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14ème dimanche – Année A – 9 juillet 2017
Évangile de Matthieu 11, 25-30

PÈRE, JE PROCLAME TA LOUANGE

Beaucoup de chrétiens sont découragés, baissent les bras. Chute des vocations, assemblées vieillottes, projets retombés comme des soufflés, désaffection des jeunes, inertie de beaucoup. Par habitude on conserve une certaine pratique mais il n’y a plus d’élan. On joue battus.

Mais Jésus est-il allé de succès en succès, de triomphe en triomphe ? Il parlait de bonheur, il guérissait les malades, il pardonnait aux pécheurs : tout pour plaire. Et pourtant on le soupçonnait, on l’épiait, on le critiquait. Certains envisageaient même de le supprimer parce qu’il changeait la religion.

Et cependant jamais il n’a capitulé, jamais il n’a renoncé à poursuivre sa mission. Il ne comptait pas les convertis, il ne cherchait pas l’unanimité, il traînait des apôtres balourds.

Et cependant il se réjouissait et chantait :

« PÈRE JE TE RENDS GRÂCE » : Les grands et les puissants ne m’acceptent pas ; seuls quelques disciples demeurent avec moi, seuls des pauvres me comprennent. Mais ta volonté s’accomplit : cela seul compte. ALLELLUIA.

L’Eglise n’est pas une entreprise obnubilée par son bilan, obsédée par son taux d’écoute ou avide de remplir les salles. Elle est une pauvre qui tombe et qui chante, une perdue qui traverse des nuits et qui chante, une blessée qui soigne, qui saigne et qui chante.

R.D.

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INCOMPRIS ET DÉTESTÉ, LE FILS REND LOUANGE A SON PÈRE

Sans être exégète, il est très facile de repérer la structure de l’évangile de Matthieu : mettant de l’ordre dans la succession des petites scènes de Marc, il fait alterner passages de déplacements / étapes d’enseignements de Jésus. Ainsi on remarque très bien les 5 grands discours de Jésus qui se terminent toujours par la formule : « Et quand Jésus eut achevé… ».
Entre le discours de mission (chapitre 10) que nous avons lu récemment et le discours des paraboles du Royaume (chapitre 13), nous voyons Jésus se heurter à l’incrédulité et à une hostilité grandissante (chap. 11-12) :

  • Jean-Baptiste, en prison, se demande douloureusement s’il ne s’est pas trompé en désignant Jésus comme le Messie puisqu’il ne vient pas le libérer.
  • Jésus invective Capharnaüm et les petites villes du bord du lac de Galilée où il a accompli tant de guérisons et qui ne se convertissent pas à son message.
  • Les Pharisiens sont furieux devant ce Jésus qui prend des libertés à l’endroit du shabbat – au point que certains envisagent même de le supprimer.
  • Jésus guérit un aveugle-muet à la grande joie de la foule mais les Pharisiens le soupçonnent d’avoir fait un pacte avec le diable.
  • Des Scribes le somment d’accomplir une merveille : Jésus refuse violemment de jouer au magicien.
  • Des membres de sa famille, avec sa mère, veulent le récupérer pour le ramener à la maison : Jésus, en train de prêcher à la foule, refuse même de sortir pour les accueillir.

Ainsi de tous côtes – son ancien maître, le peuple qui ne demande que des soins de santé, les hommes pieux attachés aux règlements et même sa famille -, Jésus multiplie les expériences d’échecs. Rien ne semble aller comme il faudrait. Va-t-il renoncer à sa mission trop lourde, laisser aller le monde tel qu’il est, se décourager devant tous les obstacles, fuir devant les menaces de mort ?…

LOUANGE A DIEU LE PERE

Eh bien non ! Et justement au cœur de cette atmosphère qui s’alourdit, jaillit sur ses lèvres non une plainte ni une condamnation ni une capitulation mais un cri de louange et de confiance. Un jour tout à coup, devant ses disciples, Jésus éclate dans la joie de la reconnaissance:

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.

Aucune prière de l’époque ne manifeste une telle intimité, une relation aussi confiante, aussi aimante entre un homme et son Dieu. Avant d’être appelé Seigneur, Créateur tout-puissant, le Dieu de Jésus est son Père avec lequel il partage une transparence totale, un amour total et inébranlable.
Au lieu d’être ulcéré par ce qui pourrait lui sembler comme un échec de sa mission, au lieu de demander à Dieu de l’aider à vaincre toutes les résistances, Jésus comprend ce qui se passe.

