Catégories
Dimanches

1er dimanche de l’Avent – année A – 27 novembre 2016
Évangile de Matthieu 24, 37-44

BONNE ANNÉE À L’ÉCOLE DE MATTHIEU

Bientôt nous entrerons en 2017. Pourquoi cette année porte-t-elle ce chiffre ? Que sera cette année ? Un tour de la terre autour du soleil, avec la succession des saisons.
Où ira cette année ? Elle laissera place à l’année 2018 puis 2019 puis 2020, etc., etc.…
Que se passera-t-il ? « Une histoire pleine de bruit et de fureur » (Shakespeare).
« D’où sors-je ? Où cours-je ? Dans quel état j’erre ? » se demandait le grand humoriste Pierre Dac.

Que l’année liturgique – c.à.d. le temps marqué par la foi – commence un mois avant l’année civile n’est pas chose fortuite, banale et cela mérite toujours une profonde méditation.
L’histoire ne tourne pas en rond : portée par son Souffle, marquée en son cœur par la Croix du Christ, elle a un sens.
En commençant d’emblée par l’Avent, l’histoire est une attente, la marche vers un but, une espérance. Dieu et l’homme vont à la rencontre l’un de l’autre. Car « seul un Dieu peut nous sauver » (M. Heidegger).

Donc le premier jour sonne la trompette : « C’est le moment, l’heure est venue de sortir de votre sommeil » ( S. Paul – 1ère lecture). « Veillez ; tenez-vous prêts » (Jésus- évangile).
Mettez-vous déjà en route, prenez conscience des enjeux véritables, ne vivez pas en surface.

Pas d’illusions : nous serons moqués et la majorité refusera de prendre le chemin étroit.

Mais, après LUC, MATTHIEU va nous conduire. En suivant son évangile, le souvenir de Jésus éclairera notre présent et nous ouvrira l’avenir.

Notre homélie hebdomadaire sera, je l’espère, une aide pour que nous vivions ce que je vous souhaite de tout cœur :

UNE SAINTE ET HEUREUSE ANNÉE AVEC LE CHRIST SAUVEUR

Imprimer
[one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

1er dimanche de l’Avent – année A – 27 novembre 2016
Évangile de Matthieu 24, 37-44

[/fusion_text][fusion_text]


« L’HEURE EST VENUE DE SORTIR DE VOTRE SOMMEIL »

(S. Paul aux Romains 11, 11 – 2e lecture)

Bientôt nous entrons en 2017. Pourquoi cette année porte-t-elle ce chiffre ? Que sera cette année ? Un tour de la terre autour du soleil, avec la succession des  saisons. Où ira cette année ? Elle laissera place à l’année 2018 puis 2019 puis 2020, etc., etc.…Que se passera-t-il ? « Une histoire pleine de bruit et de fureur » (Shakespeare)
« D’où sors-je ? Où cours-je ? Dans quel état j’erre ? » se demandait le grand humoriste Pierre Dac.

Que l’année liturgique s’appelle « 2017 après Jésus-Christ » et commence un mois avant l’année civile n’est pas chose fortuite, banale et cela mérite toujours une profonde méditation.

Cela signifie que le mystère de « Jésus Christ » continue à se déployer au cours du temps.
Ses disciples, qui forment la communauté d’Église, sont mobilisés aujourd’hui pour entrer, les premiers, dans la nouvelle étape de l’histoire.
Ils reçoivent donc la mission de guider l’humanité, de lui montrer les impasses où elle risque de se perdre, de lui faire entendre les valeurs qui la font vivre, de lui annoncer que son Sauveur est toujours présent pour la guérir de ses fautes, lui pardonner ses errements, éclairer sa route.
Et enfin ils proclament que l’humanité n’est pas condamnée à l’anéantissement, que l’existence n’est pas absurde, que le terme final surviendra sûrement : l’accomplissement dans la Vie et le Bonheur.

