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Dimanches

2ème dimanche de l’Avent – année A – 4 décembre 2016
Évangile de Matthieu 3, 1-12

Le fleuve Jourdain – La vie est un perpétuel passage

Dimanche passé, en entrant dans une nouvelle année, la liturgie nous a d’abord rappelé où nous allions, le terme de la vie : « Jésus, Seigneur, le Fils de l’homme, vient » et donc l’attention pour ne pas l’oublier : « Soyez éveillés, restez prêts ».
Aujourd’hui elle nous rappelle le début – le baptême – et le mouvement essentiel qui l’anime : le passage.
On ne rencontre pas tout de suite Jésus mais celui qui l’annonce, qui prépare sa venue : Jean.
Jean demande au peuple de refaire à nouveau le « passage » qu’ont fait ses ancêtres, de recommencer une sortie qui n’est jamais finie.

Car la vie, pour se maintenir et s’épanouir, est « exode ».
Non au sens moderne de fuite hors de chez soi pour échapper au malheur.
Mais au sens biblique de rentrée chez soi pour connaître la libération, la délivrance.

Le baptême est plongée, ablution, nettoyage – mais surtout il est passage d’une rive à l’autre.
Le passage à travers l’eau conduira au passage à travers le feu de la souffrance.

La vie est « pascale ».

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Dimanches

1er dimanche de l’Avent – année A – 27 novembre 2016
Évangile de Matthieu 24, 37-44

BONNE ANNÉE À L’ÉCOLE DE MATTHIEU

Bientôt nous entrerons en 2017. Pourquoi cette année porte-t-elle ce chiffre ? Que sera cette année ? Un tour de la terre autour du soleil, avec la succession des saisons.
Où ira cette année ? Elle laissera place à l’année 2018 puis 2019 puis 2020, etc., etc.…
Que se passera-t-il ? « Une histoire pleine de bruit et de fureur » (Shakespeare).
« D’où sors-je ? Où cours-je ? Dans quel état j’erre ? » se demandait le grand humoriste Pierre Dac.

Que l’année liturgique – c.à.d. le temps marqué par la foi – commence un mois avant l’année civile n’est pas chose fortuite, banale et cela mérite toujours une profonde méditation.
L’histoire ne tourne pas en rond : portée par son Souffle, marquée en son cœur par la Croix du Christ, elle a un sens.
En commençant d’emblée par l’Avent, l’histoire est une attente, la marche vers un but, une espérance. Dieu et l’homme vont à la rencontre l’un de l’autre. Car « seul un Dieu peut nous sauver » (M. Heidegger).

Donc le premier jour sonne la trompette : « C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil » ( S. Paul – 1ère lecture). « Veillez ; tenez-vous prêts » (Jésus- évangile).
Mettez-vous déjà en route, prenez conscience des enjeux véritables, ne vivez pas en surface.

Pas d’illusions : nous serons moqués et la majorité refusera de prendre le chemin étroit.

Mais, après LUC, MATTHIEU va nous conduire. En suivant son évangile, le souvenir de Jésus éclairera notre présent et nous ouvrira l’avenir.

Notre homélie hebdomadaire sera, je l’espère, une aide pour que nous vivions ce que je vous souhaite de tout cœur :

UNE SAINTE ET HEUREUSE ANNÉE AVEC LE CHRIST SAUVEUR

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Dimanches Fêtes et solennités

Fête du Christ Roi – 20 novembre 2016
Évangile de Luc 23, 35-43

DERNIER DIMANCHE DE L’ANNÉE LITURGIQUE AVEC LUC
ET
CLÔTURE DU JUBILE DE LA MISÉRICORDE

En ce dernier dimanche de l’année liturgique, nous célébrons le Christ-Roi, fête du triomphe final de Jésus de Nazareth.
Or l’évangile lu ce jour rapporte la scène horrible où, pour la première fois, ce titre a été proclamé : au lieu même de la victoire de la mort !
Au Golgotha, au-dessus de la tête de Jésus en train de mourir sur une croix, Pilate a fait clouer un écriteau : « CELUI-CI EST LE ROI DES JUIFS ».
Pour le préfet romain, il s’agit d’un camouflet adressé aux autorités de ce peuple qu’il déteste. Et surtout nouvel avertissement pour tous ceux qui s’aviseraient de fomenter une nouvelle révolte.
Jésus s’était toujours méfié de ce titre de « Messie » (traduit « Roi » par Pilate). Mais en offrant sa vie, il provoquait une révolution mondiale et il ouvrait la Porte de son Royaume au condamné qui, le premier, se convertissait à lui. Là où les hommes tuent, Jésus fait vivre.
Justement aujourd’hui se clôture l’année du Jubilé voulu par notre pape François et consacré à la Miséricorde.
Le jubilé se termine mais le cœur du Christ Seigneur reste ouvert.
Il nous invite à comprendre toujours mieux l’Amour infini qui appelle tout homme à se convertir.
Et à pratiquer entre nous cette compassion, cette réconciliation, ce souci des pauvres – ce que Luc nous a si bien montré tout au long de cette année.

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33ème dimanche ordinaire – année C – 13 novembre 2016
Évangile de Luc 21, 5-19

CE QUI VA SE PASSER APRÈS JÉSUS

Au terme de sa longue montée depuis la Galilée, Jésus est entré enfin dans Jérusalem où les pèlerins affluent pour la Pâque qui approche.
Certains l’acclament comme Roi et guettent son intervention messianique.
Les autorités religieuses cherchent le moyen de supprimer cet homme dangereux.

Conscient qu’il vit ses derniers jours, Jésus s’installe quelque part sur l’esplanade où les marchands sont revenus et vendent les agneaux pour le repas pascal.

Jésus prêche, parle, proclame la Bonne Nouvelle, enseigne son évangile. A l’entrée de la Maison du Père, la Parole de Dieu doit retentir.
Car, avant les rites, et afin qu’ils soient vrais et non hypocrites, l’homme doit écouter, chercher à connaître avec précision la Volonté de Dieu.

La foi – confiance dans l’Évangile et conversion – précède la religion qui risque de demeurer gestes et rites sacrés. La liturgie est d’abord écoute.
Le croyant est d’abord et toujours un « disciple » c.à.d. quelqu’un qui accepte d’apprendre.

Si le Temple de pierres refuse d’entendre, il est condamné.
Mais Jésus, certain que son œuvre se poursuivra par-delà sa mort, donne une ultime instruction.

Son testament nous met en garde contre les dangers, nous tient vigilants, éveillés dans la prière afin de comprendre les événements de l’histoire.

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32ème dimanche ordinaire – année C – 6 novembre 2016
Évangile de Luc 20, 27-38

DIEU EST LE DIEU DES VIVANTS

La publicité érotise le corps;
le sport augmente ses performances ;
le fitness améliore sa forme;
une philosophie en fait une dépouille dont l’âme doit s’extraire ;
une fausse mystique le craint et le châtie;
la médecine prolonge sa durée terrestre.

Mais la santé ne remplace pas le salut ; la longévité ne remplace pas l’éternité.

La foi en la Résurrection glorifie le corps au-delà de toute mesure.
La Résurrection n’est pas un monde imaginable mais elle peut transfigurer la vie présente.
Elle est lumière capable d’illuminer déjà nos corps.
Elle ne dédaigne pas la relation conjugale : elle l’honore.