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19ème dimanche – Année A – 13 août 2017
Évangile de Matthieu 14, 22-33

Jésus marche sur les eaux du lac et il permet à Pierre d’en faire autant :  ???
Vrai ou faux ? Magie, mythe, hallucination, légende ?
Comment y croire ? Il faut vérifier. Comment ? Non par une enquête dans les archives, ni par des raisonnements subtils.
Vérifier, c’est « faire vrai ». L’Evangile est vrai quand tu le fais vrai dans ta vie.

Nous coulons dans la dépression, nous sombrons dans le chagrin, nous sommes submergés par l’angoisse, nous nous enfonçons dans l’abîme.
Nous perdons la foi. La nuit est noire. Jésus a disparu. L’Eglise coule.

Mais voilà qu’après des jours, des années de tempête, l’aurore semble apparaître.
Une voix : « Confiance. Oui c’est moi. N’aie pas peur ».

C’est LUI ?…

Tends la main. Affronte la bourrasque. Marche sur tes peurs.

Ta religion ancienne a coulé dans les flots. Une foi nouvelle est née.

R.D.

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« CONFIANCE, C’EST MOI, N’AYEZ PAS PEUR »

Curieux évangile : Jésus marche sur les eaux du lac de Galilée. Vous y croyez ?
– Oui, dit l’un, puisque c’est écrit dans l’évangile.
– Non, dit l’autre, c’est une légende. D’ailleurs Jésus n’a fait des miracles que par miséricorde envers les malades et infirmes. Il n’a jamais accompli de prodige pour se valoriser et épater la galerie.

Y croire ou non, qu’est-ce que ça change dans votre vie ?
– Euh ?….Rien. Vrai ou non, au fond, c’est égal.
– ??? Voilà qui est très curieux : un épisode d’évangile qui serait inutile, superflu, sans impact sur l’existence.

Et si nous relisions l’ensemble du contexte ? Pourquoi Matthieu raconte-t-il cela ? Et pourquoi à cet endroit, à ce moment ? Il doit y avoir un sens. Reprenons.

ENCHAINEMENT DES FAITS

1er JOUR : le roi Hérode organise un grand banquet à l’occasion de son anniversaire. Château, invités de marque, nobles, officiers, riches. Habits somptueux, vaisselle de luxe, menu gastronomique, grands crus, orchestre. Et la grande attraction : la jeune et jolie princesse danse et exhibe ses charmes. Fête, luxe, volupté, ravissement général. Mais à la fin on décapite le prophète Jean-Baptiste qui avait l’audace de dénoncer la cupidité et la luxure du souverain !
Le grand monde rutile de tous ses feux mais en coulisse supprime les gêneurs. Où l’argent coule à flot, le sang des pauvres coule aussi. Le pouvoir ne supporte jamais que l’on dévoile ses injustices et ses excès. Versailles n’était-il pas le repaire de quelques emperruqués assassins et débauchés ?

Jésus apprend la nouvelle : il se sauve à l’autre côté du lac, à l’écart. En débarquant il tombe sur une foule de pauvres qui le cherchent : il est bouleversé de pitié et il guérit des infirmes.

LE SOIR : les disciples veulent renvoyer les gens mais Jésus leur demande leurs propres provisions et, avec 5 pains et 2 poissons, il nourrit la foule assise sur l’herbe. On est rassasié et il reste même 12 paniers de morceaux. Le « banquet » de Jésus est totalement le contraire de celui du tyran : pas de cartons d’invitation, pas d’apparat. Tout est pauvre : les gens, la nourriture, le cadre. Mais le partage est intégral, juste…et on ne tue personne !

AUSSITÔT c’est la dispersion : Jésus ordonne à ses disciples de retourner seuls en barque, il renvoie les foules et lui, tout seul, monte dans la montagne pour prier. Pour tous il a disparu.

LA NUIT : le vent contraire souffle fort : les disciples se débattent sans parvenir à destination.

FIN DE LA NUIT : tout à coup les disciples voient Jésus venir à eux en marchant sur la mer. Affolés, ils croient voir un fantôme et hurlent de peur. Jésus les apaise : « Confiance, c’est moi, n’ayez pas peur ! ».

PIERRE, sidéré, propose au « Seigneur » d’aller à lui. Invité, très vite, il a peur et s’enfonce dans l’eau : « Seigneur, sauve-moi ». Jésus lui tend la main : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? ».

Montés tous deux dans la barque, le vent tombe. Les hommes dans la barque se prosternent : « Vraiment tu es Fils de Dieu ». Ils accostent.

