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13ème dimanche – Année A – 2 juillet 2017
Évangile de Matthieu 10, 37-42

PAPE PAUL VI (1897 – 1978)

PAUL VI a publié en 1975 « Evangélisation et monde moderne » : un texte magnifique que le pape François – qui a béatifié Paul VI – a qualifié de « document pastoral le plus grand qui ait été écrit à ce jour » (6.2013).
En écho à l’évangile de ce dimanche, en voici des extraits.

« L’effort pour annoncer l’Evangile aux hommes de notre temps, exaltés par l’espérance mais en même temps travaillés souvent par la peur et l’angoisse, est sans nul doute un service rendu à la communauté des chrétiens, mais aussi à toute l’humanité.
Cette fidélité à un message dont nous sommes les serviteurs, et aux personnes à qui nous devons le transmettre intact et vivant, est l’axe central de l’évangélisation. Elle pose trois questions brûlantes :
— Qu’est devenue, de nos jours, cette énergie cachée de la Bonne Nouvelle, capable de frapper profondément la conscience de l’homme ?
— Jusqu’à quel point et comment cette force évangélique est-elle en mesure de transformer vraiment l’homme de ce siècle ?
— Suivant quelles méthodes faut-il proclamer l’Evangile pour que sa puissance soit efficace ?
Ces interrogations explicitent, au fond, la question fondamentale que l’Eglise se pose aujourd’hui et que l’on pourrait traduire ainsi : après le Concile et grâce au Concile (qui a été pour elle une heure de Dieu en ce tournant de l’histoire), l’Eglise se trouve-t-elle, oui ou non, plus apte à annoncer l’Evangile et à l’insérer dans le cœur de l’homme avec conviction, liberté d’esprit et efficacité ?………. »

VOIR AUTRES CITATIONS CI-DESSOUS.

R.D.

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12ème dimanche – Année A – 25 juin 2017
Évangile de Matthieu 10, 26-33

LA MISSION PAR MISERICORDE

Le spectacle de la ville donne l’impression du bonheur général: les gens courent, bien habillés, passent d’un magasin à l’autre, fréquentent les spectacles. Jamais l’humanité n’a connu une telle longévité, un tel niveau de vie, de tels accès aux soins de santé, de si grandes possibilités de consommation, de voyages, de divertissements.
Mais où allons-nous ? Qui nous guide ? Suffit-il de se laisser manipuler par les publicitaires qui excitent nos envies, par des politiciens avides d’enrichissement ? Comment être heureux ensemble ?

Quelques statistiques révèlent la réalité cachée.
SUICIDES. 25 suicides par jour en France. Plus toutes les tentatives manquées.
PAUVRETE. Environ 8, 5 millions de pauvres en France (14 % de la population) ; Chiffre en hausse constante. Mais rémunération moyenne des dirigeants des entreprises du CAC 40 : 1, 850 million d’euros.
CRIMINALITE. Belgique : 200 meurtres en 2014
JEUNES ENFANTS AU TRAVAIL. 158 millions dans le monde (il y en a aussi en Europe)
ALCOOL. Dans le monde 3, 500 millions de décès (les jeunes sont les plus touchés) –France : 48000 décès par an.
ACCIDENTS DE LA ROUTE. France 2016 : 3469 tués.

Jésus regarde la foule en mouvement, il n’est pas dupe des belles apparences, il discerne les âmes brisées, les unions trahies, le désespoir caché au fond des cœurs, la souffrance des handicapés, des malades, le malheur des rejetés, des sans-logis, des masses affamées.

Mathieu note : « Voyant les foules, Jésus fut pris de pitié pour elles ».
Le verbe est très fort : « Il est pris aux entrailles ». Pas un peu ému mais choqué, bouleversé au fond de son être.

Il ne peut rester spectateur résigné : il faut agir, il est urgent d’annoncer la Bonne Nouvelle, de soigner les cœurs et les corps, de donner sens à la vie, de nouer des relations nouvelles avec le vrai Dieu et entre les hommes.
Et Jésus appelle quelques disciples et leur apprend à collaborer à son œuvre.
La mission n’est pas ambition de construire une organisation, d’augmenter les effectifs de l’Eglise. Elle vient du cœur du Christ brûlant de miséricorde. Seul celui qui voit la misère peut être missionnaire.

R.D.

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Fête de l’Eucharistie – Année A – Dimanche 18 juin 2017

Dans les années 50-52, saint Paul est venu fonder une communauté à Corinthe – ville neuve, avec deux ports, 500.OOO habitants environ, célèbre pour ses mœurs dissolues et le nombre de ses prostituées.
La lettre qu’il adresse plus tard à cette communauté doit dater de 54 ou 56 : Paul leur rappelle la pratique qu’il leur avait enseignée. C’est, avant les évangiles, le premier récit écrit de l’Eucharistie.

« La coupe que nous bénissons n’est-elle pas une communion au sang du Christ ?
Le pain que nous rompons n’est-il pas une communion au corps du Christ ?
Puisqu’il y a un seul pain, nous sommes tous un seul corps
car tous nous participons à cet unique pain…. (10, 16-17)

« Voici ce que j’ai reçu du Seigneur et que je vous ai transmis (lors de mon séjour) :
le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain
et après avoir rendu grâce, le rompit et dit :
«  Ceci est mon corps qui est pour vous ; faites cela en mémoire de moi ».
Il fit de même pour la coupe, après le repas, en disant :
« Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang ;
faites cela toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi ».
En effet toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe,
vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne…. » (11, 23-26)

« FAITES » : la messe n’est pas un précepte de l’Eglise mais l’ordre dernier du Christ : c’est ainsi que ses disciples font mémoire de lui et annoncent sa mort libératrice. L’effet de la croix est l’assemblée des hommes.

Comme Jésus à la dernière cène, on célèbre avec un seul pain qui est rompu et chacun reçoit un morceau. Symboliquement le corps de Jésus se brise – par amour – et se reconstitue en corps de la communauté avec ceux qui le mangent. L’unité et la réconciliation se reçoivent. Manger et boire, c’est accepter d’entrer en communion avec tous les participants.

La société de consommation est un champ de rivalité et de cupidité ; la messe est la communion de l’amour entre pauvres, elle est le premier témoignage.

R.D.

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Fête de Dieu Trinité – Année A – Dimanche 11 juin 2017

La plus célèbre des icônes, un sommet de la peinture de tous les temps :
L’icône dite de la TRINITE par Andreï ROUBLEV, moine et iconographe (1360-1428)

La Bible raconte qu’Abraham invita un jour trois mystérieux voyageurs à partager un repas dans sa tente (Genèse 18). La tradition chrétienne vit plus tard dans ces trois Anges un symbole de Dieu en Trois Personnes. Les Trois sont absolument semblables : la position des têtes et des corps forme comme un cercle où le flux d’amour se donne et se reçoit.
Au centre, en-dessous de l’arbre qui évoque l’arbre de Vie du Golgotha, le Fils Prêtre bénit la coupe dans laquelle la tache rouge évoque un petit agneau pascal.
L’Eucharistie est au cœur de Dieu : y participer permet au croyant de plonger en Dieu.
Derrière le Père, à gauche, la maison où nous sommes invités pour l’éternité.

La longue contemplation de cette icône permet d’entrer dans la profondeur de la prière et de la Messe.