déverrouiller le cœur.
  • Que Pierre ne s’enorgueillisse pas d’un privilège unique : ce pouvoir de pardonner sera donné au même titre par Jésus aux autres disciples, à l’Eglise (18, 18)
  • « La Papauté » : elle enthousiasme les uns, elle scandalise les autres. Les Papes en demandent une étude renouvelée : cf. textes ci-dessous.

Alors, il ordonna aux disciples de ne dire à personne que c’était lui le Christ.

Comme toujours Jésus interdit à ses disciples de divulguer ce titre qui éveille l’envie d’insurrection nationale. C’est un tout autre Messie que Jésus va être !
Lequel ? Il va le révéler de suite : attendons l’évangile de dimanche prochain.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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LA PRIMAUTE DU PAPE

OBJET D’ETUDES DE LA LETTRE ENCYCLIQUE DU PAPE JEAN-PAUL II :
« QUE TOUS SOIENT UN » (25 5 1995)

« 89.……… Il est significatif et encourageant que la question de la primauté de l’Evêque de Rome soit devenue un objet d’études…
Récemment, les participants à la cinquième Assemblée mondiale de la Commission « Foi et Constitution » du Conseil œcuménique des Eglises ont recommandé qu’elle « entreprenne une nouvelle étude sur la question d’un ministère universel de l’unité chrétienne ». Après des siècles d’âpres polémiques, les autres Eglises et Communautés ecclésiales examinent toujours plus, et d’un regard nouveau, ce ministère de l’unité.

93. Se fondant sur la triple profession d’amour de Pierre qui correspond à son triple reniement, son successeur sait qu’il doit être signe de miséricorde. Son ministère est un ministère de miséricorde, procédant d’un acte de miséricorde du Christ.

94. Ce service de l’unité, enraciné dans l’œuvre de la miséricorde divine, est confié, à l’intérieur même du collège des Evêques, à l’un de ceux qui ont reçu de l’Esprit la charge, non pas d’exercer un pouvoir sur le peuple — comme le font les chefs des nations et les grands (cf. Mt 20, 25; Mc 10, 42) —, mais de conduire le peuple pour qu’il puisse avancer vers de paisibles pâturages. Cette charge peut imposer d’offrir sa propre vie (cf. Jn 10, 11-18).
Par le pouvoir et l’autorité sans lesquels cette fonction serait illusoire, l’Evêque de Rome doit assurer la communion de toutes les Eglises. A ce titre, il est le premier des serviteurs de l’unité.

95. Lorsque l’Eglise catholique affirme que la fonction de l’Evêque de Rome répond à la volonté du Christ, elle ne sépare pas cette fonction de la mission confiée à l’ensemble des Evêques, eux aussi « vicaires et légats du Christ ». L’Evêque de Rome appartient à leur « collège » et ils sont ses frères dans le ministère.
…. Il sait bien, en tant qu’Evêque de Rome, ….que le désir ardent du Christ est la communion pleine et visible de toutes les Communautés, dans lesquelles habite son Esprit en vertu de la fidélité de Dieu.

Je suis convaincu d’avoir à cet égard une responsabilité particulière,

surtout lorsque je vois l’aspiration œcuménique de la majeure partie des Communautés chrétiennes et que j’écoute la requête qui m’est adressée de trouver une forme d’exercice de la primauté ouverte à une situation nouvelle, mais sans renoncement aucun à l’essentiel de sa mission. …….Je prie l’Esprit Saint de nous donner sa lumière et d’éclairer tous les pasteurs et théologiens de nos Églises, afin que nous puissions chercher, évidemment ensemble, les formes dans lesquelles ce ministère pourra réaliser un service d’amour reconnu par les uns et par les autres.

96. C’est une tâche immense que nous ne pouvons refuser et que je ne puis mener à bien tout seul.
La communion réelle, même imparfaite, qui existe entre nous tous ne pourrait-elle pas inciter les responsables ecclésiaux et leurs théologiens à instaurer avec moi sur ce sujet un dialogue fraternel et patient, dans lequel nous pourrions nous écouter au-delà des polémiques stériles, n’ayant à l’esprit que la volonté du Christ pour son Eglise, nous laissant saisir par son cri, « que tous soient un… afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17, 21) »[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

PAPE FRANÇOIS :
« PENSER A UNE CONVERSION DE LA PAPAUTÉ »

DE L’EXHORTATION «  LA JOIE DE L’EVANGILE » (Nov. 2013)
——– TOUT DOIT CHANGER POUR ETRE PLUS MISSIONNAIRE  ——-

25. …J’espère que toutes les communautés feront en sorte de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire, qui ne peut laisser les choses comme elles sont. Ce n’est pas d’une « simple administration » dont nous avons besoin.
Constituons-nous dans toutes les régions de la terre en un « état permanent de mission ».[22]

27. J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation. La réforme des structures, qui exige la conversion pastorale, ne peut se comprendre qu’en ce sens : faire en sorte qu’elles deviennent toutes plus missionnaires….