Il est évident que Dieu n’est pas arbitraire : il ne choisit pas certains au détriment d’autres. Et Jésus lui-même n’a jamais pratiqué l’arcane : il n’a pas dispensé aux foules un enseignement élémentaire tout en gardant certains secrets pour des initiés. Dieu et son Fils révèlent tout à tous. Mais le résultat se joue chez l’homme.

Acharnés à spéculer sur les Ecritures, à élaborer les interprétations de textes les plus subtiles, à grossir l’amas des traditions, à finasser sur les moindres détails des pratiques, « les sages et les savants » c.à.d. les scribes, les grands prêtres et les pharisiens intellectualisent la foi, la durcissent en un amas de prescriptions minutieuses. En quête, croient-ils, de perfection, ils cherchent au fond à se sauver, à se mettre en règle. Leur religion compliquée et pointilleuse est gangrenée par le cancer de l’orgueil. Jésus constate que cette dérive détourne de l’essentiel qui est la révélation qu’il est bien, lui, le Fils de Dieu, et que le salut de l’homme consiste dans cette découverte.
Et il remarque, par ailleurs, que les gens simples, sans culture, s’ouvrent plus volontiers à cette révélation : ce sont des « tout petits », ils ne sont pas imbus d’eux-mêmes, ils sont humbles, conscients de leurs limites. Ils ne cherchent pas, ni par la théologie ni par des pratiques rituelles, à se justifier. Echouant à « faire leur salut », ils reçoivent avec joie la Parole de Jésus.

Tout m’a été remis par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.

Dieu comme Père de Jésus et Jésus comme Fils de son Père : ce ne sont pas là des appellations conventionnelles, des façons nouvelles de prier. C’est la réalité essentielle, bouleversante, qui est hors des prises de l’esprit naturel de l’homme et qui doit être demandée, cherchée, accueillie. La croire vraiment, la recevoir comme le pivot, le cœur, le fondement de la vie transfigure l’existence. Disciple du Fils, le croyant peut à son tour, avec lui, prier en disant : « Abba – Père… »

L’APPEL AUX PETITS

« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Jésus ne choisit pas une élite : comme la Sagesse de l’Ancien Testament (Siracide 51, 23), il lance un appel à tous vents, il invite à venir à lui tous ceux qui ne parvenaient pas à observer les moindres préceptes de la Loi, qui croulaient sous le poids des traditions prétendant organiser les moindres détails de la vie, tous ceux qui se savaient à jamais pécheurs, empêtrés dans des situations sans issue.

Au contraire des maîtres et des spécialistes qui imposaient un poids de règlements inobservables par la plupart des gens, Jésus avec bienveillance se présente comme un maître « doux et humble de cœur » c.à.d. un enseignant qui accueille les petits, qui n’impose pas d’examen d’entrée, qui ne fronce pas les sourcils au moindre désordre, qui comprend que tout homme est pécheur et que le salut consiste à lui faire miséricorde, à lui pardonner, à l’aimer tel qu’il est.
« Mon joug est facile » dit-il et on va le comprendre de suite par les épisodes suivants :

Matt 12, 1-8 : Un jour de shabbat, les disciples affamés arrachent quelques épis dans un champ et les froissent. Colère des pharisiens qui observent la scène : « Pas permis ! ». Jésus défend les siens : Au temple, les prêtres violent aussi le repos sabbatique. Comprenez donc ce que Dieu a dit : « C’est la miséricorde que je veux et non les privations ». Et d’ailleurs le Fils de l’homme est maître du shabbat.

Matt 12, 9-14 : De là, Jésus entre dans la synagogue pour l’office et voit un homme à la main paralysée. Les pharisiens l’observent car pour eux, en shabbat, on ne peut soigner que s’il y a péril de mort. Mais Jésus s’énerve : Il est quand même permis de faire le bien en shabbat ; d’ailleurs, dit-il, si votre brebis tombe dans un trou, vous la retirez de là même en shabbat. La furie des pharisiens s’exacerbe et ce jour-là, on cherche le moyen de tuer ce Jésus qui bouleversait les observances.

Comprenons-nous comment la foi nous libère, comment l’Evangile est une Bonne Nouvelle ?
L’homme est souvent porté à croire que Dieu exige des pénitences, des durs sacrifices, des renoncements, des pratiques pénibles : prières interminables, privations, jeûnes stricts, maîtrise de soi parfaite, méditations de marbre, pèlerinages éreintants….Jésus nous a libérés de tout cela. Une seule chose compte : croire que Dieu est Père et que Jésus est son Fils. Cette foi fait entrer dans l’évangile et n’impose qu’un commandement : aimer.
L’ancien pharisien, Paul, dépouillé du carcan qu’il s’était imposé dans sa jeunesse, écrivait, plein de joie :

« C’est pour que nous soyons vraiment libres que Christ nous a libérés. Tenez ferme et ne vous laissez pas remettre sous le joug de l’esclavage……..C’est à la liberté que vous avez été appelés. Seulement que cette liberté ne donne aucune prise à la chair. Mais, par l’amour, mettez-vous au service les uns des autres. Car la Loi tout entière trouve son accomplissement en cette unique parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Galates 5, 1 ; 13-14).

