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5ème dimanche ordinaire – Année A – 5 février 2017
Évangile de Matthieu 5, 13-16

Pape François : Partager le sel et la lumière donnent à la vie chrétienne sa saveur
Homélie lors de la messe du 7 juin 2016 à la Maison Sainte-Marthe.

Jésus, a insisté François, parle toujours «avec des paroles faciles, avec des comparaisons faciles, pour que tous puissent comprendre le message». Comme, par exemple, la définition du chrétien qui doit être lumière et sel. Aucune des deux choses, a observé le Pape, n’est pour elle-même : «La lumière sert à illuminer autre chose, le sel sert à donner une saveur à autre chose, à la conserver.»

La batterie du chrétien, pour faire de la lumière, c’est la prière
Mais comment peut donc faire le chrétien pour que le sel et la lumière ne manquent pas, pour faire en sorte que l’huile ne manque pas pour allumer les lampes ?
«Quelle est la batterie du chrétien pour faire la lumière ? Simplement la prière. Tu peux faire beaucoup de choses, beaucoup d’œuvres, aussi des œuvres de miséricorde, tu peux faire beaucoup de grandes choses pour l’Église, une université catholique, un collège, un hôpital, et ils te feront un monument de bienfaiteur de l’Église, mais si tu ne pries pas, il sera un peu obscur et sombre. Beaucoup d’œuvres deviennent sombres, par manque de lumière, par manque de prière. Ce qui maintient la lumière, ce qui donne la vie à la lumière chrétienne, ce qui illumine, c’est la prière.»
La prière «sérieuse», a insisté le Pape, «la prière d’adoration au Père, de louange à la Trinité, la prière de remerciement, aussi la prière de demander les choses au Seigneur, mais la prière du cœur.»

Le chrétien donne de la saveur à la vie des autres avec l’Évangile
…. «Le sel devient sel quand il se donne. Et ceci est une autre attitude du chrétien : se donner, donner de la saveur à la vie des autres, donner de la saveur à tant de choses avec le message de l’Évangile.»
«Se donner, ne pas se conserver soi-même. Le sel n’est pas pour le chrétien, il est pour le donner. Le chrétien l’a pour le donner, il est sel pour se donner, mais il ne l’est pas pour lui-même. La lumière ne s’illumine pas elle-même. Le sel ne se rend pas savoureux lui-même.»
Certes, a-t-il observé, on pourrait se demander jusqu’à quand pourraient durer le sel et la lumière, et si nous pouvions continuer à nous donner sans arrêt. Mais alors, «entre la force de Dieu, parce que le chrétien est un sel donné par Dieu dans le baptême», c’est «une chose qui t’est donnée et continue à t’être donnée si toi tu continues à la donner, en illuminant et en donnant. Et elle ne finit jamais.»

Se garder de la tentation de la «spiritualité du miroir»
….. «Illumine avec ta lumière, mais défend-toi de la tentation de t’illuminer toi-même. Ceci est une chose mauvaise, c’est un peu la spiritualité du miroir : illumine-moi. Défend-toi de la tentation de prendre soin de toi-même. Sois lumière pour illuminer, sois sel pour donner de la saveur et conserver.»
Le sel et la lumière, a-t-il affirmé encore, n’existent pas «pour eux-mêmes», mais existent pour donner aux autres «dans les bonnes œuvres». Et ainsi, a-t-il exhorté, «resplendit votre lumière devant les hommes. Pourquoi ? Parce qu’ils voient vos bonnes œuvres et rendent gloire à votre Père qui est dans les Cieux. C’est-à-dire : retourner à Celui qui t’a donné la lumière et t’a donné le sel.»
«Que le Seigneur nous aide en cela, a repris le Pape, toujours prendre soin de la lumière, ne pas la cacher, la mettre en acte». Et le sel, «en donner la juste proportion, ce qui est nécessaire, mais le donner», parce qu’ainsi il grandit. «Ce sont les bonnes œuvres du chrétien», a-t-il conclu.

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4ème dimanche ordinaire – Année A – 29 janvier 2017
Évangile de Matthieu 5, 1-12

LES 8 COLONNES DE LA MAISON DE DIEU

Au temps de sa grandeur (- 5e siècle), Athènes édifie le temple du Parthénon au sommet de l’acropole en l’honneur de sa divinité protectrice Athéna, déesse de la raison. Chef d’œuvre, symbole du miracle grec.
En son centre la statue écrasante, gigantesque (11 mètres.), couverte d’ivoire et d’or, de la déesse.
La façade s’ouvre sur 8 colonnes.
« Il y a un lieu où la perfection existe…Quand je vis l’acropole, j’eus la révélation du divin…O déesse, le monde ne sera sauvé qu’en revenant à toi » (Ernest RENAN)

Aujourd’hui, les touristes affluent du monde entier pour admirer et photographier ce chef-d’œuvre, « patrimoine mondial de l’humanité ». Un vestige d’une haute civilisation.
Un monument en partie ruiné. La statue a disparu.