Nous ne prétendons pas être une élite mais croire, pour un chrétien, est une mission : être l’avant-garde d’une société en quête d’un chemin de paix. On sait combien il est difficile : les défis sont immenses. Il ne s’agit rien moins que de sauver la planète et ses habitants. Certains chrétiens ne remplissent pas cette fonction tandis que des hommes d’ailleurs s’y engagent bien mieux. Il y a place pour tout le monde.
Nul besoin d’être très nombreux ni de disposer de moyens énormes – au contraire -, l’essentiel est que nous portions la flamme de l’espérance et que nous montrions qu’il est possible, nécessaire, de vivre autrement.
Pas d’illusions : nous serons moqués et la majorité refusera de prendre le chemin étroit.
Mais, après LUC, MATTHIEU va nous conduire. En ouverture de l’année, il nous fait entendre l’ultime discours de Jésus.

JÉSUS PARLAIT À SES DISCIPLES DE SA VENUE

Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.
En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.
Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé.
Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée.
Donc veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.

Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra.

LE MYSTÉRIEUX FILS DE L’HOMME

Vers le milieu du 2e siècle avant J.C., le roi de Syrie déclencha une terrible persécution afin d’éradiquer la religion de ce petit peuple d’Israël qui se voulait différent des autres avec ses coutumes spéciales (circoncision, shabbat, …). Survenant après tant de siècles déjà d’oppression par les empires, cette tragédie suscita des interrogations douloureuses. Où était Dieu ? Pourquoi son silence ? Pourquoi semblait-il avoir abandonné son peuple ? Quel était le sens de cette histoire ?
Un prophète – surnommé Daniel – se mit à écrire un livre curieux où, dans une certaine mise en scène, il tenta de donner une interprétation de l’histoire afin de rendre courage à ses compatriotes désemparés. Le chapitre 7 de son livre prendra plus tard une énorme importance  chez les chrétiens car Jésus va s’approprier la célèbre figure du « Fils de l’homme ». En effet Daniel raconte que si les Empires violents se succèdent comme des bêtes féroces qui s’entretuent et détruisent tout, par la suite viendra un Royaume « humain » voulu par Dieu :

Je regardais : des trônes furent installés et un Vieillard s’assit…Son trône était en flammes de feu…Et voici qu’avec les nuées du ciel venait comme un Fils d’Homme ; il arriva jusqu’au Vieillard et il lui fut donné souveraineté, gloire et royauté. Les gens de toutes nations le servaient : « Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera pas et sa royauté ne sera jamais détruite.

Un fils d’homme est donc un homme, faible, sans la férocité des Bêtes qui représentent les dictatures, mais Dieu lui donne la royauté éternelle laquelle sera ensuite donnée aux « Saints du Très-Haut » (Dn 7, 18).
Or Jésus a interprété ce texte comme le concernant : prisonnier pitoyable devant le sanhédrin, il ose affirmer : « Je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite du Tout-Puissant.. » (Matt 26, 64). La sentence tombe : « Blasphème ! Condamné à mort ! » Amour vainqueur sur la croix, son Royaume est ouvert pour toujours.

MOMENT TOTALEMENT INCONNAISSABLE

Peine perdue de jouer au Nostradamus pour calculer la date de ce jour. Mais l’oublier risque de nous faire tomber dans le désespoir d’un monde voué à la suprématie du mal et à la tyrannie de la mort.
Jésus recourt à l’antique légende de Noé : la vie suivait son cours, on s’était habitué à commettre beaucoup de méfaits, on se moquait de cet hurluberlu de Noé en train de construire un grand bateau et annonçant une crise qui ne venait jamais. Et tout à coup ce fut trop tard et tout fut submergé.
Ne jouez pas les Cassandre, dit Jésus, ne soyez pas des rabat-joies mais n’oubliez pas l’avenir. Le monde répète qu’il est en crise. Effectivement, il ne peut qu’être en crise.

