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Dimanches

31ème dimanche – Année A – 5 novembre 2017
Évangile de Matthieu 23, 1-12

« Vanité des Vanités : Tout est Vanité »

Saint Bernard, abbé de Cîteaux, écrivait sans ménagement à son ancien disciple cistercien devenu Pape Eugène III (1145-1153):

« …Déchire ce vêtement de feuillages : il ne fait que masquer la honte d’une plaie inguérissable ! Détruis les illusions de ces honneurs d’un jour ; éteins le faux éclat de cette gloire ! Cela fait, tu pourras considérer ta propre nudité. Car tu es sorti nu du ventre de ta mère. Etais-tu, en naissant, coiffé de la tiare ? Etais-tu ce jour-là brillant de joyaux, chamarré de soieries, couronné de plumes ou couvert d’or ? L’inconsistance de ces sortes de choses me fait penser à ces brumes du matin qui, sitôt formées, sont entraînées par l’air et se dissolvent…. » (« De consideratione »)

Le pape Jean XXIII recevant le clergé de Rome (24 nov. 1960) :

« La recherche des richesses, des distinctions, des honneurs, des intérêts personnels s’accorde mal avec « la suite du Christ ». Ils sont en contradiction flagrante avec le « Nous avons tout laissé » qui est le point de départ vers la grandeur et la gloire authentique du christianisme, de l’Eglise et du sacerdoce catholique de tous les siècles. Sur ce point veuillez consentir que votre évêque et père exprime une plainte qui lui tient vivement à cœur et qui, souvent, le fait gémir dans sa prière »

Le pape Paul VI ouvrant la 2ème session du concile Vatican II :

« L’Eglise veut se voir dans le Christ comme dans un miroir. Si ce regard révélait quelque ombre, quelque déficience, que devrait-elle faire d’instinct et courageusement ? C’est clair, elle devrait se réformer, se corriger, s’efforcer de recouvrer la conformité avec son divin modèle qui constitue son devoir fondamental »

R.D.

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Fêtes et solennités

Fête de la Toussaint – Année A – 1er novembre 2017 – Évangile de Matthieu 5, 1-12

«  Je ne meurs pas : j’entre dans la Vie »
(Sainte Thérèse de Lisieux – au seuil de la mort – 1897)

Il semble qu’il n’y a rien à faire : le mot Toussaint évoque la mort, le souvenir des défunts, les visites au cimetière, le crissement des feuilles mortes sous les pas de gens tristes portant un bouquet de fleurs sous un ciel gris.
« Un temps de Toussaint » dit-on. Grisaille et tristesse. Nos « trépassés »

Pourtant le mot TOUS-SAINTS évoque tout le contraire.
Vers la fin du cycle de l’année liturgique, l’Eglise nous invite à célébrer le bonheur éternel de tous-les-saints, la multitude innombrable d’hommes et de femmes c.à.d. de tous les vivants en Dieu. Ceux qui sont « passés en Dieu ».
Et c’est le lendemain que nous prions pour nos défunts.

Les deux jours sont liés en effet et ils nous replacent devant l’énigme de la mort.
Nécessité fatale.
Fin de la brève aventure terrestre ou métamorphose comme la chrysalide devient papillon.
Retour au néant ou nouvelle naissance.

Voici une toute récente catéchèse de notre Pape sur l’espérance devant la mort.

R.D.

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30ème dimanche – Année A – 22 octobre 2017
Évangile de Matthieu 22, 34 – 40

PSAUME 119 : LE GRAND ELOGE DE LA LOI (extraits)

Heureux ceux dont la conduite est intègre
et qui suivent la Loi du Seigneur.

Heureux ceux qui se conforment à ses exigences :
de tout cœur, ils le cherchent.

Combien j’aime ta Loi : tous les jours, je la médite…

Ta Parole est une lampe pour mes pas, une lumière pour mon sentier.

Au constant péril de ma vie, je n’ai pas oublié ta Loi…

Aussi j’aime tes commandements plus que l’or, même l’or le plus fin..

Tes exigences sont des merveilles, aussi je m’y conforme…

La découverte de tes paroles illumine, elle donne du discernement aux simples…

Vois ma misère et délivre-moi car je n’ai pas oublié ta Loi…

Seigneur, tes miséricordes sont nombreuses : selon tes décisions, fais-moi revivre… »

R.D.

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29ème dimanche – Année A – 22 octobre 2017
Évangile de Matthieu 22, 15-21

12 entretiens de deux heures, pendant un an, avec le sociologue français D. Wolton : non une interview mais une libre conversation en toute liberté. Avec des extraits des interventions majeures du Pape.