Le chrétien ne fabrique pas son joug de préceptes : il aime jusqu’à accepter le poids de la croix que ses ennemis lui imposent. Soyons une assemblée qui rayonne de joie et loue son Dieu.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Le pape invite les jeunes à se demander « pour qui suis-je ? » et non « qui suis-je ? »

Veillée de prière avec les jeunes – 8 AVRIL 2017

 


Chers jeunes,

Merci d’être présents ici ! …Nous avons écouté l’Évangile, nous avons prié, nous avons chanté ; nous avons porté des fleurs à la vierge Marie, à la Mère ; nous avons porté la Croix qui vient de Cracovie et qui demain sera confiée aux jeunes de Panama. De Cracovie à Panama, et entre les deux : le Synode. Un Synode dont aucun jeune ne doit se sentir exclu !

« Mais … nous faisons un Synode pour les jeunes catholiques … pour les jeunes qui appartiennent aux associations catholiques, ainsi c’est plus fort …. ». Non ! Le Synode est le Synode pour tous et de tous les jeunes ! Les jeunes sont les protagonistes. « Mais également les jeunes qui se sentent agnostiques ?». Oui ! « Même les jeunes qui ont une foi tiède ? » Oui ! « Même les jeunes qui se sont éloignés de  l’Église ? ». Oui ! « Même les jeunes qui – je ne sais pas si il y en a quelques uns … peut-être il y en aura quelques uns – les jeunes qui se sentent athées ? » Oui ! C’est le Synode des jeunes, nous voulons tous nous écouter. Chaque jeune a quelque chose à dire aux autres, a quelque chose à dire aux adultes, a quelque chose à dire aux prêtres, aux sœurs, aux évêques, au Pape. Nous avons tous besoin de vous écouter !

Souvenons-nous un peu de Cracovie ; la Croix nous le rappelle. Là-bas j’ai dit deux choses, peut-être quelqu’un s’en souvient-il : c’est mal de voir un jeune qui part à la retraite à 20 ans, c’est mal ; c’est mal aussi de voir un jeune qui vit sur un canapé. C’est pas vrai ? « Ni jeunes ‘à la retraite’, ni jeunes ‘sur le canapé’ » Des jeunes qui marchent, des jeunes sur la route, des jeunes qui vont de l’avant, côte à côte, mais regardant le futur !

JEUNES EN HÂTE

Nous avons écouté l’Évangile (cf. Lc 1,39-45). Quand Marie reçoit ce don, cette vocation si grande de porter le don de Dieu jusqu’à nous, dit l’Évangile, ayant également eu la nouvelle que sa vieille cousine attendait un enfant et avait besoin d’aide, elle s’en va « en hâte »

Le monde d’aujourd’hui a besoin de jeunes qui vont « en hâte », qui ne se lassent pas d’aller en hâte ; des jeunes qui aient cette vocation de sentir que la vie leur offre une mission.

Mais c’est le drame de ce monde : les jeunes sont souvent mis à l’écart. Ils n’ont pas de travail, ils n’ont pas d’idéal à suivre, ils manquent l’éducation, ils manquent l’intégration … Tant de jeunes doivent fuir, émigrer vers d’autres terres … C’est dur à dire, aujourd’hui souvent les jeunes sont des matériaux de rebut. Cela, nous ne pouvons pas le tolérer ! Et nous, nous devons faire ce Synode pour dire : « Nous les jeunes, nous sommes là ! ». Nous allons à Panama pour dire : « Nous les jeunes nous sommes ici, en marche. Nous ne voulons pas être des matériaux de rebut ! Nous avons de la valeur à donner ».

Nous, nous sommes en marche, vers le Synode et vers Panama. Et cette marche est risquée ; mais si un jeune ne prend pas de risque, il a vieilli. Nous devons risquer.