MAIS IL Y AURA JUGEMENT

Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé.
Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée.

La venue du Fils de l’homme n’est pas un anéantissement général mais un tri, un jugement. C’est parce que Noé était un homme juste qu’il a été sauvé avec les siens : de même les justes échapperont. Le tri ne se fera pas par nations, par âges, par professions : il sera personnel.
Le mot nous fait peur mais le Jugement de Dieu ne ressemble pas aux nôtres : Dieu est juste c.à.d. qu’il justifie.

RESTER ÉVEILLES DANS LA NUIT

Donc veillez, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra…

Un propriétaire avisé ne se demande pas quand un voleur va venir : le danger est permanent donc il importe de se protéger dès les premiers temps et de prendre garde à la fiabilité du système de sécurité. De même, dit Jésus, si la date de la venue du Fils de l’homme reste inconnue, c’est pour que, sans tarder, vous demeuriez sur vos gardes tous les jours. Un ennemi rôde, il cherche à vous dépouiller de vos richesses spirituelles – et leur perte est bien plus grave que le vol de votre argenterie, de vos bijoux, de votre voiture.
Pour avoir mis en doute la venue du Fils de l’homme, pour avoir perdu l’espérance, combien ont peu à peu délaissé la conduite évangélique qui leur avait été apprise. L’air du temps s’acharne, et avec quelle subtilité, à nous persuader qu’il faut acquérir beaucoup de biens, que la corruption permet d’acquérir bien des avantages, que la fraude n’est pas grave, que les plaisirs manqués ne reviennent plus.

« Soyez éveillés ; tenez-vous prêts ». Jésus ne prône pas l’appréhension permanente, l’insomnie, la peur du plaisir, l’obsession du péché: il nous presse d’être intelligents, de comprendre par l’intérieur ce qui se passe, de ne pas demeurer dans l’écume des jours.

CONCLUSION

Le premier jour de l’année chrétienne n’est pas un réveillon mais un « RÉVEIL ». L’année commence : nous savons où elle va, comment nous conduire, la fonction qui nous est impartie. Chaque dimanche, Matthieu nous attend pour partager le Pain de Vie où le Fils de l’homme est sans cesse en train de venir.
Le Jubilé est fini : le temps de la miséricorde est plus que jamais à vivre.

 [/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

[/fusion_text][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#67b7e1″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= »#ffffff » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »left » border_size= » » border_color= » » border_style= »solid » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »fade » animation_direction= »right » animation_speed= »0.5″ animation_offset= »top-into-view » class= » » id= » »][fusion_text]

Le pape encourage les entrepreneurs à prendre « trois risques »

[/fusion_text][fusion_text]pape-francois-conference-internationale-des-associations-des-entrepreneurs-chretiens

Le pape François aux participants à la Conférence internationale des Associations des Entrepreneurs chrétiens (UNIAPAC) – Le 17 novembre 2016 au Vatican – Extraits

[/fusion_text][fusion_text]

… Je désire réfléchir aujourd’hui avec vous sur trois risques : le risque du bon usage de l’argent, le risque de l’honnêteté et le risque de la fraternité.

1) En premier lieu, le risque de l’usage de l’argent. …J’ai dit à plusieurs reprises que « l’argent est le fumier du diable » ……..C’est un principe clé : l’argent doit servir au lieu de gouverner. L’argent n’est qu’un instrument technique d’intermédiation…Comme toute technique, l’argent n’a pas une valeur neutre, mais il acquiert une valeur selon la finalité et les circonstances dans lesquelles on l’utilise. Quand on affirme la neutralité de l’argent, on tombe en son pouvoir. Les entreprises ne doivent pas exister pour gagner de l’argent, même si l’argent sert à mesurer leur fonctionnement. Les entreprises existent pour servir.