LA PAROISSE

28. La paroisse n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses ……Mais nous devons reconnaître que l’appel à la révision et au renouveau des paroisses n’a pas encore donné de fruits suffisants pour qu’elles soient encore plus proches des gens, qu’elles soient des lieux de communion vivante et de participation, et qu’elles s’orientent complètement vers la mission.

CHAQUE EGLISE

30. Chaque Église particulière, portion de l’Église Catholique sous la conduite de son Évêque, est elle aussi appelée à la conversion missionnaire…..Pour que cette impulsion missionnaire soit toujours plus intense, généreuse et féconde, j’exhorte aussi chaque Église particulière à entrer dans un processus résolu de discernement, de purification et de réforme.

CHAQUE EVEQUE

31. L’évêque doit toujours favoriser la communion missionnaire dans son Église diocésaine en poursuivant l’idéal des premières communautés chrétiennes, dans lesquelles les croyants avaient un seul cœur et une seule âme (cf. Ac 4, 32)….. Dans sa mission de favoriser une communion dynamique, ouverte et missionnaire, il devra stimuler et rechercher la maturation des organismes avec le désir d’écouter tout le monde, et non pas seulement quelques-uns, toujours prompts à lui faire des compliments.

******** MOI LE PAPE

32. Du moment que je suis appelé à vivre ce que je demande aux autres, je dois aussi penser à une conversion de la papauté.
Il me revient, comme Évêque de Rome, de rester ouvert aux suggestions orientées vers un exercice de mon ministère qui le rende plus fidèle à la signification que Jésus-Christ entend lui donner, et aux nécessités actuelles de l’évangélisation.
Le Pape Jean-Paul II demanda d’être aidé pour trouver une « forme d’exercice de la primauté ouverte à une situation nouvelle, mais sans renoncement aucun à l’essentiel de sa mission ».[35] Nous avons peu avancé en ce sens.
La papauté aussi, et les structures centrales de l’Église universelle, ont besoin d’écouter l’appel à une conversion pastorale.
Le Concile Vatican II a affirmé que, d’une manière analogue aux antiques Églises patriarcales, les conférences épiscopales peuvent « contribuer de façons multiples et fécondes à ce que le sentiment collégial se réalise concrètement ».[36] Mais ce souhait ne s’est pas pleinement réalisé, parce que n’a pas encore été suffisamment explicité un statut des conférences épiscopales qui les conçoive comme sujet d’attributions concrètes, y compris une certaine autorité doctrinale authentique.[37] Une excessive centralisation, au lieu d’aider, complique la vie de l’Église et sa dynamique missionnaire.

33. La pastorale en terme missionnaire exige d’abandonner le confortable critère pastoral du “on a toujours fait ainsi”. J’invite chacun à être audacieux et créatif dans ce devoir de repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes évangélisatrices de leurs propres communautés……….. »

(Les sous-titres ont été ajoutés)

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Afghanistan : contre toute attente,
le christianisme progresse…

Ce n’est pas un mince paradoxe : alors même que l’Afghanistan est considéré comme le creuset et la matrice de l’islamisme radical dans la région, le nombre des chrétiens y connaît une progression qualifié « d’énorme » par différentes sources diplomatiques ou religieuses. Nombre de citoyens afghans musulmans, y compris dans les institutions politiques, se sont convertis où sont sur le point de le faire selon des sources évangéliques des États-Unis.

Ce développement est dû à l’existence de ces “églises domestiques” généralement constituées autour d’une famille – laquelle peut compter plusieurs dizaines de membres dans ce contexte oriental – qui mène un culte privé à la maison. C’est précisément la nature flexible de ces groupes sans véritable structure hiérarchique qui en font des instruments particulièrement efficaces pour la diffusion du message évangélique.

Les autorités afghanes sont conscientes de ce phénomène qui touche les jeunes et d’autres couches de la société : les églises domestiques « se développent d’une manière énorme », selon des commentaires de fonctionnaires afghans. Il y aurait au moins une dizaine de ces églises domestiques opérant en toute discrétion dans des maisons privées.

La discrétion est de mise car l’apostasie peut coûter la vie en Afghanistan : aucune information n’est parvenue signalant la mise à mort d’un converti, mais il se dit que certains auraient été emprisonnés. On dit même aussi que des parlementaires afghans se sont convertis et que certains participent à l’évangélisation…[/fusion_text][/one_full]