PROPHETIE DE LA PÂQUE FINALE

La lecture de l’ensemble permet de comprendre le sens de l’épisode : en ce moment qui commence par l’assassinat du Baptiste et qui conduira à l’exécution de Jésus, apparaît en filigrane le déroulement du mystère pascal de Jésus. L’épisode n’est pas magie mais prophétie.

A l’écart du monde de la puissance, de la violence et de la perversité– dont la musique des fêtes voudrait étouffer le cri des malheureux et le martyre des témoins de la justice – Jésus appelle ceux qui le veulent à le rejoindre « à l’écart ». Son cœur est sans ambition et sans orgueil : il ne brûle que d’amour et de miséricorde. La vision des malheureux dépenaillés, des handicapés, des sans travail, des sans logis – tous ceux qu’on traite de «  déchets », comme dit le pape – le bouleverse, le chavire.
Il a compris que les nantis, hélas, restent insensibles à cette détresse immense et même qu’ils cherchent à faire taire ceux qui demandent justice. Alors lui, il décide de créer une communauté nouvelle : il demande à ceux qui l’entourent de partager leurs provisions et de se retrouver au coude à coude, dans la simplicité, pour partager le pain que l’on reçoit de Dieu.

A ses convives, il ne promet pas succès et réussite. Au contraire il les lance dans une traversée où ne manqueront pas coups de vent, bourrasques et tempêtes et où, surtout, ils feront la terrible expérience de son absence. Après l’humble repas où le maître les a servis et nourris, ils connaîtront les affres de sa disparition car , encore une fois, les puissants – Caïphe le pouvoir religieux et Ponce Pilate, le pouvoir politique- se ligueront pour faire taire la voix qui dénonçait le faux sacré et appelait à une révolution non violente.
Jésus était-il englouti dans les abîmes de la mort ?

Non car dans la brume du petit matin, de façon totalement inattendue, une silhouette faisait son apparition. Un fantôme ? Une hallucination ? Un mirage ?….Etait-il possible que « Jésus marche sur l’eau » c.à.d. qu’il resurgisse de l’abîme ? A Pâques, on croira voir « un fantôme » !

Comment être sûr qu’il était vraiment le seul qui domine le mal, qu’il était « le Seigneur » ? En le priant de l’imiter. Mais pour cela il faut une confiance inébranlable, une certitude à toute épreuve. Et Pierre ne l’avait pas. Il avait assuré son maître qu’il donnerait sa vie pour lui mais, en le démasquant, la servante du grand prêtre l’a fait « couler » dans le reniement. On ne domine pas sa peur de la mort par une déclaration de bravache.
Mais voilà « la main tendue » : le Seigneur n’abandonne pas les siens, il sait leur faiblesse, leur vulnérabilité, leur lâcheté. « Tends-moi donc la main, mon ami Pierrot » et rejoins tes frères dans la barque.
Et ensemble, confessez votre foi nouvelle : « Vraiment tu es le Fils de Dieu ». Oui vous ne vous trompez pas : je suis ressuscité. Je resurgis de la « mer-mort ». Aussi, plus tard, sous les assauts répétés des persécutions, vous pourrez affirmer avec assurance que Jésus n’est pas un maître, n’est pas un guérisseur, n’est pas un fantôme mais qu’il est « LE SEIGNEUR » parce que vous l’avez vu vivant.

Alors, en toute assurance, vous pourrez expliquer aux hommes ce que ça veut dire que « Jésus a marché sur les eaux ».
Et Pierre, dominant sa peur, proclamera avec assurance: « Que toute la maison d’Israël le sache avec certitude : Dieu l’a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous aviez crucifié » (Actes 2, 36)

CONCLUSION

« Vrai ?…Pas vrai ? ». La question n’est pas là. Nous ne sommes pas devant un fait mais devant sa relation écrite – par un auteur qui y croit et qui tente de montrer en quoi son récit n’est pas un souvenir à apprendre – car à quoi bon savoir que jadis Jésus a fait telle chose – mais qu’il est une sollicitation pour mieux connaître Jésus, pour changer de point de vue et pour adopter une autre façon de vivre.
Si le lecteur refuse de fréquenter les tyrans, s’il participe à l’Eucharistie, le repas simple et égalitaire de Jésus, s’il lutte pour soigner les malades, s’il doute d’atteindre la destination de sa vie, s’il croit que Jésus n’a pas coulé dans la mort mais qu’il en a resurgi et qu’il lui tend la main pour le replacer dans l’Eglise, s’il a pleine confiance, alors il peut dire : « C’est vrai ».
Parce que sa vie aujourd’hui témoigne de la vérité du récit d’hier.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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CE LUNDI 14 AOÛT : FETE DE SAINT MAXIMILIEN KOLBE

Raymond Kolbe est né en 1894 en Pologne dans une famille simple.
Enfant turbulent, un jour qu’il s’était disputé et sali, sa mère lui lance : « Mon petit, qu’est-ce que tu vas devenir ? ». Attristé et repentant, il va prier à l’église et il racontera que la Sainte Vierge lui est apparue et lui a proposé les deux couronnes de la sainteté et du martyr. Il a accepté.