C’est pourquoi il est urgent de se réapproprier la signification sociale de l’activité financière et banquière, Cela signifie assumer le risque de se compliquer la vie, en devant renoncer à certains gains économiques. Le crédit doit être accessible pour les petites et moyennes entreprises, les paysans, les activités éducatives, la santé…. Une logique financière du marché fait que le crédit est plus accessible et plus économique pour celui qui possède plus de ressources ; et plus cher et plus difficile à celui qui en a moins, au point de laisser les couches les plus pauvres de la population à la merci d’usuriers sans scrupules. De même, au niveau international, le financement des pays plus pauvres se transforme facilement en une activité usurière……….

2) Il y a un second risque qui doit être assumé par les entrepreneurs : le risque de l’honnêteté. La corruption est la pire des plaies sociales. C’est le mensonge de celui qui cherche le profit personnel ou de son groupe sous les apparences d’un service rendu à la société. C’est la loi de la jungle déguisée en apparente rationalité sociale. C’est la tromperie et l’exploitation des plus faibles ou des moins informés. La corruption est générée par l’adoration de l’argent et retourne au corrompu, prisonnier de cette même adoration. La corruption est une fraude à l’égard de la démocratie ….et c’est devenir disciples du diable, père du mensonge.

Toutefois, « la corruption n’est pas un vice exclusif de la politique. Il y a de la corruption en politique, il y a de la corruption dans les entreprises, il y a de la corruption dans les moyens de communication, il y a de la corruption dans les églises et il y a aussi de la corruption dans les organisations sociales et dans les mouvements populaires » (Mon discours —–5 novembre 2016).

Il peut arriver que les entrepreneurs soient tentés de céder aux tentatives de chantage ou d’extorsion, se justifiant par la pensée de sauver l’entreprise et sa communauté de travailleurs, ou pensant qu’ils feront ainsi grandir l’entreprise et qu’un jour ils pourront se libérer de cette plaie. En outre, il peut arriver qu’ils tombent dans la tentation de penser qu’il s’agit de quelque chose que tout le monde fait, et que de petits actes de corruption destinés à obtenir de petits avantages n’ont pas grande importance. Quelle que soit la tentative de corruption, active ou passive, c’est déjà commencer à adorer le dieu argent.

3) Le troisième risque est celui de la fraternité.  « Avant la logique de l’échange […] il existe « un quelque chose qui est dû à l’homme parce qu’il est homme en vertu de son éminente dignité » (Jean-Paul II). L’activité entrepreneuriale doit toujours inclure un élément de gratuité. Les rapports de justice entre dirigeants et travailleurs doivent être respectés et exigés par toutes les parties ; mais, en même temps, l’entreprise est une communauté de travail où tous méritent respect et estime fraternelle de la part des supérieurs, collègues et subalternes. Le respect de l’autre comme frère doit s’étendre aussi à la communauté locale. Aujourd’hui, les émigrations sont devenues un problème humain dramatique. Le Saint-Siège et les Églises font des efforts extraordinaires pour faire efficacement face aux causes de cette situation, cherchant la pacification des régions et des pays en guerre et promouvant un esprit d’accueil ; mais on n’obtient pas toujours tout ce que l’on désire.

Je vous demande de l’aide à vous aussi. D’une part, cherchez à convaincre les gouvernements à renoncer à tout type d’activité de guerre. Comme on le dit dans les milieux de l’entreprise : un « mauvais » accord est toujours mieux qu’une « bonne » dispute. D’autre part, collaborez pour créer des sources de travail digne, stables et abondantes, dans les lieux d’origine comme dans les lieux d’arrivée et, dans ces derniers, pour la population locale comme pour les immigrants. Il faut faire en sorte que l’immigration continue d’être un important facteur de développement.

Je vous remercie pour cette visite et je vous demande de porter ma bénédiction à tous vos employés, ouvriers et collaborateurs et à leurs familles. S’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Merci !

[/fusion_text][/one_full]