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15ème dimanche – Année A – 16 juillet 2017
Évangile de Matthieu 13, 1-23

DES PARABOLES … POUR CAPTER QUEL MESSAGE ?

Merveilles de la technologie : grâce à ces « paraboles » installées sur votre toit, vous pouvez capter sur votre petit écran les émissions de plusieurs centaines de chaînes, ce qui permet aux émigrés de recevoir les nouvelles de leur pays lointain. TV, téléphones, … : nous sommes connectés au monde entier, en permanence au courant de tous les événements du globe.
Mais l’essentiel n’est jamais capté sur les ondes.

Il y a plus de 20 siècles, loin de tous les centres de pouvoir, d’autres « paraboles » surgissaient dans les campagnes de Galilée.
Non des instruments techniques mais de simples petites histoires. Tellement simples qu’on les a réduites au format d’historiettes pour amuser les enfants du catéchisme.

Or ces paraboles émettaient un message destiné à ébranler le monde : nous mettre au courant de la vision et de l’action de Dieu pour l’humanité et le monde.
Des mots très simples destinés à convertir radicalement notre façon de voir le monde et d’y conduire notre existence.
Non « des nouvelles » vieillies après quelques heures mais « la Bonne Nouvelle » qui demeure toujours jeune et active.

L’Eglise ne s’est pas toujours laissé changer par elles. Mal lui en a pris. Mais les paraboles du Royaume ont continué leur œuvre car la Parole de Dieu provoque toujours des résultats.

Les paraboles sont des mots qui, comme des graines, descendent dans la profondeur des cœurs et, en dépit de beaucoup de pertes, y germent en actes d’amour, de solidarité, de don de soi, de pardon.

R.D.

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LA PAROLE DE DIEU : SEMENCE DE VIE

Puisque Matthieu a structuré son livre par 5 grands discours de Jésus, le 3ème de ceux-ci constitue donc le centre de l’évangile. Ce chapitre 13, que nous allons lire au cours de ces trois dimanches, rassemble 7 paraboles dont le but est de faire comprendre en quoi consiste ce « Règne de Dieu » dont la venue est annoncée par Jésus comme le cœur de sa prédication :

A partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :
« Convertissez-vous : le Règne des cieux s’est approché » (4, 17).

LE ROYAUME DES CIEUX

Par respect du Nom très saint, Matthieu dit toujours « Royaume des cieux » mais attention de ne pas renvoyer cette réalité dans le flou d’une spiritualité désincarnée ni dans un autre monde qui succéderait à celui-ci. Dieu vient régner ici maintenant. Quand l’homme accepte.
Ce Règne n’est donc pas un territoire marqué sur la carte, il n’y aura jamais « un pays de Dieu, un Etat chrétien » ; il n’élimine pas les divers pouvoirs terrestres ; il n’évacue pas d’un coup les règnes puissants des diverses idolâtries ; on peut y entrer puis décider d’en sortir.
Il regroupe toux ceux et celles qui, ici et maintenant, en notre monde, décident en toute liberté d’obéir au Dieu tel que Jésus le leur présente. Il n’impose pas sa puissance de force : il s’approche lorsque Jésus s’approche des hommes, il s’approche dans la mesure où les hommes « se convertissent » c.à.d. changent radicalement leur vision des choses et adoptent les comportements que Dieu leur demande.

Ce règne est donc « un mystère » : ça ne veut pas dire une réalité énigmatique, un secret indécelable mais une réalité qui englobe ceux et celles qui y croient. On peut étudier un problème, parvenir à le résoudre mais jamais un « mystère » parce que, du dehors, on ne le perçoit pas et dedans on y est plongé.