Maria Lisa a dit qu’après le sacrement de la Confirmation elle s’est éloignée de  l’Église. Vous savez qu’ici en Italie le sacrement de la Confirmation on l’appelle « le sacrement de l’au revoir » ! Après la Confirmation on ne va plus à l’église. Pourquoi ? Parce que beaucoup de jeunes ne savent pas quoi faire … Et elle [Maria Lisa] ne s’est jamais arrêtée, toujours en marche : parfois sur des routes obscures, sur des routes sans lumière, sans idéal, qu’on ne comprend pas bien ; mais à la fin, elle aussi elle l’a fait. Vous les jeunes vous devez risquer. Aujourd’hui vous devez préparer le futur. Le futur est entre vos mains.

Pendant le Synode, toute l’Église veut écouter les jeunes : ce qu’ils pensent, ce qu’ils sentent, ce qu’ils veulent, ce qu’ils critiquent et de quoi ils se repentent. Tout. L’Église a besoin d’encore plus de printemps, et le printemps c’est la saison des jeunes.

POUR QUI SUIS-JE ? …

Par ailleurs je voudrais vous inviter à faire cette marche, cette route vers le Synode et vers Panama, à la faire avec joie, à la faire avec vos inspirations, sans peur, sans honte, à la faire courageusement. Il faut du courage. Chercher à prendre la beauté dans les petites choses, cette beauté de tous les jours : la prendre, ne pas perdre cela.

Remercier pour ce que tu es : « Je suis ainsi : merci ! ». Bien souvent, dans la vie, nous perdons du temps à nous demander : « Que suis-je ? ». Mais tu peux te demander qui tu es et passer toute ta vie en cherchant qui tu es. Demande-toi : « Pour qui suis-je ? ». Comme la Sainte Vierge, qui a été capable de se demander : « Pour qui, pour quelle personne suis-je, en ce moment ? Pour ma cousine », et elle est allée. Pour qui suis-je, et non qui suis-je : cela vient après, si c’est une demande qu’on doit faire, mais avant tout pourquoi faire un travail, un travail de toute une vie, un travail qui te fait penser, qui te fait sentir, qui te met en action. Les trois langages : le langage de la pensée, le langage du cœur et le langage des mains. Aller toujours de l’avant.

Il y a une autre chose que je voudrais vous dire : le Synode ce n’est pas un « parloir ». Les JMJ ne seront pas un « parloir » ou quelque chose d’approchant, ou une belle chose, une fête et ensuite « Ciao, j’ai oublié ». Non, concrétisez ! La vie nous demande du concret. Dans cette culture liquide, il faut du concret,  le concret c’est votre vocation.

DIALOGUE JEUNES ET VIEUX

Il y aura des moments pendant lesquels vous ne comprendrez rien, des moments obscurs, mauvais, des beaux moments, des moments obscurs, des moments lumineux …. mais il y a une chose que je voudrais souligner. Nous sommes dans le présent. A mon âge, nous sommes sur le départ …[il rit]. Qui garantit la vie ? Personne. Votre âge a l’avenir devant lui. Aux jeunes aujourd’hui, la vie demande une mission ; l’Église leur demande une mission et je voudrais vous donner cette mission : retourner en arrière et parler avec les grands parents. Aujourd’hui plus que jamais nous avons besoin, nous avons besoin de ce pont, du dialogue entre les grands parents et les jeunes, entre les vieux et les jeunes. Ceci est l’objectif que je vous donne au nom de  l’Église : parler avec les anciens. « Mais c’est ennuyeux …ils disent toujours les mêmes choses ! ». Non, écoute l’ancien. Parle, demande des choses. Fais en sorte qu’ils songent et à partir de ces songes va de de l’avant, pour prophétiser et pour rendre concrète cette prophétie. Aujourd’hui c’est votre mission, c’est la mission que vous demande aujourd’hui l’Église.

Chers jeunes, soyez courageux ! « Mais mon Père, j’ai péché, je tombe si souvent … ». Il me vient à l’esprit une chanson alpine, très belle, que chantent les alpinistes : « Dans l’art de monter, l’important n’est pas de ne pas tomber, mais de ne pas rester à terre ». Avance ! Tu tombes ? Lève-toi et va de l’avant. Mais pense à ce qu’a songé le grand-père, ce qu’a songé le vieux ou la vieille. Fais-les parler, prends cela et fais le pont avec le futur. C’est l’objectif et la mission qu’aujourd’hui vous donne l’Église.

Merci beaucoup pour votre courage, et … à Panama ! Je ne sais pas si j’y serai, mais le Pape y sera. Et à Panama, le Pape vous demandera : « Avez-vous parlé avec les vieux ? Avez- vous parlé avec les anciens ? Avez- vous pris les songes de l’ancien et les avez-vous transformés en prophéties concrètes ? » C’est votre objectif.

Que le Seigneur vous bénisse. Priez pour moi et préparons-nous tous ensemble pour le Synode et pour Panama. »[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]