Etudiant, il entre dans l’Ordre des franciscains et reçoit le nom de Maximilien.
En 1917, lors de ses études à Rome, il fonde une revue : « Le chevalier de l’Immaculée »- ainsi nommera-t-il toujours la Ste Vierge.

En 1927, en Pologne, il fonde Niepokalanov – la cité de l’Immaculée – consacrée à l’édition : il faut évangéliser, répandre la Bonne Nouvelle en recourant à l’aide de Marie.
Images, revues, affiches….: les tirages augmentent sans cesse. Plus de 700 religieux y travailleront dans la pauvreté mais avec les machines les plus perfectionnées. Bientôt une radio va être installée. En 1935, il lance un quotidien catholique.

En 1930, il part au Japon et y fonde une cité analogue à Nagasaki. Mystérieusement elle restera debout après l’explosion de la bombe atomique en 1945.

Les collègues de Maximilien le trouve gai, affable, aimant raconter des blagues…mais très assidu à de longues prières devant le tabernacle et devant la statue de Marie.

En février 1941, il est arrêté par la Gestapo et violemment battu pour avoir refusé de renier son Seigneur.

En mai 1941, il est transféré au camp d’Auschwitz : matricule 16670.

En juillet, un prisonnier réussit à s’échapper du camp. En représailles, le commandant rassemble les détenus et en désigne 10 qui seront enfermés dans un bunker et condamnés à mourir de soif et de faim.
Un d’eux s’effondre en sanglotant : « Et ma femme…et mes pauvres enfants !! ». Tout à coup, Maximilien ose sortir des rangs et se présente : « Je suis prêtre catholique : je veux prendre la place de cet homme ». Interloqué, au lieu d’abattre cet inconnu qui ose bouger et parler devant lui, le nazi accepte.

D’habitude, de ce bunker souterrain, jaillissaient les hurlements des prisonniers dont certains devenaient fous et se déchiraient les uns les autres. Or cette fois-ci, à la surprise des geôliers, on entendait les condamnés prier et chanter des cantiques !

Après deux semaines, il n’y avait plus qu’un survivant : Maximilien. Un SS étonné dira que son visage était pacifié, presque rayonnant. Le 14 août, une piqûre de phénol l’acheva.

Son corps fut incinéré le lendemain : LE 15 AOUT (FETE DE L’ASSOMPTION DE MARIE !!)

Le père Kolbe fut canonisé le 10 octobre 1982 par le pape Jean-Paul II: l’homme qu’il avait remplacé au camp était présent.
Sa statue est dressée parmi les 10 qui représentent les 10 martyrs du 20ème siècle à l’abbaye de Westminster. Une statue est aussi sur le parvis de Louvain-la-Neuve.

Beaucoup de livres sont parus : notamment :
André FROSSARD : N’oubliez pas l’amour (éd. R. Laffont)
Plusieurs sites sur le net.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= »#ff9604″ background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= »solid » padding= »25px » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= »0″ animation_direction= »down » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

CITATIONS DU PÈRE KOLBE

La prière est encore un moyen mal connu ; cependant c’est le plus efficace pour rétablir la paix dans les âmes parce qu’elle sert à les rapprocher de l’amour de Dieu. La prière fait renaître le monde. C’est la condition indispensable pour la régénération et la vie de chaque âme.

Que souhaiter pour moi et pour toi de plus sublime ? Je ne connais rien de plus sublime que ce que Jésus a dit : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ».

J’ai moi-même peur de la mort et de l’humiliation mais je me rassure en pensant que même Jésus, dans le jardin des Oliviers, n’a pas éprouvé un sentiment différent. Les grâces viennent au moment où nous en avons besoin.

Chers enfants, dans les difficultés, les ténèbres, les faiblesses, le découragement, rappelons-nous que le Paradis est en train de s’approcher. Courage !

Désire donc, mais désire sans limite.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]