Il ne peut donc être défini de façon abstraite par des idées mais seulement par des images car la vie ne peut se laisser enfermer dans des limites conceptuelles. Nous savons tous que des romans, des histoires en disent souvent plus long que des traités idéologiques. « Le symbole donne à penser » disait Paul Ricœur.
Les paraboles de Jésus sont des inventions géniales, comme on dit aujourd’hui, elles parlent, elles éveillent, elles suscitent une réflexion jamais éteinte, elles sont à creuser dans leur profondeur infinie ; elles ne seront jamais obsolètes, dépassées par les modes. Et comme disait Jésus : elles demeurent souvent cachées aux yeux des sages et des savants mais elles sont comprises par les petits, les humbles.

MISE EN SCENE

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord de la mer.
Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes qu’il monta dans une barque où il s’assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. Il leur dit beaucoup de choses en paraboles.

Les paraboles ne sont donc pas « une catéchèse », une instruction dispensée à des croyants à l’intérieur de l’Eglise : elles sont une proclamation publique. Jésus « est sorti » pour les lancer à tout le monde. Et comme la foule se presse autour de lui, il monte dans la barque (sans doute celle de Pierre), s’assied dans la posture des enseignants de l’antiquité et s’adresse aux gens debout sur le rivage. La Bonne Nouvelle capable de transformer l’humanité ne jaillit pas à partir du trône d’un empereur, ni de la chaire d’un philosophe ou du laboratoire d’un génie scientifique. Elle s’adresse au peuple, à toutes les classes sociales (même aux savants et aux philosophes qui veulent bien venir l’écouter). Elle jaillit de la bouche d’un ancien artisan pauvre et non diplômé qui parle à partir d’une modeste embarcation.

La scène paraît banale pour les grands esprits mais la mise en scène en suggère la valeur essentielle : la Parole qui va être dite porte un enjeu capital. A cette heure-là sans doute (et encore aujourd’hui) beaucoup de gens trouvent bien plus intéressant de faire des affaires et de gagner de l’argent ; des scribes et des intellectuels discutent à propos de sujets plus importants ; des jeunes refont le monde ou vont écouter le récital d’un chanteur à la mode ; des bons bourgeois s’en vont en vacances.

Tant de choses sont plus importantes que l’Evangile ! Même des chrétiens prétendent le connaître et ne font plus l’effort de l’écouter. « Histoire de gosses du catéchisme ».
« Je sais ! » bougonne l’imbécile ; « Je ne sais pas » murmure le vrai croyant.
Dans sa barque fragile, Jésus lance une parole pour pêcher les hommes perdus : assis comme un juge, il énonce la Parole définitive sur l’histoire du monde.
Car la Parole définitive qui sera posée à chacun ne sera pas : « Qu’as-tu appris par ce flux d’images reçues grâce à ta parabole sur ton toit ? » mais « Qu’as-tu fait de ces paraboles de Jésus qui s’adressaient à toi ? ». Il est normal de s’informer et de se divertir un temps mais l’essentiel est de se convertir tout le temps.
Jésus ne parle jamais pour ne rien dire. Ecoute tant qu’il en est temps.

PARABOLE DU SEMEUR

Voici que le semeur sortit pour semer.

Jésus qui vient de « sortir » parle évidemment de lui et il se compare à un semeur. Au lieu d’être un Messie triomphant tel qu’on l’attendait, écrasant le mal et accomplissant l’histoire, Jésus se présente comme celui qui commence. La Bonne Nouvelle, c’est donc que rien n’est jamais fini, que l’échec n’est jamais inéluctable. L’Evangile est une aurore, due à quelqu’un qui sort de la nuit, du désespoir, des ténèbres du mal et qui s’éveille pour nous éveiller, nous faire grandir. Sortir pour semer est un acte d’un grand courage, d’une immense confiance. Le temps est maussade, on a le souvenir de tant de semailles qui ont avorté, de tant d’orages qui ont dévasté les récoltes. La pauvre humanité semble si peu prête à recevoir les graines, si rétive à accueillir la vie que Dieu lui propose. Il y a des paroisses où on ne sème plus : on gère, on administre. Et cependant, encore et toujours il faut sortir, semer, surmonter toute lassitude.

LES ACCUEILS DIFFERENTS

Les graines sont les mêmes mais les effets vont différer selon les dispositions des auditeurs : l’explication est donnée ensuite par Jésus lui-même aux apôtres.

1. Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger.

Quand quelqu’un entend la parole du Royaume sans la comprendre, le Mauvais survient et s’empare de ce qui est semé dans son cœur : celui-là, c’est le terrain ensemencé au bord du chemin.

Il ne suffit pas d’écouter : il faut « comprendre » au sens de « prendre-en soi », garder en mémoire, savoir que ce message reçu est important, le garder.

2. D’autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt, parce que la terre était peu profonde. Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché.

Celui qui a reçu la semence sur un sol pierreux, c’est celui qui entend la Parole et la reçoit aussitôt avec joie ; mais il n’a pas de racines en lui, il est l’homme d’un moment : quand vient la détresse ou la persécution à cause de la Parole, il trébuche aussitôt.

D’autres semblent mieux disposés : petits ils aimaient aller au catéchisme, être acolytes à la messe, s’engager dans un mouvement de jeunesse. Mais ensuite, cet emballement se tarit, les grandes bouffées de chaleur de la vie dessèchent les premières pousses. Tout cela était resté superficiel, manquait de racines.

3. D’autres sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés..

Celui qui a reçu la semence dans les ronces, c’est celui qui entend la Parole ; mais le souci du monde et la séduction de la richesse étouffent la Parole et elle ne donne pas de fruit.

On ne peut jouer sur deux tableaux : avoir un vague désir de croire mais d’autre part se laisser dominer par les envies terrestres, le goût de l’argent, l’hédonisme, les attachements au royaume de la terre. Ce diagnostic prouve sa vérité depuis des années dans une société de consommation immédiate.

4. D’autres sont tombés dans la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend la Parole et la comprend : il porte du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. »

On le voit, les tentations sont grandes, les échecs nombreux. Et cependant le semeur est sûr de ne pas travailler en vain : la Parole de Dieu est accueillie dans des cœurs disponibles, elle s’y enracine profondément, elle tient bon dans les bourrasques, traverse les épreuves. Et elle a des rendements divers de sainteté. La fin sonne donc comme un avertissement très sérieux : ECOUTE BIEN !!!! Il y va de ta vie et du destin de l’humanité. Là où l’on refuse le Règne du Père se déchaînent les tyrannies des idoles.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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1517 – 2017 : 500ème ANNIVERSAIRE DE LA REFORME

MARTIN LUTHER EN 1528 : PORTRAIT PAR LUCAS CRANACH
MARTIN LUTHER EN 1528 : PORTRAIT PAR LUCAS CRANACH

LUTHER, LA REFORME, LA PAROLE DE DIEU

Religieux de l’Ordre des Augustins, pieux, ascète, professeur d’Ecritures saintes, Luther restait angoissé par son salut. L’expression « La justice de Dieu » l’épouvantait : quoi qu’il fasse de bien, et malgré toutes ses confessions les plus sincères, il ne parvenait pas à trouver la paix.
En hiver 1512, vint l’illumination. Luther racontera :

« J’avais brûlé du désir de bien comprendre un terme de la Lettre de Paul aux Romains : « La justice de Dieu est révélée dans l’évangile » car jusqu’alors j’y songeais en frémissant. Ce mot « justice de Dieu », je le haïssais…J’entendais par là la justice par laquelle Dieu est juste, ce qui le pousse à punir les pécheurs et les coupables. Malgré le caractère irréprochable de ma vie de moine, je me sentais pécheur devant Dieu…Je n’aimais pas ce Dieu juste et vengeur. Je le haïssais…J’étais hors de moi tant ma conscience était bouleversée, je creusais sans cesse ce passage de Paul…
Enfin Dieu me prit en pitié…Pendant que je méditais jour et nuit, je commençais à comprendre que la justice de Dieu signifie ici la justice que Dieu donne et par laquelle le juste vit, s’il a la foi…Aussitôt je me sentis renaître, et il me sembla être entré, dans des portes largement ouvertes, au paradis même… »

Georges Casalis explique : « C’est le renversement de tout ce qu’on lui avait enseigné… ; là encore, là surtout, la personne du Christ est centrale et décisive : le Dieu de la Bible est le Père de Jésus-Christ…Il a pris sur la croix la place que nous devions y occuper…Tel est l’Evangile : Dieu accepte le sacrifice de son Fils…Il nous communique sa justice…nous sommes pardonnés et appelés à une vie nouvelle : la glorieuse liberté des enfants de Dieu ».

