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12ème dimanche – Année A – 25 juin 2017
Évangile de Matthieu 10, 26-33

LA MISSION PAR MISERICORDE

Le spectacle de la ville donne l’impression du bonheur général: les gens courent, bien habillés, passent d’un magasin à l’autre, fréquentent les spectacles. Jamais l’humanité n’a connu une telle longévité, un tel niveau de vie, de tels accès aux soins de santé, de si grandes possibilités de consommation, de voyages, de divertissements.
Mais où allons-nous ? Qui nous guide ? Suffit-il de se laisser manipuler par les publicitaires qui excitent nos envies, par des politiciens avides d’enrichissement ? Comment être heureux ensemble ?

Quelques statistiques révèlent la réalité cachée.
SUICIDES. 25 suicides par jour en France. Plus toutes les tentatives manquées.
PAUVRETE. Environ 8, 5 millions de pauvres en France (14 % de la population) ; Chiffre en hausse constante. Mais rémunération moyenne des dirigeants des entreprises du CAC 40 : 1, 850 million d’euros.
CRIMINALITE. Belgique : 200 meurtres en 2014
JEUNES ENFANTS AU TRAVAIL. 158 millions dans le monde (il y en a aussi en Europe)
ALCOOL. Dans le monde 3, 500 millions de décès (les jeunes sont les plus touchés) –France : 48000 décès par an.
ACCIDENTS DE LA ROUTE. France 2016 : 3469 tués.

Jésus regarde la foule en mouvement, il n’est pas dupe des belles apparences, il discerne les âmes brisées, les unions trahies, le désespoir caché au fond des cœurs, la souffrance des handicapés, des malades, le malheur des rejetés, des sans-logis, des masses affamées.

Mathieu note : « Voyant les foules, Jésus fut pris de pitié pour elles ».
Le verbe est très fort : « Il est pris aux entrailles ». Pas un peu ému mais choqué, bouleversé au fond de son être.

Il ne peut rester spectateur résigné : il faut agir, il est urgent d’annoncer la Bonne Nouvelle, de soigner les cœurs et les corps, de donner sens à la vie, de nouer des relations nouvelles avec le vrai Dieu et entre les hommes.
Et Jésus appelle quelques disciples et leur apprend à collaborer à son œuvre.
La mission n’est pas ambition de construire une organisation, d’augmenter les effectifs de l’Eglise. Elle vient du cœur du Christ brûlant de miséricorde. Seul celui qui voit la misère peut être missionnaire.

R.D.

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« SORTONS POUR OFFRIR À TOUS
LA VIE EN JESUS CHRIST »

( Pape François – La Joie de l’Evangile – § 49 )

Après environ 4 mois consacrés aux mystères centraux de notre foi (Croix, Pâques, Pentecôte, Trinité, Eucharistie), nous reprenons la lecture de l’évangile de Matthieu. En ce dimanche, nous écoutons la 2ème partie du grand discours de Jésus sur la mission et nous le finirons dimanche prochain.

LA MISSION

Autant naguère on en parlait souvent en sollicitant l’aide à apporter aux « missionnaires » qui partaient évangéliser les autres continents, autant aujourd’hui beaucoup se montrent réticents vis-à-vis de cette démarche. La mission chrétienne n’a-t-elle pas soutenu une entreprise coloniale ambigüe ? N’a-t-on pas fait preuve d’un prosélytisme agressif en imposant notre foi ? Ne faut-il pas laisser les peuples lointains pratiquer la religion de leurs ancêtres ? Toutes les religions n’ont-elles pas une part de vérité ? Ne faut-il pas laisser chacun suivre son chemin, et même respecter ceux qui se disent incroyants ?

Il est vrai que la mission chrétienne a commis des abus, s’est appuyée parfois sur une certaine violence. Mais il ne faut pas oublier l’héroïsme de beaucoup d’hommes et de femmes qui se sont donnés aux plus malheureux, aux plus abandonnés, qui ont construit routes, dispensaires, écoles, qui ont soigné les lépreux, affronté mille dangers, donné leur vie.