5 siècles plus tard, sur une colline de Galilée, Jésus ne construit pas un édifice, il n’écrit rien.
Il parle, il expose son programme pour la paix du monde.
Il s’adresse à un peuple de pauvres, une population écrasée par le joug étranger.
Au cœur de son enseignement : le « Notre Père ». En portique : les 8 colonnes des Béatitudes.

Aujourd’hui, dans le monde entier, des multitudes infinies de cœurs simples continuent à découvrir le bonheur de vivre selon les 8 béatitudes. 8 Paroles qui créent un temple spirituel.
En entrant dans l’Evangile, le croyant découvre Dieu comme son PÈRE (hébreu : AB), donc il est son FILS (hébreu : BEN) ; donc il est « AB-BEN »(en hébreu : PIERRE).

En communauté, les disciples de Jésus sont les pierres vivantes du TEMPLE de l’Esprit.
Il ne sera jamais en ruines. Patrimoine éternel à la Gloire de Dieu le Père.

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3ème dimanche ordinaire – Année A – 22 janvier 2017
Évangile de Matthieu 4, 12-23

SUIVEZ-MOI : JE VOUS FERAI PÊCHEURS D’HOMMES

Jésus qui, dans la solitude, méditait sur l’appel de Dieu entendu à son baptême, apprend la nouvelle de l’arrestation de son maître Jean. Il l’interprète comme le signal pour commencer sa propre mission.
Toutefois il ne reprend pas la place de Jean au gué du Jourdain: traversant la Judée, il fuit vers le nord dans la province de Galilée. Pourquoi cette fuite?
Passant dans le village de Nazareth où il a vécu, il ferme son atelier et fait ses adieux à sa mère.
Puis il va s’installer dans la ville de Capharnaüm, sur le bord nord-ouest du lac de Galilée.
À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer : « Convertissez-vous, car le royaume des Cieux s’est approché ». .. Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient leurs filets dans la mer. Il leur dit : « Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes ».

Jésus décide de répondre à l’appel de Dieu entendu à son baptême. Il s’installe en plein monde là où croyants et païens se mêlent.
Pauvre, seul, il proclame la Nouvelle qui va changer la face du monde.
Il appelle quelques jeunes ouvriers pour collaborer à son œuvre : empêcher les hommes de se noyer dans le superflu, le mensonge, l’égoïsme, la haine.

Voulons-nous nous décider à poursuivre cette mission ?

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2ème dimanche ordinaire – Année A – 15 janvier 2017
Évangile de Jean 1, 29-34

Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde

Cette expression résonne tout au long de la célébration eucharistique :

  • répétée deux fois pendant le chant du « Gloria »,
  • chantée à trois reprises lors de la litanie de l’ « Agnus Dei »
  • lancée solennellement par le célébrant lorsqu’il présente l’Hostie consacrée
    « Heureux les invités au repas du Seigneur :
    Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »

    Un des grands dangers de la liturgie étant de banaliser les formules imposées par le rituel, questionnons-nous :
    Savons-nous ce que nous disons en désignant Jésus de la sorte ?
    Titre énigmatique. Dans l’histoire, aucun homme n’a été désigné de la sorte.
    Titre scandaleux, inacceptable pour Juifs et Musulmans.
    Titre vide pour les incroyants.
    Titre central pour les chrétiens qui nomment ainsi le cœur de leur foi.

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    Dimanches Fêtes et solennités

    Fête de l’Épiphanie – Année A –8 janvier 2017
    Évangile de Matthieu 2, 1-12

    Fête de l’Épiphanie

    A plusieurs reprises déjà, des scientifiques ont tenté – en vain – de calculer en quelle année et à quel moment une étoile, ou une comète, avait pu guider les mages.

    On a par ailleurs couronné « rois » les voyageurs, on a fixé leur nombre à trois, on leur a donné les beaux noms de Melchior, Gaspard et Balthasar et on leur a adjoint un majestueux cortège de chameaux chargés de colis.

    On prétend même que leurs reliques sont vénérées dans la majestueuse cathédrale de Cologne.

    L’épisode de l’Évangile est devenu un beau conte qui fait rêver petits et grands, qui offre l’occasion de partager un succulent gâteau et de poser une couronne de carton doré sur la tête du « Roi » qui aura trouvé la fève – ou plutôt aujourd’hui une céramique représentant un personnage de dessin animé. Certains Américains vont trouver Donald.

    Comme saint Luc devant la paganisation de son récit de Noël, le pauvre saint Matthieu doit être sidéré devant les dérives folkloriques de son magnifique récit de l’Épiphanie.