1517 : le pape Jules II, suivi par Léon X, proclame l’Indulgence. On peut, par générosité, obtenir le salut des âmes au purgatoire quand, en même temps, on offre de l’argent afin d’achever la construction de la basilique S. Pierre de Rome. Toëtzel, un célèbre prédicateur dominicain (hélas !!), prêche devant des foules immenses ; et en annonçant sa collecte, il lance un refrain de ce genre :

« Dès que dans mon panier tombe votre obole,
L’âme, de l’horreur du feu, s’envole ».

Pour Luther, c’est un blasphème horrible : acheter la grâce, sauver par des actes humains ??? C’est le contraire de ce qu’il vient de comprendre, c’est la destruction du véritable Evangile.

Le 31 octobre 1517, la veille de la Toussaint (occasion de tous les excès sur le culte des reliques), M. Luther, dit-on, placarde sur la porte de l’église ses 95 THESES où il dénonce avec violence le commerce des indulgences.

Sommé de se rétracter, il refuse : on date de ce jour l’acte de naissance du mouvement de la REFORME. L’Eglise connaît un nouveau déchirement. Scandale épouvantable.

En cette année du 500ème anniversaire de l’événement, de nouveaux livres sur Luther paraissent, des réunions œcuméniques se multiplient. Comment surmonter la déchirure ???

QUE TOUS SOIENT UN : tel est le but de la Croix.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

PHRASES DE MARTIN LUTHER

Il serait juste que l’unique œuvre et exercice de tous les chrétiens fût de bien se former dans la Parole et dans le Christ, et de constamment exercer et renforcer cette foi. Nulle autre œuvre en effet ne peut faire un chrétien.

C’est la foi seule, en l’absence de toute œuvre, qui rend juste, libre et qui sauve.

Si tu veux accomplir tous les commandements, t’affranchir de ta convoitise et de tes péchés…, il te faut croire au Christ, en qui je te promets toute grâce, toute justice, toute paix et toute liberté. Si tu crois, tu les auras, si tu ne crois pas, tu ne les auras pas.

Dès lors qu’un cœur apprend le Christ, il doit se réjouir en son fond, se consoler et être pris de tendresse envers le Christ pur lui rendre son amour. A cela on ne parviendra jamais par des lois et des œuvres.

Un chrétien ne vit pas en lui-même, mais dans le Christ et dans son prochain : dans le Christ par la foi, dans son prochain par l’amour.

Prends garde par conséquent à ne pas faire du Christ un Moïse, non plus qu’à faire de l’Evangile un livre de lois et de doctrines…Car l’Evangile n’exige pas proprement de nous des œuvres pour nous rendre justes et nous sauver ; il va même jusqu’à condamner ces œuvres ; il n’exige que la foi en Christ.

Rien d’autre ne doit être prêché que le Christ.

Comment recevons-nous donc le Christ ? Car il siège à la droite du Père ; il ne descend pas dans notre maison… ; comment l’obtiendrai-je donc ? Eh bien tu ne pourras pas l’avoir autrement que dans l’Evangile qui te le promet.

Quand nous entendons l’Evangile, c’est le Christ lui-même que nous entendons.

Même si le Christ était donné et crucifié mille fois pour toi, tout serait vain si la Parole de Dieu ne venait pas le distribuer et me l’offrir en disant : c’est pour toi, prends-le, reçois-le.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

PAPE FRANCOIS :
Martin Luther voulait « renouveler l’Église »,
non la diviser

… Le véritable œcuménisme se base sur la conversion commune à Jésus-Christ, notre Seigneur et Rédempteur. Si nous nous rapprochons ensemble de lui, nous nous approchons aussi les uns des autres. En ces jours, invoquons plus intensément l’Esprit Saint pour qu’il suscite en nous cette conversion qui rend possible la réconciliation.