Le concile Vatican II a scellé une réforme profonde de la pratique missionnaire :

  • La vérité ne s’impose pas mais se propose.
  • Il faut respecter la liberté de conscience, avoir la patience des cheminements, pratiquer le dialogue.
  • On ne dit plus « Hors de l’Eglise pas de salut » : on reconnaît les valeurs qui se trouvent dans les autres religions et on appelle à des rencontres courtoises, à l’écoute de l’autre. L’Esprit travaille hors des frontières de l’Eglise visible.
  • On ne se précipite plus pour baptiser d’urgence les nouveau-nés qui risqueraient de glisser dans « les limbes » (notion rayée de la théologie)
  • La mission ne se limite pas à des pratiques dévotionnelles afin de préparer les âmes à la vie dans l’au-delà. De même que Jésus soignait aussi les corps sans exiger la conversion, ainsi l’Eglise doit se préoccuper des conditions de vie actuelles, manifester « une option prioritaire » vis-à-vis des démunis, des sans-logis, des malades, des handicapés, des victimes d’accidents.
  • La justice sociale n’est pas un préliminaire à l’évangélisation, une méthode pour gagner des consciences, une façon d’apaiser sa mauvaise conscience.
  • La mission ne concerne pas seulement quelques prêtres ou religieuses qui s’en vont au loin : elle est le devoir de tout chrétien et elle s’exerce dans tous les milieux.
  • Où est la mission ? En toi et autour de toi.

ANNONCER LA BONNE NOUVELLE

Toutefois, comme le répète sans cesse le pape François, si l’Eglise doit se précipiter dans les périphéries, elle ne peut se réduire à une O.N.G., une organisation non gouvernementale, une société humanitaire qui vient pallier les manques des Etats et des politiciens. Jésus était adulé des foules en tant que thérapeute gratuit mais tous les évangiles le montrent : son action principale, celle pour laquelle il s’est attiré l’hostilité et qui a entraîné son exécution, c’est la Parole.
Il annonçait que Dieu pouvait venir régner sur terre si on se convertissait, si on cherchait le bonheur non dans la richesse et la consommation mais dans la pauvreté, la tendresse, le partage, la miséricorde. Il expliquait à ses compatriotes que la guerre n’était pas à mener contre l’occupant romain mais contre la haine, l’orgueil, la rapacité, la rancune qui rôdent dans le cœur humain. Il osait même dénoncer ces maux qui habitaient dans les cœurs les plus pieux, les pharisiens, les scribes, les grands prêtres.
Il n’appelait pas à l’égalité des salaires, à la fuite du monde mauvais, à la consolation dans un autre monde. Ce que Dieu veut, disait-il avec force, c’est l’amour, le pardon des injures, la fraternité entre les peuples, la constitution rapide d’une humanité en paix, l’attention aux misérables, le pardon à Zachée le voleur, à la femme adultère, à l’hérétique samaritaine, à Pierre l’ami qui vous renie.

Sa mission, c’était l’union insécable entre les deux commandements : aimer Dieu son Père de tout son cœur et aimer son prochain comme soi-même. Le décalogue n’était pas contraire à la déclaration des droits de l’homme. La grandeur de l’homme était dans sa liberté, sa singularité unique, sa possibilité même de dire non à Dieu. Devant cette Parole de Jésus, un grand prêtre pouvait se braquer dans le refus et la haine Mais une pauvre pécheresse pouvait s’effondrer dans des larmes de joie et un tueur pouvait, à l’ultime minute de sa vie, entrer dans le paradis.

La Bonne Nouvelle, ce n’est pas « résignez-vous en attendant le ciel », ce n’est pas « je vais vous apprendre à avoir des expériences mystiques », ni « constituons une force de pression pour changer le monde », ni « acceptons la société telle qu’elle est », ni « combien avons-nous fait de convertis ? », ni « je vais vous rendre parfaits ».
La Bonne Nouvelle ne se réduit ni à de la philanthropie, ni à la liturgie, ni à l’intériorité des belles âmes, ni à la morale, ni à une prière sans distractions, ni à une famille aux gosses bien élevés, ni à une paroisse sans disputes, ni à un Vatican sans mafia.

L’Evangile, comme son nom l’indique mais on l’oublie, c’est LA BONNE NOUVELLE. Il n’est pas un impératif mais un cri, une certitude et il est d’une exigence radicale.