François s’exprime en vérité et avec beaucoup de plaisir sur les grands sujets :
– l’état du monde : le fondamentalisme, les migrants, l’écologie, la guerre, l’Europe, les inégalités…
– la vie de l’Eglise : les divorcés remariés, la pédophilie,…
– quelques aspects de sa vie personnelle : son enfance, sa relation avec les femmes, son rapport à l’Argentine…
François reconnaît certaines erreurs, notamment dans les conférences de presse au retour des voyages. Il raconte avoir consulté une psychanalyste à 42 ans pendant six mois.

CITATIONS :
« Quelle est selon vous, la plus grande menace contre la paix aujourd’hui dans le monde ? – L’argent ».
« L’Eglise prêche davantage avec les mains qu’avec les mots ».
« La politique, c’est peut-être un des actes de charité les plus grands. Parce que faire de la politique, c’est porter les peuples »
« Le terrorisme n’est pas une religion. Mais combien de jeunes, nous Européens, avons-nous laissé vides d’idéaux ? »

———– Vivant, joyeux, facile à lire, découverte du cœur du pape, éclairages sur les grandes questions du jour : un beau livre à découvrir et à offrir. —— (Ed. de l’Observatoire – 21 euros)

R.D.

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28ème dimanche – Année A – 15 octobre 2017
Évangile de Matthieu 22,1-14

VENEZ AU REPAS DES NOCES
Qu’eût-il fallu pour que vous fussiez parmi les invités du prestigieux mariage du Prince William et de Kate le 29 avril 2011 ?
Etre membre de la famille royale ou de haute noblesse. Ou dirigeant politique de haut rang. Ou savant de renommée internationale. Ou prélat à moumoute. Ou officier bardé de médailles tintinnabulantes. Ou artiste de renom, chanteur à cinq tubes, sportif de haut niveau.
Vous auriez dû, Monsieur, vous attifer comme un milord. Et vous, Madame, passer chez le coiffeur high class, vous badigeonner de crème anti-âge, resserrer votre gaine pour vous glisser dans une toilette de luxe, vous parer de vos plus beaux bijoux.
Vous auriez pu savourer des plats succulents, déguster des grands crus, prendre 100 photos pour immortaliser la scène et faire crever d’envie vos chères amies. Un très grand souvenir.
….Mais n’oubliez pas que la mort rôde partout même dans les couloirs des plus grands châteaux.

Je vous rappelle que, chaque dimanche, le Seigneur vous appelle à son banquet. Sa maison n’est pas toujours bien chauffée mais vous pouvez venir dans vos habits les plus simples, sans bijoux, sans manteau de fourrure. Vous y rencontrerez toutes sortes de gens : des ouvriers et des patrons, des vieux et des jeunes, des compatriotes et des étrangers.
On ne vous offrira qu’une nourriture très frugale, presque insignifiante. Mais chacun recevra un même morceau. Vous n’écouterez pas un orchestre mais ensemble vous chanterez votre allégresse d’être là tous ensemble.
Le Maître ne vous donnera pas des cadeaux : il s’offrira lui-même. Vous pourrez vous dire : Il est mort pour que je vive. Il est ressuscité pour que nous devenions comme son Corps Vivant.
Quel honneur, quel bonheur, quelle stupeur d’être invité aux Noces de l’Agneau !
Cela est tellement simple que beaucoup déclinent l’invitation. Ils ratent leur avenir.

R.D.

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27ème dimanche – Année A – 8 octobre 2017
Évangile de Matthieu 21, 33-43

LE CANTIQUE DE LA VIGNE
(prophète Isaïe – chap. 5)

Je veux chanter pour mon ami le chant du bien-aimé à sa vigne.

Mon ami avait une vigne sur un coteau fertile.
Il en retourna la terre, en retira les pierres, pour y mettre un plant de qualité.
Au milieu, il bâtit une tour de garde et creusa aussi un pressoir.
Il en attendait de beaux raisins, mais elle en donna de mauvais.

Et maintenant, soyez donc juges entre moi et ma vigne !
Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ?
J’attendais de beaux raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?

Eh bien, je vais vous apprendre ce que je ferai de ma vigne :
enlever sa clôture pour qu’elle soit dévorée par les animaux,
ouvrir une brèche dans son mur pour qu’elle soit piétinée.
J’en ferai une pente désolée ; elle ne sera ni taillée ni sarclée,
il y poussera des épines et des ronces ; j’interdirai aux nuages d’y faire tomber la pluie.

La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël.
Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda.
Il en attendait le droit, et voici le crime ;
il en attendait la justice, et voici les cris.

Malheureux, vous qui ajoutez maison à maison, qui joignez champ à champ,
jusqu’à occuper toute la place et habiter, seuls, au milieu du pays !

R.D.