Sur ce chemin, catholiques et luthériens de différents pays, nous avons parcouru une étape significative lorsque, le 31 octobre dernier, nous nous sommes réunis à Lund, en Suède, pour commémorer le début de la Réforme par une prière commune… Après cinquante ans de dialogue œcuménique officiel entre catholiques et luthériens, nous avons réussi à exposer clairement les perspectives sur lesquelles nous pouvons aujourd’hui nous dire d’accord. Nous sommes reconnaissants de cela. En même temps, nous gardons dans notre cœur un repentir vif et sincère pour nos fautes.

Dans cet esprit, à Lund, il a été rappelé que l’intention de Martin Luther, il y a cinq-cents ans, était de renouveler l’Église, et non de la diviser. Cette rencontre nous a donné le courage et la force de regarder devant nous, en notre Seigneur Jésus-Christ, le chemin œcuménique que nous sommes appelés à parcourir ensemble.

….2017, année commémorative de la Réforme, représente donc pour les catholiques et les luthériens une occasion privilégiée de vivre la foi de manière plus authentique pour redécouvrir ensemble l’Évangile et pour chercher le Christ et témoigner de lui avec un nouvel élan.

En conclusion de la journée commémorative de Lund, regardant vers l’avenir, nous avons puisé le courage dans notre témoignage commun de foi devant le monde, quand nous nous sommes engagés à soutenir ensemble ceux qui souffrent, ceux qui sont dans le besoin et ceux qui sont exposés aux persécutions et aux violences. Ce faisant, en tant que chrétiens nous ne sommes plus divisés, mais nous sommes unis dans le chemin vers la pleine communion…. »[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

« Justification » : consensus avec la Communion mondiale des Eglises réformées

Nouveau jalon sur le chemin de l’unité visible – 4 juillet 2017

La Communion mondiale des Eglises réformées rejoindra officiellement le consensus œcuménique déjà atteint entre catholiques, luthériens et méthodistes sur la doctrine de la justification, le 31 octobre 1999. Et ceci, demain, mercredi 5 juillet 2017, à Wittenberg en Allemagne, là où naquit la Réforme de Luther en 1517.

Mgr Farrell rappelle quelques points d’histoire : « Au moment de la Réforme, au XVIème siècle, la question de la Justification, c’est-à-dire comment la grâce du Christ, le salut, se réalise chez le pécheur, fut un élément important de controverse.

Alors, dans le dialogue œcuménique nous avons vu, catholiques et luthériens en premier, que nous avons au fond la même vision sur cette doctrine. C’est ce qui a permis la signature de la déclaration conjointe sur la Justification en 1999; puis, en 2006, l’Eglise méthodiste s’est associée à cette doctrine; et maintenant toute la Communion des Eglises réformées en fait autant.

Cela veut dire concrètement que l’Eglise catholique et toutes les Eglises historiques protestantes ont une même vision théologique sur « comment se réalise le salut ». Nous avons donc une base commune pour une grande collaboration, non seulement spirituelle mais également ecclésiale…

A propos de l’accent mis par la Communion réformée sur la justice, il précise : « ….Lorsque nous sommes justifiés devant Dieu par la grâce, nous avons déjà une responsabilité, un devoir: œuvrer pour la justice du monde, qui est une conséquence naturelle de la justification…. »

« Cela peut signifier qu’au niveau local ou régional, catholiques, luthériens, méthodistes et réformés, peuvent travailler tous ensemble pour la transformation de la société, pour porter secours à l’humanité qui souffre :

« Devenir tous plus conscients du fait que, comme dit tant de fois le pape François, il ne suffit pas de croire de manière abstraite, mais que notre foi nous porte à travailler, à marcher, à changer le monde. »

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