Il est la foi en Jésus qui s’est fait homme pour nous rejoindre, nous regarder, nous parler ; qui nous a aimés jusqu’à se laisser tuer par nous et nous présenter ses plaies comma la source d’une vie nouvelle.
Il est l’espérance, la certitude que ni nos échecs, ni notre méchanceté, ni la mort n’empêcheront la réussite du projet de Dieu. Et cette espérance est la force la plus grande d’un engagement total dès ici-bas, dès maintenant – sinon elle serait aliénation. C’est en luttant contre le mal de la terre que l’on acquiert le bien du ciel.
Il est l’amour, la charité. Amour d’abord à accueillir (« Va en paix, moi non plus je ne te condamne pas »). Amour à vivre en soi (tu peux t’aimer puisque Dieu t’aime). Amour à partager (« aimez-vous les uns les autres »).

De grands penseurs modernes ont eu raison de dénoncer l’aliénation religieuse, la fausse foi aux yeux révulsés, aux bras croisés, à l’acquiescement au désordre du monde. L’authentique foi chrétienne ne tranquillise pas, ne met pas le cœur en vacances, n’est pas un sauf-conduit gratuit pour le paradis. Si Jésus puis ses apôtres ont été poursuivis, condamnés, torturés, exécutés, c’est bien parce qu’ils étaient des gêneurs. Aujourd’hui encore, au nom de « Dieu », on égorge nos frères en Egypte, en Syrie et on envoie des bombes humaines dans les rues d’Occident.

L’Evangile de ce jour est à méditer dans ce contexte :

Ne craignez donc pas ces gens-là ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu. Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière ; ce que vous entendez au creux de l’oreille, proclamez-le sur les toits.

L’évangile n’est pas une doctrine ésotérique, un message que l’on goûte dans son privé. Il faut redire ce que l’on a entendu, jouir de partager la joie de la lumière.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps. Deux moineaux ne sont-ils pas vendus pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux.

La foi peut susciter la haine et donc la peur nous rendre muets. Mais il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. Nous tenir devant Dieu nous rendra forts contre toute menace.

Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux.

Celui qui, sur terre, sera témoin de Jésus vivant aura le bonheur de voir que son Seigneur est l’avocat qui le défend contre l’accusation de ses fautes.[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

Raphaël Devillers,  dominicain
Tél. : 04 / 220 56 93   –   Courriel :   r.devillers@resurgences.be

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Chaque chrétien est missionnaire, chaque paroisse doit s’ouvrir aux autres ; nos comportements routiniers ont fait leur temps et il est urgent de relever tous les défis que le monde nous lance.

En voici encore quelques extraits choisis.[/fusion_text][/three_fifth][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][fusion_text]

LA JOIE DE DONNER L’EVANGILE

1. La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus. Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus Christ la joie naît et renaît toujours. Dans cette Exhortation je désire m’adresser aux fidèles chrétiens, pour les inviter à une nouvelle étape évangélisatrice marquée par cette joie et indiquer des voies pour la marche de l’Église dans les prochaines années.

2. Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, est une tristesse individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, de la recherche malade de plaisirs superficiels, de la conscience isolée. Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus.
Même les croyants courent ce risque, certain et permanent. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie. Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine, ce n’est pas le désir de Dieu pour nous, ce n’est pas la vie dans l’Esprit qui jaillit du cœur du Christ ressuscité.

LA PAROISSE MISSIONNAIRE

28. La paroisse n’est pas une structure caduque…Si elle est capable de se réformer et de s’adapter constamment, elle continuera à être « l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles ».Cela suppose que réellement elle soit en contact avec les familles et avec la vie du peuple et ne devienne pas une structure prolixe séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes.

La paroisse encourage et forme ses membres pour qu’ils soient des agents de l’évangélisation…Mais nous devons reconnaître que l’appel à la révision et au renouveau des paroisses n’a pas encore donné de fruits suffisants pour qu’elles soient encore plus proches des gens, qu’elles soient des lieux de communion vivante et de participation, et qu’elles s’orientent complètement vers la mission.

PRIORITE POUR LES PLUS PAUVRES

48. Si l’Église entière assume ce dynamisme missionnaire, elle doit parvenir à tous, sans exception. Mais qui devrait-elle privilégier ? Quand quelqu’un lit l’Évangile, il trouve une orientation très claire : pas tant les amis et voisins riches, mais surtout les pauvres et les infirmes, ceux qui sont souvent méprisés et oubliés, Aujourd’hui et toujours, « les pauvres sont les destinataires privilégiés de l’Évangile », et l’évangélisation, adressée gratuitement à eux, est le signe du Royaume que Jésus est venu apporter. Il faut affirmer sans détour qu’il existe un lien inséparable entre notre foi et les pauvres. Ne les laissons jamais seuls.

SORTIR … SORTIR

49. Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ. Je répète ici pour toute l’Église ce que j’ai dit de nombreuses fois aux prêtres et laïcs de Buenos Aires : je préfère une Église accidentée, blessée et sale pour être sortie par les chemins, plutôt qu’une Église malade de la fermeture et du confort de s’accrocher à ses propres sécurités.
Je ne veux pas une Église préoccupée d’être le centre et qui finit renfermée dans un enchevêtrement de fixations et de procédures.
Si quelque chose doit nous préoccuper et inquiéter notre conscience, c’est que tant de nos frères vivent sans la force, la lumière et la consolation de l’amitié de Jésus-Christ, sans une communauté de foi qui les accueille, sans un horizon de sens et de vie. Plus que la peur de se tromper j’espère que nous anime la peur de nous renfermer dans les structures qui nous donnent une fausse protection, dans les normes qui nous transforment en juges implacables, dans les habitudes où nous nous sentons tranquilles…

LA FOI TRAVAILLE A CHANGER LE MONDE

183. En conséquence, personne ne peut exiger de nous que nous reléguions la religion dans la secrète intimité des personnes…. Une foi authentique – qui n’est jamais confortable et individualiste – implique toujours un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser quelque chose de meilleur après notre passage sur la terre…..
Tous les chrétiens, et aussi les pasteurs, sont appelés à se préoccuper de la construction d’un monde meilleur. Il s’agit de cela, parce que la pensée sociale de l’Église est en premier lieu positive et fait des propositions, oriente une action transformatrice, et en ce sens, ne cesse d’être un signe d’espérance qui jaillit du cœur plein d’amour de Jésus Christ.

187. Chaque chrétien et chaque communauté sont appelés à être instruments de Dieu pour la libération et la promotion des pauvres, de manière à ce qu’ils puissent s’intégrer pleinement dans la société ; ceci suppose que nous soyons dociles et attentifs à écouter le cri du pauvre et à le secourir…

193. L’impératif d’écouter le cri des pauvres prend chair en nous quand nous sommes bouleversés au plus profond devant la souffrance d’autrui…

MOTIVATIONS POUR EVANGELISER

264. La première motivation pour évangéliser est l’amour de Jésus que nous avons reçu, l’expérience d’être sauvés par lui qui nous pousse à l’aimer toujours plus. Mais, quel est cet amour qui ne ressent pas la nécessité de parler de l’être aimé, de le montrer, de le faire connaître ?

La meilleure motivation pour se décider à communiquer l’Évangile est de le contempler avec amour, de s’attarder en ses pages et de le lire avec le cœur. Si nous l’abordons de cette manière, sa beauté nous surprend, et nous séduit chaque fois. Donc, il est urgent de retrouver un esprit contemplatif, qui nous permette de redécouvrir chaque jour que nous sommes les dépositaires d’un bien qui humanise, qui aide à mener une vie nouvelle.

Il n’y a rien de mieux à transmettre aux autres…[/fusion_text][/one_full][one_full last= »yes » spacing= »yes » center_content= »no » hide_on_mobile= »no » background_color= » » background_image= » » background_repeat= »no-repeat » background_position= »left top » hover_type= »none » link= » » border_position= »all » border_size= »0px » border_color= » » border_style= » » padding= » » margin_top= » » margin_bottom= » » animation_type= » » animation_direction= » » animation_speed= »0.1″ animation_offset= » » class= » » id= » »][separator style_type= »single » top_margin= »24px » bottom_margin= »48px » sep_color= »#ff9604″ border_size= »1px » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][/one_full]